Jean-luc Drouin's photos
Travail dans les rizières
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Nong-Khaï (Thaïlande) - La Thaïlande est le 5è producteur et premier exportateur de riz au monde. En 2018, l'ancien Royaume de Siam en a produit quelque 33 millions tonnes. Une excellente année puisqu'habituellement la production tourne autour de 20 et 25 millions de tonnes.
La culture rizicole qui occupe 20 % de la surface agricole du pays, est omniprésente dans la vie des thaïs par son poids économique ; mais aussi parce qu'elle rythme la vie culturelle et cultuelle du pays en raison des nombreuses fêtes et cérémonies qui lui sont consacrées.
Il faut savoir qu'ici, on consomme 150 kilos de riz par an et par personne. En comparaison, la consommation d'un français est de 6 kilos.
Cette photo a été prise a été prise dans la campagne alentour de Nong-Khaï lors d'une balade en scooter. Je me suis arrêté et j'ai commencé à photographier ces deux femmes du bord de la route. Quand elles ont réalisé ma présence, elles m'ont fait de petits signes amicaux. Je me suis donc rapproché et j'ai pu réaliser une petite série de photos sur la récolte du riz - Voir le PIP ou cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50409224
Travail dans les rizières
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Nong-Khaï (Thaïlande) - Pour le commentaire général reportez vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50409226
Pause déjeuner
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Bangkok (Thaïlande) - En règle générale, les policiers thaïs acceptent volontiers de se faire photographier par les touristes. A éviter cependant lors d’une manifestation des « Chemises rouges ». Là, le légendaire sourire thaï pourrait bien faire place à un coup de bambou en pleine tête.
Comme en Thaïlande, l’anglais n’est pas une langue parlée couramment, c’est aux policiers qu’il faut s’adresser. Eux, ont des notions de la langue de Shakespeare et une partie de leur travail consiste à renseigner les touristes. Il m’est aussi arrivé de me faire contrôler alors que je circulais en scooter. J’ai fini au poste de police… pour prendre un café sur l’invitation amicale des forces de l’ordre.
Il faut dire que j’étais en règle : j’avais mon permis international et mon casque. Je ne me fais cependant pas d’illusions. Si j’avais été en infraction, j’en aurais été pour une poignée de baths (monnaie locale). Surtout en fin de mois car les policiers sont mal payés.
Alors les autorités les laissent racketter les étrangers et les commerçants pour se faire un complément de salaire. Ca ne va jamais très loin. D’autant que les policiers thaïs sont moins vicieux que les indonésiens qui eux, trouvent toujours quelque chose pour vous soutirer de l’argent. En Thaïlande, si vous êtes en règle, en principe, vous n’aurez pas d’ennuis.
Souvent, ce sont les policiers qui m’ont demandé de les photographier. Mais ils se mettent systématiquement au garde à vous. Sans intérêt. C’est la raison pour laquelle dans le quartier de China town à Bangkok j’ai pris cette photos à l’insu de ces policiers qui faisaient leur pause déjeuner.
Ma femme était entrée dans un magasin pour acheter des bouteilles d’eau. J’avais repéré cette scène, je suis donc resté à l’extérieur, mon Nikon à la main. J’ai fait un pré-réglage, en montant les iso pour que le bas de la photo ne soit pas sous-exposée et en mettant mon zoom sur la focale la plus courte car j’étais assez près du sujet. J’ai baissé mon appareil à bout de bras en regardant ailleurs et j’ai déclenché.
Je ne suis pas trop mécontent du résultat notamment du fait que le n’ai pas eu à redresser la « ligne d’horizon ». Seul le policier au centre manque d’un peu de netteté. Mais j’estime que cette photo fonctionne.
Street food in Bangkok
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Bangkok (Thaïlande) - Manger dans la rue est profondément ancré dans la culture asiatique. Des restaurateurs de rue comme sur cette photo ; il y en a partout. Des images témoignant de ce genre de commerce, j’en ai plein mes disques durs.
Pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre ? Je ne sais pas. Trop de choix tue le choix. Peut-être l’ai-je sélectionnée car ces deux femmes malgré leur air absorbée par leur tâche, étaient particulièrement sympathiques. Même si ce n’est pas évident sur cette photo.
Mais je pense que c’est parce qu’en ressortant cette photo, je me suis immédiatement retrouvé plongé dans l’ambiance de ce quartier de « China-town » à Bangkok. Le bruit, les odeurs, l’ambiance… Et même la chaleur moite de cette fin de journée. Tout m’est revenu immédiatement en mémoire.
