Jean-luc Drouin's photos
Contre-jour entre chiens et loups
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Kampot (Cambodge) - Encore une photo qui aurait pu terminer aux oubliettes. Le cadre est pourtant tel que je l'avais en tête lorsque j'ai pris la photo.
De retour à l'hôtel deux heures plus tard, je n'était plus satisfait de ce bâtiment coupé. Il faut dire que j'étais à ce moment, plus intéressé par ma série sur les ouvriers en action dans les salines.
Pourtant, je l'ai voulu tel qu'elle est car car je voulais l'homme au centre de l'image et qu'une partie des salines soit visible L'homme qui téléphone est le propriétaire de la saline.
Avoir un gros bâtiment bien présent même amputé, sur la gauche rééquilibrait l'espace "vide" des salines sur la droite ; même si les bandes de terre qui délimitent les parcelles d'eau, participent elles aussi à la composition. Quant aux couleurs du ciel, ce sont d'authentiques couleurs d'Asie.
Hier, lorsque je suis retombé sur cette image je me suis dit que finalement, elle avait sa cohérence et que j'avais bien analysé la scène au moment de la prise de vue. Après on aime ou pas. A chacun de se faire son idée.
La photo a été prise alors que je venais de terminer la série dont est issue le cliché publié hier. Je rejoignais mon scooter garé juste derrière l'entrepôt en bois, où le sel est entreposé et mis en sacs avant d'être expédié par camion, puisqu'une piste carrossable passe à gauche du bâtiment.
Il ne fallait pas que je traine car la lumière déclinait rapidement et j'avais repéré un endroit à quelques kilomètres où j'avais des chances de capter un coucher de soleil.
Manque de chance, lorsque je suis arrivé sur place, ce qu'il restait du soleil était caché par un énorme nuage et l’horizon était sous une pluie de mousson. Il a fallu que je revienne le lendemain. Un peu plus tôt.
Vous pouvez le voir ce coucher de soleil, avec le commentaire qui l'accompagne, en suivant ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/48579062/in/album/1229956
Le tirage de ce coucher de soleil est loin d'être parfait. Il a été fait avec un logiciel basique. Mais son intérêt réside dans le fait qu'il a été réalisé et publié alors que j'étais au Cambodge. Une photo toute fraiche à l'époque.
Fin de journée sur les salines de Kampot
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Kampot (Cambodge) - J'étais au Cambodge en avril-mai 2019. Depuis, j'ai présenté ici deux séries de photos issues de ce voyage. Mais à mon retour, il fallait que je travaille à la réalisation du livre sur Action Bénarès. Comme j'étais allé au Cambodge, juste pour le plaisir de voyager, sans projet particulier, je n'ai vraiment pu reprendre mes archives à tête reposée que pendant le confinement.
Je croyais avoir présenté les meilleures photos du Cambodge, mais il y en a d'autres qui méritent d'être montrées. D'autant qu'à l'époque, je n'avais pas les outils de post-traitement dont je dispose aujourd'hui. Je peux désormais traiter mes photos avec plus de finesse.
C'est le cas pour cette série, dont j'ai déjà présenté deux photos sur ce site (voir le lien à la fin du commentaire).
De toute façon, il ne faut pas en montrer trop à la fois, sous peine de provoquer l'overdose. J'ai constaté que sur Ipenity, si vous mettez plus de 3 images à la fois, elles ne seront pas vues.
Il s'est maintenant passé assez de temps pour que je revienne sur ce pays, sans trop risquer de susciter un sentiment de déjà vu.
En revanche, si vois souhaitez en savoir plus sur ces salines et les conditions de prise de vues, je vous conseille d'aller sur ces deux liens et vous saurez tout. Ça m'évitera de me répéter.
En cliquant sur la touche Z vous verrez la photo en grand format.
www.ipernity.com/doc/1922040/49311258
www.ipernity.com/doc/1922040/48576718/in/album/1229956
Patibulaires... mais presque !
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Madagascar - Sous des airs parfois un peu rudes, les malgaches gagnent à être connus. Pas toujours engageants au premier abord, si vous prenez la peine d'aller vers eux et d'engager la conversation, vous pouvez vous faire facilement des copains.
Cet air fermé est celui des gens qui n'ont pas une vie facile et qui n'attendent rien d'elle, ni de personne. J'en ai croisé beaucoup comme eux dans toutes les parties du monde. On n'aimerait pas les croiser dans une rue déserte et sombre. Et pourtant...
