Jean-luc Drouin's photos
Seuls au monde
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Coma-Ruga (Espagne) - On est loin de Màs Tierra, l’île perdue de Robinson Crusoé. Bien qu’apparemment seuls sur la plage de Coma-Ruga, ces touristes qui prennent le soleil, n’ont rien en commun avec le célèbre naufragé. De plus le chien de Robinson était un setter-laverack. La confusion n’est donc pas possible.
Morte-saison
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Coma-Ruga (Espagne) - Faute de sujet plus intéressant, j’ai réalisé une petite série sur la station balnéaire de Cuma-Ruga, à la morte-saison. Cette scène sans âme qui vive, en est la photo d’ouverture et illustre de façon évidente le sujet. J’aurais pu photographier un cimetière, mais de cet endroit, la plage n’était pas visible et limitait la lisibilité du propos.
En Catalogne, on parle avec les mains
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Tarragone (Espagne) - La Catalogne est l’une des 17 communautés autonomes d’Espagne. Je ne vais pas entrer dans le débat qui agite régulièrement le pays sur la volonté des Catalans d’obtenir leur indépendance.
Cette photo a été prise sur le marché de Tarragone, une ville au riche passé historique, située au Sud de Barcelone. J’étais adossé à un mur pour observer l’animation de la rue, quand ces deux femmes se sont postées à quelques centimètres de moi pour discuter, sans tenir compte de ma présence. Je n’ai pas bougé et j’ai pris cette photo, plus discrètement que la discussion très animée de ces deux femmes. Pour comprendre à quel point ces dames étaient très proches de moi, il faut savoir que j'ai pris cette photo avec un objectif équivalent 28 mm en 24X36.
Sieste à Hôi-An
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Le train ne va pas tarder
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Hanoi (Vietnam) - Les agents de sécurité viennent de faire retentir leurs sifflets au son strident, annonçant l'arrivée imminente du train. Le public doit quitter immédiatement les rails sous peine de se retrouver en pièces de puzzle.
- Pour lire la légende complète suivez ce lien :
www.ipernity.com/doc/1922040/52926224
Le train sifflera trois fois
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Hanoï (Vietnam) - A Hanoï, l’une des attractions les plus prisées des touristes, toutes nationalités confondues, est de voir passer le train aux abords d’un tronçon de voie ferroviaire qui traverse certains quartiers résidentiels de la capitale. Le plus connu est à proximité de la gare. A l’heure des réseaux sociaux tout le monde a vu, au moins une fois, une vidéo ou une photo de cette scène insolite. Ce qui étonne et rend l’expérience originale, c’est l’étroitesse du passage dans lequel les rails se faufilent : moins de 5 mètres entre les deux rangées d’habitations. Les résidents historiques du quartier ont été remplacés par des bars et des restaurants qui accueillent les touristes en mal de sensations fortes. Il faut reconnaitre que lorsque le train frôle le public, à une allure assez soutenue et dans un bruit assourdissant, on peut sentir son souffle. Dès qu’il est passé, la vie reprend sur cette voie insolite, jusqu’au prochain train, dont l’arrivée sera annoncée par le son strident des sifflets des agents de sécurité.
En 2019, plusieurs accidents avait incité les autorités à interdire l’accès au public. Mais sous la pression des commerçants, qui se sont engagés à financer les salaires des agents destinés à assurer la sécurité des visiteurs, la « Rue du train » est de nouveau accessible. Cette ligne ferroviaire n’est pas sans rappeler celle qui traverse un marché à Bangkok en Thaïlande.
Derniers rayons de soleil sur Hôi An
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Hoi An (Vietnam) - Encore une Venise asiatique. Dès qu’il y a des canaux et des barques à fond plat, le cliché de la Venise éternelle ressurgit. Les trois quarts des villes asiatiques pourraient prétendre à ce titre, peu imaginatif.
Cette scène a été prise à Hoi An, classée à l’Unesco pour son architecture coloniale française. Un classement qui attire plus de 4 millions de visiteurs chaque année, dont la moitié d’étrangers. Ambiance Tik-Tok assurée.
