Anna Mélia's favorite articles

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  • <untitled>

    un ciel bleu tango convoyait des nuages comme d'antiques vapeurs en partance vers l'orient .

  • De page en page, à l'ombre qui danse.

    Vous, je vous aurai voulu: le désert et le sable blanc, Les traces du passé sous les dunes qui dansent. Un peu d'eau et du vent La chaleur qui nous fait le sang et le baiser des pierres Sous l'ombre des serpents. De pages en pages Les lignes de nos mains se croisent Comme dans l'étoile sage De la rose des sables, De pages en pages Et l'encre des turquoises Invente un paysage De pages en pages.…

  • Le train des nuages

    Quand tu regardes le train le train qui passe sur les rails noir et gris et que la pluie dans le charbon des traverses Fait une marre de suie O, mon encre de violence et d'attente si long est le voyage si long Le cahot des routes La respiration d'un nuage dans les cuivre de Gardel Et tout ce train de tangos argentins Les cargo qui sifflent leur bouteille De la mer aux altiplanos San Salvador de Jujuy, Calchaquies La Quebr…

  • Your Castle - Teu Castelo

    Castle of Aljezur, the last one to be reconquest to Moorish people (1249) - II
    Your castle as a dream of secular walls collapsed in seconds. As your king master and defender against absent enemies I follow from battlement to battlement the way of the old round. From the control tower I watch the river that rots the foundation of the ancient wall and I forget your ruined dream in seconds. Teu castelo ruiu num sonho de muralhas de séc…

  • Nightfall - Entardecer

    Our Shadow Will Wave On The Cold Sea Water
    Sun of west sunset sleeping angers horizon' sentry diving seagulls sails far away believe me the breeze justifies clouds misleading distances. If there will be moonlight our shadow will wave on the cold sea water. Sol de sol posto poente raivas adormecidas sentinela do horizonte gaivotas a mergulhar velas ao longe acredita que a bri…

  • Lisboa - Lisbon

    Lisboa Menina e Moça
    Lisboa sunny white city winter morning fado houses sleep on the old hills empty of fatalism till the night falls down. Lisboa of morning proclamations that don't come back anymore from chestnut and vegetable vendors flowers and fruit fish and Gipsy's clothes drugs and sanitary pads who enjoy themselves imprecating against the police while running away. Old Lisboa…

  • Au rêve des deux ponts

    Un petit doigt de toi Qui passe et qui s'en va sur la trace des jours, C'est l'ongle d'un oiseau Qui déchire la peau Sur la joue des faubourgs. Et la fumée du fleuve Aux cigares d' usines Dépoumonne la ville , Je vais sans mon chapeau Cherchant sous le manteau Quelques chose d'utile... Mais mon ombre a cent ans Elle se tire et revient, Elle me joue sa guitare Sur des airs de marin ; Mais mon ombre s'…

  • Et quand je t'écrivais

    et quand je t'écrivais que mes yeux de mélange avaient ce plomb fondu qui défigure les pages et qu'un seul trait de tes cils aurait suffit ,mon ange à décrocher l'orage et quand je t'écrivais que la lune perdue de ta bouche en nuit bleue éclabousse mes rêves Et que l'air qui lève au demain des supplices séchera tes beaux yeux dans un lit de caprices et quand je t'écrivais que la lente maigreur de nos…

  • Cumeré

    Quay-bridge on Geba River
    I assume the responsibility of watching a dreams' parade just now that the whole conquested liberties guarantee to me the right of indifference and the nocturnal breeze over the quay-bridge on River Geba provides me comfort enough. There are lights in the Ilhéu do Rei and Cumeré and in the boats navigating far away giving significance to the obscure space where I find myself illuminated on the cement breakwater that whispering b…

  • Vergílio Ferreira

    Vergílio Ferreira (1916-1996)
    I suffer from goiter of silent things in the throat as a fire ball under clouds opacity I wish to cry out decibels that engrave Vergílio Ferreira in the explanation of invented emotions in generous narcissism that nothing adds to the nothing we have tiring and enervating destiny we get older repeated acts we die dangers answering to fear and all the rest everything else that kill us. Sofro do bócio das coisas calad…

  • Bird of prey - Ave de rapina

    The World Under My Feet
    From my hermetic and decadent flight from my bird of prey glide I know the parachutist technique to land in a moment. Do meu hermético e decadente voo do meu planar de ave de rapina sei a técnica do pára-quedista para chegar ao solo num instante. by Armando TABORDA, in "MANUAL DO DESPERDÍCIO ", Ceres Editora, 1994 (post 1st edition, 2011; 2nd edition, 2017; 3rd edition, 2020, 4th edition, 2024)

