Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Femmes
Marché de rue indien
| 15 Jan 2024 |
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Oaxaca (Mexique) - Cette photo a été prise dans un village indien à proximité d'Oaxaca. Je l'ai sélectionnée surtout pour les couleurs du mur et du rideau de fer. Au Mexique on aime les couleurs vives.
Chez ces femmes qui vendent leurs légumes et leurs fruits sur le trottoir, il n'y a pas réellement d'agressivité à mon encontre puisque j'ai pu photographier normalement en portant mon œil au viseur, sans chercher à me dissimuler. Mais si il n'y a pas d'agressivité, leur regard n'exprime pas pour autant de l'approbation. En principe quand je photographie les gens, je vais leur montrer la photo sur l'écran de contrôle. Au Mexique, si on a réussi à photographier, mieux vaut ne pas s'attarder, ni essayer d'engager la conversation.
Dans la plupart des pays que je connais, l'appareil photo est un extraordinaire moyen d'entrer en contacte avec la population. Ici, si on souhaite échanger quelques mots, mieux vaut ne pas sortir son appareil. Le contacte est quand même un peu moins difficile dans les grandes villes.
Eau courante... A l'extérieur !
| 15 Nov 2022 |
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Ambositra (Madagascar) - Pour obtenir ce genre de scène de la vie quotidienne - à Madagascar, comme ailleurs-, il faut être matinal. J'ai pris cette photo alors qu'il n'était pas encore 6h30. Il faut aussi s'aventurer dans les quartiers ruraux qui sont un peu à l'écart des centres-villes.
Je connais bien ce quartier non loin de la "tuerie municipale", nom donné à l'abattoir où chaque matin des dizaines de porcs et de zébus sont égorgés. Ce jour là, je n'avais pas envie de respirer l'odeur du sang et de la mort. Je m'y étais déjà rendu à deux reprises pour faire des photos lors de mes précédents passages dans cette région en 2016 et 2020. Non, ce jour là, j'avais envie de m'imprégner de la vie routinière des habitants.
Cette femme et sa fille sont chargées de remplir les bidons de 20 litres d'eau pour les habitants du quartier. Chaque semaine, une famille est préposée à cette tâche ingrate, mais nécessaire. L'eau est destinée à la cuisine et à la toilette. Une fois remplis, les bidons seront récupérés et transportés par leurs propriétaires.
Les copines
| 11 Apr 2022 |
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Antananarivo (Madagascar) - Les deux vendeuses de légumes, sont de bonnes copines. La plus jeunes, à droite est la fille de celle du milieu. L'ambiance est excellente. Ce sont elles, qui me voyant photographier depuis un bon bout de temps dans les allées du marché m'ont demandé de les photographier. En principe, l'intérêt de ce genre de photo posée réside dans le souvenir d'un instant figé dans le temps. Pas plus. Pourtant, il arrive parfois que ces photos convenues dégagent un certain intérêt photographique. Mais le mérite en revient essentiellement aux personnes photographiées. Moi, j'ai cadré et déclenché. C'est tout !
Discussion amicale à l'ombre d'une boutique
| 20 Nov 2020 |
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Nawalgarh (Inde) - Ce boutiquier vend des tissus. Je le précise car on ne les voit pas sur la photo.
Ce sont les formes des saris des femmes qui m’intéressaient. Cette photo est la seconde que j’ai prise, lorsque j’ai vu que le commerçant me regardait amicalement. Il avait l’air de se figer comme s’il prenait la pose. Je me suis donc approché pour prendre cette deuxième photo où il devient le sujet principal.
Finalement après une discussion avec ce petit groupe, j’ai appris que ces femmes n’étaient pas des clientes, mais des membres de la famille du marchand, venues lui rendre visite.
Ces femmes vivent dans un petit village rural entre Nawalgarh et Mandawa. C’était jour de marché et elles avaient profité de l’occasion pour cette visite amicale.
