Jean-luc Drouin's photos
Embarquement immédiat !
| |
|
|
|
Morondava (Madagascar) - Si je devais publier toutes les photos prises lors de mon récent séjour à Madagascar, même à raison de 3 ou 4 par jour, j'en aurais pour plusieurs années. Alors je vais faire une sélection, histoire de ne pas vous lasser.
Cette photo ci-dessus a été prise à Morondava sur la côte Ouest. Une ville qui borde le Canal du Mozambique. Nous sommes à l'entrée de la mangrove, ces personnes embarquent sur une pirogue-taxi qui pour un ou deux centimes d'euros va les emmener au village de pêcheurs sur la presqu'île de Betania. A marée basse, il est possible de traverser à pied. Mais là, c'est marée montante.
L'homme qui courait aussi vite que son chien
| |
|
|
|
Talatamaty (Madagascar) - Scène insolite et rarissime à Madagascar. Un malgache qui joue avec son chien. Avant que je ne prenne cette photo, je les observais depuis un moment. L'homme lui apprenait à s’asseoir quand il levait le doigt. Le chien s’exécutait en remuant la queue. Signe qu’il prenait cet apprentissage comme un jeu. L’homme le gratifiait régulièrement de caresses et lançait un morceau de bois que le chien lui ramenait en le déposant à ses pieds. Je ne pouvais que contempler la scène car ils étaient trop loin. Soudain, l’homme s’est mis à courir très vite une vingtaine de mètres avant de d’arrêter net, imité par son animal. Le chien gambadait autour de son maître comme pour l’inciter à reprendre sa course. Ce qu’il a fait, mais là, il est parti comme un boulet de canon. Je n’avais vu que des champions olympiques avoir une telle détente. Le temps de mettre l’oeil au viseur de mon appareil, il était déjà à ma hauteur. Je n’ai eu le temps que de prendre une seule photo. Je peux affirmer que cet homme courait aussi vite que son chien qui, malgré ses efforts n’a pu réussir à distancer son maître. Ils ont couru 200 mètres environ et sont arrivés ensemble. Vous noterez que cet homme a des jambes démesurément longues et qu'il porte... des tongs.
Il y a des jours ou je regrette de ne jamais utiliser la fonction rafale. Sur ce coup là, je pense que j’aurais eu une bien meilleure photo. Mais je reconnais cependant que cette photo ne me déplaît pas du tout car je n’ai eu qu’une seule chance et j’ai su la saisir.
C'est est la dernière image transmise de Madagascar, je reprends l’avion la nuit prochaine. Arrivée samedi à Paris estimée à 11h30. Je reprendrai mes envois sur ce voyage à partir de Lundi.
Les copains d'abord
| |
|
|
|
Antsirabe (Madagascar)- Petit Jean n’est pas le copain de Robin des bois. Le moine Toc n’est pas son frère. Petit Jean, c’est son vrai nom et c’est mon ami.
Il est des rencontres faites lors de mes voyages qui sont gravées à jamais dans mon coeur et ma mémoire. Petit Jean vient d’entrer dans mon panthéon de mes plus belles rencontres. Qu’est ce qui fait que l’on se lie d’amitié au bout du monde en quelques heures ou quelques jours et pour la vie ? Je n’en sais rien. Ça commence souvent par quelques phrases échangées, un sentiment de confiance et de complicité… Et quelques jours plus tard, une amitié est née. Des amis issues de mes voyages j’en ai une bonne dizaine qui se sont liées tout au long de ses années passées à voyager pour le travail et pour le plaisir.
Dans le désordre, il y a un médecin français rencontré à Bénarès qui soignait les lépreux dans la rue, un journaliste algérien avec qui nous avons subi des tirs de mortiers et de 12/7 au Sahara occidental, ou ce guide polyglotte Cambodgiens… Et comment pourrais-je oublier mon grand ami Pappu ? Restaurateur-baroudeur dans Himachal Pradesh, malheureusement aujourd’hui disparu… La listes est loin d’être exhaustive. Les autres ne m’en voudront pas de ne pas tous les citer. Ils savent qu’ils ont tous la même importance pour moi. Et tous ont ce point commun, que je les ai revus plusieurs fois. C’est aussi pour eux que je retourne souvent dans les mêmes pays.
