Jean-luc Drouin's photos
Bye bye Prachuap-Khiri-Khan !
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Je termine cette série sur les pêcheurs de Prachap avec cette photo qui, à mon sens, résume bien l'ambiance qui règne sur la jetée où viennent s'accoster les chalutiers : un mélange de bazar coloré et de sérénité.
Appuyez sur la touche Z pour voir la photo en grand.
En cliquant sur ce lien, vous pourrez avoir une vue générale de la baie : www.ipernity.com/doc/1922040/50377198
Vue générale de Prachuap-Khiri-Khan
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Vue générale de la jetée de Prachap où les chalutiers viennent accoster et d'où j'ai pris la totalité des photos présentées ces 15 derniers jour.
La photo a été prise en début de journée alors que la majorité des bateaux sont partis en pêche.
Le regard du jeune marin
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Prachap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Aujourd’hui, deux portraits d’enfants marins-pêcheurs. Après des plans larges et moyens, place au « gros plans ».
La première qui se trouve ci-dessus est un portrait classique pas bien compliqué à réaliser. Il suffit de repérer une belle lumière, un personnage intéressant, et il n’y a plus qu’à cadrer serré ; mais pas trop, afin de laisser une petite place pour l’arrière plan, surtout s'il est coloré. Cela donne du relief au portrait tout en le mettant en valeur. Il ne reste plus qu’à déclencher.
Le gamin sur la page suivante (PIP) ou en suivant ce lien www.ipernity.com/doc/1922040/50352644 est la version couleur d’un cliché en N&B publié il y a quelques jours, intitulé « Le petit nettoyeur de coque ».
Le petit nettoyeur de coque - 2
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Version couleur de la photo N&B que vous pouvez voir en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50352644
Vous en profiterez pour retrouver la légende liée à cette photo.
Le sourire du petit ramendeur
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Je poursuis ma promenade sur le quai de Prachap pour illustrer le travail du ramendage (réparation des filets) sur les chalutiers, lorsque je me retrouve face à cet enfant.
Il a l’air bien jeune. Renseignement pris (après avoir fait la photo), c’est le fils du capitaine. Beaucoup de pêcheurs travaillent en famille. Inutile de préciser que ce jeune garçon ne s’est pas souvent assis sur les bancs de l’école. Comme ses aînés, il passera sa vie sur un chalutier.
Il est toujours navrant pour des occidentaux, de voir des enfants travailler si jeune. Mais rien à voir avec ceux qui vieillissent prématurément dans les mines de charbon ou de pierres précieuses, comme j’ai pu en voir Inde ou à Madagascar ; ou ceux qui gagnent leur vie en ramassant les déchets. Je ne citerai pas toutes les activités auxquelles sont contraints les enfants de par le monde. Un livre n’y suffirait pas.
J’ai bien observé cet enfant avant de me décider à faire deux ou trois photos. Les autres membres de l’équipage le traitaient avec affection.
Lorsque je me suis décidé à braquer sur lui mon appareil photo, il m’a vu et m’a souri. Un sourire d'enfant. Ni plus, ni moins.
Voir également le cadre vertical (PIP) ou en suivant ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50373602
Le monocle du marin
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Cette photo a été prise un peu plus tard que celle réalisée dans un cadre horizontal : www.ipernity.com/doc/1922040/50373604
Il n'arrive très souvent de faire une photo horizontalement que je double verticalement. Une vieille habitude de journaliste qui souhaite donner le choix pour la mise en page.
Mais ce jour là, il y avait du vent et j'avais vu ce petit bout de cordage qui passait devant l'oeil du jeune marin. Je me suis dit que ce serait sympa de déclencher au moment où la boucle encadrerait l'oeil de l'enfant. N'ayant pas envie de travailler en mode rafale, je n'avais qu'une chance sur un milliard de réussir cette photo.
Je me suis donc concentré dans mon viseur. J'ai compté mentalement le temps que le codage mettait pour faire un aller et retour en espérant que la force du vent ne faiblirait pas. Et j'ai déclenché au moment -très aléatoire- qui me semblait opportun.
Vérification faite sur l'écran de contrôle, le petit bout de cordage en boucle s'était transformé en monocle. Coup de chance ! Tant mieux car je n'avais pas envie de passer une heure à essayer d'obtenir cette improbable photographie. Si je n'avais pas eu la photo je n'avais pas envisagé de réitérer l'essai.