J'ai pris cette photo sans viser, le boitier sur la poitrine car je voulais garder leur expression patibulaire.
Lorsqu'ils m'ont dépassé sans me prêter attention, je les ai rattrapés pour leur montrer la photo.
L'air sombre affiché sur la photo a fait place à des sourires radieux. Bon, j'en ai été de quatre cigarettes et deux bières.
Madagascar c'est comme partout ; quand on paie une tournée on se fait vite des potes.
Cette photo met fin a la série sur le train Fianarantsoa-Manakara.
- N'oubliez pas d'aller voir la seconde photo du jour en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50187674
La petite vendeuse d'oranges
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Madagascar - Photo prise de la fenêtre de la voiture, alors que le train commençait à rouler pour poursuivre son voyage. La petite fille au chapeau avait vendu toutes se oranges. Enfin, elle n'en avait que 6 à vendre. Je les ai toutes achetées. Pour lui faire plaisir, mais aussi parce que j'aime bien les oranges et qu'il faisait chaud ce jour là.
Mais juste avant de remonter dans le train, je lui ai redonné une orange. Pourquoi ai-je fait ça ? Je n'en sais rien. Peut-être pour qu'elle la revende ? Elle non plus n'a pas compris.
A peine arrivé à ma place, j'ai fait cette photo en me penchant par la fenêtre. Juste après avoir déclenché elle a m'a vu et m'a gratifié d'un joli sourire. Trop tard pour une seconde photo ! Déjà que le cadre de celle-ci est légèrement décalé en raison du mouvement du train.
Deux "conducteurs de zébus" prennent le train
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Madagascar - Après avoir pris cette photo dans l'une de 17 gares desservies par le train Fianarantsoa-Manakara, j'ai pu discuter avec ces deux hommes. Ce sont des conducteurs de zébus (aussi appelés vachers) qui vendent leurs services à des propriétaires.
Ils vont prendre le train pour se rendre à Manakara où ils prendront en charge une trentaine de têtes de bovins pour les conduire à leur nouveau propriétaire, à pied, par la route et à travers les steppes.
Un voyage de trois-cents kilomètres qui doit leur prendre environ six ou sept jours, armé d'un bâton et d'un sac à dos fabrication-maison qui contient une couverture car en montagne, les nuits sont parfois fraiches. Côté vestimentaire, visiblement, ils ne cherchaient pas à passer inaperçus.
Je ne suis cependant pas parvenu à savoir quel était leur salaire pour une telle "mission". Les deux hommes parlaient essentiellement un dialecte malgache et quelques mots de français. Je ne pense pas qu'ils m'aient pris pour un inspecteur du travail pour ne pas me donner cette information. Le code du travail malgache étant un concept un peu flou ici.
En tout cas j'ai compris l'essentiel de ce que je voulais savoir.
Wagon secret
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Madagascar - J'ai mis du temps à découvrir -par hasard- ce compartiment secret inséré dans le convoi ferroviaire qui relie les Hautes-Terres à la côte Est de Madagascar.
A chaque arrêt en gare, il y avait un homme qui ne s'éloignait jamais de son wagon. Quand le train repartait, il était rejoint par un militaire armé d'une Kalachnikov. Personne d'autre ne montait avec eux.
Je savais que le train disposait d'une protection armée car des bandes armées sévissent à Madagascar. Des brigands qui s'en prennent généralement aux troupeaux de zébus ou à certains bus qui circulent dans les grandes zones désertiques du sud de l'île. Une réalité que les journaux locaux relatent régulièrement.
Il semblerait qu'autrefois, des brigands de grands chemins poussés par la misère, auraient tenté de s'en prendre au moins une fois au train. Une information à prendre au conditionnel car je n'ai pas pu recouper cette information. Surtout pas auprès des autorités officielles qui se contentent de nier pour ne pas effrayer les étrangers.
Toujours est-il qu'en voyant ce militaire accompagner le convoi, je commençais à penser que cette rumeur était peut-être fondée. Finalement, en offrant une bière à cet homme qui hésite à sortir du wagon, j'ai appris qu'il était affecté au wagon postal. Un wagon en acier qui transporte du courrier et probablement de l'argent qui, à lui seul, mérite une protection rapprochée (voir PIP).
Sur le PIP ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50180190
vous verrez une photo sans grand intérêt photographique, mais qui illustre mon propos.
