Jean-luc Drouin's photos
Pêcheurs en eau saumâtre
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Manakara (Madagascar) - Dans les régions fluviales et maritimes de la Grande-ïle, la pirogue est un moyen de transport adapté pour aller à la rencontre des populations locales. Plus pratique et plus écologique qu’une voiture, la pirogue permet d’accéder à des endroits où un véhicule ne peut aller. Et à Madagascar, de nombreuses familles de pêcheurs résident au bord de l’eau. Des habitations inaccessibles par la route.
Je me suis longtemps passé des services de guides locaux, estimant qu’avec un peu de documentation sur les lieux que je souhaitais visiter, et d’informations pratiques recueillies auprès de la population, je pouvais me débrouiller seul. Mais il m’arrive de faire exception à cette règle.
En Inde par exemple, si vous prenez un guide, il vous emmènera immanquablement dans des magasins où il touche une commission. Cette pratique existe aussi à Madagascar, dans les villes, mais elle est moins développée. Alors quand j’ai besoin d’être accompagné pour accéder à des endroits reculés, je recrute un guide non-officiel. Comme pour cette balade sur la lagune de Manakara. J’ai demandé à un pêcheur, moyennant finance, qu’il me trouve une pirogue pour aller photographier les villages isolés des pêcheurs de la lagune. Il m’a bien facilité les choses car ce guide-pêcheur improvisé connaissait toutes les personnes croisées.
Sur la piste des baobabs
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Morondava (Madagascar) - J’ai déjà publié dans cette galerie une photo de la fameuse allée des baobabs.
Pour celle-ci, je suis sur la piste qui mène au célèbre site classé « zone protégée ». L’allée regroupe de part et d’autre de la route, une quinzaine d’arbres de 30 mètres de hauteur et 5 mètres de large. Mais toute la région en accueille près de trois cents, comme sur cette photo prise sur la toute qui mène au site classé.
Pour faire cette image, j’ai demandé au chauffeur de taxi de s’arrêter. Je suis descendu et j’ai attendu un vélo-pousse, un taxi de brousse ou une charrette tirée par des zébus. Je ne savais pas ce qui allait me servir de premier plan pour ce majestueux baobab, mais je savais que je n’allais pas attendre bien longtemps car j’avais vu que la piste était très fréquentée par les populations vivant dans le secteur. J’ai eu de la chance car c’est cette charrette qui est arrivée en premier. C’est tout de même mieux qu’un taxi de brousse brinquebalant.
Habitat traditionnel malgache dans les Hautes-Terr…
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Ambositra (Madagascar) - L’architecture traditionnelle malgache de la région de Hautes-Terres est symbolisée par un habitat en terre crue. Ce type de construction est cependant assez récent car il remonte aux années 1920. Auparavant, les malgaches vivaient dans des maisons en bois. Mais la déforestation qui commençait déjà à l’époque, à obligé les habitants à se tourner vers un autre matériau : la terre. Elle présente l’avantage d’être un excellent isolant et disponible en abondance.
Les charpentes et planchers sont toujours en bois. Quant à la toiture, elle est souvent recouverte de paille, même si la tôle ondulée ou les tuiles font leur apparition depuis plusieurs décennies.
Les maisons les plus récentes sont construites en briques et tuiles de terre cuite, comme sur cette photo. Les murs sont enduits de terre et de boue pour leur conserver un aspect traditionnel.
Si les populations rurales restent fidèles à ces matériaux naturels, pour des questions de coûts, dans les villes, le béton est déjà partout.
Marins Vézos
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Morondava (Madagascar) - Ces marins appartiennent à l’ethnie des Vézos. Ils sont encore appelés les « Nomades des mers » car ce peuple qui autrefois occupait toute la côte Ouest de Madagascar, vivait essentiellement de la pêche, partant pour de longues périodes, loin de leurs villages. Leurs pirogues à voiles étant étroites, ils bivouaquaient dans les dunes.
Aujourd’hui, si les Vézos sont toujours pêcheurs, certains se sont diversifiés en devenant marins sur des boutres, ces gros voiliers en bois qui pratiquent le cabotage pour le transport de marchandises du Nord au Sud de la côte Ouest de la Grande île.
Quand je retournerai à Madagascar, je pense encaquer quelques jours sur un tel bateau pour compléter et finaliser mon reportage sur les boutres.
Ce bateau vous l'avez déjà vu dans cette galerie, mais sous un autre angle. Si vous le retrouvez vous avez gagné. Quoi ? Rien !
