Le miroir de l'aube's photos
Dojo 1
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Printemps 2008, nous avions créé un petit dojo dans la chambre inoccupée de notre maison. Un beau partage entre père et fils. Matis avait déjà compris que les arts martiaux étaient une façon de contourner l'aspect guerrier pour en faire un chemin de concentration et d'habileté . Plus tard il pratiqua le karaté et l'escrime. Ce fut aussi l'occasion de faire une belle série de portraits que je partage aujourd'hui avec vous.
Burning Moon
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Lune en feu
Avant,
je brûlais de connaître
je brûlais d'aimer
je brûlais de désir
je brûlais de savoir
je brûlais de vie!
feu intérieur
qui était le moteur
de tout départ
de toute volonté
de toute créativité,
de tous ces hasards
que la vie transforme
en chantiers du futur.
Et maintenant que tout brûle
nos forêts et nos joies
nos livres d'espoir
nos jardins secrets
nos blancs sur le noir
je ne suis plus qu'une ombre d'humain
respirant l'âcre fumée
d'une lune brûlée
et qui supplie la nuit , la pluie
le vent,le temps
à genou devant cette nature
que j'avais oublié.
d'aimer .
Lio.D 2026
Berlin reste zen
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Freiheit ist immer Freiheit der Andersdenkenden...
Berlin, ich liebe dich
mit deinen kleinen Vorhängeschlössern
auf den Brücken
und deiner Mauer,
die eingestürzt ist,
deinem befreiten Gefängnis.
Berlin – es war so schön,
mich
an deinem Gesicht zu reiben
Berlin, ich liebe dich
mit all
deinen Wunden.
Und Lou
singt uns ins Ohr:
„We were in a small café
You could hear the guitars play
It was very nice
It was paradise“
Berlin, ich liebe
deine Schuhe,
die mit ihren Schnürsenkeln
an den Stromleitungen schwanken
wie Vögel auf einem Ast.
Ich tauche deine Currywurst
in mein Sterni-Bier
und denke an dich
so wie man
an eine Bärin denkt,
stark und zerbrechlich zugleich.
Und Lou
singt uns ins Ohr:
„We were in a small café
You could hear the guitars play
It was very nice
It was paradise“
Berlin, ich liebe dich
mit deiner Jugend,
die tanzt
Ich stelle mir Bären vor,
die rauchen
in der Rauchstraße
und ich beiße in eine Brezel,
eine riesige Brezel
in Herzform
denn Bono,
wie ein Bonobo,
flüstert uns ins Ohr:
„I’m just down the line from your love… Zoo Station
I'm under the sign of your love... Zoo Station
I'm gonna be there... Zoo Station
Tracing the line... Zoo Station
I'm gonna make it on time, make it on time... Zoo Station“
Berlin hat keine Angst,
weint und tanzt
unter den Linden
Wir sind diese Menschen,
die tanzen
vor Lebensfreude
gegen die Angst vor dem Anderssein,
die berauscht
vor Hass.
Und Rosa flüstert uns ins Ohr:
„.Freiheit ist immer Freiheit der Andersdenkenden. “
Lio.D 2026
***
Berlin, je t'aime
avec tes petits cadenas
sur les ponts
et ton mur,
qui s'est effondré,
ta prison libérée.
Berlin – c'était si beau,
de me
frotter contre ton visage
Berlin, je t’aime
avec toutes
tes blessures.
Et Lou
nous chante à l’oreille :
« We were in a small café
You could hear the guitars play
It was very nice
It was paradise »
Berlin, j’aime
tes chaussures,
qui, par leurs lacets,
se balancent sur les câbles électriques
comme des oiseaux sur une branche.
Je trempe ta currywurst
dans ma bière Sterni
et je pense à toi
comme on pense
à une ourse,
forte et fragile à la fois.
Et Lou
nous chante à l’oreille :
« We were in a small café
You could hear the guitars play
It was very nice
It was paradise »
Berlin, je t’aime
avec ta jeunesse,
qui danse
J’imagine des ours
qui fument
dans la Rauchstrasse
et je croque dans un bretzel,
un énorme bretzel
en forme de cœur
car Bono,
tel un bonobo,
nous murmure à l’oreille :
« I’m just down the line from your love… Zoo Station
I'm under the sign of your love... Zoo Station
I'm gonna be there... Zoo Station
Tracing the line... Zoo Station
I'm gonna make it on time, make it on time... Zoo Station »
Berlin n’a pas peur,
pleure et danse
sous les tilleuls
Nous sommes ces gens-là,
qui dansent
de joie de vivre
contre la peur de la différence
qui enivre
de haine.
Et Rosa nous murmure à l’oreille :
« La liberté, c’est toujours la liberté de ceux qui pensent autrement. »
dans le décor
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Entre le monde et nous se trouve le décor souvent clinquant de nos artefacts et représentations .
Voir au delà de ce qui nous sépare de la réalité ne signifie pourtant en aucun cas toucher la vérité.
Nous sommes le monde que nous avons créé, à l'intérieur d'un monde qui peut exister sans nous.
eau douce
Copain des airs
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Stazione di Meana
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La gare
C'est une petite gare
perdue dans le soleil
de midi
des trains y passent
et le temps aussi.
On regarde le ciel,
des oiseaux de hasard
sortent du nid
en suivant les rails
des Torinesi.
Des trains de marchandises
remplis quoi qu'on en dise
d'Italie
font trembler les quais
au cœur de la nuit.
Et quelques voyageurs
au sifflet de minuit
embarquent aussi
quand sonne l'heure
des amants éblouis.
C'est une petite gare
perdu dans la mémoire
de ma vie
des trains y passent
et l'amour aussi.
On regarde le ciel
pour retrouver le miel
des jours d'avant
Mais les oiseaux sont partis
emportés par le temps .
Lio.D 2026
une goutte de lumière
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Fado fantôme
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une nuit de kaolin
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une nuit de kaolin
Dans la nuit de ma ville
vont des murs qui tremblent
vers d'obscures ruelles
aux lumières fragiles,
les pavés qui ressemblent
à des rails charbons
font des tâches de sel
aux lueurs d'un lampion.
Ça ne sent pas la mer
il n'y a pas de vent
juste un peu la rivière
qui file vers le nord,
et les ombres du temps
dans un long corridor
vont se noyer au pont
entre deux réverbères.
Dans la nuit de ma ville
il n'y a pas de chanson
ni d'amour, ni de haine
mais la pluie des saisons,
quelques passants tranquilles
qui remontent les quais
voient de la porcelaine
dans les nuages épais.
La vieille cathédrale
aux murailles dressées
offre un nid vespéral
aux amants délaissés,
les fontaines nocturnes
de ses jardins secrets
abreuvent des pâles lunes
dans d'étranges reflets.
Dans la nuit de ma ville
on attend le matin
en devinant les fils
d'un trolley de hasard ,
puis on va vers la gare
pour regarder les trains
qui emmènent au loin
Valadon et Renoir .
Lio.D 2026
belles glaces à l'italienne
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le fantôme de la canicule
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Haïku :
Quand la nuit mange le jour
ton ombre a soif
tout brûle, le noir et le blanc
l'autre monde (au rayon X du magasin -partie 2- )
Les portes d'Alice (au rayon X du magasin -partie…
Pêcheur de Rêve
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