Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Puskhar

Modes de transport indiens

08 Aug 2022 39 19 481
Puskhar (Inde) - Scène capturée au détour d'une rue de la cité sacrée de Puskhar. Un des lieux les plus paisibles du pays, si aux heures d'affluence, on s'écarte des rues proches du lac. La charrette tirée par le dromadaire transporte un chargement d'oignons issus de l'exploration du chamelier. L'homme debout est l'un de laitiers de la ville qui livre son lait dans les bidons accrochés à sa moto. Là, il fait une pause pour acheter quelques oignons. Les Indiens en consomment énormément. Cette photo date de 2008, l'année où j'ai testé pour la première fois un appareil photo numérique. Le rendu est moyen car depuis, les capteurs ont fait d'énormes progrès. Mon Nikon D80 qui à l'époque de sa sortie était un excellent boîtier, n'est plus à la hauteur de ce qui se fait aujourd'hui.

Pigeons à la nuit tombée sur Puskhar

27 Jul 2022 55 20 553
Puskhar (Inde) - Photo garantie sans truquage, ni filtre orangé lié à un quelconque effet de post-traitement. Ce préambule étant établi, cette photo a été prise avant que les derniers rayons du soleil ne disparaissent sur la petite ville sainte de Puskhar au Rajasthan. Je suis sur le toit plat d'une maison aménagée en terrasse de restaurant où j'ai mes habitudes quand je suis de passage dans cette ville. Des pigeons sur un fil c'est commun, mais cette lumière naturelle de fin de journée, assez caractéristique de l'Inde, méritait me semblait-il, d'être immortalisée.

Image fantôme

26 Nov 2021 42 13 852
Pushkar (Inde) - Une vue de Pushkar qui n'existe plus. Une photo fantôme en quelque sorte. Film argentique Nikon F2, Objectif Nikkor 35 mm f : 2. Film Ilford HP5+, développé dans du Microphène dilué à 1+3..

Adieu l'ami... je t'aimais bien !

22 Nov 2021 35 19 563
Rouen (France) - J’en ai marre ! Marre de recevoir des messages pour m’apprendre la disparition d’une personne que j’aime. Aujourd’hui c’est mon ami Richard. Richard Goasguen. Vous ne le connaissez pas, bien entendu. Un ami que j’ai connu en 1986 quand je suis arrivé dans une agence de presse à Rouen où il venait d’être embauché lui aussi. Il avait fait 5 ans d’études de médecine avant de tout laisser tomber pour vendre des disques. Et puis, il est devenu journaliste. Pas de formation particulière dans ce domaine, mais un talent fou. « Une plume » comme on dit dans le métier. Son immense culture et sa mémoire infaillible l’autorisaient à instiller de nombreuses citations savantes et pertinentes dans ses articles. Il était un peu plus âgé que moi, mais c’est moi qui l’ai initié au reportage de terrain. Je sais qu'il aimait faire équipe avec moi. Et il savait que j'aimais travailler avec lui. Ensuite nos routes professionnelles se sont séparées. Lui est resté dans le secteur de la presse écrite. Moi, transfuge, je suis passé la la télévision. Il est devenu rédacteur en chef de plusieurs magazines professionnels. Il a terminé sa carrière comme journaliste indépendant (free-lance), correspondant pour plusieurs journaux nationaux. Malgré ces changements de trajectoires, nous étions restés amis. Nous avons participé avec d’autres confrères à la création en 2004 du Club de la presse de Normandie. Il en est devenu le premier président jusqu’en 2011. Depuis, il en était le président d’honneur. Nous avions pris un verre la dernière fois, au club de la presse justement, alors que je recevais un prix pour un reportage dans la catégorie « Télévision ». Et puis le temps a passé. Il est tombé malade. Au dernières nouvelles il y a deux ou trois mois, il avait subi une importante opération. Cet ami si brillant avait aussi ses excès. Ce sont eux qui malheureusement nous l’ont pris. Chose impardonnable, je n’ai pas de bonnes photos de lui. En 1991, j’étais revenu d’Inde avec une série de photos N&B qu’il avait particulièrement appréciées ; dont cette photo. Je lui en avait offert un tirage. Adieu mon Richard. En bon anarchiste que tu es, ne mets pas trop le bazar à la buvette du paradis des journalistes. S’il existe ce paradis, ce dont je doute, c’est là que nous nous retrouverons un jour. Mais je ne suis pas pressé. Au-delà de la mort, amis, nous resterons. Hommage du Marin : lemarin.ouest-france.fr/secteurs-activites/divers/41562-notre-correspondant-normand-richard-goasguen-est-parti