Jean-luc Drouin's photos
Présence chinoise
| |
|
|
|
Fort-Dauphin (Madagascar) - Démonstration par l'image pour ceux qui douteraient encore de la présence chinoise à Madagascar. Ce pays pauvre est une proie facile pour l'Empire du Milieu.
Cet ancien hangar servait à stocker des marchandises du temps de la présence française. Abandonné, il a été par la suite utilisé comme abattoir.
Avec l'aide financière de la Chine, il a été réhabilité pour devenir le dépôt et le siège administratif du service de la voirie de la Communauté urbaine de Fort-Dauphin.
Un petit matin sur Fort-Dauphin
| |
|
|
|
Fort-Dauphin (Madagascar) - Il n'est pas 6h30 (ne vous fiez pas aux données Exif dont l'heure est restée sur celle de paris). J'ai RDV dans une demi-heure chez Mam Georges, le maire, avec qui je dois partir toute la journée dans les villages de brousse de la région. Comme j'ai un peu de temps et que la lumière est belle, je décide d'y aller à pied.
La mer est au bout de la route à moins de 500 mètres de mon hôtel. Il y a encore peu de monde dans la rue. Au loin, j'aperçois des pêcheurs en contre-jour qui se rendent au vieux port français abandonné où sont stationnées leurs pirogues. Je presse la pas et je parviens à faire cette photo.
J'ai légèrement accentué la densité au bas de la photo pour que l'inesthétique mur de brique le long duquel les pêcheurs marchent, ne réduise pas à néant l'ambiance de cette photo.
Footing
| |
|
|
|
Fort-Dauphin (Madagascar) - QUand je voyage, je vais prioritairement dans les endroits les plus improbables comme les bidonvilles ou les léproseries... Pour cette photo qui change de ma production habituelle, je revenais à pied d'un quartier déshérité en longeant la plage.
Cette scène de deux jeunes femmes faisant leur footing a été prise non loin de la mairie de Fort-Dauphin. Mon hôtel n'est pas à plus de 500 mètres.
Gamin, j'étais fanatique des bains de mer. Depuis plusieurs décennies j'ai pu mettre mes pieds dans tous les océans et admirer les plus belles plages du monde. Pourtant je ne m'y baigne rarement. Je suis plus intéressé par les populations locales, souvent laborieuses, qui vivent dans ces décors paradisiaques. Un paradis pour les touristes sur fond de misère pour les autochtones.
A noter que Fort-Dauphin est une destination peu touristique. Ici, pas de tourisme de masse. Juste quelques voyageurs de passage qui descendent dans le Grand-Sud ou qui remontent vers Mankara en empruntant une piste infernale.
Fort-Dauphin est un camp de base idéal pour découvrir les dernières terres d'aventure de la Grande île.
Que fait la police ?
| |
|
|
|
Fort-Dauphin (Madagascar) - Mais que fait la police ? Elle joue à la pétanque. A Madagascar, la pétanque héritée de la colonisation française, est restée le sport national. Le pays a été plusieurs fois champion de monde de pétanque. Aujourd'hui encore l'équipe nationale obtient régulièrement une marche sur les podiums des rencontres internationales.
Sur cette photo nous sommes dans un poste de police de Fort-Dauphin (c'est écrit sur le côté du bâtiment). Ces policiers qui ont laissé leurs uniformes au vestiaire, ne sont pas vraiment débordés par le boulot.
Il faut dire que si la criminalité est assez élevée à Madagascar, la délinquance est quasiment inexistante à Fort-Dauphin, considérée comme la ville la plus sure du pays. Tant mieux pour les policiers qui peuvent jouer aux boules pendant leur service. Elle est pas belle la vie ?!
