HelenaPF en longue pause's favorite articles
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Femme-Automne
Mon enfance me poursuit, étrange douceur ! Comme une ombre d’automne, Une feuille colorée qui s’abandonne Au passage du temps et de ses langueurs. Avoir peur du présent et de ce que sera le futur Sont des brumes nostalgie qui s’effacent En de légers fardeaux auxquels il faut faire face. S’y soustraire rallume des jours sans augure Des heures éteintes à la flamme du souvenir.…
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Souffrance...
Je ne suis rien qu’une femme à genoux Qui supplie l’au-delà, hors son courroux, De lui rendre la paix et un peu de redoux En effaçant ses peurs et tous ses mots jaloux. J’ai tourné mon regard vers un ailleurs, Je ne sais si j’en deviendrais meilleure. Il est des brûlures qui déchirent l’âme ! L’amitié peut-elle combler ce qui m’affame ? La magie de ma prose n’a pas même effleurée…
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J'ai sur la peau...
J’ai sur la peau des saveurs de racines, Des parfums et des formes que dessinent Les déchirures de la vie qui se devinent Et semblent parfois bien anodines. Je rêve d’envol sur les ailes d’oiseaux, De marcher sur le coton des nuages, De me parer de poussières d’étoiles comme oripeaux Ou de humer l’encre d’un livre d’images. Je ferme les yeux et je sens le vent caresser Tendreme…
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Solitude...
Tant de chagrins ont creusé mon chemin ! Tant d’instants incertains ont mené mon destin ! L’espoir a fui aux rives du torrent de ma vie. Je me suis échouée comme une épave oubliée. J’ai attendu et personne n’est venu me consoler. Je me suis relevée, seule, à force de me répéter Que la vie est combat, que l’on ne doit s’abandonner. Dans l’eau pure de ses yeux, j’avais cru y trouver Tous les…
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J'ai touché...
J’ai touché du doigt mes plus ardents désirs Comme on frôle un corps avec tant de plaisir. J’ai voulu accrocher dans l’éclat de ses yeux Des étoiles, des soleils. Ce n’était pas un jeu ! Dans l’écheveau brumeux de mes cheveux dorés, Il a passé sa main dans mes mèches bouclées. De sa bouche ont coulé les mots les plus divins. Je veux de son regard gris plongé dans le mien Me noyer encore, m’eni…
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Un ange passait...
Un ange passait et là, regardait. D’un mystère il naquit et ne le savait. Pourquoi pleurer ces chers disparus Que la faucheuse, sans pitié, a abattu ? Au tombeau ne descendent que les corps rompus, Leur âme, au présent, s’envolent dans les nues. De tous ces pleurs suspendus à mes rimes, Je dois vous dire que ce n’est point un crime. La douleur de l’absence est angoisse charnelle…
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Chimères
J’entends encore vos voix insoupçonnées parfois Que ne peut ouïr le temps aux silences sans joies. Je ne peux dans mes mains retenir ce court instant Incertain, qui passe et qui si vite s’éteint. Il me faudra pourtant sentir ce dernier battement D’un cœur las, agonisant à l’ombre d’un matin, Pareil aux blés trop mûrs que l’on moissonnera, Aux amours, aux souvenirs que l’on se gardera. J’ai su t’invent…
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Au creux...
Au creux d’une vague, j’ai voulu me blottir. Sous ses fines crêtes en dentelles, je me sentis frémir. Nue, je savourais les remous du plaisir Les yeux fermés, sous la brise, caressée par l’astre-roi. Ses rayons chauffaient ma peau pour la brunir. Dans ce doux émoi, je m’assoupis, ma foi ! Je rêvais que je nageais dans l’onde limpide En me laissant porter par le flot avide. Mes rimes s’émerveillaient d…
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Tzigane
Elle avait les yeux couleurs des lointains. Sa chevelure volait au vent des grands chemins Et flamboyait comme l’automne au couchant. Elle virevoltait gaiement tout en dansant. Sa jupe s’envolait lui faisant un écran. On entendait résonner son rire cristallin En cascades joyeuses sous les grands pins. Ses pieds nus étaient imprégnés de tous les parfums Des prairies qu’elle arpentait comme un lutin.…
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Attente...
Je t’ai attendu souvent dans les creux du silence. Je t’ai perdu quelquefois aux aurores si denses. J’ai l’émoi d’être à toi chaque fois Que l’espoir s’évade en mirage. J’ai vu les ombres s’enfuir de ton visage, Y apporter d’infinis rêves d’ailleurs. Tu es venu sur la barque du printemps fugueur Réveiller mes automnes décousus d’infortune Sur mes pages blanches et emplies d’amertume. J’ima…
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Recette pour des matins qui chantent
La nuit, pensez aux ombres que vous laissez sur les murs, bercez les longtemps jusqu'à l'aube Puis laissez les grandir et s'envoler comme des oiseaux heureux.
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L'ombre...
L’ombre a sacré sa douce poésie Et son cœur l’a pleurée, divine causerie. Des sanglots ont secoué l’infini de sa vie, Ses pleurs sont apaisés et elle crie dans la nuit. Dans quelle vallée de larmes ont-ils été versés ? Qu’elle ne peut s’empêcher de les laisser couler. Blottie dans le sein chaud de ta vesprée, Elle rêve à des bonheurs inespérés. Que s’enfuit de ses lèvres l’amour v…
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Suspendue...
Suspendue à ton souffle un instant, D’une soyeuse rêverie, j’effleure ton cou De mes lèvres frémissantes, par à coups. Un froissement au silence, désir Dans le courant câlin de nos soupirs. Sous tes mains, je m’abandonne au plaisir. Une infinie tendresse de tes yeux rayonne. Au parfum de ta peau, je frissonne. De tous ces frôlements, tu deviens morsure Et mon émoi grandit et perdure.…
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