Ce jour là, j'ai eu une chance insolante et j'aurais dû acheter un billet de la loterie nationale thaïlandaise.
Surpris en plein travail
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Lorsque j’ai vu cette scène, c’est le triangle formé par les bambous et les cordages qui a attiré mon attention. Au milieu de cette forme géométrique, l’homme penché sur son ouvrage ne m’avait pas vu, ni entendu arriver. Si je ne cache pas mon statut de photographe, j’essaie quand même de rester relativement discret.
J’ai commencé à faire mon cadre en jouant sur la bague des focales de mon zoom. Le cadre serré me convenait car j’avais déjà pas mal de photos en plans larges.
Je suis resté une trentaine de secondes l’oeil rivé dans le viseur. Sans bouger. J’attendais que le marin sente ma présence et lève la tête ; ce qui arrive dans 90 % des cas. Là, l’homme restait désespérément absorbé par sa tâche.
Je me demandais si j’allais siffler ou lui lancer un tonitruant « Hello ! » pour qu’il lève la tête, lorsqu’un de ses collègues, situé face à lui -hors champ- qui m’observait depuis le début, a éclaté de rire lui disant quelque mots en thaï. Surpris, il a levé la tête. Clic, clac, j’avais ma photo.
A voir en grand en appuyant sur la touche Z
"Atelier couture" sur le pont d'un chalutier
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Encore une opération ramendage (action de réparer un filet de pêche) sur le pont d’un chalutier.
Cette fois, il s’agit d’un petit bateau. Le travail de réparation de se fait en famille.
Pour varier les plaisirs, cette photo est un plan serré pris à fond de focale (200 mm).
J’ai cependant pris soin de reculer des deux mètres du bord du quai pour intégrer dans le cadre, une partie du bateau amarré à côté du chalutier. Il est pour moi, essentiel de situer une scène.
Si cette partie de navire n’avait pas été visible, il aurait été impossible de deviner que ces trois marins-pêcheurs étaient installés sur le pont de leur navire. La mer en arrière plan apporte aussi un élément d’information.
Il a fallu que je me baisse en mettant un genou à terre afin que la toile noire servant à la protection contre le soleil, ne dissimule pas le visage du marin-pêcheur situé de face.
J’ai attendu que l’homme à gauche arbore un geste caractéristique permettant d’apercevoir son « aiguille ». Et puis, j’ai sifflé. L’homme situé en face m’a alors regardé étonné et j’ai déclenché. Ce regard sauve la photo en la rendant un peu moins impersonnelle.
Bien entendu j’ai remercié d’une petit signe de la main, le marin dont j’avais attiré l’attention. Ça l’a amusé puisqu’il s’est mis à rire. Ces collègues eux, trop concentré par leur travail ne se sont pas rendu compte de ce qui venait de se passer.
Appuyez sur la touche "Z" pour voir les détails en grand format.
Opération ramendage
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Une version couleur d’une des photos publiées en N&B la semaine dernière. Si elle a pas le même jour, cette fois j'ai cadré plus serré sur le chalutier accosté directement au ponton.
Les marins sont restés deux jour amarrés à Prachap. Visiblement il y avait eu des dégâts sur les filets et il fallait bien les réparer avant de repartir pour une nouvelle action de pêche.
Heureusement qu’ils sont restés assez longtemps car il n’a pas été facile d'obtenir une photo correcte de cette scène de travail en plan serré.
Le premier jour, je suis arrivé un peu tard et la lumière commençait à décliner. Je suis donc revenu le lendemain un peu plus tôt, pour bénéficier d’un surcroit de luminosité.
Mais les conditions de prises de vues n’ont pas été faciles pour réaliser une image composée harmonieusement.
Les barres et cordages qui traversent le cadre en tous sens, offrent certes des éléments graphiques, mais ils obstruent la plupart du temps, tout ou partie des visages des marins.
La meilleure place était en hauteur pour embrasser toute la scène et il a fallu que je me contorsionne car barres métalliques et cordages gênaient la lisibilité de la photo. Il fallait aussi que je tienne compte de la position est de la gestuelle des ramendeurs.