- Pour voir la peinture du jour, suivez ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50492626
Photo de famille
| 03 Nov 2020 |
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Pushkar (Inde) - Ce tirage argentique datant de 1993, a été envoyé à cette petite famille à mon retour en France. C’est ce que j’appelle un tirage de courtoisie pour des gens particulièrement accueillants et sympathiques rencontrés au hasard de mes voyages.
Aujourd’hui, le numérique facilite les contacts avec le visionnage immédiat de la photo sur l’écran de contrôle.
Grâce à ces tirages, lorsque je reviens aux mêmes endroits, j’apporte toujours quelques photos supplémentaires, au cas ou je retrouve les personnes photographiées.
Pour cette famille, je n’ai pas eu de chance. De retour à Pushkar deux ans plus tard, je ne l’ai pas retrouvée. Je me souvenais pourtant du quartier où nous nous étions rencontrés. Selon les voisins, le récent décès du père aurait incité sa femme et ses enfants à retourner dans son village d’origine dans la région de Jaisalmer, à l’Ouest, non loin de la frontière pakistanaise.
Nikon F 90 - 20 mm f : 2,8 - Ilford HP5+
Travail dans les rizières
| 11 Oct 2020 |
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Nong-Khaï (Thaïlande) - La Thaïlande est le 5è producteur et premier exportateur de riz au monde. En 2018, l'ancien Royaume de Siam en a produit quelque 33 millions tonnes. Une excellente année puisqu'habituellement la production tourne autour de 20 et 25 millions de tonnes.
La culture rizicole qui occupe 20 % de la surface agricole du pays, est omniprésente dans la vie des thaïs par son poids économique ; mais aussi parce qu'elle rythme la vie culturelle et cultuelle du pays en raison des nombreuses fêtes et cérémonies qui lui sont consacrées.
Il faut savoir qu'ici, on consomme 150 kilos de riz par an et par personne. En comparaison, la consommation d'un français est de 6 kilos.
Cette photo a été prise a été prise dans la campagne alentour de Nong-Khaï lors d'une balade en scooter. Je me suis arrêté et j'ai commencé à photographier ces deux femmes du bord de la route. Quand elles ont réalisé ma présence, elles m'ont fait de petits signes amicaux. Je me suis donc rapproché et j'ai pu réaliser une petite série de photos sur la récolte du riz - Voir le PIP ou cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50409224
Travail dans les rizières
| 11 Oct 2020 |
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Nong-Khaï (Thaïlande) - Pour le commentaire général reportez vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50409226
Street food in Bangkok
| 09 Oct 2020 |
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Bangkok (Thaïlande) - Manger dans la rue est profondément ancré dans la culture asiatique. Des restaurateurs de rue comme sur cette photo ; il y en a partout. Des images témoignant de ce genre de commerce, j’en ai plein mes disques durs.
Pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre ? Je ne sais pas. Trop de choix tue le choix. Peut-être l’ai-je sélectionnée car ces deux femmes malgré leur air absorbée par leur tâche, étaient particulièrement sympathiques. Même si ce n’est pas évident sur cette photo.
Mais je pense que c’est parce qu’en ressortant cette photo, je me suis immédiatement retrouvé plongé dans l’ambiance de ce quartier de « China-town » à Bangkok. Le bruit, les odeurs, l’ambiance… Et même la chaleur moite de cette fin de journée. Tout m’est revenu immédiatement en mémoire.
Rien d’extraordinaire dans ce document photographique, pourtant il a, pour moi, cette faculté de faire ressortir des émotions du passé. Ca arrive avec certaines photos. Une « madeleine de Proust asiatique » en quelque sorte.
Marché perché
| 27 Aug 2020 |
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Taxco (Mexique) - Encore une ville que j’aime bien. La photo a été prise discrètement dans le marché permanent de la ville. Il a la particularité d’être implanté à flanc de montagne, comme toute la ville.
Pour visiter Taxcoe à pied, il est nécessaire d’avoir de bons mollets car les rues sont pendues et raides. Quand je montais pour aller dans le coeur historique, j’avais parfois le sentiment de faire un trek au Népal. L'intensité de l'effort était similaire.
