Jean-luc Drouin's photos
Pousse toi, c'est pas ton tour !
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Varanasi (Inde) - J'ai longuement observé ce soigneur. Visiblement, il montrait une certaine affection pour ses buffles qui le lui rendaient bien.
Sur cette photo, il repousse fermement, mais sans violence, un buffle qui s'impatiente ou qui souhaite que l'on s'occupe encore de lui. Il faut dire que le soigneur leur frotte le cuir avec un chiffon qui semble leur prodiguer un bien fou. Ils en redemandent.
Là, je suis au 50è de seconde (voir les données Exif). Mais lorsque l'homme s'est jeté sur le buffle pour le repousser vivement en raison de la masse et l'inertie de l'animal, j'ai été surpris et je n'ai pas eu le temps de changer la vitesse d'obturation. Mais le flou au centre de l'image apporte une certaine dynamique, d'autant que les bovins à gauche et à droite du cadre, eux, sont nets. L'honneur est sauf.
Salle de bain à ciel ouvert à Varanasi
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Varanasi (Inde) - Après Malana, changement de monde ; même si l'on reste en Inde. Ce pays a de multiples aspects. C'est ce qui, pour moi, le rend passionnant.
Varanasi aussi appelée Bénarès du temps de la colonisation Britannique, est la ville la plus sacrée et la plus vénérée de l'Inde. Par les hindous bien entendu, mais aussi par les autres religions. Une cité sainte, située sur les rives du Gange est placée sous la protection de Shivâ.
On y vient en pèlerinage de tout le pays. L'acte suprême étant de se faire incinérer ici et de voir ses cendres répandues dans les eaux du fleuve pour espérer mettre un terme au cycle infernal des réincarnations.
Mais pour atteindre définitivement le nirvana, la dispersion de ses cendres dans le fleuve sacré n’est pas suffisante. Ce doit être l’aboutissement de toute une vie de dévot. Il faut notamment avoir eu un comportement irréprochable et avoir accompli tout au long de son passage sur terre, un nombre incroyable de pèlerinages dans tous les lieux saints de l'Inde. Et ils sont nombreux.
Sur cette photo, je suis dans une barque pour assister aux ablutions matinales des habitants de la ville et des pèlerins-touristes. Malgré l'importante pollution des eaux du fleuves et les cadavre mal incinérés qui flottent, les indiens n'hésitent pas à s'y laver quotidiennement. ils sont sous la protection de Shivâ.
J'étais partis à 5 heures du matin alors qu'il faisait encore nuit. Quand j'ai pris cette photo, j'étais sur le "chemin" du retour et la lumière matinale était particulièrement douce. J'étais satisfait car deux ans auparavant, lors de mon précédent passage, j'avais fait cette balade sous une pluie diluvienne. J'étais encore avec mon Nikon argentique F 90. Je n'avais retenu aucune photo de la série. Ce jour de Juillet 2009, je me suis largement rattrapé.
Nikon D 300, zoom 80-200 mm f : 2,8. Ne pas se fier aux données EXIF car le D 300 n'est pas un plein format (format DX). Le 200 mm indiqué correspond en réalité à un 300 mm au format 35 mm.
Premier contact
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Malana (Inde) - Nous sommes en 1982, il est bientôt 11 heures et j'en suis à mon troisième jour de marche.
Hier, du haut du premier col, à 3.180 mètres d'altitude, à 7 heures de marche de Rashol d'où je suis parti le matin même, j'ai pu apercevoir pour la première fois le village de Malana, accroché à la montagne d'en face. Il a fier allure. Mais il se fait désirer.
Je suis parvenu en haut du col vers 13 heures. En voyant Malana au loin, Je pense l'atteindre le soir même, si je me dépêche. Mais au cours de la descente du versant opposé du premier col, alors que je traverse une forêt de pins centenaires, une pluie diluvienne entrave ma progression. Je dois me réfugier et passer la nuit sous un énorme rocher.
