Jean-luc Drouin's photos
Transport animal sur le vif !
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Jamnagar (Inde) - Cette photo a été prise dans une ville de l'Etat du Gujarat. En 2008, je débutais en photographie numérique avec un Nikon D80. Un an plus tôt, je photographiais encore avec des films argentiques. De sorte qu'avec ce premier appareil digital, je ne maitrisais pas encore un paramètre qui n'existe pas avec la photo analogique : la balance des blancs. Après ce voyage,et les nombreuses erreurs commises, j'ai compris qu'il valait mieux dans 90 % des cas, se caler sur la balance des blancs automatique et travailler systématiquement en fichier RAW plutôt qu'en jpeg. D'autant qu'à l'époque, j'avais un logiciel de traitement des fichiers assez basique. Aujourd'hui, j'ai pu neutraliser la vilaine dominante orangée de cette photo, grâce à mon puissant et récent logiciel de traitement. Mais la photo reste de qualité moyenne en raison de capteur du Nikon D 80, largement dépassé par les capteurs de dernières générations. En revanche, la qualité du zoom 17-55 mm f : 2,8 reste aujourd'hui encore, un objectif de très grande qualité sur les appareils modernes.
Quant à la photo de cet attelage, elle a été prise à l'instinct car je n'avais pas vu ce cheval arriver à vive allure. Heureusement, que la technique de prise de vue est la même que pour la photo argentique.
Désert de Thar
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Rajasthan (Inde) - Le dromadaire est toujours utilisé en Inde pour tracter des charrettes, chargées de marchandises diverses. Ici, sur une partie de l'ancienne route de la soie dans le désert de Thar, ces animaux sont reconvertis dans le tourisme. Ils transportent les touristes dans de mini-safaris qui peuvent durer quelques heures ou se prolonger sur plusieurs jours. On est loin de l'aventure quand les marchands empruntaient au péril de leur vie cette route de la soie. Les marchands d'hier se sont convertis à la religion du tourisme. Marchand d'un jour, marchand toujours !
Même les zébus sacrés bossent
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New-Delhi (Inde) "Main bazar", la rue qui mène à la gare de New-Delhi. Mon quartier général quand j'arrive en Inde ou que j'en repars. Ce quartier de Paharganj était dans les années 1970-80, le rendez-vous obligé de tous les routards du monde. Aujourd'hui, il est toujours fréquenté par les voyageurs qui veulent vivre au rythme d'une Inde authentique.
Ce que j'aime dans ce quartier, outre son animation permanente, c'est qu'à tout moment on peut croiser des charrettes tirées par des zébus, des chevaux et, il y a quelques années encore, des éléphants. Mais les éléphants, c'est terminé. Ce n'est pas plus mal car ils n'ont pas leur place dans les rues étroites du quartiers de Paharganj. Un mouvement de panique de l'éléphant et c'est le massacre de masse assuré.
Sur cette photo, un magnifique zébu décoré. Le zébu, comme tous les bovins en Inde, sont élevés au rang de dieux vivants par les hindous. Ce qui n'empêche pas les Indiens de les faire travailler. Ici, il tire une charrette chargée de plusieurs centaines de kilos de riz. Comme toute vache sacrée, ce zébu a ses cornes peintes pour célébrer le passage de l'année agricole. Des peintures de fête pour que les dieux accordent de bonnes récoltes.
Cheval à l’arrêt
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Old-Delhi (Inde) - Je change de thème, mais je reste en Inde. Je vais tenter de présenter une série sur les animaux du sous-continent.
Ici, je suis à quelques centaines de mètres du quartier de la grande mosquée Jama Masjid. Sur l’une des artères principales, il y a un embouteillage monstre dont Delhi et les grandes capitales des pays émergents ont le secret. Un embouteillage où même les piétons -dont je fais partie- ne peuvent plus avancer. C’est là que j’ai vu ce pauvre cheval bloqué dans la circulation, la chaleur et les gaz d’échappement. Il avait pourtant l’air d’être à peu près correctement nourri car il n’était pas trop efflanqué comme la plupart de ses congénères. Mais cette scène de ce cheval calme et résigné au milieu des véhicules m’a fait mal. Je l’ai imaginé galopant dans un champ de verdure. Dans une prochaine vie peut-être ?!
