Krisonteme's photos

Rover , le plissé

Toujours le premier !

Marseille jardin du Pharo. Missak (dit Michel) Man…

18 May 2010 15 18 2815
LE MIROIR ET MOI Dans tes yeux de la fatigue et sur ton front tant de rides, Parmi tes cheveux les blancs, vois, tant de blancs camarade… Ainsi me parle souvent l'investigateur miroir Toutes les fois que, muet, je me découvre seul en lui. Tous les jours de mon enfance et les jours de ma jeunesse Je – cœur parfois tout disjoint – les brimais pour l'holocauste Sur l'autel des vanités tyranniques de ce temps, Naïf – tenant pour abri l'espoir tant de fois promis. Comme un forçat supplicié, comme un esclave qu'on brime J'ai grandi nu sous le fouet de la gêne et de l'insulte, Me battant contre la mort, vivre étant le seul problème… Quel guetteur têtu je fus des lueurs et des mirages ! Mais l'amertume que j'ai bue aux coupes du besoin S'est faite – fer devenue – que révolte, qu'énergie : Se propageant avec fureur mon attente depuis Enfouie jusqu'au profond du chant m'est cri élémentaire. Et qu'importe, peu m'importe : Que le temps aille semant sa neige sur mes cheveux ! Cours fertile qui s'élargit et qui s'approfondit Au cœur de toute humanité très maternellement. Et nous discutons dans un face-à-face, à "contre-temps", Moi naïvement songeur, lui ironique et lucide; Le temps ? Qu'importe ce blanc qu'il pose sur les cheveux : Mon âme comme un fleuve est riche de nouveaux courants. PRIVATION La question, des amis parfois me la posent: " Comment vis-tu donc, et comment l'âme ardente Veux-tu donner force aux cœurs qu'a fuis l'espoir ? Le pain et le besoin sont ton lot pourtant." Quand j'erre dans les rues d'une métropole, Toutes les misères, tous les dénuements, Lamentation et révolte l'une à l'autre, Mes yeux les rassemblent, mon âme les loge. Je les mêle ainsi à ma souffrance intime, Préparant avec les poisons de la haine Un âcre sérum – cet autre sang qui coule Par tous les vaisseaux de ma chair, de mon âme. Cet élixir vous semblerait-il étrange ? Il me rend du moins la conscience du tigre, Lorsque dents et poings serrés, tout de violence, Je passe par les rues d'une métropole. Et qu'on dise de moi: il est fou d'ivresse, Flux et reflux d'une vision Ne cessent d'investir mes propres pensées, Et je me hâte, assuré de la victoire. Traduction de l'arménien par Gérard HEKIMIAN Source: LA POESIE ARMENIENNE Anthologie des origines à nos jours Réalisée sous la direction de Rouben Mélik Les Editeurs Français Réunis 21, rue de Richelieu – Paris 1er Dernière Lettre de Missak Manouchian Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée, Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps. Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération. Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari. Manouchian Michel. P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M. http://www.netarmenie.com/histoire/dossiers/missak/lettre.php

Je ne saurai jamais...... La couleur du vent, La…

08 Dec 2011 8 3 355
youtu.be/WjxzrqOYzkY?si=WJxw8QorkE3TvpMU</ J'ai couru toute ma vie Derrière les mirages, Qui me promettaient l'or De mes rêves d'enfant. Me voici arrivé Sur cette étrange plage, Où en cris déchirants Meurent les goélands. Je ne saurai jamais La couleur du vent. Quand le vent m'a parlé, Il était l'aventure. Il s'est appelé gloire Et plus tard illusion. Et bientôt solitude Douce amère blessure, Car personne n'a pu Répondre à ma question. (Refrain) Je ne saurai jamais, La couleur du vent. La couleur du vent, La forme de l'eau Et l'âge du temps. Et je me suis retourné Sur les traces de mes pas. Aux derniers souvenirs, Je les perdais déjà. Alors je me suis assis Fourbu sur un rocher. J'étais prisonnier Entre la mer et mon passé. (Au refrain) Et je te trouve là, Dans la fleur de ton âge. Auréolée d'azur Et d'amour, qui m'attends. Puis-je tenir ta main ? J'ai fini mon voyage J'ai bien vu que tes yeux Ont la couleur du vent. J'ai bien vu que tes yeux Ont la couleur du vent. La couleur du vent, La forme de l'eau Et l'âge du temps. La couleur du vent, La forme de l'eau Et l'âge du temps.

Prendre le large .

Lac de belveze

Mamannnnnnnnnnnn..........

09 Jan 2014 8 5 216
Même tout petit , ça a de la voix .;;

Barbarie à Sausset les pins

23 Dec 2014 11 8 481
Sur la côte bleue

La couronne Le paradis ça existe encore!!!