L'endroit a déjà été occupé et il reste les vestiges d'un feu de bois. Comme je suis trempé, je ne peux pas pu faire de feu ; ma boîte d'allumettes est remplie d'eau. Et mon modeste duvet, lui aussi très humide, a eu du mal à me protéger du froid. Mais épuisé, je parviens à dormir sans trop de problème. A l'époque j'ai 25 ans et je suis capable de dormir comme un bébé sur un tas de cailloux.
Au petit matin, vers 6 heures, sans attendre, je reprends ma route pour me réchauffer. J'ai quand même pris le temps d'avaler les deux biscuits qui me restent et de boire une gorgée d'eau en guise de petit-déjeuner.
Heureusement, je ne suis qu'à quelques minutes du fond de la vallée et j'arrive sur un terrain plat. Vers 11heures, après avoir traversé la "Malana River", je commence à attaquer la dernière montée qui doit m'ouvrir les portes de Malana. Le village est vraiment cette fois à ma portée. Deux heures de marches quand même. Moins raide que la veille, mais quand même. Je sens que je repousse sans cesse mes limites physiques.
C'est dans cette ultime montée que je croise cette jeune fille et son petit frère qui gardent une dizaine de chèvres. Ma toute première photo d'habitants de Malana. Quelques minutes plus tard, nous sommes rejoints par quatre hommes qui acceptent eux aussi de se faire photographier - voir PIP ou cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50059010
On m'avait dit que ces gens étaient désagréables et agressifs avec les étrangers. Comme quoi, il ne faut jamais prendre ce qu'on dit pour argent content.
J'ai pris quatre photos de ces jeunes gardiens de chèvres. Celle-ci est la première. Alors que je portais l'oeil dans le viseur, la chèvre est arrivée et s'est immédiatement mise de profile. J'étais ravi. Sur la seconde, elle me regarde. Sans ce caprin, il aurait fallu me croire sur parole qu'il s'agissait de gardiens de chèvres, alors que je viens d'écrire qu'il ne faut jamais prendre pour argent content ce que l'on vous dit.
Nikon F 2, objectif Nikkor 35 mm f : 2 - Kodachrome 25.
"Malana peoples"
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Pour le commentaire, reportez-vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50059040
Malgré les apparences, cette photo n'a pas été recardée pour lui donner un léger côté "panoramique". Elle a été étirée automatiquement lors de la numérisation avec mon scanner à plat Epson.
Un dysfonctionnement qui ne concerne que quelques photos seulement. Pour corriger cette erreur, j'envisage de numériser de nouveau toutes ces diapositives avec un banc de reproduction de ma fabrication, équipé d'un Nikon D 750 et d'un Sigma 50 mm macro f : 2,8. Ce système est plus rapide et plus fiable qu'un scanner à plat.
Place du Sénat
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Malana (Inde) - Ces hommes assis sur le dallage de cet imposant parvis surélevé sont - en partie - les sénateurs village.
Quand j'ai pris cette photo, ils ne siégeaient pas pour statuer sur les affaires du village. Sinon, il y a fort à parier que ma présence n'ait pas été tolérée.
Ils sont là, entre copains, pour discuter de tout et de rien et profiter des derniers rayons du soleil.
Moi, je suis debout face à l'esplanade qui donne sur un paysage grandiose, en prenant soin de ne pas toucher, même par inadvertance, les pierres qui sont sacrées pour les villageois.
Si je touchais l'esplanade, même en la frôlant, je déclencherais immanquablement la colère des hommes. Et je devrais m'acquitter du prix d'une chèvre qui serait immédiatement sacrifiée pour laver dans le sang, l'offense faite aux villageois et au dieu Jamlu.
Comme je n'avais pas envie de me fâcher avec mes hôtes et que j'aurais été malheureux d'être responsable du sacrifice d'une chèvre pour une photo, j'ai été très attentif à mes faits et gestes.
Nikon F 2, objectif Nikkor 35 mm f : 2 - Kodachrome 64.
Danse rituelle
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Malana (Inde) - La fête annuelle en l'honneur du dieu Jamlu est l'occasion pour les villageois de se détendre. La danse est un élément important dans le programme des festivités.