- A voir en grand format
Une petite entreprise familiale
| |
|
|
|
Ivato (Madagascar) - J’ai publié ici un article sur les chercheurs d’or de la région d’Ivato, une petite bourgade située à une quarantaine de kilomètres d’Ambositra. On consultant mes archives, j’ai exhumé cette photo jamais sélectionnée en raison d’une lumière trop dure. Après un examen plus approfondi, j’estime que la composition est intéressante avec la femme qui tend la main de me disant : « Donne moi de l’argent ! » Comme elle parlait un peu le français et que sa demande avait été faite dans la langue de Molière, je lui ai répondu : « donne moi ton or ». Elle a souri. Finalement nous avons transigé et je lui ai donné deux cigarettes.
Mais au-delà de l’anecdote, je pense que cette image a une vertu documentaire sur le travail des enfants dans les champs aurifères. Quand j'y suis retourné en février-mai 2020 pour faire un reportage plus complet, il n'y avait plus d'enfants au travail. Etaient-ils à l'école ?
Si vous voulez lire l'article : www.ipernity.com/blog/1922040/4730396
Tour à bois très artisanal
| |
|
|
|
Ambositra (Madagascar) - Cet artisan fabrique des objets en bois. Il a conçu - ou bricolé devrais-je dire -, un tour à bois pour améliorer sa productivité. Autrefois, il sculptait manuellement.
Son ingénieux outil est actionné par.... Une perceuse électrique (hors-champ). On voit (difficilement) à droite la poulie et le câble qui actionnent automatiquement le tour à bois.
Le tirage n'est pas de très bonne qualité en raison d'un écart de 3 valeurs de diaphragme entre les hautes et basses lumières. De sorte qu'il a fallu déboucher le visage de l'artisan en post-traitement. Quant à la dominante orangé, elle est due au reflet du mur. Cette photo n'a qu'un intérêt purement documentaire.
N'oubliez pas de cliquer sur le PIP pour voir le gros plan.
Tour à bois très artisanal
| |
|
|
|
Voir le commentaire en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50679908
Envoie la monnaie !
| |
|
|
|
Ambositra (Madagascar) - Cette femme croisée sur un marché en fin de journée à Ambositra en 2016 me dit : "Envoie la monnaie". En français dans le texte. Chez nombre de malgaches dans le besoin, demander de l'argent est un réflexe. "Donne moi de l'argent..." c'est la phrase préférée des enfants qui voient arriver un "vaza" (ce qui signifie étranger).
Ces demandes ne sont jamais faites de façon agressive, ni insistante comme dans d'autres parties du monde. Il suffit d'afficher un sourire et les demandes s'arrêtent instantanément.
J'ai pour principe de ne jamais donner d'argent pour une photo quand on me le demande. Je peux donner quelques billets, mais ce sera à mon initiative et rarement quand j'ai pris une photo. Sauf pour les mendiants. C'est leur gagne-pain. J'estime qu'il s'agit là, d'un échange et non d'une aumône.
Cette femme qui me demande de lui "envoyer la monnaie" parce que je la photographie a eu droit à mon sourire en échange. Sa tenue vestimentaire qui n'a rien de guenilles et le smartphone (hors champ) qu'elle tient à la main, démontrent qu'elle n'est pas dans le besoin. Je réserve ma générosité à ceux qui en ont réellement besoin. Et souvent, ceux-là, ne demandent jamais rien.
Photo difficile !
| |
|
|
|
Ambositra (Madagascar) - J’ai longuement hésité à publier ici cette photo. Une image difficile, mais comme on ne voit pas de sang, je me décide.
Ce pauvre zébu a vraiment passé un sale quart d’heure. On m’a dit qu’il était malade et qu’il fallait vite le tuer si on voulait commercialiser sa viande.
C’est vrai qu’il a passé la porte d’entrée de l’abattoir poussé par plusieurs hommes alors qu’il gisait semi-inconscient sur un grand planche à roulettes. A mon avis, il avait déjà pris un grand coup de masse sur le crâne pour l’étourdir car il devait être nerveux avec cette odeur de sang.
Quant à savoir s’il était réellement malade ? J’ai un doute.
