Jean-luc Drouin's photos
Village ladakhi
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Phyang (Inde) - Cette photo a été prise dans le village qui s’articule autour de Phyang, un monastère bouddhiste fondé au XVIè siècle. Le site religieux se trouve à une vingtaine de kilomètres de Leh, la capitale de l’Etat indien du Ladakh. Je suis venu en ce lieu à l’occasion de la grande fête lamaïque qui chaque été, à la fin du mois de juillet, attire les croyants de toute la vallée
Selon les linguistes et spécialistes des langues orientales, il conviendrait d’appeler les habitants du Ladakh, les « ladakhpa », mais l’usage occidental à retenu le terme de ladakhi.
Autre précision, la dame à droite ne téléphone pas. La photo a été prise en 2011 et dans les montagnes du Ladhak, personne n'avait de smartphone. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
Il fait trop chaud pour travailler
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Vinh Long (Vietnam) – La journée est déjà bien avancée pour ces vendeuses de poissons dont le travail a commencé avant 6 heures du matin. Il est bientôt 13 heures, c’est le moment où la chaleur moite anesthésie tout le monde. Les clients se font rares et ne reviendront pas avant 16 ou 17 heures. Ces femmes en profitent pour s’accorder une sieste bien méritée.
Ça penche dangereusement
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Vinh Long (Vietnam) – Même lieu, même heure que la photo précédente. Unité de lieu, unité d’action. Des livreurs comme lui, j’en ai photographié une bonne demi-douzaine, pendant que je m’offrais un café glacé sur le fauteuil pliant d’un commerçant de rue. Je n’ai conservé que les plus expressifs. Celui-ci, j’ai bien cru qu’il allait tomber du côté où il penchait dangereusement. Mais non, il ne s’est pas vautré.
It's leaning dangerously.
Vinh Long (Vietnam) – Same place, same time as the previous photo. Unity of place, unity of action. I photographed a good half dozen delivery men like him while I treated myself to an iced coffee on a street vendor's folding chair. I only kept the most expressive ones. This one, I really thought it was going to fall over the side where it was leaning dangerously. But no, he didn't fall over.
C’est du lourd !
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Vinh Long (Vietnam) – Tranquillement installé en face à siroter un café glacé, j’observe les pauvres gars qui apportent et déchargent de lourds sacs contenant ce qui me semble être du riz. Ils arrivent en mobylette transportant parfois plus d’une dizaine de sacs. Ensuite, sans que les femmes qui visiblement dirigent le magasin ne leur accordent la moindre attention, ils les entassent au fond du hangar et repartent dégoulinant de sueur. Durant les 20 minutes pendant lesquelles j’ai assisté à ces scènes, les manutentionnaires-livreurs ont fait au moins quatre voyages, chacun.
It's heavy!
Vinh Long (Vietnam) – Relaxedly seated across the street, sipping an iced coffee, I watch the poor guys bringing in and unloading heavy bags containing what I think is rice. They arrive on mopeds, sometimes carrying more than ten bags. Then, without the women who obviously run the store paying them the slightest attention, they pile them into the back of the shed and leave dripping with sweat. During the 20 minutes I witnessed these scenes, the delivery handlers made at least four trips each.
Vendeuse Mhong
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Bac Hà (Vietnam) – Si le marché aux buffles se tient près de la rivière tous les jeudis, il n’attire pas encore tous les touristes qui affluent de la région de Sapa, à 2 h 30 de route. En revanche, tous les vendredis, le marché permanent du centre-ville voit les voit débarquer par cars entiers. Le petit marché, habituellement si calme, où les ethnies montagnardes alentour viennent vendre leurs productions, se transforme le temps d’une journée en Disneyland où les étrangers sont plus nombreux que la population locale.
J’ai eu la chance d’arriver un lundi. J’ai pu profiter de la quiétude du lieu en semaine, et reprendre la route pour Hanoï le vendredi matin.
L'affaire est dans le sac
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Bac Hà (Viêt Nam) Monsieur Mhong est satisfait. Il vient de vendre plusieurs buffles. À en juger par son sourire, l’affaire a été bonne pour lui et sa femme qui marche devant lui. Elle aussi est probablement satisfaite, mais elle ne sera rassurée que lorsque la grosse liasse de billets dans son sac sera à l’abri chez elle ou à la banque.
