Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Talatamaty

La joie de vivre !

01 Nov 2021 50 21 534
Talatamaty (Madagascar) - Ils n'ont rien, mais les malgaches semblent heureux de vivre ! Cette petite fille en est la parfaite illustration. On ne voit pas la maison dans laquelle elle réside avec sa famille, mais je peux vous assurer que ce n'est pas le grand luxe. Ils vivent à sept dans une seule pièce au sol en terre battue. Leur emprunte carbone est proche du zéro absolu. Ça fait réfléchir. On a dû louper quelque chose. Je ne dis pas qu'il soit nécessaire de vivre comme eux dans le plus grand dénuement, mais on pourrait commencer par ne plus râler pour un oui ou pour un non et arrêter de consommer toujours plus. Gardons notre capacité d'indignation pour les choses essentielles. Et de ce côté il y a du boulot. Vous y croyez vous à la Cop 26 ?

Enfant des champs

24 Oct 2021 48 20 578
Robert Capa disait : "Si vos photos ne sont assez bonnes, c'est que vous n'êtes pas assez près". Si le célèbre photographe avait raison, cette photo ne peut pas être franchement mauvaise. En tout cas, j'étais près. Très près. Ce jeune garçon a été photographié dans les rizières de Talatamaty, entre la capitale de Madagascar Antananarivo et l'aéroport international d'Ivato.

Croisière malgache

02 Oct 2021 46 15 801
Madagascar - Ces enfants ne jouent pas sur cette petite barque. Ils travaillent. Ils vont chercher une trentaine de canards (hors-champ)qui se sont éloignés à plus d'une centaine de mètres de là. Ils vont les rentrer à la ferme car nous sommes en fin de journée. Pour une telle mission quoi de mieux qu'une barque pour circuler sur ce plan d'eau en eau peu profonde, où ont été plantées quelques parcelles de rizières.

Gargote de luxe

03 Apr 2020 55 11 661
Talatamaty (Madagascar) - Retour dans la banlieue d’Antananarivo, la capitale. On est loin d’Ambalavao aux portes du grand sud malgache, où a été prise la photo d’hier. Ici, la misère semble moins prégnante, elle reste cependant une réalité. A Talatamaty, il faut admettre que les conditions de vie sont moins précaires que dans le reste du pays. Certes, les gargotes en planches, il y en a plein ici aussi. Mais on trouve quelques établissements en dur à peu près entretenues comme sur la photo d’aujourd’hui. Ce petit snack-bar est ouvert sur la rue où je me trouve pour prendre la photo. Ce qui lui donne cette luminosité. Si l'on ajoute à cette clarté le carrelage et la peinture au plafon, je pense pouvoir attribuer au moins 3 étoiles à cette gargote. Comme on peut le constater, je suis relativement bien accepté pour faire ma photo. Le hasard n'a rien à voir. Je suis venu discuter avec la patronne et les clients. J'ai commandé un café et fais un portrait de la patronne qui était ravie. Puis j'ai pris trois photos. J'ai choisi celle-ci en raison, bien entendu, de l'attitude du client qui avale son café et de la patronne qui compte ses billets en souriant. Et surtout... Elle ne me regarde pas. Le poteau a également son importance. Ne pouvant l'éviter, je l'ai mis à profit pour décomposer grossièrement le cadre en 2/3 - 1/3.

Commerce de proximité

29 Mar 2020 56 18 917
Talatamaty (Madagascar) - La photo de ce petit magasin de quartier inaugure une nouvelle série que je pourrais intituler « Boutiques et gargotes malgache ». Je préviens tout de suite en cas de remarque : gargote, s'écrit avec une seul « T ». L’une des choses qui étonne lorsque l’on arrive pour la première fois à Madagascar, c’est le nombre incalculable de petits commerces. Certains ne sont constitués que de quelques planches. Parfois, ils ne dépassent même pas 2 mètres carrés. On y vend de tout. Des produits de premières nécessité, des cigarettes à l’unité, des cartes de téléphone pré-payées, des poulets vivants ou découpés prêts à cuire, du charbon de bois… Bref tout ce dont les malgaches peuvent avoir besoin dans leur quotidien. Il y a tellement de commerces « microscopiques » - souvent les uns à côté des autres- qu’on pourrait penser que 90 % de la population exerce cette activité mercantile. Comme il n’y a pas de travail et qu’une grande partie de la population -la plus pauvre- n’a jamais été scolarisée, il faut bien trouver des sources de revenus. De toute façon, il n'y a pas de boulot, même pour les diplômés. La photo d’aujourd’hui est à mettre dans la catégorie des boutiques spécialisées. On peut l’assimiler à une boulangerie-pâtisserie. On y fait de petits pains ronds et des produits qui ressemblent plus ou moins à de viennoiseries. Cette boutique est tenue la plupart du temps par les enfants. J’ai présenté il y a quelques jours un double portrait des deux petites filles qui sont au centre de la scène : www.ipernity.com/doc/1922040/49813396 Ce qui démontre qu'a partir d'une scène, il y a toujours plusieurs photos à réaliser.