J’ai assisté au second coup de masse quelques instants avant cette photo. L’animal n’était toujours pas mort. Seul l’égorgement l’a définitivement libéré de son calvaire.
Je ne peux pas garantir ce que j’affirme, mais j’ai le sentiment que les hommes ont commencé à lui couper la queue et les pattes avant qu’il ne soit complètement mort.
Le « tueur » qui manie le couteau (avec la capuche turquoise) m’a fait signe de m’approcher pour avoir un meilleur angle. Faut pas exagérer ! Je suis resté en retrait, pensant ne pas faire de photo de cette terrible scène. Finalement je me suis légèrement avancé et j’ai pris cette photo, puis une seconde en levant mon boîtier au-dessus de tout le monde. Sans viser.
Charge lourde
| |
|
|
|
Ambositra (Madagascar) - On ne le voit pas sur la photo, mais l'homme porte sur son épaule un sac de briques. il participe à l'agrandissement d'une maison typique de la région d'Ambositra une petite ville de la région des Hautes-Terres.
J'ai pris cette photo alors qu'avec un guide, je partais pour une randonnée d'une journée dans les montagnes qui encerclent la ville. Une randonnée pour me chauffer car le lendemain je partais pour un trek de 3 jours dans les montagnes où résident l'ethnie zafimaniry.
"Drive in" malgache
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - Les commerces multi-services sont nombreux à Madagascar. Ils font épicerie, restaurant, boulangerie-pâtisserie, bar, bougnat et un peu de quincaillerie...
Le chien lui, a tout compris. Il ne s'intéresse pas au rayon quincaillerie.
La fin du voyage pour les animaux de boucherie
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - C'est dans l'un de ces commerces du marché permanent d'Ambalavao que finissent les animaux de boucherie, comme le cochon de la photo d'hier.
J'ai vu des cochons se faire égorger dans cette boucherie, mais aussi sur la bord d'une route.
Je suis allé voir l'homme qui tenait le couteau pour lui demander pourquoi il tuait son cochon sur le bas-côté de la route. Il m'a répondu que l'animal était trop nerveux et comprenant ce qui l'attendait, il ne voulait plus avancer.
Deux minutes plus tard, sur un signe de la main de l'homme, un taxi de brousse s'arrêtait à notre hauteur. Deux personnes en sont descendues et ont sans plus attendre, entrepris de charger le cochon dégoulinant de sang sur la galerie. La boucherie à laquelle il envisageait de vendre son animal se trouvait à moins de 3 km. Mais un porc de 80 kilos inerte sur l'épaule ce n'est pas facile à transporter. Un autre monde !
En route vers le marché
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - Photo prise alors que je me rendais à pied au centre-ville d'Ambalavao. Une scène banale du quotidien, comme on en voit des dizaines chaque jour à Madagascar.
Cet homme fait la route en sens inverse et se dirige vers le marché où il va vendre son cochon à un boucher. Le cochon, lui, ne sait pas encore qu'il n'en a plus pour longtemps.
Tu as des puces ?
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - Si la plupart des mes photos ces 15 dernières années sont essentiellement réalisées dans la cadre de séries, je ne m'interdis jamais d'immortaliser une scène qui ne rentre pas dans ce cadre thématique.
Là je trouvais la scène touchante. L'enfant, tout en restant à distance du chien, voulait attirer son attention. Mais il était trop concentré sur ses puces. Si l'enfant lui avait tendu un biscuit, je pense que l'animal aurait été plus intéressé. Malheureusement, le gamin n'avait qu'un bouchon de bouteille de soda dans la main.
En attendant les zébus
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - Cette photo est un peu la même que celle publiée il y a deux jours ( www.ipernity.com/doc/1922040/50664640 ). Seule différence, celle-ci a été prise en 2016 et il faisait beau.
A voir en grand format.
Cuisine malgache
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. Nous vous y trompez pas, ces deux femmes qui font la cuisine devant leur porte ne sont pas particulièrement pauvres. Elles ont un toit et les moyens de cuisiner.