Train sous protection
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Madagascar - Ce militaire armé fait les cent pas le long du train. Il assure plus ou moins la sécurité du train. Mais en cas d'attaque d'une bande armée, je ne sais pas si sa puissance de feu serait réellement dissuasive. C'est la raison pour laquelle ce n'est pas la véritable raison de sa présence.
Si le trajet était risqué, je pense qu'une unité entière accompagnerait le convoi, comme j'ai pu le voir dans le sud de l'île où les militaires faisaient la chasse au voleurs de bétail.
La théorie d'une possible attaque du train est d'autant moins crédible que cet unique soldat voyage dans le wagon postal -anonyme-, en compagnie d'un postier. Ce wagon aux portes renforcées transporte le courrier et probablement de l'argent.
Un zébu ? Je n'ai pas ça dans mon wagon !
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Madagascar - Sur la ligne ferroviaire Fianarantsoa-Manakara, on a immédiatement un sentiment d'une grande pagaille. Mais en s'intéressant au fonctionnement du convoi, derrière les apparences, on décèle un semblant d'organisation.
Cet homme par exemple, n'est pas un voyageur, mais le "chef" du wagon. Il est chargé de restituer au bon destinataire, les marchandises transportées.
Souvent, on lui tend un simple bout de papier avec une écriture manuscrite. Il s'en saisit et disparait dans le wagon pour en ressortir quelques secondes ou minutes plus tard avec un paquet ou un gros sac en toile de jute.
Si le colis est plus volumineux (comme une moto par exemple), il fait appel à des manutentionnaires qui attendent sur le quai qu'on les sollicite.
C'est aussi au chef du wagon, que l'on confie les marchandises qui seront acheminées par le train vers l'une de gares suivantes. L'homme semble avoir une bonne mémoire car je ne l'ai pas vu prendre la moindre note écrite tout au long du voyage. Et comme tout est chargé pêle-mêle, sans méthode, il ne doit pas être aisé de retrouver quoi que ce soit...
Ces informations sont issues de ma simple observation. Les arrêts étant suffisamment longs, je ne passe pas tout mon temps à photographier. L'observation est ma principale occupation. Observer pour comprendre se qui se passe et saisir des scènes qui ont un sens avec un contenu informatif.
Ce qui ne m'empêche pas d'aller également chercher des explications plus précises en allant discuter avec le chef de train, un contrôleur ou un passager. Des éléments qui me seront utiles pour la rédaction de mon article.
Si j'avais voulu faire une véritable photo documentaires, j'aurais dû attendre que l'homme remettre le colis à la personne, hors champ, qu'il regarde. Mais des photos didactiques, j'en avais déjà un certains nombre. A ce moment, je cherchais à saisir des regards et des expressions.
Un peu d'air...
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Madagascar - Un portrait en situation qui s'intègre dans la série sur le train Fianarantsoa-Manakara. Contrairement à celle présentée hier, la photo situe parfaitement le sujet dans le reportage.
Pour faire cette photo, il fallait épurer la scène en éliminant les éléments parasites en bas du cadre. Pour parler clairement : les passagers qui allaient et venaient sur le quai.
Pour ce faire, je me suis rapproché du wagon et je suis monté sur une charrette à bras un peu bancale. Seule solution pour éviter les gens au pied du wagon. Pour parfaire la composition, je me suis accroupi et j'ai orienté mon objectif vers le haut pour obtenir un effet de contre-plongée.
Cette photo n'était pas dans ma première sélection en raison des mains coupées - surtout la main gauche du principal sujet. Si je cadrais plus haut pour l'intégrer la photo n'était plus équilibrée. Ces mains coupées ne me posent plus problème aujourd'hui.
Cette image reprend vie pour Ipernity. Et plus je la regarde, plus je trouve qu'elle n'est finalement pas dénuée d'intérêt malgré ses imperfections.
Le regard de l'homme certes y est pour beaucoup, mais la barre en acier verticale et la partie droite du wagon coupe pratiquement l'image en deux, rééquilibrant l'ensemble car le sujet principal ne se trouve pas sur l'un des quatre "points forts". C'est la tête penchée du sujet secondaire qui est sur un point fort.
Une composition peu orthodoxe mais qui, selon moi, fonctionne. L'effet diagonale renforce mon sentiment d'une image honorable.