J’ai fait plusieurs photos, toutes techniquement correctes, mais il y avait toujours un élément qui n’allait pas. Celle-ci n’est pas parfaite, mais c’est l’une qui résume le mieux cette scène de travail.
Que la couleur soit… Et la couleur fut !
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Certains voulaient voir les chalutiers et les marins-pêcheurs de Prachap, en couleur… Et bien en voilà de la couleur !
Il est vrai que contrairement à la série précédente en noir & blanc, nous sommes de plain-pied dans la réalité des lumières Thaïlandaises. Le noir & blanc, selon moi, offre une vision plus onirique du monde, teintée d’une certaine dramatisation.
Cette semaine je ne mets pas la version couleur de la série N&B déjà publiée. Chaque photo sera plus ou moins différente, mais elles auront toutes été prises dans les mêmes circonstances. Comme je n’aime pas me répéter, cela évitera d’avoir le sentiment de revoir les mêmes photos.
Sur l’image proposée aujourd’hui, on voit un peu moins les marins au travail, contrairement à la semaine dernière. Rassurez-vous, ces forçats de la mer nous les reverrons dans les jours qui viennent. En plans larges, moyens et serrés. Il y en aura pour tout les goût. De toute façon, plus que les bateaux - que j’aime bien par ailleurs -, ce sont ces hommes de la mer qui m’intéressent au plus haut point.
Il était un petit navire...
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Deux photos pour clore cette série en noir & blanc sur les chalutiers de la petite ville côtière de Prachap-Khiri-Khan.
La photo ci-dessus a été prise à quelques kilomètres de la jetée en béton où les navires viennent s’amarrer. Cette embarcation est trop petite pour s’amarrer avec les unités plus imposantes. Elle risquerait d’être endommagées contre les coques des chalutiers. Alors ce pêcheur local utilise la plage située au Nord de la ville, comme lieu de mouillage.
La semaine prochaine "unité de lieu et d’action" obligent ! Nous resterons à Prachap-Khiri-Khan. Comme certains en ont exprimé le souhait, je proposerai des photos prises au même endroit et dans les mêmes conditions. En couleur cette fois.
Pour une vue générale des bateaux amarrés cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50361662
En attendant la prochaine marée
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Vue générale de la jetée de Prachap, prise de la plage, au sud de la ville.
il est intéressant de noter que les chalutiers sont amarrés les un aux autres à l'extrémité de la jetée. La raison ? S'ils s'avancent vers la plage, le tirant d'eau ne sera pas suffisant et les navires risquent de s'échouer.
La pêche aux céphalopodes
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Entendons nous bien, les rayons du soleil qui traversent le ciel ne sont pas dus à un quelconque filtre prédéfini de post-traitement. Pour obtenir cet effet, j’ai juste mesuré la lumière sur ce ciel. Ce qui a eu pour effet de me faire fermer l’ouverture de mon objectif, mettant en évidence tous les détails de ce ciel de fin de journée.
Ce choix a bien entendu entrainé une sous exposition du bateau et du marin au premier plan. Là, en revanche, j’ai éclairci cette partie en post-production, afin de récupérer des détails.
Ce que j’ai fait en retraitant la photo, c’est ce que je faisais autrefois sous mon agrandisseur quand je réalisais des tirages argentiques N&B en 30X40. Ni plus ni moins. Ce qui est très facile lorsque l'on travaille en RAW.
Si la technologie permet de changer la réalité à volonté, je m’y refuse. J’utilise les logiciels de retouches comme j’utilisais autrefois les filtres de densité pour renforcer ou adoucir les contrastes. Même chose pour le « masquage manuel» destiné à éclaircir ou assombrir une ou plusieurs zones d’un tirage argentique.
A l’époque, dans mon laboratoire photo, je pouvais passer jusqu’à 8 heures sur une photo afin d’obtenir un tirage satisfaisant. Avec l’informatique, c’est réglé en une dizaine de minutes pour les fichiers les plus compliqués. En règle générale, à la prise de vue, je mesure avec précision la lumière de mes photos numériques ; ce qui facilite le post-traitement..
Ce long préambule étant fait, pour que l’on ne pense pas que j’ai obtenu cette photo d’un simple clic de souris, j’en reviens à cette scène photographique.
Sur ce chalutier qui s’amarre au ponton en béton, on distingue de grosses lampes. Ce type d’éclairage équipe les bateaux spécialisés dans la pêche au calamar ou à la seiche. Une pêche qui se pratique essentiellement la nuit.