Sucette à la viande
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Sin-Cheng (Vietnam) - Pas grand chose à dire sur ce double portrait d’une femme Hmong et de son enfant. La photo est un instantané pris sur le marché ethnique de Sin Cheng, dans les montagnes du Nord-Vietnam. L'enfant qui m'observait m’a incité à tenter de capter son regard. Après avoir pris cette photo, j’ai réalisé qu’il tenait à la main une sucette… à la viande. Ne me demandez pas si c’est de la viande de chien ; je n’en sais rien. Je ne le pense cependant pas, car sur ce marché, je n’ai pas vu le moindre chien en cage ou en morceaux sur les étals des commerçants ; mais je sais qu’ils en mangent dans la région.
Banale cruauté
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Vinh Long (Vietnam) - Située dans le delta du Mékong, au sud du pays, Vinh Long est une ville de 100 000 habitants, oubliée des guides touristiques. Un oubli qui, jusqu’ici, lui a épargné les stigmates du tourisme de masse. La cité est traversée par un réseau complexe de rivières et de canaux qui place la vie fluviale au cœur de l’économie locale. Le fleuve est également un vivier naturel pour les pêcheurs.
Cette scène a été prise, en fin de journée, non loin de la halle aux poissons. L’un des bras du fleuve où les bateaux débarquent le poisson est à moins de 100 mètres. Dès qu’un client choisit un poisson, sans descendre de son scooter, le vendeur l’assomme (le poisson), le pèse et se saisit d’une paire de ciseaux pour lui couper les nageoires et la queue. Deux fois sur trois, le poisson est encore vivant. La maltraitance animale est un concept qui n’est pas parvenu jusqu’ici.
La vie dans les rizières
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Bac-Ngam (Vietnam) - Cette scène se déroule dans les montagnes du Nord. Profitant de ma présence, ces femmes ont décidé de faire une pause et venir discuter avec moi. Le barrage de la langue aurait pu limiter la communication, mais l’une d’entre-elles avait une application de traduction dans son smartphone. J’ai ainsi appris que ces paysannes, membres de la même famille, travaillaient dans un champ communautaire appartenant à leur village. La veille, elles avaient repiqué des plants dans une rizière, propriété de leur famille.
Pour information, le pays compte 7,27 millions d’hectares de riziculture avec un rendement moyen de 5,87 tonnes à l’hectare. Si le riz est cultivé dans tous le pays, le principal bassin de production du riz est situé dans le delta du Mékong à l’extrême Sud. Le Vietnam est le cinquième producteur de riz au monde, après la Chine (50% de la production mondiale), l’Inde, l’Indonésie et le Bangladesh.
Quand l'appétit va…
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Sin-Cheng (Vietnam) - A moins de 70 km de la frontière chinoise, la petite ville vietnamienne de Sin Cheng accueille une fois par semaine un grand marché. De nombreuses ethnies montagnardes se retrouvent ici pour vendre leurs produits agricoles ou artisanaux, échanger les nouvelles, manger ensemble et boire un coup. Peu de touristes dans ce secteur reculé. Peu, ne veut pas dire absence de touristes. En trois heures j’en ai croisé une petite demi-douzaine, des individuels ou des couples souvent accompagnés d’un guide.
Ce portrait a été pris dans la partie couverte du marché où sont regroupés tous les restaurants. Ici, la spécialité c’est le porc noir grillé, accompagné d’un bol de nouilles.
Un ultime regard
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Bac Ha (Vietnam) - Dans un enclos improvisé sur le marché aux bestiaux de Bac Ha, cet éleveur semble porter son attention sur le jeune zébu. Le seul bovin dont on voit les yeux..
Je vous donne tout de suite la fin de l'histoire : il a poussé les buffles qui semblaient protéger le jeune animal, en faisant barrage de leurs corps. Il a passé une corde dans les naseaux de l'animal et l'a emporté...
Garder l'œil ouvert
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Bac Ha (Vietnam) - Lorsque l'on photographie en un tel lieu, l’œil rivé au viseur, il est très compliqué de surveiller ce qui se passe sur les côtés et derrière soi. Et sur un marché dédié aux buffles, on n’est jamais à l’abri d’une ruade ou d’un coup de corne. Surtout quand on est au milieu du troupeau. Dans le feu de l’action, on oublie vite le danger potentiel. C’est bien pour la photo, un peu moins pour son intégrité physique. Lors de ce marché, j’ai assisté à des mouvements de panique de plusieurs buffles. Je confirme, mieux vaut ne pas se trouver à proximité ou sur leur trajectoire.