Petit Jean, 47 ans, père de 4 enfants et vélo-pousse de profession est ma dernière belle rencontre. Ce qui est étonnant c’est que je l’avais déjà rencontré en 2016 la première fois que je suis venu à Antsirabe. J’avais loué ses services car il attendait les vazas (blancs étrangers) en face de mon hôtel. C’est lui qui s’est rappelé de moi. Ce nom « Petit Jean » me disait bien quelque chose, mais c’est son sourire et son regard qui m’ont remis sur la piste de cette première rencontre.
Je ne vais pas m’étendre ici sur ce qui fait de ce petit Jean, est un grand bonhomme. J’y consacrerai également un petit article dans les prochaines semaines. En tout cas quand ce matin nous nous sommes quittés à la gare des taxis de brousse, j’ai vu alors qu’il détournait la tête, qu’il avait la larme à l’oeil. Résultat moi aussi j’y ai été de ma petite larme, alors je l’ai pris dans mes bras devant la foule des voyageurs et de ses collègues médusés. Ce n’est qu’un au-revoir lui ai-je promis. Et pour moi une promesse faite à un ami est sacrée.
Un dimanche à Ambositra
| |
|
|
|
Ambositra (Madagascar) - Tout voyageur, expérimenté ou non, peut se faire pièger. C'est ce que je vous ai narré succinctement dans mon précédent message. Fort de cette mésaventure routière je n'ai pas voulu récidiver et me retrouver dans un taxi de brousse pourri qui tombe en panne dans la première côte ou qui explose un pneu à 25km de l'arrivée. Après une nuit passée dans le plus grand confort de l'hôtel de mon ami français à Fianarantsoa, je me suis mis en quête d'un véhicule 4X4 qui pourrait accepter de nous prendre pour ralier l'étape suivante : Ambositra (prononcer Ambousstch, sinon les malgaches non francophones ne comprennent pas).
A 7h30 nous étions à la gare des taxis de brousse. Même pas encore descendu du véhicule de mon ami français, que nous sommes assaillis -comme d'habitude- par une armée de rabatteurs. Coup de chance, juste après avoir prononcé le nom de ma ville étape, il y en a un qui me demande si je veux voyager en 4X4 ? Il y en a un stationné à l'entrée de la gare des taxis. Deux techniciens installateurs de pilônes d'antennes téléphoniques patientent devant un pick-up flambant neuf. Il est courant que des propriétaires ou utilisateurs de 4X4, proposent des places dans leurs véhicules pour réduire les dépenses de carburant ou, comme c'est le cas aujourd'hui, pour se faire un peu d'argent, puisque c'est la patron des techniciens qui paie le gas-oil. Il y avait 3 places à l'arrière de la cabine du pick-up. Nous avons pris les trois car je connais la route que nous allions prendre, elle est montagneuse, sinueuse et particulièrement défoncée. La veille j'avais voyagé les genoux sous le menton, alors un peu de confort n'est pas un luxe. D'autant que le tarif demandé par les techniciens était à peine plus cher qu'un taxi de brousse. Et nous n'avons mis que 4h30 au lieu de 6 à 10 h avec un taxi de brousse
Une photo d'une rue d'Ambositra prise en fin d'après-midi. Ici comme partout à Madagascar, le dimanche, c'est ville morte. Les malgaches très majoritairement chrétiens et pratiquants passent leur journée à l'église. Demain lundi, j'irais faire des photos sur le marché.
Je vous laisse, j'ai commandé un filet de zébu sauce moutarde et... Il arrive !
Cap sur Belo sur Mer
| |
|
|
|
Morondava (Madagascar) - On aperçoit encore en arrière plan sur la droite la côte de Morondava. Laurent le piroguier et Stéphane, son neveu et équipier, ont dû ramer pendant près de trois quart d'heure avant que le vent ne se lève pour qu'on puisse larguer la voile. La lumière est magnifique et l'équipage est en contre-jour. Qu'importe, je la publie pour ces lumières matinales. Au moment où je prends cette photo, je ne me doute pas encore que je vais trouver le temps long.
Demain départ à 6 heures pour 6 heures de taxi de brousse. Direction la côte sud Est pour les plages et villages de pêcheurs de Manakara.