Rien d’extraordinaire dans ce document photographique, pourtant il a, pour moi, cette faculté de faire ressortir des émotions du passé. Ca arrive avec certaines photos. Une « madeleine de Proust asiatique » en quelque sorte.
Quand le commerce va... Tout va !
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Nong-Khaï (Thaïlande) - Nous sommes toujours à Nong-Khaï sur la rive thaïlandaise du Mékong. A trois ou quatre kilomètres vers l’Ouest, il y a le pont de l’Amitié -construit par les australiens-, qui enjambe le fleuve pour se rendre au Laos.
Mais pour les produits manufacturés, pas besoin de visas. On charge les marchandises sur de petites embarcations qui traversent le fleuve. Les quelques passagers qui veulent se rendre au Laos tentent de se trouver une petite place entre les sacs et les cartons.
Comme le fleuve est en contrebas les thaïs ont construit des toboggans avec des planches pour faire glisser les gros cartons. Les marchandises qui ne glissent pas ou trop fragiles sont portées à dos d’hommes formant une chaîne humaine (voir le PIP ou cliquez sur ce lien / www.ipernity.com/doc/1922040/50403036
Sur la barge flottante située en contre-bas, une personne réceptionne les colis et note soigneusement sur un cahier à spirales, tout ce sera chargé sur les bateaux. Un premier contrôle a été effectué à la sortie des camions qui acheminent ce matériel destiné au Laos.
Je suis venus trois jours de suite sur ce lieu animé et selon les informations recueillies auprès des manutentionnaires, une trentaine d’embarcations achemineraient quotidiennement des biens de consommation sur l’autre rive.
Chaine humaine
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Nong-Khaï (Thaïlande) - Pour la légende reportez vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50403040
La fureur du Dragon
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Nong-Khaï (Thaïlande) - Fini, pour l'instant, les paysages exotiques. Retour à la réalité du monde du travail. Les grandes plages de sable blanc et la mer émeraude, c'est pour les touristes. Le quotidien des thaïs -comme partout-, c'est le boulot.
Nous sommes à Nong-Khaï. En face, sur l'autre rive du Mékong, c'est la Laos.
Ces hommes travaillent à la construction d'un monumental dragon. Véritables acrobates défiant toutes les règles de sécurité, ils soudent et passent de la peinture anti-rouille sur la structure métallique.
Il manque encore le squelette de la tête du futur dragon. Par la suite, la structure sera recouvert d'une résine et donnera naissance à un animal symbolique et mythologique, dans le plus pur style kitch dont les asiatiques ont le secret.
A voir de préférence en grand format en appuyant sur la touche Z
Chambre avec vue sur la mer
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Hua Hin (Thaïlande) - Photo prise d’une terrasse sur pilotis. Terrasse qui se trouve devant la chambre de la petite guest-house dénichée par hasard, puisque les guides ne parlent pas de cet établissement.
Rapport-qualité prix imbattable. Surtout à Hua Hin qui regorge d’hôtels bétonnés de classe internationale.
Certes, la chambre est très petite, équipée d’une minuscule salle de bain, d’une moustiquaire, d’un ventilateur et d’un tout petit réfrigérateur. Rien d’autre, mais c’est suffisant. Bien entendu pas de service d’étage. A l‘arrivée on vous remet la clé et vous vous débrouillez. Ça tombe bien, je n’aime pas que l’on soit sur mon dos. La vue que vous découvrez ci-dessus est comprise dans le prix.
Mais ne vous y trompez pas, si la vue sur la mer est magnifique, comme souvent en Thaïlande, les promoteurs ont investi cette partie de la côte. Sur la droite, j’avais aussi une vue imprenable sur le Novotel 5 étoiles en béton. Bien entendu je ne l'ai pas intégré dans mon cadre.
En suivant ce lien www.ipernity.com/doc/1922040/50399848 vous pouvez découvrir la baie. Je reconnais qu’il y a pire en matière d’urbanisation, mais quand on est en Thaïlande, on a le droit de rêver de lieux moins touristiques. D’autant qu’en se donnant la peine de chercher on trouve encore des lieux préservés.
La baie de Hua-Hin
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Hua Hin (Thaïlande) - Vue de la baie de Hau-Hin, face au Golfe de Thaïlande. C'est la plus ancienne station balnéaire de Thaïlande. Jusqu'ici la construction de tours hôtelières est restée relativement contenue. Mais lorsque j'y suis passé, de nombreux nouveaux chantiers étaient en cours. Je pense que la crise sanitaire liée au Covid 19 va mettre un coup de frein aux appétits voraces des investisseurs qui n'ont que faire d'un développement durable.