Un indice qui démontre qu'elles ne sont pas nécessiteuses est le grand sac de charbon de bois qui se trouve à droite de la photo. A Madagascar l'énergie domestique le plus répandu est justement le charbon de bois. Malgré sa rusticité cette énergie est relativement chère au regard du pouvoir d'achat moyen des malgaches. Nombreux sont ceux qui l'achètent quotidiennement en toute petite quantité. Juste de quoi faire cuire une gamelle de riz par jour.
Et pour finir de vous convaincre si besoin en était, sachez que la femme qui me fait un petit signe amical est une institutrice qui rend visite à sa mère. Le salaire de cette enseignante d'environ 60 euros la place dans la classe moyenne-inférieure.
Nombreuses sont les familles de 4 ou 5 personnes voire plus, qui pour vivre, disposent de moins d'un euro par jour.
En attendant les zébus
| |
|
|
|
Ambalavao (Madagascar) - Je change de territoire pour un retour à Madagascar. Je replonge le nez sans mes archives de ce pays pour reprendre un projet qui a connu un coup d’arrêt en raison de la pandémie. J’espère qu’il pourra voir le jour avant la fin de l’année.
Bref, c’est l’occasion de ressortir des photos qui n’avaient pas été sélectionnées et qui, selon moi, méritent une seconde chance.
La première concerne le marché aux zébus d’Ambalavao, dont plusieurs images ont été publiées sur IP.
La photo d’aujourd’hui a été prise au début de l’année 2020. Lors de ce troisième voyage, je suis retourné pour la seconde fois sur ce que l’on considère comme l’un plus grands marchés aux zébus de la Grande île.
Contrairement à mon premier reportage en 2016, il fait froid ce jour là. Il est très tôt et on attend l’arrivée des troupeaux qui viennent de toute la région pour être vendus. Je ne le sais pas encore, mais les premiers bovins n’arriveront que dans plus de deux heures. Les malgaches n'ont pas la même notion du temps que les Occidentaux. Je pense que ce sont eux qui on raison de prendre la vie comme elle vient. Mais pour moi, c'est top tard. Je dois avoir des gènes de "coucou suisse".
Sur cette photo, les vachers attendent devant le terrain où les zébus seront regroupés. Ils ne sont pas salariés et vont proposer leurs services aux futurs acheteurs pour convoyer les bovins vers leur destination finale : nouvelles fermes d’élevages pour la reproduction ou directement à la boucherie.
Les convoyages se font à pieds, parfois sur plusieurs centaines de kilomètres. D’où le recours aux vachers, ces cow-boys des Hautes-Terres. Quelques rares camions viennent cependant d’Antananarivo, la capitale. Ce sont les camions appartenant aux gros abattoirs.
Marchands de tapis
| |
|
|
|
Jaisalmer (Inde) - Je termine cette série consacrée à Jaisalmer et au Rajasthan par ce double portrait d'un père et de son fils. La photo a été prise dans la forteresse, alors que les deux hommes regardaient par la fenêtre du premier étage de leur demeure.
Ce sont des commerçants spécialisés dans le commerce de tapis artisanaux. Magnifiques ces tapis, mais aux tarif prohibitifs. Après avoir pris la photo, il m'ont proposé d'entrer chez eux où ils disposent une énorme stocks. J'ai aimablement décliné l'invitation car je connais par coeur ce genre de commerçants. On ne parvient jamais à s'en débarrasser et si j'avais accepté d'entrer "juste pour voir" comme ils me l'avaient suggéré, ils auraient essayé par tous les moyens de me vendre tout leur stock. Ils sont tellement insistants qu'il faut redoubler d'efforts pour rester poli.
Les Indiens sont des commerçants acharnés et persuasifs. Je sais de quoi je parle, je me suis fait avoir une fois. Pas deux ! De vrais marchands de tapis.

