Travail de force
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Agra (Inde) - J'observe depuis quelques minutes ces manutentionnaires qui déchargent un camion. I s'agit d'un chargement de tissus pour un atelier de confection dans une arrière-cour du bâtiment sur la photo.
Ces ballots sont volumineux, donc ils sont difficiles à manipuler. "Ils sont impressionnants, mais ne sont pas trop lourds. Ça pèse à peine 90 kilo ! " me dit l'un des gaillards.
Moi, je veux bien, mais 90 kilos de pas grands chose, ça pèse toujours 90 kilos. Et l'homme qui les charge sur son épaule à l'aide d'un pic à glace, n'est pas bien épais. Il est content que je le prenne en photo et demande à ses camarades de le laisser porter seul l’énorme ballot. Pour la photo ! Comme je ne veux pas qu’il se fatigue ou se blesse inutilement, après avoir pris cette photo, j’ai rangé mon appareil. Heureusement, car il a trébucher et finalement accepté l’aide de ses collègues.
Porcelaine en vrac
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Agra (Inde) - Si Agra (Uttar Pradesh) est réputée pour ses sculpteurs sur marbre dont les ateliers sont implantés autour du Taj Mahal, la ville dispose également de nombreuses fabriques d’objets usuels en céramique, concentrées dans le quartier du Fort Rouge.
Pour cette photo, je me suis posté face à ce brave homme qui peinait à pousser une charrette à bras chargées de tasses de médiocre qualité. Je marchais à reculons au milieu de la rue, au risque de me faire percuter par l’un des nombreux scooters qui roulaient à vive allure et en tous sens. Dans ces conditions, je n’ai pas eu le loisir de peaufiner mon cadre, comme le démontre la présence les passagers d’un scooter, derrière le sujet principal.
Dès qu’un élément parasite disparaissait dans mon cadre un autre surgissait immédiatement. Etant donné la rapidité à laquelle j’ai agi, je m’estime heureux que le vieil homme ne soit pas flou.
Transport fragile
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Agra (Inde) - Ce cyclo-livreur est prudent. Son chargement est fragile. Il transport de la vaisselle de faïence : des bols, des tasses et des assiettes. Le moindre choc et c’est la catastrophe C’est lui qui devra payer la vaisselle cassée. Alors, il préfère marcher prudemment à coté de son vélo pour éviter la moindre secousse et esquiver les autres véhicules. C’est la raison pour laquelle ce genre de transport se fait tôt les matin quand le trafic routier n’est pas encore trop dense.
Transport écologique
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New-Delhi (Inde) - Où que l’on se trouve en Inde (ici à new-Delhi) le cyclo-pousse est le mode de transport le plus économique le plus écologique. Même si aujourd’hui, le pays a commencé à se doter de rickshaws équipés de moteurs électriques. Mais pour le vélo-pousse, il faut avoir une excellent résistance physique car ces vélos ne son pas équipés de dérailleurs. Quand le livreur en vélo-pousse se trouve en bas une côte, il doit la plupart du temps descendre de son engin pour le tirer. Parfois une âme charitable vient à son secours pour le pousser. Mais la plupart du temps, il ne doit compter que sur ces muscles.
L'âne du Cotentin
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Auvers (France) - Ane photographié dans une ferme qui accueille quelques campeurs une demi-douzaine de kilomètres de Carentan (Manche). Ce bel animal est de la race des Ânes du Cotentin. Autrefois il était utilisé comme animal de bât dans les exploitations agricoles du département de la Manche, pour le transport des marchandises comme les légumes ou le lait. Après avoir failli disparaître l'âne du Cotentin à vu sa population stabilisée il y a quelques années grâce au combat de quelques associations de passionnés. Aujourd'hui, il est reconverti dans les activités de loisirs et de tourisme.
Sur cette photo, il surveille mon chien qui renifle ses sabots.
Lumière matinale sur le port de Barfleur
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Barfleur (France) - Ce petit port de pêche Normand est considéré comme l’un des plus beaux villages de France. Constitué de maisons en granit il accueille 559 habitants. Les principales ressources de sont la pêche et le tourisme. C’est la plus petite commune du département de la Manche.
Au moment où cette photo a été prise, les bateaux de pêche, pour la plupart, étaient en mer.