La petite fille au bout du quai
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Madagascar - Je poursuis cette semaine ma série sur le train Fianarantsoa-Manakara. Mais je vais proposer des photographies moins didactiques sur le train. Ce genre de voyage est l'occasion pour moi de faire de nombreux portraits en plans plus ou mois serrés, parfois déconnectés du sujet principal.
Ces photos sont cependant des compléments permettant de donner du relief au reportage dans le cas d'une mise en page dans un journal ou un magazine.
Cette photo illustre justement mon propos. Je dois avouer que j'ai une affection particulière pour cette image.
Le train allait repartir et la petite fille, chargée de garder son petit frère, avait tenté de récupérer quelques pièces auprès des touristes. Elle "travaillait" avec deux de ses soeurs (hors-champ) qui elles, avaient les mains libres pour faire la quête. Ne pouvant "travailler" correctement en raison de l'enfant dans ses bras, elle s'était mise en retrait avec l'accord de ses soeurs d'infortune.
La nuit tombe sur le train Fianarantsoa-Manakara
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Madagascar - Cette halte du train malgache dans l'une des gares desservies va être la plus longue du voyage. Un "express" qui file à la vitesse de l'escargot.
Cette lenteur contribue cependant au plaisir de circuler dans ce train issu d'une autre époque. Les voyageurs pressés sont priés de prendre un taxi de brousse.
Le soleil ne va pas tarder à disparaître. Sous cette latitude la nuit tombe vite. Très vite. On passe de la lumière aux ténèbres en une demi-heure.
Une fois de plus, en photographiant ces passagers qui montent dans le train, je pense que le départ est imminent. C'est sans compter sur un chargement de plusieurs tonnes de bananes dans les wagons de marchandises. Chargement opéré par des manutentionnaires aux bras musclés. Mais des centaines de caisses ne se chargent pas en un claquement de doigts. L'opération a pris tellement de temps que lorsque le train est enfin parti, je m'étais endormi.
Nous devions parvenir à Manakara vers 18-18h30. Nous arriverons finalement après minuit.
- N'oubliez pas d'aller voir le plan serré en PIP. Il suffit de placer la flèche de la souris sur l'image et de cliquer dans le cadre qui apparaît, ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50167608
Un voyage en famille
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Madagascar - Pour la légende, reportez-vous sur le lien suivant : www.ipernity.com/doc/1922040/50167614
Les enfants du wagon
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Madagascar - Pas grand chose à dire sur cette photo, si ce n'est qu'elle a été prise en milieu de journée dans l'une des 17 gares desservies par le train.
Après avoir arpenté le quai pendant une demi-heure, je suis remonté dans mon compartiment, pensant que le train n'allait plus tarder à repartir. Je me trompais.
La vitre était ouverte et lorsque la jeune fille a vu que je braquais mon appareil, elle a immédiatement pris la pose avec un regard amusé, fixant mon objectif.
Le wagon se trouvait sur la seule voie de garage que j'ai vu pendant le voyage. Cinquante mètres de voie où quelques wagons étaient stationnés.
Selon les information recueillies plus tard, ces wagons étaient en attente de chargement de sacs de maïs. Ils seront accrochés au train, lorsqu'il reviendra demain de Manakara.
Poussez pas !
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Fianarantsoa (Madagascar) - Retour en arrière par rapport aux précédentes photos. Nous sommes en gare de Fianarantsoa, ville de départ du convoi ferroviaire à destination de Manakara.
Il est 6 heures du matin, passées de quelques minutes. D'où la lumière un peu froide du jour qui se lève progressivement.
Cela fait plus d'une demi-heure que nous sommes arrivés de peur de rater le train dont le départ est prévu à 7 heures. Finalement, il partira avec deux heures de retard.
Comme la ligne reprenait ce jour là après une interruption de plusieurs mois, il risquait d'y avoir de l'animation sur le quai. Je ne m'étais pas trompé comme l'atteste la photo.
En temps normal, il y a deux départs par semaine de Fianarantsoa, le mardi et le samedi. Et deux au départ de Mankara, le mercredi et le dimanche.
Nos places ont été réservées la veille. Les touristes doivent impérativement prendre leurs billets d'avance, sous peine de ne pouvoir embarquer.
D'autant qu'on ne nous laisse pas voyager avec les malgaches dans les wagons de marchandises.
Bien qu'inconfortable, je pense que c'est pourtant -pour un photographe-, un moyen idéal pour être au contact de la population.