Je reconnais qu'en terme de bétonnage, j'ai vu pire. Hua-Hin est une station balnéaire huppée, alors ont ne fait pas n'importe quoi. Mais je n'y peux rien, je déteste le béton.
Mais le pire pour moi, c'est qu'à mon retour de ce voyage qui n'avait d'autre but que de passer des vacances en famille, malgré toutes les photos réalisées, seule cette photo a été achetée pour illustrer un dépliant touristique. Désespérant !
Hua-Hin by nigth
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Hua Hin (Thaïlande) - Cette semaine, une série sur la vie quotidienne en Thaïlande. Je commence par la plus ancienne station balnéaire du Royaume de Siam : Hua Hin. Personnellement je trouve qu’il y a trop de touristes, mais en flânant en ville, on peut lui trouver un certain charme. Pas architectural car hormis une petite partie du front de mer où l’on trouve encore quelques maisons en bois et sur pilotis, le reste a été allègrement bétonné.
Pour être honnête, je n’aime pas trop cette station balnéaire située à 200 kilomètres au Sud de Bangkok.
Je n’y suis pas resté longtemps préférant, les villes plus modestes et plus authentiques dont je vous ai déjà parlé dans le cadre de mes précédentes séries.
Je vais tout de même essayer de proposer quelques photos de lieux que j’ai apprécié car rien n’est jamais totalement plan ou noir. Comme ce restaurant, véritable cantine bon marché ou les jeunes thaïs et les « routards » se retrouvent matin, midi et soir. Non loin de là il y a aussi de petites gargotes très sympathiques, installées sur le bord de l’une des avenues principales. Le décor n’a rien à voir avec les établissements du bord de mer, mais on n’a pas la musique à fond dans les oreilles. Quant aux tarifs d’un menu, les restaurants populaires sont 50 à 100 fois moins chers. Qui veut voyager loin, ménage sa carte de crédit.
Pour en revenir à la photo d’aujourd’hui, on n’est loin des queues interminables devant l’établissement en attendant qu’une table se libère. On est en fin de journée et le restaurant ne va pas tarder à fermer.
Chauffeur de rickshaw
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Bangkok (Thaïlande) - Je termine cette série de portraits thaïs avec un chauffeur de rickshaw.
J’ai photographié le reflet de son visage dans un gros rétroviseur qui équipe son véhicule.
Nous sommes dans les embouteillages, comme toujours à Bangkok. La circulation est totalement bloquée et le chauffeur en profite pour éliminer les vestiges de son dernier repas avec un cure-dent.
Une photo qui nécessite une explication sinon on se demande où elle a été prise, puisque j’ai opté pour un plan très serré qui évacue le contexte.
La semaine prochaine nous resterons en Thaïlande avec une série de photos sur la vie quotidienne des Thaïs. Je voulais scanner des négatifs sur l’Inde, mais ma semaine a été très chargée. Ce sera pour plus tard.
Sur le fleuve d'Ayuthaya
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Ayuthaya (Thaïlande) - Portrait d’un piroguier à Ayuthaya, ancienne capitale du Royaume de Siam. Ville qui fut rasée par les Birmans en 1767.
Située à 80 kilomètres au Nord de Bangkok, cette ville de 53.000 habitants est une destination touristique en raison des vestiges de l’ancienne ville qui forment un parc historique. Ce site archéologique est constitué de nombreux palais, temples bouddhistes et monastères.
Quand on visite la ville, une balade en pirogue à moteur sur le fleuve « Chao Pharya », s’impose.
Vous embarquerez avec d’autres touristes ce qui n’est certes pas l’idéal pour faire des photos en toute quiétude. La meilleure solution, moins onéreuse que de louer l’embarcation pour vous seul, est de venir assez tôt afin de choisir sa place.
Comme les touristes se laissent généralement guider comme du bétail à l’abattoir, en étant à proximité du piroguier vous pouvez lui demander de vous approcher d’une rive où se déroule une scène intéressante ou bien de tourner autour d’un bateau -nombreux sur le fleuve-, pour trouver le meilleur angle.
En principe, le chef de bord, trop content qu’on discute avec lui, accède sans difficultés à vos demandes. Quand aux touristes qui vous accompagnent, ils profitent des angles que vous leur offrez pour faire leurs propres photos. Comme ça, tout le monde est content.
Comme j’avais emporté une longue focale en plus du grand-angle, j’ai pu faire quand même quelques photos d’illustration tout à fait acceptables sur les personnes vivant sur les rives du fleuve.