- Je ne pensais pas publier cette photo, mais je le fais pour Annick qui voulait voir à quoi ressemble Barfleur.
Maisons en granit du Cotentin
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Barfleur (France) - Cette commune de la Manche est surtout connue pour son petit port toujours très actif avec la pratique d’une pêche artisanale, traditionnelle et côtière. Ce port attire chaque année de nombreux touristes qui en oublient souvent d’aller visiter le village pourtant considéré comme l’un des plus beaux de France. En tout cas c’est le classement que lui accorde l’office régional du tourisme. Mieux vau aller sur place pour se faire sa propre opinion. Personnellement, lorsque je travaillais à Cherbourg (Manche), il y a quelques année, c’était mon lieu de promenade préféré. Il ne faut pas hésiter à quitter les quais où sont amarrés les unités de pêche pour se perdre dans les ruelles du village aux maisons de granit et musarder sur cette plage (photo) à une minute à pied à l’ouest du port.
Le port du Béquet à marée basse
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Le Béquet (France) - La commune du Béquet est située dans la proche agglomération de Cherbourg (Manche). Le port a été construit en 1783, entre deux pointes rocheuses appelées « Les Béquets ». A cette époque, avant d’être un port de pêche, c’était le principal lieu d’embarquement des pierres extraites des carrières locales, destinées à la construction de la grande digue encadrant la rade de Cherbourg.
Le bassin originel qui a connu de nombreuses modifications et aménagements au fil des décennies, présente la particularité d’être construit avec les pierres plates posées à la verticale. Les abords du bassin se caractérisent également par un revêtement lui aussi constitué en pierres plates donnant du relief et nécessitant de marcher avec prudence pour ne pas se prendre les pieds sur les pierres dépassant de la surface. Récemment, afin de faciliter le stationnement des voitures et la marche des piétons, un horrible revêtement en goudron a recouvert la plus grande partie des pierres plates, qui faisaient l'originalité de ce port. Un scandale environnemental et patrimonial.
Rampe de lancement du canot de sauvetage
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Goury (Manche) - Le port de Goury accueille une station de sauvetage en mer depuis 1871. Sur la photo, la rampe de lancement sur laquelle se promène un couple de touristes, est destiné à faciliter le lancement du canot de sauvetage à marée basse. Le bâtiment qui abrite l’actuel canot équipé de puissants moteurs est dans mon dos (hors-champ). Cette rampe pavée (à gauche) a été construite en 1908. Celle au centre avec les rails est plus contemporaine et toujours utilisée par l'actuelle vedette de sauvetage en mer.
Le choix d’implanter une station de sauvetage à Goury s’explique par la présence, au large, d’un puissant courant marin, responsable de la plupart des naufrages dans la région.
La photo n’a pas la douceur que j’aurais souhaité en raison de l’heure à laquelle la photo a été prise. Il était presque midi, l'heure à laquelle il ne faut jamais faire de photo quand le soleil est présent. Postulat qui vaut aussi pour les films argentiques. Il aurait mieux valu être là, tôt le matin, ou après 17 h. Mais là, je ne pouvais pas attendre plusieurs heures que la lumière soit moins contrastée, d’autant qu’à Goury, il n’y a pas grand chose à faire :-)))
Départ en mer
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Grandcamps-Maisy (Calvados) Grandcamp, est aux portes du Cotentin, mais ce port de pêche se trouve encore dans le département du Calvados.
Il pleut. J’ai demandé l’asile météorologique dans un bar du port de Grandcamp (Calvados), à côté de la station de gas-oil. Il règne une forte odeur de mélange d’iode, de poisson et de fuel. Un petit bateau de pêche fait le plein de carburant à quelques mètres de la terrasse abritée du bar-tabac. J’en déduis qu’il va prendre la mer. Je brave alors les intempéries. Je me saisis de mon appareil photo et fonce vers la jetée en bois de l’avant port pour attendre le fileyeur qui pratique la pêche côtière. La pluie vient juste de s’arrêter quand le navire s’engage dans le chenal. Je ne dois pas me louper car je n’ai qu’un objectif fixe (équivalent 40 mm en 24x36). J’ai plusieurs de photos du bateau de face, mais celle-ci est ma préférée. La dernière de la série.
