Jean-luc Drouin's photos

Eau courante et vue sur la rivière

10 Nov 2025 14 2 25
Antananarivo (Madagascar) – Ce genre de bidonville, il y en a partout dans la capitale malgache. Cette photo a été prise alors que je déambulais dans le marché d’Andravoahangy, le plus grand marché de Tananarive au nord-est de la ville. Avec les déchetteries et les bidonvilles, certains vont penser que je me complais dans ces lieux de misère. Je ne m’y complais pas, mais là, j’ai le sentiment de photographier utilement.

Plantation du riz

26 Nov 2025 27 11 61
Andrakiba (Madagascar) - Scène rurale prise sur la route qui mène d'Antsirabe au lac d'Andrakiba. Il est temps de planter le riz, mais la saison des pluies est en retard. Il a bien plu la nuit précédente mais pas suffisamment. La terre entre les femmes et les femmes au centre de la photo, aurait dû être inondée. Cette photo fait partie de la dernière série réalisée à Madagascar. Le lendemain, j'étais alité à l'hôtel avec un fièvre de cheval. Une bactérie me grignotait les poumons, mais à l'époque je ne le savais pas encore.

Marché de Diego

14 Nov 2025 24 8 59
Diego Suarez (Madagascar) - Ancienne cité militaire française jusqu'en 1960, localisée à l'extrême nord-est de Madagascar, Diego a le charme des anciennes villes coloniales, grâce à une architecture relativement préservée. C'est aussi la ville ou la langue malgache a intégré le plus grand nombre de mots de vocabulaire français. Cette scène de marché a été prise à la limite du quartier historique de la ville.

La crêpe au coin de la rue

20 Nov 2025 26 14 67
Le portait de la femme qui prépare des crêpes dans une gargote de Diego-Suarez a suscité un certain nombre de réaction : www.ipernity.com/doc/1922040/53199842 Je remet une photo de cette jolie dame dans son espace de travail. Pour information, on dit « une femme crêpier ». La crêpière n’est pas le féminin de crêpier, mais le nom d la poêle en fonte qui sert à la préparation des crêpes.

L'heure de la pause

25 Nov 2025 30 11 70
Antsirabe (Madagascar) - Quand je ne suis pas inspiré (manque d'énergie en ce moment) ou que je n'ai pas de temps, je publie un portrait. Solution de facilité. J'ai photographié cette femme sous le marché couvert de la ville d'Antsirabe qui dégustait un fruit. Je ne sais toujours pas si c'était une commerçante ou un simple cliente qui s'offrait un moment de pause ? En tout cas, la dame était bien sympathique.

La faiseuse de crêpes

20 Nov 2025 35 26 97
Diego-Suarez (Madagascar) - Je suis dans le quartier du marché couvert de Diego. J'attends ma femme qui achète de la vanille et du poivre sauvage dans un magasin. Moi, je suis resté dehors. Sur le trottoir d'en face une jeune femme assise sur le sol, fait des crêpes. Dès qu'une crêpe est prête, elle la tend à sa mère, debout derrière son petit comptoir. Cette dernière la vend immédiatement aux passants. Je ne pensais pas qu'on pouvait vendre autant de crêpes en un laps de temps aussi réduit. Investisseurs, intéressez vous à la crêpe malgache.

Epicerie malgache

28 Nov 2025 23 9 63
Antirabe (Madagascar) - J'ai pris la photo de cette épicerie d'Antsirabe car c'est l'un des rares magasins d'alimentation à peu près ordonné. En principe les magasins malgaches sont de véritables capharnaüms.

La petite fille du barrage routier

09 Nov 2025 36 21 92
La petite fille du barrage routier (Madagascar) - Cette petite fille semble se cacher derrière une barrière qui interdit la circulation en raison de travaux de voirie sur la route Tamatave-Antananarivo. Il n’en est rien. Elle utilise l’interruption de la circulation pour remonter la file des véhicules qui forme un bouchon de plusieurs kilomètres, pour tenter de récupérer un peu de monnaie. Mon véhicule étant le premier dans la file d’attente, elle m’a immédiatement sollicité. J’ai un principe, ne jamais donner d’argent à un enfant. En revanche, j’ai souvent avec moi un paquet de bonbons. Elle est repartie, souriante, avec une poignée de sucreries qu’elle a partagée avec son grand frère qui sollicitait les chauffeurs, un peu plus loin.