28 May 2009 7 4 438
À quelques km de Marseille

Et si j'étais violence............. Comment dire..…

19 Jan 2013 18 13 426
Et si j'étais bizarre, Comment dire... asexué, Un peu comme un roseau Qu'on aurait déplanté Et puis qu'on aurait mis Tout au fond d'un jardin Avec de vieux outils, Près de la niche au chien, Si j'avais le teint clair Et la peau transparente Et de grands yeux ouverts Et qui jamais ne mentent, Des dents de magazine Et des lèvres de marbre, Des prénoms masculines Et presque pas de barbe, Et si j'aimais les femmes Juste par couverture, Non pas celles du lit, Celles qui couvrent l'armure, Qu'il me faut pour survivre Aux journaux racontars, A tous ceux qui n'croient pas Que lorsque vient le soir J'n'ai jamais eu besoin Pour dormir d'autre chose Que du corps bois de rose De ma première guitare. Et si j'étais violence, Comment dire... cuir métal, Le rêve en fer de lance, Le coeur tatoué de balles, Un sang qu'on ne peut plus Maintenir dans ses veines, Un bouillon malfaisant Plus pollué que la Seine, Et si j'étais sournois Au point que les méchants Me parlent à demi-voix Et m'écoutent en tremblant, Et si je jouais l'ami Pour étouffer, meurtrir, Si je jouais le gentil Juste pour me faire rire, Si derrière mes lunettes J'avais peur de vous voir, Si j'avais dans la tête Comme un grand drapeau noir, Une envie d'être seul, Sans femme et sans enfant, Si je changeais ma gueule, Si j'avais du talent, J'n'aurais pas eu besoin, Pour les mots que j'ai dits, De vos faux coups de mains, De vos points sur mes i. Et si j'étais timide, Comment dire... emprunté, Un oiseau dans le vide, Un robot débranché, Et si j'n'étais au fond, Après tout c'que j'ai dit, Qu'un soldat de carton Qui n'a pas d'ennemi, J'n'aurai pas eu besoin, Pour chanter mes chansons, De vos coeurs sur mes mains, De vos yeux sur mon front.

Petit repas

03 Dec 2014 10 10 309
Pas si solitaire ...puisque vous êtes là Et me revoila sur l'ordi puisque ma tablette a rendu l'ame

Si la liberté....... mon vieux ........Ça peut pei…

12 Dec 2012 8 4 122
youtu.be/NslgrgT9qQQ?si=XJ0aTnhO5cG7v94Z Découvrez ! Artiste: Pierre Bachelet Chanson: Elle Avait Tout Peint En Bleu Elle avait tout peint en bleu Mon oreiller mes cheveux Quand j'ai regardé dehors J'ai vu un drôle de décor Et je n'en ai pas cru mes yeux Elle avait tout peint en bleu Les rues tristes des banlieues Même les arbres les abri-bus Avaient la couleur en plus Et c'était vraiment vraiment mieux Elle avait tout peint en bleu Même les gens, les malheureux Présidents ou éboueurs Y avait plus d'âge de couleurs Et c'était tellement tellement mieux Elle avait tout peint en bleu Même les prières au bon Dieu Les journaux, les prospectus Les tribunes des campus C'est vrai que ça changeait un peu Si la liberté mon vieux Ça peut peindre tout en bleu Il faut savoir ce qu'on veut Si tu lui tournes le dos Elle repart avec ses pinceaux Vers d'autres ciels, vers d'autres lieux Et soudain plus rien n'est bleu Elle avait tout peint en bleu Mes guitares mon lit mes cheveux Mais dès qu'elle est repartie Tout est redevenu gris Et je n'en ai pas cru mes yeux Elle avait tout peint en bleu Elle avait tout peint en bleu

Machin, Chose, Un tel, Une telle Tous ceux du comm…

25 Mar 2014 9 9 322
youtu.be/0JrCe4WMOmc?si=Aka53b9yNHtl8G30 Il y avait des temps et des temps Qu'je n'm'étais pas servi d'mes dents Qu'je n'mettais pas d'vin dans mon eau Ni de charbon dans mon fourneau Tous les croqu'-morts, silencieux Me dévoraient déjà des yeux Ma dernière heure allait sonner C'est alors que j'ai mal tourné N'y allant pas par quatre chemins J'estourbis en un tournemain En un coup de bûche excessif Un noctambule en or massif Les chats fourrés, quand ils l'ont su M'ont posé la patte dessus Pour m'envoyer à la Santé Me refaire une honnêteté Machin, Chose, Un tel, Une telle Tous ceux du commun des mortels Furent d'avis que j'aurais dû En bonn' justice être pendu A la lanterne et sur-le-champ Y s'voyaient déjà partageant Ma corde, en tout bien tout honneur En guise de porte-bonheur Au bout d'un siècle, on m'a jeté A la porte de la Santé Comme je suis sentimental Je retourne au quartier natal Baissant le nez, rasant les murs Mal à l'aise sur mes fémurs M'attendant à voir les humains Se détourner de mon chemin Y'en a un qui m'a dit: " Salut ! Te revoir, on n'y comptait plus" Y'en a un qui m'a demandé Des nouvelles de ma santé Lors, j'ai vu qu'il restait encor Du monde et du beau mond' sur terre Et j'ai pleuré, le cul par terre Toutes les larmes de mon corps

Rencontre à Vérone

Anne Franck... Amsterdam


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