Ce qui m'a étonné, c'est qu'il n'y a qu'une seule et unique danse à laquelle s'adonnent les habitants. Si le rythme musical - terriblement lancinant, obsédant et répétitif - s'accélère légèrement parfois, le pas des danseurs, lui, qui reste le même.
Autre raison de mon étonnement, cette danse ressemble au "pidikhtos", une danse traditionnelle grecque. A la différence de la Grèce, à Malana on pratique le "pidikthos" dans une version au ralenti. Les danseurs auxquels se joignent parfois les femmes selon un code compliqué, vont de gauche à droite, sur une demi-douzaine de pas, puis, ils repartent en sens inverse. Et ça dure plusieurs heures. Parfois ils s'accroupissent se se relèvent dans un vague sursaut d'énergie. Energie qui retombe immédiatement pour revenir à une léthargie chorégraphique.
Les herbes locales et l'alcool de riz (proche du vitriol) aidant, nombreux sont ceux qui entrent vite en transe. "Ca facilite la communication avec les divinités", m'a confié mon ami Changatram.
Le problème c'est que ces substances peuvent parfois chauffer les esprits. Mieux vaut ne pas se trouver à proximité d'un danseur armé d'un sabre dégoulinant du sang des moutons que l'on vient de sacrifier.
Je sais de quoi je parle. Le musicien (assis à gauche de l'orchestre), originaire de Kashol, que je connaissais bien, m'a invité à entrer dans le cercle sacré formé par les danseurs, afin que je puisse faire des photos. A deux reprises, la lame acérée du sabre d'un coupeur de têtes de moutons, est passée à quelques centimètres de mon visage. Il n'était pas agressif à mon encontre, mais tout simplement aviné, enfumé et maladroit.
C'est la raison pour laquelle j'ai préféré équiper mon Nikon F90 d'un 80-200 mm, pour continuer à faire mes photos à bonne distance et à fond de focale.
Voir également le PIP;
- Film : Kodachrome 64.
C'est la fête au village
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Malana (Inde) - Pour lire le commentaire cliquez sur ce lien :
www.ipernity.com/doc/1922040/50049426
Nikon F 90 - 35 mm Nikkor f : 2 - Kodachrome 64.
Habitation à loyer modéré (HLM)
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Malana (Inde) - Avant l'arrivée du béton et de la tôle ondulée, les maisons de Malana étaient construites sur le même modèle, avec les même matériaux : bois et pierres. Afin d'assurer une certaine isolation pour résister à la longue période hivernale, les murs étaient enduits de boue.
Chaque maison abrite une famille. Un étage pour chaque génération. Mais comme la population commence à croître, les membres de la famille doivent se serrer un peu plus qu'autrefois. Et quand la place vient à manquer, on construit une nouvelle maison à proximité.
En règle générale le Rez-de-chaussé reste aujourd'hui encore, réservé au bétail.
Après leur mariage, les fils restent avec leurs parents et grands-parents. Les jeunes filles, elles, partent vivre dans leur belle-famille.
Pour limiter la consanguinité, Malana est divisé en deux parties : le "village haut" et le "village bas". Les mariages ne sont autorisés qu'entre la partie haute et basse de Malana.
Les jeunes qui vivent dans la même partie du village ont de grande chance d'appartenir à la même famille et ne sont pas autorisés à s'unir.
Malgré ce principe de précaution, ces dernière années de plus en plus d'enfants naissent avec des handicaps physiques et psychiques. Malana aurait besoin de sang neuf, mais les anciens, convaincus d'être les descendants des rois Grecs du Rajasthan, veillent farouchement au respect de la tradition et refusent toujours les mariages avec toute personne n'étant pas originaire du village.
La fille aînée de mon ami Changatram, le porte-parole des étrangers à Malana, a dû quitter le village pour épouser le médecin qui venait ici quelques semaines par an, pour prodiguer des soins aux villageois. Aujourd'hui, elle vit avec son mari et ses enfants dans une grande ville indienne.