  • vivre au blanc

    Nul cauchemard autre que l'oubli ..... Pourtant, ô Dame des ports, Sais tu qu'en l'instant ill me faudrait mille ans pour oublier la voix et les violons à la mort Qui font la musique de mes sauts dans la nuit ? Qui suivre, mon ombre? La lune d'équinoxe ? La lente marche des rêves accomplis où la vie se meut Comme un soleil de mer? Je veux vivre au blanc Et peindre nos noirceurs Pour les aimer aussi. Je suis…

  • fleur de cerise

    Elle joue de l'homme -guitare avec les pieds Et lui, de la femme à plume avec les dents . Je les regarde dans leur petit appartement de la rue Sainte Apoline . Je ne veux pas les perdre, pas encore. Je ne demande pardon à personne , ni à moi, ni à eux, ni aux autres.J'exulte seulement ma nostalgie pour en faire un cadeau au futur qui viendra. Tous ces moments que nous voulons garder flotteraint ils dans un espace qui n'a pas de temps , un temps sans contour ? Seule la géographie…

  • Nova

    Tandis que les oiseaux blancs de Java S'empaillent sur le piano des bouges Son cul en deux croissants s'en va Vers la rive ,ô le soleil qui bouge Et toute, comme un ciel vient et sombre, La rage en rouge se disperse Dans le sang fulminé des orages Je suis l'ange dit elle à l'ombre , L'éblouissante qui perce La peau laiteuse des nuages . Tout tremble même la pluie Qui bat l'étoile sur les toits .

  • Mère amère (à mon père)

    C'était à se demander Tu sais Chaque jour qui passait Dans le chambranle des portes je te voyais tu sais et dans le noir obscur des caméras Mes yeux t'inventaient tu sais Et ce n'était pas une ombre Ou un fantôme de la galerie des glaces C'était toi tu sais... Mais tu sais tout cela puisqu'au matin du monde Tu étais là Déjà Sombre , en guenille La pâleur à ton front Comme un diamant Avide des sangs , Eternelle et…

  • Coco , mais pas Chanel

    Toi et moi on en a fait un sacré bout de chemin tu te souviens On vendait l'Huma, Tous ces potes de quartier qui venaient chez nous Refaire le monde, Et moi j'avais dix ans ... Tu n'es pas un modèle Coco ,mais pas Chanel Tu n'es pas la vertu Juste un mec qu'on appelle Papa, mais où est tu? Tu te souviens, on s'en allait Dans le sud, chaque été c'était la grande arrivée La maison qui puait la p…

  • encre bleue

    On a la rose au bout des yeux Et des fusils au coeur qui tonnent Sur les chevaux dans un nuage Une pluie abreuve nos orages On n'est pas plus qu'encre bleue Un ciel où les mots se détachent La toile se mouille de la vie Cette putain qu'on déboutonne Et dont la peau se fait si tendre Que l'encre de nos mots s'étonnent De n'être pas plus qu'encre bleue Un ciel où les mots se détachent . On a des papiers pleins…

  • Tu fumes à ta fenêtre

    Un paquet de silence En la circonstance Une danse, Tu allumes un peu Le mégot qui s'ennuie La fumée s'échappe Elle s'enroule et s'enfuit Dans le soir, Les ombres bleutées De tes cheveux de nuit. Le corbeau des lèvres Te picore un rêve Sur les mains , Dessine moi la vie Le miroir qui s'éteint . Emmene moi sur le lit Des lunes fragiles Où la suie du chagrin S'efface d'un rire Au chiffon du mat…

  • Heteronyms - Heterónimos

    ANGOLA, 1966-1968
    How many am I in this prolonged summer which die sweat over the deodorant from a while ago where am I in the mirror's image? Generations of men and women pass by me as insects flying against the city's walls. Who am I low flying over the bed's abyss where I lay down without sensuality nor fear why this still joy made of vertigo how many heteronyms laugh in my face? Quantos sou eu no prolongado verão que m…

  • Alone - Só

    Armando Taborda (painting)
    A grey aura around the eyes crowns my insomnia I get out from bed. Alone. I hesitate upon the matter I am and quest my remains to explain my nights astonishment. So far I'm looking for the first smile on the next day and all other smiles in a grimace frieze engraved in stone. From me to the posterity I bequeath a portrait of thin lips rough at my mouth perimeter and another tension the photographic…

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