J’ai eu la mauvaise idée de trouver un hôtel d’un excellent rapport qualité-prix au pied de la ville et j’ai passé mon temps à monter. Monter encore et toujours. Côté positif, pour revenir, ça descend.
Afin d'accéder aux restaurants et monuments, il y a deux solutions. Pour les fainéants ou les personnes à mobilité réduite, il y a le taxi. Quatre-vingt quinze pour cent sont encore d’antiques Coccinelles Volkswagen. Cette voiture a longtemps été la voiture reine dans tout le Mexique, jusqu’au milieu des années 1990. Mais à Taxco, on voit toujours ce modèle de marque allemande dont l’usine de montage était à Puebla.
La raison de survivance de la VW à Txco ? Comme les rues sont très raides, la Coccinelle est une traction arrière. Le moteur placé à l’arrière donne de la puissance et favorise l’accélération. Les rues étant par ailleurs très étroites, il n’est pas question de caler en pleine côte.
Mais si vous prenez une Coccinelle, le prix au kilomètre devient prohibitif car pour atteindre le Zocalo, il y a un peu moins d’un kilomètre.
Deuxième option : la marche à pied. C’est en gravissant les marches qui semblent ne jamais vouloir s’arrêter que je me suis retrouvé au milieu de cet étrange marché, installé de part et d’autre de l’escalier et dans les ruelles transversales.
Je venais d’atteindre un palier lorsqu’en levant la tête je suis tombé sur ces trois commerçantes. J’ai orienté vers la scène qui s’offrait à moi mon appareil qui pendait autour de mon cou. J'ai pris la photo. Au jugé, Comme d’habitude. Coup de chance, l’autofocus à fait des merveilles. Mais côté cadrage, j’ai dû redresser l’image en post-traitement. Ce que je n’aime pas faire habituellement, mais en photographiant sans viser, impossible de composer un cadre correctement. Si j'avais dû appliquer rigoureusement mes principes, c'est photo aurait dû finir dans la corbeille.
Taxco est une ville accrochée à la montagne. Elle a été fondée en 1520 lorsqu’on a découvert d’importants gisements d’argent. Aujourd’hui, les filons sont épuisés, mais la ville est toujours considérée comme l’une des capitales mondiales de ce précieux métal. Les mines fermées, la population s’est reconvertie dans le tourisme et à la vente de bijoux et d’objet… en argent.
Quant à l'architecture elle est du plus pur style colonial.
Mais la topographie et le relief tourmenté de Taxco, n'en font généralement qu'un lieu de passage pour les touristes qui ne s'y attarde qu'une journée, faisant la fortune des chauffeurs de Coccinelles.
Partie de pêche sur les rives du Mékong
| 25 May 2020 |
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Vientiane (Laos) - Si en 1991, j'avais apprécié photographier les rives du Mékong à Vientiane, en 2015, le plaisir était intact.
Comme les pêcheurs aux filets n'étaient plus en ville en cours d'urbanisation, j'ai dû louer un scooter pour remonter le fleuve en amont. Je n'ai pas eu à aller bien loin. Au bout de 5 ou 6 kilomètre, j'ai retrouvé mes pêcheurs. Essentiellement des femmes malgré la force physique nécessaire pour remonter les filets.
Si les tenues vestimentaires sont désormais occidentalisées, la technique de pêche reste la même.
J'ai passé une bonne heure avec ces femmes en fin de journée et pendant ce laps de temps, ces femmes n'ont capturé que de microscopiques poissons.
Voir le PIP ou cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/49973462
Point d'eau collectif
| 30 Apr 2020 |
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Ambalavao (Madagascar) - A Ambalavao, où j'ai séjourné presqu'une semaine, je passais quotidiennement dans cette rue qui ressemble plutôt à un chemin.
Ces deux femmes étaient systématiquement là, à faire leur lessive. Etant donné le stock de linge et le temps qu'elles passaient devant ce point d'eau, j'en ai déduis que c'était leur travail.
A chaque fois que nous nous croisions, on se saluait. A l'aller comme au retour. Et puis au bout de plusieurs jours, je me suis arrêté pour discuter.