Rien à l'horizon
| |
|
|
|
Madagascar - Chez les professionnels de l'image il y a un dicton: "C'est sur le bateau que l'on voit moins bien le bateau". Cette image en est la démonstration. D'autant que notre pirogue à voile n'était pas bien grande ; comme la plupart des pirogues et que je n'avais pas de super grand-angle avec moi. Sept mètres de long pour 80 cm dans la patrie la plus large. On est loin d'un bateau de croisière de luxe. Les sanitaires ? Il n'y en a pas. On est dans l'utilitaire traditionnel, dans le rustique. Une telle pirogue est conçue avant tout pour la pêche. Alors passer plus de 10 h sur un tel engin... Quand on arrive enfin à destination, on imagine déjà qu'il va falloir faire le chemin inverse. Heureusement en se mettant au fond de la coque on peut allonger les jambes. Ce n'est déjà pas si mal. Dans un taxi de brousse, ce n'est pas possible. Chaque type de transport a ses avantages et ses inconvénients.
Stéphane qui est sur la photo est l'équipier du piroguier. A l'aller comme au retour, il a passé une bonne partie du temps à cet emplacement pour faire contre-poids. Quand le vent tombait, il ramait avec le piroguier.
Fin de journée sur l'allée des baobabs
| |
|
|
|
Madagascar - Comme je publie une nouvelle photo, vous aurez deviné que nous sommes rentrés vivants de notre périple en pirogue à voile sur le canal de Mozambique. Je n'ai pas eu le temps de sauvegarder les photos relatives à cette série, il faudra attendre un peu pour en savoir (et en voir) plus sur cette aventure en mer du sud. Il y a de quoi raconter. J'envisage d'écrire un article spécifique. Mais ne vous attendez pas à un exploit surhumain ; nous ne sommes pas allés sur la lune. Il ne faut pas exagérer.
En attendant, je publie une des photos (un peu en contre-jour) prises la veille de notre départ à l'occasion d'une balade incontournable sur la célèbre allée des baobabs (à 18 km de Morondava). Je n'y étais jamais allé, alors comme je ne veux pas mourir idiot...
Ne vous fiez pas à la photo car pour assister au coucher de soleil, les touristes sont légion. Il y en a partout. C'est la raison pour laquelle je suis arrivé deux heures en avance. S'ils le pouvaient on en trouverait tout en haut des baobabs. Ils arrivent en 4X4 et se plantent en plein milieu de l'allée pour se prendre en selfies. J'ai passé plus de temps à essayer des les virer des mes cadres qu'à photographier. Dès je j'avais une scène intéressante avec des autochtones, il y avait toujours un blaireau de touriste qui rentrait dans le champ de prise de vue en faisant le pitre dans l'espoir de faire le buzz sur face book ou autres réseaux sociaux. Bref, ça a été une vraie partie de cache-cache.
Changement de bord
| |
|
|
|
Monrondava (Madagascar) - Changement de décor et de météo entre Antsirabé et Monrondava. On passe du climat montagneux des Hautes-Terres, plutôt froid, à un climat tropical.
Hier soir je suis allé me balader sur la plage pour assister au coucher de soleil. Sans envisager de faire de photos car un coucher de soleil, c'est toujours la même chose. Sans grand intérêt si on n'a pas un premier plan digne de ce nom pouvant apporter un minimum d'originalité.
J'étais en avance sur la plage de sable fin, quand j'ai aperçu des mâts de voiliers se dresser derrière les dunes. Je suis allé voir. Grand bien m'en a pris car il y avait deux boutres. Le boutre est un grand bateau en bois propulsé à la voile -parfois équipé d'un moteur- spécialisé dans le transport des marchandises. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, les équipages des narives étaient là. Ils chargeaient à bord des morceaux de bois et des planches qu'ils avaient récupérés sur des épaves gisant plus loin sur la plage.
Les marins étaient ravis que je les prenne en photo en plein travail. Celui qui est sur la photo dans une position acrobatique pour passer d'un bord à l'autre, n'a pas arrêté de faire le clown pendant l'heure passée en leur compagnie. En tout cas, en jouant les funambules ils m'offre une photo moins convenue qu'un banal coucher de soleil, même si j'ai volontairement évité que l'on voit le cercle solaire.
Enfants du bidonville d'Antsirabe
| |
|
|
|
Antsirabe( Madagascar) - Enfants du petit bidonville proche du centre-ville. Il y a deux ans, les cabanes en bois, tôles, bâches et carton avaient été rasée à 90% afin de laisser une place boueuse pour les taxis de brousse de courte distances. Quand j'y suis retourné hier soir, les taxis de brousse avaient trouvé un autre lieu pour charger et déposer leurs passagers. Les pauvres reprennent possession des lieux. Jusqu'à la prochaine expulsion.