Taxis de brousse
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Antsirabe (Madagascar) - Le taxi de brousse est le transport en commun le plus populaire à Madagascar. Pas cher (même pour les malgaches), pas confortables et absolument approximatif sur les horaires, c'est mon transport préféré. Rien de mieux qu'un bon vieux taxi de brousse pour être au plus près de la population, d'autant que dans les mini-bus "Jumper" et autres Combi-WW, les rangées de quatre sièges qui accueillent... Cinq passagers. Si vous ne voulez pas être écrasé par vos voisins de voyage, il est recommandé d'acheter 2 places (3 si vous êtes deux).
Pour rejoindre Mankara au départ de Fianarantsoa (250 km) on vous annonce la main sur le coeur un temps de trajet de l'ordre de 6 heures. Nous avons mis plus de onze heures. Et encore à 25 km de l'arrivée un pneu a éclaté. Le chauffeur n'est pas parvenu à démonter la roue faute d'outils adaptés. Au bout d'une heure, j'ai arrêté un autre véhicule pour terminer mon voyage. Mais le pneu n'a qu'une petite part de responsabilité dans ce "retard" sur l'horaire "officiel". Le chauffeur était le plus lent jamais rencontré. Excédé, j'ai plusieurs fois été tenté de prendre le volant, tellement il conduisait mal.
Les véhicules 404 bâchés comme celui qui est sur la photo ne font plus les longues distances. Ils sont affectés aux petits trajets de l'orde de 50 km. Je n'ai pas encore testé.
Petit-déjeuner
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Antsirabe (Madagascar) - Ces sympathiques enfants sont frère et soeur. Il est à peine 6h30 et ils prennent leur petit-déjeuner dehors, chez un gargotier.
Ensuite ils se rendront à l'école située à 15 minutes à pied. Mais ces écoliers sont les enfants d'un couple de commerçants et ils ont donc les moyens d'aller à l'école en pousse-pousse. Ce qui n'est pas le cas de tous leurs petits camarades.
Eau courante... A l'extérieur !
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Ambositra (Madagascar) - Pour obtenir ce genre de scène de la vie quotidienne - à Madagascar, comme ailleurs-, il faut être matinal. J'ai pris cette photo alors qu'il n'était pas encore 6h30. Il faut aussi s'aventurer dans les quartiers ruraux qui sont un peu à l'écart des centres-villes.
Je connais bien ce quartier non loin de la "tuerie municipale", nom donné à l'abattoir où chaque matin des dizaines de porcs et de zébus sont égorgés. Ce jour là, je n'avais pas envie de respirer l'odeur du sang et de la mort. Je m'y étais déjà rendu à deux reprises pour faire des photos lors de mes précédents passages dans cette région en 2016 et 2020. Non, ce jour là, j'avais envie de m'imprégner de la vie routinière des habitants.
Cette femme et sa fille sont chargées de remplir les bidons de 20 litres d'eau pour les habitants du quartier. Chaque semaine, une famille est préposée à cette tâche ingrate, mais nécessaire. L'eau est destinée à la cuisine et à la toilette. Une fois remplis, les bidons seront récupérés et transportés par leurs propriétaires.
Boutres en attente de chargement
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Belo-sur-Mer (Madagascar) - Malgré les 8 kilomètres par la route pour rejoindre les salines, il m'a fallu deux heures de navigation en pirogue. Je devais y aller sur une charrette à zébus réservée la veille au soir, mais les zébus m'ont posé un lapin.
Dès que la pirogue a accosté au détour d'un dune je suis tombé sur cette scène. Des hommes chargeaient des sacs de sel sur les boutres. Bien entendu nous sommes à marée basse. Le chargement doit se faire vite car dès que la marée sera haute les boutres rejoindront la haute mer.
Après avoir pris quelques photos, j'ai pris mon courage à deux mains pour rejoindre les salines à pied. Elle se trouvent à une heure de marche sous un soleil de plomb. Heureusement au retour, j'ai pu embarquer sur le tracteur à droite sur la photo qui fait la navette entre les navires et les salines où il charge la production de sel.
L'ethnie Vezo
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Morondava (Madagascar) - Les pêcheurs sont revenus de leur sortie en mer. Nous sommes à Morondava sur la presqu’île de Betania où est implanté un village de pêcheurs de l'ethnie Vezo. Une ethnie de marins dont les communautés sont réparties sur toute la côte du Sud-Ouest de Madagascar.
Cette femme vient d'acheter quelques poissons, alors que les pêcheurs et leurs familles n'ont pas encore fini de retirer leurs prises des filets.