La technique est simple. Arrivé sur la zone de pêche, le capitaine allume ces puissantes lampes pour attirer le phytoplancton qui est l’alimentation de base des céphalopodes. Il n’y a plus qu’à attendre que les seiches et calamars remontent du fond en suivant leur nourriture. Ensuite, il suffit de mettre les filets à la mer pour capturer tout ce qui se présente.
Le retour !
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Prachap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Voir les bateaux à quai c’est bien, mais les voir voguer, c’est mieux. Même si c’est plus convenu que de voir les marins travailler sur le pont.
Ce chalutier n’est pas en haute mer, il s’apprête à accoster la jetée de Prachuap-Khiri-Khan. Mais de l’endroit où je me trouve, je peux quand même photographier les chalutiers en approche avec ces magnifiques collines boisées qui délimitent la crique.
Sur la photo suivante, le chalutier vient d’accoster et l’un des hommes d’équipage monte sur le quai pour amarrer solidement le navire. www.ipernity.com/doc/1922040/50357730
Un amarrage musclé
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Sur cette photo le marin est monté à toute vitesse sur la jetée pour amarrer son chalutier. Ce qui traduit une excellente condition physique.
Ici, pas d’échelle. On monte à la force des bras et des jambes en s’accrochant à de simples cordages. Aucune commodité. Rien n’est épargné à ces marins qui ne semblent pourtant pas se plaindre de leur condition. Un boulot en plein air et un salaire supérieur à la moyenne, pour peu qu’ils ne comptent pas leurs heures de travail, semblent suffire à leur « bonheur ». En tout cas il ne sont pas plus à plaindre que les travailleurs des Travaux publics (TP) qui travaillent à l'asphaltage des routes européennes sous un soleil de plomb en plein mois d'Août.
Pour cette photo, je n’ai pas eu le temps de soigner mon cadrage car le marin est monté en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je dois avouer qu’il m’a pris de vitesse.
Les forçats de la mer
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Je l’ai déjà dit dans mes précédents commentaires, les marins de ces chalutiers ne descendent pas de leurs embarcations entre deux sorties en mer.
Il en profitent pour réparer les filets qui, à chaque opération de pêche, sont endommagés. Il faut dire que certains bateaux déploient jusqu’à 800 mètres de filets. Les plus gros navires peuvent même dépasser une traine d’un kilomètre voire plus. Mais pas les chalutiers qui sont sur la photo. Ils ne sont pas assez gros.
Alors ramender l’outil de travail ne laisse pas le temps d’aller faire la fête en ville. Surtout quand on doit repartir le lendemain. La restauration des filets se fait à la main et il n’y a pas de temps à perdre.
Selon les informations recueillies sur place, certains y passent toute la nuit. Ils iront se coucher dans ce qui sert de cabine collective, lorsque le chalutier fera route vers une nouvelle zone de pêche.
Voir aussi le pIP ou suivre ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50355736
En attendant la prochaine marée
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - cette photo est un plan serré de celle publiée hier. On y voit mieux les marins qui travaillent sur le pont. J'avais un zoom 70-200 mm et j'tais à fond de focale.
Pour le commentaire général reportez vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50355742
Même pendant la pause, le service continue
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Prachap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Le soleil ne va pas tarder à disparaître. Il n’a pas fallu plus d’une heure pour que tous ces chalutiers viennent les uns après les autres s’amarrer à la jetée en béton.
Pas un seul n’a débarqué le moindre poisson. Renseignement pris, la débarque se fait dans un autre port de la côte qui dispose d’une criée, susceptible d’écouler de grosses quantités.
A Prachap-Khiri-Khan, seuls les petits bateaux mettent à quai quelques caisses de poissons et de crustacés pour les vendre sur les marchés de la ville.
Pas un seul membre d’équipage n’a mis un pied à terre, à l’issue de l’amarrage. La manoeuvre terminée, ils se sont mis pour la plupart, à ramender les filets sur le pont en attendant la prochaine sortie en mer. Quelques uns se sont mis à faire la cuisine. Au menu ? Du poisson bien entendu.
Tapez sur la touche « Z » pour voir les détails de l’activité sur les ponts des chalutiers.

