Elles se demandaient ce que je pouvais bien faire dans la région et pourquoi je restais si longtemps dans la ville. Elles m'ont dit qu'elles pensaient que je m'étais installé à Ambalavao, comme le font de nombreux étrangers. Mais ce qui les étonnait c'est que je choisisse leur ville. Les étrangers eux, préfèrent plutôt les bords de mer.
J'ai appris de ces femmes que le lieu où elles passent l'essentiel de leurs journées est le seul point d'eau courante du quartier. Un lieu adapté à leur profession de lavandières. Mais c'est aussi ici, que les habitants du quartier viennent se ravitailler en eau potable, comme en attestent les bidons stockés à l'arrière plan.
L'heure de la lessive en plein air
| 24 Apr 2020 |
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Tananarive (Madagascar) - Nous sommes toujours sur les bords du périphériques de la capitale Antananarivo (Tananarive). Le baraquement où vivent ces jeunes filles se trouve à 500 mètres de là. Des familles entières vivent ici.
Ces populations ne sont plus tout à fait rurales sans être urbaines pour autant. Elles se trouvent dans un no man's land coincé entre le périphérique et des rizières plus ou moins abandonnées qui prennent des airs de marais.
Malgré la proximité de la ville, on a quand même l'impression d'être à la campagne. Même si les conditions de vie sont précaires, elles sont de toute façon plus enviables que dans les nombreux bidonville de la proche capitale.
Pour mémoire, Madagascar reste l'un des trois pays les plus pauvres du monde.
Côté prise de vue, je ne pouvais pas respecter la règle des tiers. Quitte à s'écarter des grands principes de la composition, autant y aller franchement.
Le ciel et la bande de terre en bas de l'image, encadrent la photo dont l'essentiel offre une grande surface "vide". Même si les personnages sont centrés sur le pied de la photo, ces jeunes filles permettent de donner une bonne indication sur l'étendue de ce no man's land.
Ce qu'il fallait pour sortir cette scène de sa redoutable banalité, c'est que les jeunes filles se placent de de telle sorte que leur attitude se soit pas figée comme le paysage. J'ai fait deux photos. J'ai choisi celle-ci en raison de la petite fille au milieu qui se passe la main dans les cheveux.
Boutique éphémère
| 19 Apr 2020 |
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Ambalavao (Madagascar) - Queqlues sacs de riz recyclés en bâches ficelées sur quelques bouts de bois. Il n'en faut pas plus à ces deux femmes pour monter une petite boutique éphémère.
Elle sont venues tôt le matin de leur campagne, à Ambalavao afin de vendre leur production riz sur le grand marché.
Malgré l'heure encore matinale (il est 8h30 passées) le soleil est bien présent. Heureusement les bâches font office de diffuseur sur les personnages, ce qui offre une lumière relativement douce.
En revanche, ces mêmes bâches donnent une dominante très jaune sur le fichier brut de cette photo, d'autant que ma balance des blancs était calée en "automatique". Ca marche dans 80 % des cas, mais pas là. J'ai dû corriger la colorimétrie en post-traitement en "refroidissant" un peu l'ambiance. J'ai diminué le jaune et monté un peu de bleu).
Pour le contacte avec les commerçantes, je me suis arrêté pour discuter avec elles. Et c'est tout naturellement qu'elles ont accepté d'être photographiées.
Malgré le fait qu'elles regardent l'objectif en souriant, elles n'ont pas changé de position et leur attitude reste naturelle.
Dans ma sélection définitive, je ne sais pas si je conserverai cette image. Mais Ipernity m'est utile pour tester certaines photos.
Rouge malgache
| 23 Mar 2020 |
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Ambavalao (Madagascar) - Le portrait est un exercice particulier en photographie. Le plus dur, selon moi, est de trouver un angle original. Surtout en plan serré qui ne laisse guère de place à la créativité. Dans ce cas, il faut se concentrer sur le regard et/ou sur une expression. C’est la raison pour laquelle maintenant j’intègre le plus souvent mes « portraits » dans leur environnement.