La main dans son sac pour vérifier que les billets sont toujours là est une sage précaution, mais cette dame ne risque pas grand-chose. Au Vietnam, la criminalité est très faible. C’est le pays le plus sûr d’Asie. Il y a bien des pickpockets, mais ils opèrent dans les grandes villes comme Hanoi ou Ho Chi Minh Ville et ne ciblent que les touristes.
www.flickr.com/photos/156294418@N02/54488419011/in/dateposted-public
Mhong
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Sin Cheng (Vietnam) – Ces femmes Mhong, à l’abri de la pluie sous des bâches, observent la présentation des buffles proposés à la vente. Les bovins sont destinés à la boucherie. La femme au centre est intéressée, car au moment où j’ai pris la photo, son mari exhibait l’un de ses buffles sur le ring de présentation.
Malgré le bambou qui maintient la bâche sous laquelle les femmes sont abritées, j’ai sélectionné cette photo. Je me suis bien décalé sur la droite pour prendre un second cliché où le bambou était moins présent ; mais l’attitude des femmes était moins intéressante. De plus, d’autres éléments parasites apparaissaient derrière la femme de gauche. Entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Station de transbordement
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Cai Bé (Vietnam) - Une scène saisie sur l’un des bras du Mékong dans le delta du même nom. La ville de Ca Bé est l’un des pôles logistiques du trafic fluvial du Vietnam du sud. De nombreuses coopératives agroalimentaires sont regroupées ici pour rationaliser les échanges de marchandises qui partiront dans tout le pays et à l’exportation.
Sur cette photo, les sacs acheminés par barge, sont posés sur un tapis roulant avant d’être stockés dans ce gigantesque hangar. Etant sur l’autre rive, je n’ai pas pu avoir la confirmation formelle que ces sacs contenaient de l’engrais.
Le chien a le sourire dans sa queue (Victor Hugo)
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Sapa (Vietnam) – Ce jour-là, dans cette ville des montagnes du Nord, le temps est pourri. Il pleut, il fait froid. Nous entrons dans un petit restaurant pour nous réchauffer avec l’espoir que, le temps d’un repas, la météo va s’améliorer. Illusion. J’avais remarqué le chien, pensant qu’il s’agissait d’un animal errant. Il est resté à cet endroit, plus d’une demi-heure, le regard fixé dans la même direction, alternant la position assise et debout. J’ai vite compris qu’il n’était pas abandonné, car trop bien nourri et qu’il attendait quelqu’un. Sa patience a été récompensée, car il s’est soudainement dressé sur ses pattes et s’est mis à frétiller. Une petite fille, âgée d’environ six ans, un cartable dans le dos, est arrivée, accompagnée de son grand-père. Elle a pris le chien par le cou et l’a embrassé avant d’entrer dans le restaurant, suivie par le chien qui l’a accompagnée joyeusement à l’étage où se trouvaient les appartements.
Un dimanche au bord de l’eau
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Kon Tum (Vietnam) – Quand il n’y a pas grand-chose à photographier, il y a deux endroits où je vais dans les bidonvilles ou les rivières. À Kon Tum, pas de quartiers défavorisés. S’il y en a un, je ne l’ai pas trouvé. En revanche, il y a une rivière, la Dak Bla, dont le niveau était assez bas. Le paysage n’était pas déplaisant, sans être pour autant extraordinaire, comme j’avais pu le lire. En revanche, après une journée de canicule, la lumière de fin d’après-midi était assez photogénique. Ne restait plus qu’à trouver une présence humaine pour animer la scène que je m’apprêtais à capter. Il a fallu que je remonte la rive vers l’est pendant une bonne dizaine de minutes avant de tomber sur cette famille. L’homme tentait de démêler son épervier pour capturer de microscopiques poissons.
Le riz en danger
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Le riz est la principale culture vivrière au Vietnam, où elle joue un rôle essentiel pour assurer la sécurité alimentaire et permettre les exportations. Le pays a exporté 4,5 millions de tonnes de riz au cours des cinq premiers mois de 2025 pour 2,34 milliards de dollars américains. Si les exportations de riz progressent de 12,2 % par rapport à la même période l’année dernière, le cours du riz a chuté de 18,7 % en valeur.
Dans le delta du Mékong, au sud du pays, on note une progression rapide de l’eau de mer qui fait disparaitre la culture du riz. L’élévation du niveau de la mer est liée au réchauffement climatique ; mais le phénomène se double d’un autre danger : l’urbanisation rapide du delta où le poids des constructions et l’exploitation des nappes phréatiques affaissent les sols à grande vitesse.
Selon les scientifiques du « Centre asiatique de recherche sur l’eau », les conclusions de leurs études sont sans appel : si rien n’est fait pour ralentir la tendance, d’ici la fin du siècle, 85 % des terres du delta seront sous l’eau.