J’estime cependant que l’image la plus intéressante reste ce piroguier en action. Sur cette photo, il est concentré sur son cap car je lui ai demandé de placer son bateau dos au soleil afin éviter le contre-jour.
Costume de parade
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Chiang-Saen (Thaïlande) - J’arrête pour l’instant les portraits de femmes. Même si j’ai un forte propension à photographier la gente féminine, notamment pour les portraits ; il m’arrive aussi de photographier des hommes. La preuve avec la photo de ce jeune garçon.
Ce n’est pas un militaire en costume de parade, mais un musicien, membre d’une fanfare locale. Le défilé musical vient de se terminer et les musiciens, regroupés sur les rives du Mékong, s’apprêtent à remonter dans leur véhicule collectif.
Mais auparavant, il faut ranger les instruments de musique. Je profite de cette opération pour faire une petite série de photos des musiciens qui se détendent tout en chargeant le matériel dans une fourgonnette.
C’est à cette occasion que je réalise ce portrait car je n’ai que des photos où ils se trouvent en groupe (voir le PIP ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50387528
Comme vous pouvez le constater, je suis en légère contre-plongée ; ce qui me permet de rendre ce jeune homme plus présent en l’isolant de son environnement car plusieurs camarades sont à ses côtés.
Fanfare au repos
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Chiang-Saen (Thaïlande) - Jeunes musiciens, membre d'une fanfare. Pour le commentaire reportez vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50387536
Personnellement je préfère cette photo au portrait. Mais comme il fait partie de la série proposée cette semaine, il est logique de le mettre en évidence.
Elégance paysanne
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Thaïlande - Retour dans le champ de légumes de la région de Bang-Saphan-Yai avec cette jeune et jolie ouvrière agricole.
Lorsque je l'ai aperçue elle faisait une pause sous une petit abri bricolé avec des bambous et des bâches au milieu du champ. L'abri servait à stocker les légumes récoltés avant d'être chargés sur un camion.
Je me suis approché, je lui ai montré mon appareil photo en guise de demande d'autorisation. De toute façon, elle m'observait depuis mon arrivée et m'avait vu photographier ses collègues. Elle s'est redressée en souriant et à ajusté son chapeau pour prendre une attitude la plus élégante possible.
Cette photo est la première d'une série de trois. La plus naturelle sans doute.
Welcome in Thailand
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Bangkok (Thaïlande) - Si l’ancien Royaume de Siam est surnommé « Terre de l’éléphant blanc », en voyant l’air peu engageant de cette dame, on n'aurait pas l'idée de le rebaptiser « Le pays du sourire ».
J’ai voyagé plusieurs fois en Thaïlande depuis le début des années 1980 et c’est la première fois que je photographie une personne qui ne sourit pas en regardant franchement mon objectif. L’exception qui confirme la règle. En ce sens, cette photo est un document. Une bizarrerie.
A la décharge de cette dame, je l’ai rencontrée sur le marché flottant de Bangkok. Un lieu terriblement touristique. On y croise plus d’étrangers que de thaïlandais
Les petits vendeurs de légumes ou de plats locaux à emporter, comme cette dame, ne bénéficient pas de la manne financière touristique. Ou si peu. Qui, à part les riverains vont lui acheter ses légumes ?
A voir son visage fermé, j’ai hésité à la photographier. Peut-être avait-elle des soucis ? Mais je la trouvais très belle et je n’ai pas résisté longtemps. Je lui ai acheté quelques piments rouges (que je n’aime pourtant pas) et lui ai demandé si je pouvais la photographier ? Elle a aussitôt pris cette pause martiale. En la photographiant il me semblait lire dans ses pensée : « Bon, qu’il se dépêche ce touriste, j’ai autre chose à faire… »
J’ai pris une seconde photo au grand-angle, www.ipernity.com/doc/1922040/50382328 mais je ne me suis pas attardé, comprenant que j’avais déjà beaucoup obtenu de cette commerçante.
Marché flottant
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Bangkok (Thaïlande) - Pour lire le commentaire, veuillez suivre ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50382330
Chapeau madame !
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Thaïlande - Un autre portrait posé pris dans le même contexte que celui qui accompagne la précédente photo www.ipernity.com/doc/1922040/50378904
Rien à rajouter sur mon commentaire d'hier. Si vous voulez connaître les conditions de cette prise du vue veuillez cliquez sur ce le lien ci-dessus.

