Couleurs

14 Nov 2025 31 13 89
Diego Suarez (Madagascar) - Inutile de préciser que c'est cette débauche de couleurs qui m'a incité à prendre cette photo. Comme la dame était un peu à l'écart de l'animation de la rue, pour téléphoner tranquillement, j'ai été obligé de lui demander son autorisation pour me poster devant elle et braquer mon appareil photo. Une permission d'autant nécessaire que j'étais équipé d'une focale plutôt courte. Contrairement à mon attente, en raison de son air "peu aimable", elle a accepté d'un petit signe de la tête, tout en poursuivant sa conversation. J'ai donc pris rapidement -trop rapidement-, une seule et unique photo, pour ne pas abuser de son temps. J'aurais préféré affiner la composition de l'image, mais il faut savoir se contenter de ce qu'on vous accorde.

I make a wish

31 Dec 2025 27 26 108
Diego Suarez (Madagascar) - Je vous présente tous mes vœux pour 2026. Je n’emploie plus l’expression « Bonne année », car depuis longtemps, ce souhait ne se réalise plus. À chaque nouvelle année, son lot de catastrophes, toujours plus de guerres et plus d’imbéciles qui accèdent au pouvoir dans de nombreux pays… On est de retour à la loi du plus fort et les démocraties sont en danger. Bref, le monde va de plus en plus mal. Selon moi, ce qui pourrait le sauver, serait qu’on s’engage dans un processus de décroissance pour préserver les ressources naturelles et rendre de nouveau la planète habitable. Une utopie car le pillage et la privatisation des ressources naturelles permet à une minorité de s'enrichir en produisant des "biens de consommation", dont on n'a pas besoin.

La face cachée de l'exotisme

16 Nov 2025 26 9 134
Diego Suarez (Madagascar) - Photo issue de ma série sur les décharges à ciel ouvert à Madagascar. Cette image en raison des fumées, n'est pas immédiatement lisible. Elle se mérite. Je vous conseille de la regarder en plein format. Pour lire la légende, suivez ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/53150672

Mon ami Petit Jean

27 Nov 2025 21 14 115
Antsirabe (Madagascar) - C'est la photo de mon ami petit-Jean. Ce portrait a été pris alors que nous faisions le tour de ateliers de location et de réparation des vélos-pousse. J'ai rédigé un article sur petit Jean dans la rubrique article. Il s'inspire largement d'une longue légende publiée sous sa photo, il y a deux ans. Mais la légende a été largement réactualisée. Pour lire l'article cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/blog/1922040/4746326?t=107848&c=1&s=edit

Ambiance de décharge à ciel ouvert

17 Nov 2025 35 15 178
Diego Suarez (Madagascar) - N’ayant toujours pas de courage de « trier » mes 4000 photos réalisées lors de mon dernier voyage à Madagascar, je vous propose cette image sélectionnée alors que j’étais encore là-bas, juste avant de tomber malade. Je n'ai pas eu le temps de la publier. Cette scène fait partie de ma série sur les décharges à ciel ouvert. Elle n’est pas particulièrement informative, en revanche, elle dégage une certaine ambiance. Ambiance qui démontre qu’en photo, il est possible de trouver de la poésie dans une réalité sordide. Chez les photographes professionnels, le débat fait toujours rage pour savoir si rendre la misère acceptable visuellement, n’est pas trahir la réalité ? Personnellement, j’en suis arrivé à la conclusion que si l’on montre des photos trop dures, personne ne les regarde et on rate son objectif d’informer ou de dénoncer. Pour cette prise de vue, j’allais me déplacer sur la gauche afin que l’on puisse voir le zébu de 3/4 arrière, mais j’ai déclenché volontairement un peu plus tôt, estimant que le chien, qui apporte beaucoup à cette image, était idéalement placé avec une bonne attitude. La photo, c’est faire des choix en permanence.

Le veilleur de chiens

26 Nov 2025 24 13 145
Antsirabe (Madagascar) - Bonne nouvelle, j’ai terrassé l’infection bactérienne. J’ai été autorisé à quitter l’hôpital, ce 24 décembre à 11 heures. Dimanche dernier on m’avait dit que ce serait difficile de sortir avant le…2 janvier. J’étais résigné. Et puis, les résultats du dernier scanner lundi, ont montré une nette amélioration. Je passe les détails, mais j’ai subitement retrouvé le moral. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui m’ont témoigné dans cette épreuve, leur amitié à travers vos messages de soutien. En retour je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année, malgré la conjoncture internationale. Bien amicalement Jean-Luc

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

27 Nov 2025 26 28 176
Quelques nouvelles après plus de 15 jours de silence radio. 4 jours avant mon retour en France de Madagascar, j’ai été infecté par une violente bactérie (même pas tropicale). C’est aux Urgences vitales du CHU de Rouen en provenance d’Orly, sans même passer par chez moi, que j’ai appris qu’il s’agissait d‘un pneumocoque sévère. Je viens de passer 15 en réanimation sous oxygène. Les antibiotiques s’occupent de l’infection bactérienne. Je pense sortir après les fêtes de Noël. Vous savez tout maintenant. A bientôt.