Qui a dit que je ne peux pas encadrer les enfants…

28 Mar 2020 61 15 902
Talatamay (Madagascar) - C'est vrai, photographier les enfants n'est pas ce que je préfère. Mais de là à dire que je ne peux pas les encadrer... Il ne faut pas exagérer. La preuve ! Trêve de plaisanteries. Cette photo a été prise au début de mon voyage, dans la proche périphérie d'Antananarivo, la capitale. C'est mon troisième passage à Madagascar et à chaque fois, je viens dans cette rue dont l’animation me plaît. Il y a un an, à l'endroit où se trouvent les enfants, il y avait une maison. Bien délabrée, mais elle était encore debout. Aujourd'hui, ne restent que les ouvertures. Ill est plus de 17 heures et la lumière est encore puissante, mais elle ne tardera pas à décliner. Les enfants jouent et je braque mon objectif pour fixer la scène. Peine perdue. Les gamins sont trop nombreux et excités comme des puces. Je vais m'installer un peu plus loin pour prendre un verre car il fait chaud. De là, je peux observer l'endroit que je veux photographier. Il y a quelque chose à faire avec cette façade qui subsiste. Les enfants partent les uns après les autres. Quand je reviens, ceux qui sont restés sont plus calmes. Je fais une première photo spontanément. Elle ne me convient pas. Les enfants sont naturels, certes, mais la composition n’est pas harmonieuse. Je prends un peu de recul et me décale très légèrement sur la gauche pour apporter un peu de perspective. Je prends mon temps pour cadrer. Les enfants se figent en se demandant probablement ce que je peux bien faire ? La photo me semble un peu statique (je ne suis jamais content), lorsque sur la gauche le petit bonhomme en rouge apparaît. Je déclenche. La présence du petit garçon qui s'est invité sans le savoir dans mon cadre, apporte une touche de spontanéité. Cette composition statique ne me gène pas trop finalement. Grâce au cadre formé par les planches de la ruine, l’ensemble a un air de vieille photo sépia.

Talatamaty

08 Mar 2020 51 24 956
Talatamaty (Madagascar) - Pour ceux qui n'auraient pas lu le message vers la fin des commentaires sous ma précédente photo, depuis près de 15 jours, le disque dur de mon ordinateur a rendu l'âme. Plus moyen de télécharger mes photos, ni de les transmettre et encore moins de communiquer. Heureusement j'ai eu le temps de sauvegarder toutes les photos de la première partie de mon séjour sur un disque dur externe. En ce moment, je suis sur l'ordinateur de l'hôtel où j'attends le vol de nuit à destination de Paris. Retour en France lundi matin vers 11 h, heure locale. Pour vous faire patienter, j'ai téléchargé une photo qui était dans l'un de mes albums. Cette photo date de 2016. Je pense reprendre le rythme d'une photo quotidienne à partir de mardi au plus tard. A bientôt. Jean-Luc