Je l'ai croisée après bien des années, alors qu'elle rendait visite à ses parents, ses frères et soeurs. Elle peut venir régulièrement, mais n'est plus autorisée à résider définitivement à Malana.
Photo datant de 1995. Nikon F 90, objectif Nikkor 80-200 f : 2,8 sur la focale la plus longe. Film Kodachrome 64.
Musiciens-montagnards
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Malana (Inde) - Retour à Malana et en 1995. Comme je l'ai écrit dans un précédent commentaire, le 15 Août, c'est la "fête du village". Un fête religieuse en l'honneur de Jamlu, le dieu du village, la divinité la plus puissante des vallées de la région.
Pour cette photo, je me suis levé à 6 heures du matin. Mon ami Schangatram chez qui je résidais, connaissait par coeur l'organisation de la cérémonie. C'est lui qui m'a amené ici, sachant que les musiciens n'allaient pas tarder à descendre des collines alentour pour un grand rassemblement sur la place centrale du village.
L'arrivée de ces musiciens donne le départ de la fête. S'en suivront de nombreux allers et retours dans les collines pour des séances rituelles, spirituelles et musicales en hommage à Jamlu. Au cours de la journée une trentaine de moutons seront également sacrifiés.
Ces musiciens sont les premiers arrivés à ma hauteur. Une vingtaine d'autres suivent. De l'endroit où je me trouve, je ne peux pas reculer. Malgré mon 20 mm je devais faire un choix. Baisser l'objectif pour intégrer la totalité des tambours et "sacrifier" les maisons à l'arrière plan, ou faire un compromis. Comme vous pouvez le constater, j'ai opté pour la seconde option qui remplit pleinement sa fonction documentaire. De toute façon on voit suffisamment les instrument pour comprendre ce qui se passe sur cette photo.
Nikon F 90, 20 mm f : 2.8, Kodachrome 64.
La petite fille des hautes cimes
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Rashol (Inde) - J'ai photographié cette petite fille en 1982, lors de mon premier passage dans son village. La lumière était encore très dure. Mais j'ai pu faire cette image car malgré quelques zones "brûlées" par le soleil, cette jolie petite fille était essentiellement placée à l'ombre.
De plus, je travaillais avec un film Kodachrome 25 iso. Le meilleur film couleur (diapositive) du monde à l'époque. Il était le seul film, capable d'encaisser de forts contrastes.
Quand on voit les progrès techniques avec l'arrivée du numérique, je suis convaincu que les capteurs d'aujourd'hui auraient atténué les zones (épaules et haut de la tête) dans les hautes lumières. Surtout en fichier RAW.
Si le numérique a permis de gagner en dynamique et en netteté notamment, rien cependant ne remplacera le rendu d'un tirage argentique, malgré ses imperfections. Ou, en raison de ces imperfections. Je trouve que le numérique est trop propre parfois et a tendance à embellir un peu trop la réalité.
Cette photo est le premier vrai portrait que je réalisais. En tout cas c'est le premier portrait qui a retenu mon attention lorsque j'ai étudié la diapositive sur ma table lumineuse.
Auparavant, je ne m'intéressais guère à cette discipline photographique. Mais ce reportage ethnologique sur "les descendants des guerriers d'Alexandre", reposait en partie sur les particularités physiques des habitants de ces montagnes. Il a donc fallu que je fasse des plans plus ou moins serrés des personnages pour démontrer qu'ils se distinguaient des indiens.
C'est là que j'ai commencé à faire des portraits. Par obligation; sans savoir sur le moment, que des milliers d'autres suivraient.
- Nikon F2, 180 mm f : 2,8, Kodachrome 25.
Un paradis perdu
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Rashol (Inde) - Portait datant de 1982, lors de mon premier séjour dans les contreforts de l'Himalaya indiens à la recherche de Malana. Rashol était à l'époque le village par lequel il fallait passer pour rejoindre "la cité des descendants des guerriers d'Alexandre".