Taxi jaune citron
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Talatamaty (Madagascar) - Cette 2 CV au jaune éclatant est un taxi. Dans tout le pays, on trouve encore de nombreuses voitures de marques françaises (2 CV, 4 L, Renault 9, 404 Peugeot etc.) reconverties en taxis. Leur mécanique rudimentaire permet à n'importe qui -ou presque- d'effectuer des réparations et leur faible consommation limite les dépenses en carburant pour les chauffeurs qui ne sont pas bien argentés.
J'ai un loué pour une demi journée une Renault 4-taxi. Le chauffeurs s'est arrêté deux fois à la pompe. La première fois il a mis deux litres dans le réservoir. Un litre au retour. On a dû faire une vingtaine de kilomètres en tout pour aller et revenir de la capitale, mais je me demandais si nous n'allions pas tomber en panne sèche à tout moment.
En revenant d'Antsirabe, à la descente du taxi de brousse à Antananarivo, j'ai accepté la proposition d'un chauffeur de taxi qui me proposait ses services pour m'emmener à Talamaty, sur la route de l'aéroport international. Il avait une Renault 9 qui en Europe aurait été refusée par un ferrailleur. Pour mettre mon sac à dos dans le coffre, il a tout simplement retiré le capot arrière pour le poser au sol, avant de le reposer sur le sac. Quand je suis monté dans le véhicule, les sièges étaient pourris. Et quand il a démarré, j'ai cru en raison des bruits inquiétant, que le véhicule allait s'écrouler dès la première vitesse enclenchée. Il devait rouler à 10 km/h, mais nous sommes arrivés à bon port. Ça tient du miracle.
Scène de rue colorée à Manakara
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Manakara (Madagascar) - Cette photo au cadrage atypique en raison du cyclo-pousse amputé partiellement par une composition osée, je croyais l'avoir déjà publiée. Mais non, je ne la retrouve pas dans ma galerie.
Bref, pour la petite histoire, j'étais passé à plusieurs reprises devant cette palissade qui encadre une école privée. Bien entendu les couleurs vives n'avaient pas manqué d'attirer mon attention. Mais à chaque fois j'étais en pousse-pousse et la lumière n'était pas idéale. J'ai donc décidé de revenir à pied plus tard en espérant obtenir une image intéressante. Je me suis posté sur le trottoir d'en face. Il a fallu jongler avec la circulation avant d'obtenir cette photo qui vaut, il est vrai, essentiellement par ses couleurs. En faire un tirage N&B aurait été une hérésie.
La pêche est finie pour aujourd'hui
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Manakara (Madagascar) - Les pêcheurs sont de retour. Ici, ils pêchent essentiellement la nuit en partant vers 2 heures du matin pour poser leurs filets au large. Retour vers 9 ou 10 h. Il faut rentrer assez tôt pour que le poisson frais soit sur le marché de Manakara en début d'après-midi au plus tard. Le village des pêcheurs qui est derrière la dune est à une une dizaine de kilomètres de la ville par le canal. Les pêcheurs s'y rendent en pirogue.
Cette plage je m'y rends pour la troisième fois. J'aime voir ces professionnels de la mer revenir de leurs marées dans leurs petites pirogues ballottées par les vagues.
Pour en savoir plus, suivez ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/49735842/in/album/1263092
La mère et l'enfant
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Manakara (Madagascar) - Le titre de cet instantané n'est pas bon. Aujourd'hui, je ne suis pas inspiré. Il faut dire que le 1er novembre est un mauvais anniversaire pour moi. Et ça fait 21 ans aujourd'hui qu'il revient tous les ans. C'est le propre d'un anniversaire me direz vous...
Revenons à la photographie. Si les photos publiées depuis mon retour ont été prises sur la côte Ouest de la Grande île, celle-ci a été réalisée un peu plus tard plus tard à Manakara, sur la côte du Sud-Est.
Manakara est une ville que je connais bien. En quatre voyages depuis 2016, c'est la troisième fois que j'y séjourne. Autant dire que j'apprécie cette petite ville côtière.
Cette femme et son fils sont la soeur et le neveu du guide dont je me suis assuré les services pour accéder à certains endroits que je ne connaissais pas encore.
Là, je suis dans un village de pêcheurs qui donne sur la lagune. Il est dans la très proche la périphérie de Manakara. On peut même dire que c'est un quartier de la ville.
Ce village, c'est celui de mon guide. C'est là qu'il est né et où réside toute sa famille depuis plusieurs générations. Il devait me trouver sympathique car il m'a proposé de venir chez lui et m'a présenté à toute sa famille. Si j'ai bien compris, je suis le premier étranger à bénéficier Dun tel honore. J'ai pris cette photo à la sauvette juste avant d'accéder à sa modeste demeure.