Pour prendre le contre-pied de ce que je viens d’écrire, et au risque de me contredire, le portrait d’aujourd’hui est « classique » avec un cadre relativement serré et dénué d'éléments lisibles de l'environnement immédiat. Il faut dire que j’étais dans une rue avec beaucoup de monde et que je voulais que ma photo soit nette du premier plan à l’infini. Initialement je ne cherchais pas un portrait.
J’étais posté en face d'une boutique très colorée en cette fin de journée ensoleillée. Un peu en retrait. Le boutique devait me servir de fond.
En place depuis une bonne dizaine de minutes je tentais de composer une image de rue harmonieuse et colorée. J’avais la couleur. Mais si l’animation était plaisante à observer, j’avais du mal à trouver l’harmonie dans mon viseur. Il y avait toujours quelqu’un pour passer devant mon cadre au moment où je croyais avoir une bonne image.
Je commençais à désespérer et à me dire qu’il fallait parfois renoncer, lorsque j’ai vu cette jeune maman, toute de rouge et de jaune vêtue. Elle était à bonne distance, mais se dirigeait vers moi avec son enfant dans le dos. Elle s’est arrêtés à plusieurs reprises pour tenter de remonter son enfant dans son dos, qui ne cessait de glisser.
J’ai tenté une ou deux photos en les intégrant dans un scène large. Malheureusement, sa position courbée pour replacer son enfant lui donnait une attitude qui n’était pas à son avantage. Alors que cette jeune femme avait un allure particulièrement élégante.
Finalement j’ai abandonné l’idée de la photo que j’avais en tête pour me « rabattre » sur un portrait. S’il faut être têtu et patient, il faut aussi savoir être réactif en saisissant toutes les opportunités. Prendre la bonne décision au bon moment, c'est une question d'entrainement. Ca s'apprend. cE qui ne veut pas dire que l'on gagne à tous les coups. Loin de là.
Je me suis dirigé d’un pas décidé vers la jeune femme qui venait enfin de stabiliser son enfant. Alors que j'avançais, j'ai fait une photo sans vraiment viser. Juste pour lui montrer que je faisais des photos. Premier élément de communication visuelle. Je lui ai aussitôt demandé si je pouvais photographier son enfant ? Elle a esquissé un petit sourire. Mais elle était plutôt étonnée car elle avait pris conscience de ma présence depuis moins de 5 secondes.
Je me suis alors placé le dos au soleil et je me suis baissé pour me retrouver à la hauteur de l’enfant. Ce qui m’offrait par la même occasion un angle en contre-plongée. Bien entendu, j’ai immédiatement intégré la jeune femme dans mon cadre. Clic-clac !
La petite dominante rouge vient de la lumière rougeoyante de cette fin de journée associée aux reflets du chapeau et du T-shirt. En post-traitement, j’ai légèrement désaturé la couleur dominante pour que les visages ne soient pas trop rouges. Si j’étais intervenus de façon plus drastique, je dénaturais irrémédiablement la photo. Alors j’assume cette dominante qui persiste sur les visages.
A l'abri !
| 27 Jan 2020 |
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Bombay (Mumbai) - "Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille..." Ces femmes indiennes qui attendent la fin de l'averse à l'abri sous la coque d'un bateau en "cale sèche", prennent la situation avec le sourire.
Cette photo met un terme à la série sur le pêcheurs de Bombay.
Je reviendrai dans la journée avec une communication spéciale sur la sortie du livre dédié à l'organisation non gouvernementale (ONG) Action Bénarès.
Femmes de marins-pêcheurs
| 22 Jan 2020 |
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Bombay (Mumbai) - Après avoir pris la photos de foule, publiée hier, je suis allé chercher un peu de calme en m’engageant dans un enchevêtrement de vieilles carcasses de bateaux en cale sèche. A l’abandon pour la plupart, quelques uns semblaient pourtant en cours de réparation. Même si ce jour-là, personne ne travaillait à bord. Ce sont les marins qui effectuent les réparations des bateaux lorsque la météo est défavorable et qu’ils ne peuvent pas prendre la mer. Et ce jour là, tout le monde était parti pêché depuis l’aube.