Je ne suis pas retourné dans ce village depuis 1994. Si j'en crois les photos récentes, le village a perdu son âme. Le béton a depuis longtemps fait son apparition. C'est devenu un spot touristique pour routard à la recherche des herbes locales.
Cette petite fille a été photographiée à une époque où les villageois vivaient en phase avec la nature, au rythme des saisons. Ils n'avaient pour horizon que les cimes de hautes montagne. ils pensaient que leur futur ne pouvait être qu'identique qu'à leur passé et leur présent. Erreur ! La vie était rude, mais aujourd'hui, ce paradis a été à jamais perdu, sous les assaut de la société de consommation.
Nikon F2, 180 mm f : 2,8 - Kodachrome 64.
Gardienne de chèvres
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Rashol (Inde) - Pour parvenir à Malana, la première étape est Rashol un village dont l'organisation politique, sociale et religieuse, se rapproche de celle de Malana. Les deux villages, à une journée de 15 à 17 heures de marche, entretiennent de nombreuses relations, d'autant que les habitants parlent la même langue et vénèrent la même divinité.
Lorsque je suis revenu en 1991, quelques années après mon premier voyage, avant de rejoindre Malana, j'ai voulu rester un peu plus longtemps à Kashol pour étudier les similitudes entre les deux communautés.
J'étais descendu en contrebas de la colline où se dresse le village pour rejoindre la rivière qui passe à l'écart des maison. Pas de salle de bain à Rashol, ni à Malana d'ailleurs. Il fallait bien faire un brin de toilette.
Je me prélassais au soleil allongé sur un rocher quand cette femme est arrivée avec ses deux chèvres et ses deux moutons. Parvenue à ma hauteur, elle s'est arrêtée à deux mètres de moi et m'a demandé quelque chose que je n'ai pas immédiatement compris. Puis elle a posé au sol son matériel de cardage que l'on voit sur la photo et s'est pris la tête entre les mains.
Ma femme qui m'accompagnait m'a dit qu'elle pensait que cette femme avait la migraine. Nous lui avons posé deux comprimés d'aspirine sur le rocher. Ma femme s'est approchée à distance respectable afin de lui faire comprendre par le mime qu'elle devait prendre les comprimés et les avaler avec quelques gorgées de l'eau du torrent car elle refusait de prendre l'une de nos gourdes.
Pour qu'elle comprenne la "procédure", il a fallu que je fasse les gestes en guise de répétition. Puis, elle s'est exécutée et a repris sa route.
Moins d'une demi-heure plus tard, alors que nous allions remonter au village située à 400 mètres plus haut, où un habitant avait accepté de nous héberger dans... sa bergerie pour passer la nuit, la femme est revenue souriante.
Là même si nous ne comprenions toujours pas ses paroles nous avons compris à son sourire enthousiaste, que ses maux de tête avaient disparus. Après lui avoir donné une boîte de cachets, je lui ai fait comprendre que je souhaitais la photographier. Cette photo a été faite à un moment où elle ne faisait plus attention à moi. Sur les autres photos, elle est plutôt statique.
- Nikon F 2, 35 mm f : 2, Kodachrome 25.
L'activité reine : le travail de la laine
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Malana (Inde) - Les habitants de Malana élèvent des moutons, des chèvres et de "minuscules" vaches de montagnes. Si les chèvres et les moutons sont consommés pour leur viande, ce n'est qu'à l'issue de leur sacrifice en l'honneur de Jamlu, la divinité locale. Selon l'importance de la cérémonie rituelle, jusqu'à quarante ovins ou caprins seront décapités. Mais l'offrande la plus appréciée reste le mouton.
Outre son "utilité religieuse", le mouton revêt également une grande importance pour les villageois pour sa laine. Elle sert à la confection des vestes rustiques pour les hommes et les robes en laine grossières pour les femmes qui, jusqu'à la fin des années 1990, étaient les seules tenues vestimentaires à leur disposition. La fin de leur isolement a permis progressivement l'arrivée de textiles manufacturés moins austères, notamment pour les femmes. les hommes eux continuent à porter les vêtement traditionnels.