Transaction
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Bac Ha (Vietnam) - Qui vend ? Qui achète ? Je n’en sais rien, je suis arrivé au moment ou des liasses de billets changeaient de mains. Seule certitude, plusieurs buffles sont au centre de la transaction. Après avoir pris cette photo, je suis resté une dizaine de minutes, pour tenter de comprendre ce qui se passait. Je crois que c’est la femme de l’ethnie des Hmong bleus, qui vendait deux bovins aux hommes. Je n’en suis cependant pas pleinement convaincu.
Je n’ai pas vu qui partait avec les buffles. Les protagonistes ont continué à discuter après la transaction, le bétail était probablement en attente d’un transfert en camion. Mais moi, j’étais parti depuis longtemps.
Le terminus des buffles 2
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Bac Ha (Vietnam) - Pas la peine de préciser que nous sommes toujours sur le marché aux buffles. Ce qui a attiré mon attention, c’est l’harmonie des couleurs entre le pelage des bovins et les vêtement de l’homme. La scène me semblait amusante. Il s’agit d’un boucher qui cherche un animal a exposer façon puzzle sur l’étal de son échoppe. Cela dit, il faudrait être naïf pour s’étonner du sort réservé à la quasi-totalité des buffles présents sur ce marché.
Marché aux buffles
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Bac Ha (Vietnam) - Un peu en retrait du marché, deux hommes négocient le prix du troupeau, à l’abri des oreilles indiscrètes .
Pour la légende plus générale reportez vous à la précédente photo de cette série : www.ipernity.com/doc/1922040/52896014
Le terminus des buffles
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Bac Ha (Vietnam) - Ce matin là, à Bac Ha, c’était le jour du marché aux buffles. Un bon millier de bovins, principalement des buffles, mais aussi des vaches, des zébus et quelques chevaux, sont exposés sur les deux rives du fleuve. Les animaux échangés, hormis les chevaux, sont surtout vendus pour leur viande. Même si la destination finale est la boucherie, je trouve que le bétail est traité sans ménagement, surtout lorsqu’il est sorti des camions. Certaines bêtes éjectées des bétaillères, sont projetées dans le vide. J’en ai vu deux se casser une patte, obligées de sortir du camion en sautant d'un mètre de hauteur. Si l'animal refuse, on la tire par les cornes ou les naseaux avec une corde. Un jeune buffle d’un an a été retrouvé à demi-mort étouffé, quand on a ouvert la bétaillère. On l’a laissé sur place, agonisant.
En conséquence, les jours suivants, je n’ai mangé que du poulet, même si je sais que les volailles, mènent des vies de chiens qui, eux aussi, sont toujours consommés par les vietnamiens.
Note : Bonjour, je suis de retour sur IP, par solidarité financière pour le groupe et pour retrouver la rubrique article qui va m'inciter à écrire de nouveaux textes. Cela dit, mes nouvelles activités (expositions, projets d'éditions et voyages) font que je serai moins présent sur le site qu'autrefois. Ne m'en voulez pas si je ne passe pas régulièrement dans vos galeries. Je vais essayer des passer une fois par jour, mais ce n'est pas garanti. Pour ceux qui ne me suivent pas sur d'autres sites, je vous informe que je viens de passer un mois au Vietnam. Les photos que je vais éditer ici sont issues de ce dernier voyage.
La nuit tombe, le soleil se couche !
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Fort-Dauphin (Madagascar) - J'ai déjà publié une photos prise à cet endroit. Seules différences, il y avait une pirogue au premier plan, cette seconde photo a été prise quelques instants plus tard et la nuit est plus prononcée. Et enfin, la première scène avec la pirogue était cadrée horizontalement.
Si vous aves la curiosité d'aller voir dans mon album "Madagascar 2019", vous retrouverez l'arbre sur la gauche. Sauf qu'à époque c'était un arbre remarquable par sa forme. Aujourd'hui il a été coupé en deux. Une tempête est responsable de cette amputation.

