Les cyclopousses attendent le client
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Morondava (Madagascar) - Une photo prise en fin de journée, alors que le soleil est encore violent. Une lumière rasante très difficile à restituer car en post-traitement on passe sans transition d’une photo fade à une image trop contrastée. Difficile, pour ne pas dire impossible de trouver le bon équilibre. Une version N&B serait plus acceptable. Mais Madagascar est le pays de la couleur, alors je me risque à la publier sans recourir à la solution de facilité en la transformant en monochrome.
Pour le contexte, ces cyclopousses attendent d’éventuels clients qui, un peu plus loin, viennent de traverser la lagune en taxi-pirogue. Ils reviennent du village de pêcheurs qui se trouve sur la presqu’île où ils sont allés s’approvisionner en poissons frais.
Moi, j’étais passé un instant plus tôt à côté de ces moyens de transport écologiques sans leur porter attention. On en croise plusieurs centaines par jour et à la fin, on ne les voit même plus. C’est en me retournant que cette scène m’est apparue. Je me suis dit que malgré la lumière difficile, je pourrais éventuellement obtenir une photo intéressante.
L'enfant et la poule
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Belo-sur-Mer (Madagascar) - Photo réalisée à Belo-sur-Mer, un gros village de pêcheurs et de charpentiers de marine, située à 80 km au sud de Morondava. A la saison des pluies, la piste est impraticable et à la saison sèche, il faut plus de 5 heures en taxi de brousse, parfois le double, pour rejoindre le village.
Une autre solution, consiste à prendre un bateau à moteur (aussi cher qu’un 4X4) ou recourir aux services d’une pirogue à voile. Quel que soit le moyen de transport, mieux vaut être en excellente condition physique.
Cet enfant et sa poule, je les ai croisés tôt le matin alors que le soleil dardait ses premiers rayons.
Il était statique dans la rue principale, dont le revêtement n'est fait que du sable.
Je ne sais pas si cette poule était son animal de compagnie ou si elle était promise à la casserole ? Je ne voulais pas spécialement faire un portrait (j’en ai fait très peu lors de ce voyage), mais avec cette volaille dans les bras, je ne pouvais pas passer à côté d’une telle scène. Je me suis placé de sorte à conserver son ombre portée sur la palissade en bois. Ça a dû l’amuser de me voir chercher mon angle, sans quitter l’oeil de mon viseur car il s’est mis à sourire de -presque- toutes ses dents.
- Vous pouvez voir d'autres photos en suivant ce lien : www.flickr.com/photos/156294418@N02
A l'abordage
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Monrondava (Madagascar) - Je viens de faire plusieurs heures de pirogue dans la mangrove. Nous arrivons au terme de cette balade matinale. Nous nous apprêtons à accoster quand, sans crier gare, ces enfants ont déboulé de nulle part pour tenter de monter sur le balancier de l'embarcation. Ils n'ont même pas porté attention à ma présence, ni à mon appareil photo comme le font généralement les enfants malgaches. J'ai juste eu le temps de prendre une photo et ils étaient déjà repartis à l'abordage d'une autre pirogue.
Scène de pêche à pied
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Morondava (Madagascar) - Pêche à pied dans l’embouche de la mangrove de Morondava. Cette pêche se pratique uniquement à marée basse. Les femmes, le plus souvent, utilisent cette technique de pêche en avançant dans l’eau tout en tirant un large filet où viendront se prendre de petits poissons. Les bassines en plastique serviront à stocker les prises.
Cette photo a été réalisée alors que j’étais confortablement installé sur le restaurant sur pilotis de mon hôtel. Je me donne souvent du mal pour aller chercher certaines photos, mais quand elles me sont servies sur un plateau, pourquoi s'en priver ?
Chat de gouttière malgache
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Talatamaty (Madagascar) - "... Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil", chantait Charles Aznavour. Il est vrai que les couleurs scintillantes sous les rayons du soleil, comme sur la photo d'hier ( www.ipernity.com/doc/1922040/51639918 ), ne donnent pas la mesure du dénuement dans lequel vit une grande majorité de malgaches.
Cette photo sans être pour autant misérabiliste donne une dimension plus proche de la réalité. Il ne s'agit pas d'une décharge sauvage. Ce chat est perché sur le "toit" d'une cabane d'un mini-bidonville où résident plusieurs familles d'ouvriers agricoles. Venues des villages de brousse dans la région de Tananarive pour travailler dans les rizières (à l'arrière plan) ces familles resteront plusieurs mois avant de retourner dans leurs villages, souvent à plusieurs centaines de kilomètres. En attendant, ils se contentent du minimum.
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