Avec vue sur rizière

13 Feb 2020 33 12 824
Talatamaty (Madagascar) - Je suis à Fort Dauphin depuis hier matin, mais c'est une photo de la proche banlieue de la capitale Antananarivo que je propose. J'ai pris quelques photos, surtout des portraits, hier, mais je n'ai pas eu le temps de télécharger ces photos. Cette vue champêtre sur la rizière de Talatamaty était déjà sur le bureau de mon ordinateur, mais je l'avais écartée au dernier moment, au profit du portrait du fabricant de charbon de bois pris quelques heures plus tard. A droite on voit un amoncellement de briques sorties des fours artisanaux. Fours qui se confondent avec les tas de briques. A cette époque de l'année, ils ne fonctionnent pas. Les les avais vus en activité en juillet 2016. Les deux hommes qui poussent des brouettes viennent chercher de l'herbe qui se trouve sur la barque. Ne me demandez pas ce qu'ils vont en faire ? Je n'en sais ficher rien. J'ai bien tenté un peu plus tard de discuter avec eux, mais ils ne parlent que le malgache. Et moi, à part "salamala" qui veut dire "bonjour", je n'en parle pas un traitre mot. Enfin pour la petite histoire, mon hôtel se trouve de l'autre côté de la rizière. Un endroit idéal pour se plonger dès son arrivée dans l'ambiance locale.

Marchand de charbon de bois

12 Feb 2020 47 18 938
Talatamaty (Madagascar) - Je trouve qu'il a une bonne tête ce monsieur. Quand je l'ai aperçu dans la rue, vautré sur des sacs de charbon j'ai cru, en toute logique, que c'était un charbonnier. Mais des charbonniers tels qu'on les a connu autrefois en France, il n'y en a pas ici. Cet homme est un fabricant de charbon... de bois. Une matière première très prisée dans la Grande Île pour faire bouillir la marmite et cuisiner. Le problème avec ce mode de cuisson, c'est qu'il est toxique pour l'Homme et polluant pour la planète. Sans compter que cette activité menée à grande échelle contribue pour une bonne part à la déforestation. Ce pauvre homme sur la photo n'y est pour rien. Lui, il fait ça pour gagner sa vie. Au train où vont les choses, cette coutume devrait s'arrêter dans une ou deux une décennies, faute de bois à transformer en charbon. En effet, d'ici là, Madagascar n'aura plus de forêts à raser. Le charbon de bois n'est pas le seul responsable. Les industriels étrangers, majoritairement Chinois depuis quelques années, pillent sans vergogne cette ressource... Comme toutes les richesses du pays. Certaines essences sont officiellement protégées. le bois de rose notamment. Mais c'est compter sans la corruption pratiquée à tous les niveaux de l'administration. Même les parlementaires se font "graisser la patte". Eux qui votent les lois de protection afin de toucher les subventions (elles-mêmes détournées) versées par les pays occidentaux. Le fait que Madagascar soit sur le podium de trois pays les plus pauvres du monde, explique sans doute cela. PS : Je viens d'arriver à Fort-Dauphin par le vol de 7 h. Il y avait le ministre de la Sécurité dans l'avion. Mon copain (le maire de Fort-Dauphin) était embêté, il avait la nouvelle préfète dans sa voiture et ils étaient là pour accueillir le ministre dont la venue a été annoncé la veille. Et moi dans l'histoire ? Je suis allé à l'hôtel en taxi. Ce soir mon copain sera plus détendu. Quand le ministre aura repris l'avion pour Antananarvo.

Good morning Madagascar !

12 Feb 2020 57 23 1011
Talatamaty (Madagascar) - Arrivé cette nuit à Antananarivo par un vol directe de Paris, je me suis réveillé après trois heures de sommeil avec vue sur les rizières ensoleillées de Talatamaity. Le bonheur ! Talatamaty est mon camp de base quand j'arrive à Madagascar. C'est à mi-chemin entre l'aéroport et la capitale, mais on est déjà dans l'ambiance malgache. Je ne voulais pas faire de photos aujourd'hui, mais j'ai craqué. Je suis donc parti un peu tard (9h, heure locale) dans les rizières et les villages qui les bordent. Je ne vais pas m'étendre sur la plaisir que j'ai eu à faire cette balade qui est désormais un "classique" pour moi. Au menu, portraits, vues animées de les rizières avec les agriculteurs déjà bien actifs à cette heure. Je me suis aventuré sur la route désormais terminée qui coupe la rizière en deux. L'idée est d'en faire un périphérique autour d'antanarivo. Mais même opérationnelle, cette route est peu utilisée. Je n'ai vu qu'une voiture et un camion à l'arrêt. C'est sur cette route que j'ai pris en photo ces trois dames qui préféraient marcher sur le bitume, plutôt que de se mouiller les pieds dans la rizière. L'amélioration des infrastructures routières à Madagascar, apportent parfois des avantages insoupçonnés. J'ai volontairement désaturé les couleurs car elles "claquaient" un peu trop à mon goût.