Je venais à peine de m’éloigner de la foule quand j'ai rencontré ce petit groupe de femmes qui, elles aussi, étaient venues se réfugier sous la coque d’un bateau. La pluie s’étant arrêtée, elles venaient de sortir de leur abri improvisé.
D’après ce que j’ai compris de notre conversation faite plus de mimes que de paroles, elles étaient toutes épouses de marins-pêcheurs. Elles attendaient que la vente de poisson sur le quai se termine pour récupérer le poisson conservé à bord par leur maris.
Les membres d’équipage des bateaux de pêche sont rémunérés en nature. C’est à dire qu’ils reçoivent un pourcentage des prises. Ensuite, ils en utilisent une partie pour leur propre consommation et vendent le reste pour se faire une poignée de roupies (monnaie indienne).
Portrait gujarati
| 17 Dec 2019 |
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Gujarat (Inde) - Autre village ethnique situé à proximité de la frontière du Sud-Est du Pakistan. Ce village se trouve à une dizaine de kilomètres de celui présenté hier.
Les Cette photo est mon premier vrai portrait réalisé avec un appareil numérique (Nikon D 80). Et pendant des années des portraits, j’en ai fait des milliers. Quand je rentrais de voyage, on voulait voir « mes portraits ». Comme s’ils étaient à moi ces portraits !
Mais au fil du temps, je me suis lassé du portrait qui est un genre photographique en soi. D’autant que pour moi, le portait ne me demande aucun effort. Mon sens du contact sans doute ? Une certaine aisance à capter les regards car je parle gens quand je photographie ? Souvent tout se passe en quelques secondes. Naturellement.
Je suis et j’ai toujours été plus intéressé par des photos plus « compliquées ». Pas lisible au premier coup d’oeil comme un portrait. Des photos où il se passe plein de choses et qu’il faut contempler un certain temps pour en déceler tous les détails. Le problème, c’est que des photos comme ça, des photos dont on est fier car elles ont demandé du temps, de la patience… Et bien on n’en fait pas tous les jours. Mais quand on a été chercher avec les dents une photo qu’on avait en tête, sans certitude de l’avoir, qu’on en a bavé… Quelle satisfaction si on l’obtient.
Des portraits j’en fait toujours un peu, mais mes plans sont moins serrés. Je les insère désormais dans leur environnement. Ca fait un peu moins « portrait ». Mais pour moi, ce sont des portraits.
Et comme je ne suis pas à une contradiction près, c’est un portrait serré que je vous livre aujourd’hui.
L'eau de vie
| 26 Nov 2019 |
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Fort-Dauphin (Madagascar) - Ce qui est bien quand on accompagne une Organisation non gouvernementale, c’est que les portes s’ouvrent où elles resteraient fermées pour un touriste lambda. Mais quel touriste irait dans un quartier excentré de Fort-Dauphin, alors que la ville dispose de plages magnifiques ? Moi, la plage, ce n’est pas mon truc. J’aime bien nager, comme tout le monde, mais passer ma journée sur une plage, pas question. Il y a tant de photos qui ne sont pas prises et de rencontres qui ne sont pas faites quand on lézarde sur un plage de sable fin.
Cette photo a été prise dans un quartier éloigné du centre ville de Fort-Dauphin alors que la délégation que j’accompagnait venait contrôler l’état du puit foré ici, il y a quelques années. Un puit qui profite à une cinquantaine de familles. Il est à proximité. Derrière la barrière en bois à gauche de la photo. La femme qui porte un sceau sur la tête en revient. Elle n’a que 20 mètres à faire pour puiser son eau. Les habitants du quartier sont unanimes : il a changé leur vie. Autrefois, il fallait aller à la rivière non loin de là. Le problème c’est que la mer est peu distante et l’eau de la rivière est saumâtre.
Quant au puit, il est très bien gardé par le comité de quartier qui l'entretient régulièrement. Ici, l'eau est trop précieuse.
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