Ces enfants vivent dans l'une des dernières cabanes qui n'avaient pas été rasées. Avec leurs parents, ils s'improvisent gargotiers pour les quelques voyageurs des rares taxis de brousse qui passent encore par là.
Le paradis des buffles
| |
|
|
|
Varanasi (Inde) - Les buffles aiment l'eau. A Varanasi, ils sont à la fête grâce à la présence du Gange où ils peuvent venir s'ébattre et se rafraichir à loisir. Au-delà des bovins, les humains considèrent la présence du fleuve comme une bénédiction. On comprend pourquoi il est sacré pour les hindous et même pour les autres religions. En Inde, toutes les religions ont la faculté de s'approprier les lieux saints des autres.
Au-delà d'un simple fleuve, le Gange est un lieu de vie. On y vient quotidiennement pour faire sa toilette (et ses besoins), laver son linge, nager, pêcher, répandre les cendres des défunts, déverser les égouts de la ville et prier, bien entendu. Un "tout en un".
Chouette, des biscuits !
| |
|
|
|
Varanasi (Inde) - Une image qui n'a aucune valeur photographique. En revanche elle a un intérêt documentaire si on travaille sur une série sur les chiens de rue. Cela dit, je n'ai jamais fait le moindre reportage structuré sur ce sujet. Toutes mes photos d'animaux que je présente ici ne sont que des instantanés pris au hasard de mes balades ou de mes voyages.
Cette photo a été prise dans l'une des rues étroites qui longe le Gange à Varanasi. Je m'étais assis sur l'une des marches en pierre pratiquement en face de ces deux chiens qui dormaient. J'ai sorti un paquet de biscuits quand l'un des chien a été réveillé par le bruit du papier froissé. Il a dressé la tête et m'a regardé avec instance. Son regard semblait me dire : "Donne moi un biscuit s'il te plaît..." Quand c'est demandé si gentiment... Je lui ai donné tous les biscuits qui me restaient. Moi, je pourrais toujours en racheter. Pas lui. Il les a tous bouffés sans réveiller sa copine. Quand on manque de tout, il est difficile d'être solidaire.
Piscine municipale
| |
|
|
|
Udaipur (Inde) - En Inde, on se contente de peu. Ces buffles s'ébattent joyeusement dans une mare sans se préoccuper de l'environnement.
Que les riverains utilisent ce plan d'eau comme décharge ne gâche aucunement leur bonheur d'avoir un lieu pour se rafraichir.
Qu'on annonce en occident la fin de "l'abondance" ne changera rien au quotidien de ces buffles, ni à celui de la plupart des Indiens. On ne peut pas leur retirer quoi que ce soit, ils n'ont rien !
- A voir en plein format
Les vaches à la plage
| |
|
|
|
Rameswaram (Inde) - Quand on sait la place que tiennent les vaches chez les hindouistes, on comprend aisément qu'elles soient autorisées sur les plages.
Pays officiellement laïc, la religion n’en est pas moins omniprésente. Pour les hindous (+ 80% de la population) la vache est vénérée au même titre qu’une divinité, même si elle n’en a pas le statut. Dans la mythologie, Shiva et Krishna, les deux divinités les plus puissantes et les plus vénérées, sont toujours représentées accompagnées de vaches. Krishna, confié par ses parents à un couple de vachers aurait passé sa jeunesse entouré de bovins.
Quand sur une plage on s'allonge sur le sable chaud après un bon bain de mer, et que l'odeur qui se dégage n'est pas celle de l'iode, on peut être certain qu'on s'est étendu sur une bouse de vache. On dit que c'est un don du ciel. Jurer serait une offense faite aux dieux.
Comme en Inde rien ne se perd, mais tout se récupère ; les bouses de vaches ne font pas exception à cette règle. Séchées au soleil, elles servent de combustible. On les utilise aussi pour enduire les murs des maisons. Ne me demandez pas pourquoi, je n'ai jamais réussi a avoir une réponse pleinement satisfaisante. Certains disent que c'est pour éloigner les moustiques... Je ne sais pas si je peux être assimilé à un moustique, mais moi cette odeur, quand elle est fraîche, à tendance à m'éloigner vite fait !