Carder, filer ou tisser a pendant des siècles été une activité récurrente pour les villageois. Une activité nécessaire, mais aussi un passe-temps utile pour passer les longs mois d'hiver.
Cette photo a été prise en 1994 au Nikon F 90 équipé d'un 300 mm. Kodachrome 64.
Fille de rois
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Malana (Inde) - Ce portait de femme qui vit à Malana, le "village des fils et filles de rois" (Rajput), est un simple portrait d'une femme des montagnes himalayennes. Il pourrait pourtant illustrer le commentaire publié il y a plusieurs jours, où j'évoquais les lobes d'oreilles des femme d'où pendent des lourds anneaux en argent.
Mon choix aujourd'hui est plus technique. Le film Kodachrome 64 avec lequel j'ai photographié à, contrairement à d'autres photos de ce reportage, bénéficié d'une conservation que je qualifie de "miraculeuse". On ne note aucune perte de netteté et les couleurs sont fidèles à la diapositive originale.
Ce document a été conservé dans les même conditions que les autres, mais celui-ci n'a aucunement souffert des affres des temps.
J'ai juste réduit très légèrement le contraste en post-traitement. Rien de plus.
Cette dame a été photographiée au Nikon F 90 équipé d'un zoom Nikkor 80-200 mm f : 2,8. Photo prise à pleine ouverture (f : 2,8). Je suis relativement près du sujet et à fond de focale (200 mm). Ce qui explique que le mur en pierres d'ardoise disparaît dans un flou prononcé à l'arrière plan. Portait que j'ai volontairement centré.
Fresques multicentenaires
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Malana (Inde) - Scènes de combats, chevaux... Cette maison arbore des fresques sculptées dans le bois qui n'ont plus d'âge. Chevaux et éléphants (sur d'autres maison ou temples), sont à cette altitude, des animaux légendaires qu'ici, personne n'a jamais vus.
Les nombreuses fresques sculptées dans le bois des façades des habitations sont le livre de l'histoire des habitants de Malana. Vestiges d'un passé probablement glorieux, mais dont les détails se sont estompés au fil des siècles et dont certaines pages sont effacées.
Les descendants des valeureux soldats d'Alexandre le Grand, dont ils revendiquent l'héritage, ne sont plus, depuis longtemps, que de paisibles montagnards. Même s'ils sont fiers de la crainte qu'ils inspirent toujours aux populations des vallées alentour.
Outre les fresques qui ont motivé cette photo, j'ai également été intéressé par l'homme du village et son chien. Ce chien est un dogue des montagnes, très répandu dans l'Himalaya. On lui donne le nom de "Dogue du Tibet", mais il a toujours été présent dans les contreforts de l'Himalaya indien.
Cardage de la laine
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Inde (Malana) - scène de vie à Malana. La photo a été prise lors d'une mes balades dans le village. J'avais rencontré à plusieurs reprises ce vieil homme avec qui j'avais échangé quelques sourires.
Je l'ai retrouvé installé sur le balcon de sa maison, alors qu'il cardait le la laine brute. Au début mon attention a été attirée par les trois gosses marmites. J'avais remarqué qu'il lui arrivait de lever le bras pour tendre la laine. J'ai attendu ce moment pour déclencher.
J'ai pris une autre photo de cette scène sous un autre angle qui n'a plus rien à voir avec cette image :
www.ipernity.com/doc/1922040/50010332
Photo prise au Nikon F90, 80-200 mm f : 2,8, chargé avec un film Kodachrome 200.
Sur un balcon à Malana
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Malana (Inde) - Même scène que la photo suivante, prise sous un autre angle.
Photo prise au Nikon F90, 80-200 mm f : 2, chargé avec un film Kodachrome 200.
Musiciens en procession
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Malana (Inde) - La photo de ces musiciens qui avancent en procession, précède celle publiée hier.
Pour lire le commentaire cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50004550
Photo prise au Nikon F90 équipé d'un 300 mm Nikkor IFED f : 4 et chargé d'un film Kodachrome 64.

