Ils vivent comme des chiens

27 Nov 2025 28 17 264
Antsirabe (Madagascar) -Est-ce ainsi que les hommes vivent ? chantait Léo Ferré, sur un texte de Louis Aragon. Le poète parlait des bordels et de la prostitution, mais cette question qui revient en refrain dans la chanson, on peut se la poser en voyant cette scène. Hier, mon attention a été attirée par des chiens tentant de trouver de la nourriture sur un tas d’ordure www.ipernity.com/doc/1922040/53159984 . Dans ma vie, j’en ai vu des choses portant atteinte à la dignité humaine. J’ai le cuir tanné et il en faut beaucoup pour me choquer. Cependant, voir d’un côté un groupe d’humains et de l’autre, des chiens, fouillant à l’unisson les entrailles d’un tas d’ordures pour leur survie respective… Les mots me manquent pour décrire ce que j’ai ressenti à ce moment. Une photo ne vaut-elle pas cent mille mots comme le disait en substance Albert Einstein ? C'est rare, mais il m'a fallu un certain temps avant de trouver le courage d'aller prendre cette photo. * A voir en grand (Z)

Le royaume des chiens perdus

26 Nov 2025 25 13 244
Antsirabe (Madagascar) - Quand l’humanité aura disparu après avoir transformé la terre en un immense tas d’ordures, les chiens deviendront les maîtres du monde. En 2016, quand je suis venu la première fois à Madagascar, ce quartier d’Antsirabe était un endroit plutôt agréable. Certes, les gens qui résidaient ici, ne vivaient pas dans l’opulence, mais l’endroit était à peu près salubre. Ensuite, j’ai vu la population se faire exproprier pour installer une gare de taxis de brousse, à la place des petites maisons et des gargotes en bois. L'endroit s’est dégradé en moins d’un an et on a commencé à y déverser des ordures. Des gens vivent pourtant encore dans les alentours. C’est aussi devenu le royaume des chiens errants qui parviennent parfois à trouver des restes alimentaires pour se nourrir. * A voir de préférence en grand format.

Saucisses artisanales

25 Nov 2025 29 16 222
Antsirabe (Madagascar) — Après avoir connu les villes les plus chaudes de Madagascar comme Diego Suarez ou Hell-Ville sur l’île de Nosy Be, nous sommes à Antsirabe, la citéréputée la plus froide du pays. Ici, il gèle à certaines périodes de l’année. Mais pas en ce moment. En revanche, les éclaircies sont entrecoupées d’averses. Ça fait du bien. Nous sommes arrivés à minuit. Le mati à 8 h30, nous étions partis en tuk-tuk pour l’aéroport. Décollage de l’avion à midi. Une heure quarante cinq de vol jusqu’à Antananarivo, la capitale. Moins fatiguant que les 30 h de taxi de brousse à l’aller. De là, taxi classique pour trouver une compagnie de taxis de brousse qui nous emmène au plus vite à Antsirabe. Deux heures d’attente. Départ à 17h pour une arrivée à minuit. Cent soixante quinze kilomètres parcourus en… Six heures trente. Autrefois, ce trajet se faisait en 2 h 30, mais c’est comme tout ; ici, tout se dégrade, surtout les routes. Cette portion de la Nationale 7 est devenue une piste. L’asphalte a été retiré, car il y avait trop de trous. Il n’a toujours pas été remplacé. J’ai déjà évoqué la situation du transport malgache, je n'y reviens pas. Dernière semaine à Antsirabe. Ville que nous apprécions. Des hôtels et des restaurants corrects pour passer ces derniers jours. Sans oublier le marché couvert où je ne manque jamais une occasion d’aller faire des photos. Ici, les gens sont très accueillants. Un peu plus que dans le nord, notamment à Nosy Be, où on a le sentiment que le tourisme de masse a fait de gros dégâts sur les mentalités. Cette scène a été prise ce matin sous le marché couvert en plein centre-ville. Ces charcutiers fabriquent de la saucisse malgache, sans le moindre souci des normes sanitaires. De toute façon, ici, ce concept est inconnu. En revanche, tout se fait dans la bonne humeur.

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