Boules de tendresse dans un monde de brutes
| |
|
|
|
Agra (Inde) - Des petites boules de poils comme sur la photo, on en croise quotidiennement en Inde. Adultes, ces chiots iront grossir les meutes de chiens errants. Le Hindous, s'ils ne s'occupent pas vraiment des chiens, répugnent en revanche à les euthanasier au nom de leurs croyances.
J'ai cependant noté depuis quelques années (comme un partout en Asie) un changement de comportements des Indiens vis à vis des chiens. La classe moyenne-supérieure adopte de plus en plus de chiens de compagnie pour faire comme les stars du cinéma indiens. Le problème c'est qu'il s'agit essentiellement de chiens de races très chers importés de l'étranger. Alors que ces chiots ne demanderaient rien de plus que d'être adoptés par une famille pour être nourris à défaut d'être dorlotés. Bon, je le sais je vois ça avec les yeux d'Occidental. Dans certaines castes on n'a déjà pas de quoi nourrir ses enfants, comment pourrait-on leur donner des leçons ?!
Le chiot se fait du gras
| |
|
|
|
New-Delhi (Inde) - Je photographiais ce chiot des rues alors qu'il était couché à l'ombre, près des cages de la boucherie. Le jeune boucher pas très occupé à cette heure de la journée m'a dit d'attendre et est allé chercher quelques bouts de gras pour que je le photographie entrain de nourrir le petit chien. Il l'a certes fait pour la photo, mais comme le petit chien ne semblait pas sous-alimenté, je crois qu'il le nourrissait de temps en temps. C'est aussi probablement la raison pour laquelle le chiot avait élu domicile devant cette boucherie.
Côté technique, j'avais placé cette photos dans l'ultime dossier de mes archives. Mes photos sont archivées par catégories qualitatives. Après cette ultime catégorie, c'est la poubelle. La raison ? Le chien pour une raison que je ne m'explique toujours pas est flou. Pourtant il était immobile et la vitesse au 1/80è de seconde était suffisante pour obtenir une photo nette. Mais j'ai toujours du mal à me débarrasser définitivement d'une photo sur laquelle se trouve un chien.
Il faut parfois se secouer les puces
| |
|
|
|
Varanasi (Inde) - Ce chien errant est libre. Il n'a pas de maître, mais comme la plupart de ses congénères qui vivent sur les rives du fleuve sacré à Varanasi, il se porte plutôt bien. Personne ne le nourrit, mais il trouve de quoi manger en récupérant les déchets des poissons abandonnés par les pêcheurs. Parfois, il s'offre un os humain, quand les bûchers des crémations se sont refroidis et que les corps ne sont pas complètement consumés.
Lors de de mon dernier passage à Varanasi en 2018, j'ai assisté les à une scène étonnante : un chien s'échappant avec un morceau de crâne humain dans la gueule. J'étais trop loin pour faire la photo, mais je crois que si cela avait été techniquement possible, je me serais abstenu. Je peux faire toutes sortes de photos, mais dans ce cas particulier, il faut avoir un minimum de respect. Tous les touristes que j'ai pu croiser n'ont pas ce genre de pudeur.
La chèvre à la courte chaîne
| |
|
|
|
Gujarat (Inde) - Cette pauvre chèvre n'ira pas bien loin. Au sens propre comme au figuré. D'une part parce que la chaîne qui l'entrave est particulièrement courte et parce qu'elle est destinée à servir prochainement de repas pour ses propriétaires. A l'heure ou j'écris ces quelques mots, il y a bien longtemps qu'elle a été digérée. Si ses propriétaire ne se souviennent plus l'avoir mangée, moi je ne l'ai pas oubliée cette pauvre chèvre qui a eu la gentillesse de m'offrir un photo colorée. Cette photo lui rend un hommage bien mérité, comme à tous les animaux de boucherie.
La femme aux chèvres
| |
|
|
|
Udaipur (Inde) - Sur un marché d'Udaipur dans l'Etat du Rajasthan. Depuis trois jours, je passais tous les matins à la même heure dans ce quartier où se tenait un marché quotidien. J'ai vite remarqué cette femme qui attirait les chèvres pour les nourrir de quelques poignées d'herbes. Le reste du temps, les caprins erraient librement sur le marché local à la recherche de fruits et légumes à chaparder.
For a Guest account such as this, the number of content displayed is limited to a maximum of 100.

