Le phare de Goury
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Goury (France) - Goury est un tout petit village du département de la Manche. Il est rattaché à la commune d’Auberville (219 habitants). Goury est surtout connu pour son phare et son minuscule port de pêche. Mais ce n'est pas le plus petit port de France. Titre qui revient à Port Racine, à quelques kilomètres au Sud de Goury.
Ici, la principale activité est la pêche artisanale. Le port qui accueille également une station de sauvetage en mer depuis 1870. Quand on voit la quiétude du lieu qui illustre la plénitude de la nature, on n’imagine pas qu’à quelques encablures se trouve la Centrale de la Hague, une monstrueuse usine de retraitement des déchets nucléaires.
Pendant ces trois jours que je viens de passer dans Le Cotentin, je me suis donné comme défi de n'utiliser qu'un seul et unique objectif. Un 50 mm (équivalent 40 mm en 24X36). Ça oblige à réfléchir et à se bouger pour trouver le meilleur angle et la meilleur composition. Toutes les photos qui seront présentées ici sont essentiellement des paysages, avec ou sans présence humaine.
Légumes à volonté
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Kullu (Inde) - Vendeur de légumes sur l'un des marchés de Kullu. Celui qui se trouve le long de la rivière qui sépare la ville en deux. La dominante colorimétrique sur cette photo est due à la bâche jaune tendue au-dessus de l'étale servant de protection au commerçant contre le soleil et les pluies de mousson qui alternent en cette période de l'année.
- Je rentre demain d'une balade de 3 jours dans le Cotentin (département de la Manche) où je suis allé m'oxygéner, me vider la tête (sans smartphone) et... faire des photos. J'ai quand même un ordinateur portable qui me sert essentiellement à sauvegarder mes photos du jour. Et je profite d'avoir du wifi dans un café pour transmettre cette photo. Demain, j'arrêterai provisoirement ma série sur Kullu pour présenter une série de photos de paysages sur le Cotentin.
Kullu street (2)
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Kullu (Inde) - La même rue que la photo précédente, mais sous un angle différent. Je publie ces deux photos pour démontrer qu'en changeant d'angle, on peut obtenir des images très différentes. Il suffit comme ici de se déplaçant de quelques mètres. On retrouve la maison colorée et le chien, attestant que ces deux photos ont été prises à 5 minutes d'intervalle.
Kullu street
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Kullu (Inde) - Kullu, vous connaissez ? C'est le nom de mon chien. Ceux qui viennent régulièrement dans ma galerie le savent. Si je l'ai baptisé ainsi, c'est que depuis bientôt 4 décennies j'ai une relation particulière avec la "capitale" de l'Etat indien de l'Himachal Pradesh. J'y ai encore des amis qui tiennent un hôtel dans la ville basse, près du fleuve. J'avais aussi un très bon ami Pappu (un prénom courant en Inde) qui tenait un restaurant, mais qui est décédé il y a bientôt 10 ans. C'est lui qui la première fois, en 1995, m'avait servi de guide et d'interprète sur la seconde route carrossable la plus haire du monde : Manali-Leh (La route de la mort). Il me manque et quand je reviens à Kullu, j'ai toujours le coeur serré.
Bref, Kullu a toujours été un lieu de passage systématique lors de mes nombreux séjour en Inde du Nord. Kullu est injustement boudée par les touristes qui préfèrent se rendre à Manali à une trentaine de kilomètres plus au Nord. Mais Manali, n'est plus ce qu'elle était dans les années 1970 lorsque tous les routards du monde s'y donnaient rendez-vous l'été pour fuir les fortes chaleurs du Sud. Cette région des contreforts himalayens bénéficie d'un climat alpin l'été. L'hiver en revanche, les températures tombent bien en dessous de zéro et la neige recouvre la région plusieurs mois durant.
Je connais très bien cette petite rue qui en 2017 lorsque cette photo a été prise, venait de bénéficier d'un pavage. L'année précédente, elle était encore en terre battue. Malgré l'arrivée du béton, Kullu préserve encore de nombreuses maisons traditionnelles que l'on tente de maintenir en état, tant bien que mal.Si je devais m'expatrier en Inde, ce serait ici que je poserais mon sac à dos.
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