Il est à noter que la montée des eaux ne serait responsable que du cinquième du risque de submersion. C’est l’urbanisation galopante et incontrôlée qui porte la plus grande responsabilité de la catastrophe annoncée. Il est encore temps d’agir…
Des rebelles reconvertis dans l'agriculture
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Kon Tum (Vietnam) - La minorité ethnique bahnar -appelée Moï par les Français- n’est plus la rebelle d'autrefois. Evangélisée par les missionnaires catholiques et vietnamisée par les colons français, elle est aujourd’hui parfaitement intégrée. Il subsiste quelques villages sur les hauts plateauxs du centre du pays, dont le seul véritable lien avec la culture ancestrale, sont les grandes maisons communes qui trônent sur les places centrales et qui attirent les touristes. Autant dire que lorsqu’on en a vu une, on les a toutes vues.
Aujourd'hui, les bahnars sont surtout des agriculteurs. Ils sont nombreux à travailler dans les exploitations maraichères de la périphérie de Kon Tum, comme sur cette photo prise en fin de journée.
Pont de Hué
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Hué (Vietnam) - Photo prise sur l'un des ponts en acier qui traversent l'ancienne cité impériale. Sous le tablier, coule la rivière Hué, aussi appelée la "rivière des parfums". Aujourd'hui, on ne sait plus à quels parfums pensaient les habitants de la cité, lorsqu'ils l'ont ainsi baptisée. En tout cas, sur le pont que j'ai traversé à pied pour faire des photos, le parfums qui flottait était celui des gaz d'échappement. Masque obligatoire.
L’annexe de la sentinelle des mers
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Le Tréport (France) - Le phare du Tréport (13,50 mètres) date de 1907. Un premier feu a été construit en 1807, remplacé par une autre construction en 1844. Un nouveau feu a été installé au bout de la jetée ouest de la ville au début du siècle dernier. Ce phare se dresse toujours à l’entrée du port pour informer les marins de la route à suivre. Aujourd’hui, comme tous les phares de France, il est automatique. La portée de son « feu » est d’un mille marin, c’est à dire 1852 mètres.
J’ai photographié la porte de l’annexe qui est à moins de deux mètres de la sentinelle des mers. Derrière cette porte se trouve toute l’installation électrique qui rend le phare autonome. Cette annexe abrite également les batteries de secours. Par temps de brume, quand la portée lumineuse est réduite, une sirène prend le relai. Et en cas de panne prolongée de réseau, il y a toujours une cloche.
La diagonale des galets
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Le Tréport (France) - A force de fuir les lieux où se concentre le tourisme de masse, en ne me déplaçant qu’à la basse-saison ou voyageant dans des des contrées perdues, je vais finir par ne plus avoir de traces humaines sur mes photos. Je risque terminer en photographe de paysage comme l’illustre cette photo de la plage de galets du Tréport.
The Diagonal of Pebbles
Le Tréport (France) - By constantly avoiding places where mass tourism is concentrated, by only traveling during the off-season or traveling to remote lands, I'll end up no longer having any human traces in my photos. I risk ending up as a landscape photographer, as this photo of the pebble beach in Le Tréport illustrates.
Un rayon de soleil sur Le Tréport
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Le Tréport (France) – Photo prise sur la jetée du port du Tréport, ville de la Seine-Maritime située à quelques encablures de la station balnéaire de Mers-les-Bains qui, elle, se trouve dans le département de la Somme.
Quand j’ai pris cette photo, lors d’une rare éclaircie, j’étais en compagnie de Jean-Louis Thiaudiere www.ipernity.com/home/2433590 et de son épouse, venus passer quelques jours de vacances dans la région. Jusqu’ici, je ne connaissais Jean-Louis qu’à travers les réseaux sociaux. Grâce à Ipernity, nous avons pu passer du virtuel à la réalité. Sympathique rencontre.
Sitges, perle de la Catalogne
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Sitges (Espagne) - Située au sud-ouest de Barcelone, cette station balnéaire est réputée pour ses plages méditerranéennes bordées d’imposantes et vielles demeures. La vieille ville comme le front de mer, n’ont pas encore été défigurés par une architecture contemporaine et le béton.
Autoportrait
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Coma-Ruga (Espagne) - Ce Van VW est un bar à ciel ouvert situé à l’entrée du port de plaisance. Quand j’ai pris cette photo en me plaçant volontairement dans le miroir sur la porte ds toilettes, j’étais concentré sur la composition globale de la photo. Je n’ai pas prêté attention à ce qui était écrit dessus. Je n’ai réalisé cette prétention involontaire, une fois la photo affichée en grand sur l’écran de mon ordinateur.

