Les touristes eux, voyagent en "Première classe". Un terme un peu abusif, car les voitures sont celles de l'ancien tramway de Lausanne (Suisse). Bien que réformées par les Suisses, elles sont en meilleur état que le reste du convoi. Et chaque passager étranger bénéficie d'un siège attitré.
Pour les locaux pas de réservation. C'est la foire à l'empoigne qui détermine les places dans le wagon.
Une moto dans le compartiment voyageurs
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Madagascar - Le train qui circule de Fianarantsoa à Manakara,transporte de tout. Même des motos.
Ce qui est étonnant et qui ne facilite pas l'opération de déchargement c'est que ce 125 cm3 Suzuki d'occasion été entreposé dans une voiture pour voyageurs. De plus, pendant le voyage la moto a bloqué 'accès aux toilettes. Vu l'état des latrines, c'est peut-être préférable !
De toute façon, il n'y avait plus de place pour le deux roues dans les wagons de marchandises. Le wagon le plus proche, lui, était chargé de caisses de bière. Essentiel la bière !
Ce n'est pas parce que des marchandises arrivées à destination sont débarquées sur le quai de la gare qu'il y aura plus de place pour les voyageurs lorsque le train repartira.
L'opération de déchargement terminée, on entreprend dans la foulée une opération de chargement. Les caisses de bières qui sont à l'arrière plan de la photo, seront remplacées par des centaines de caisses de bananes. Résultat, l'arrêt dans cette gare aura duré plus de deux heures.
- N'oubliez pas d'aller voir le PIP en passant la flèche de la souris sur la photo ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50162472
P... que c'est lourd !
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Madagascar - Photo prise une quinzaine de secondes après la précédente. La moto pèse "à peine" une centaine de kilos.
Il n'empêche que la réceptionner avec des bras, même musclés comme le gars sur la photo, n'est pas une mince affaire.
Il faut préciser qu'avant de récupérer la moto dans ses bras, le manutentionnaire avait passé une vingtaine de minutes à décharger les sacs de grains qui se trouvent derrière lui. Ensuite, il va participer au chargement des caisses de bananes. Tout ça, pour une cinquantaine de centimes d'euros. Ça fait pas cher de l'heure !
Et dire que pour me remercier de l'intérêt que je lui ai porté en le photographiant, il a voulu me payer une bière. Je n'aurais jamais pu accepter. Je lui ai expliqué que c'était à moi de le remercier et que de toute façon, c'était ma tournée !
Fermez les portières, le train va partir...
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Madagascar - Le train siffle trois fois ! C'est le signe du départ. Tout le monde se précipite dans les wagons. C'est la bousculade, mais il n'y a pas d'agressivité. Il y a même parfois de franches parties de rigolade dans cette cohue. Ça fait partie du quotidien des voyageurs. Alors comme tout malgache qui se respecte, on prend les événements avec philosophie.
Si certains voyageurs poussent pour monter dans le train, c'est que les premiers arrivés tentent de garder leur place près de la porte.
Pendant le voyage, c'est l'endroit le moins inconfortable. Pour cause, on coulisse la porte et on bénéficie de l'air frais. Les plus à plaindre sont ceux qui voyagent au milieu ou aux extrémité des wagons. Là, c'est la fournaise.
Après avoir pris cette photo, il a fallu que je coure une centaine de mètres mon monter dans mon compartiment qui se trouvait vers l'avant du convoi ferroviaire, alors que le train commençait à avancer. Je ne vais pas me plaindre, j'avais une place bien confortable qui m'attendait. Et puis cette petite course m'a fait le plus grand bien.
- N'oublez pas de regarder le PIP en passant la flèche de la souris sur la photo ou en allant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50160702
Appuyez sur la touche Z pour voir la photo en grand.
Un petit coup de main mon ami ?
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Madagascar - Embarquer dans les wagons du train Fianarantsoa-Manakara est du genre sportif. Surtout si l'on est chargé de multiples colis.
Certains transportent avec eux une bonne centaine de kilos. De quoi ? Je n'en sais rien.
La plupart du temps, les marchandises sont dans des sacs ou des caisses. Mais ce que j'ai particulièrement apprécié chez les malgaches, c'est leur sens inné de la solidarité. Il y a toujours quelqu'un pour aider son compatriote, même s'il ne le connaît pas ; comme sur cette photo. A méditer.

















