Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Hindous
Astrologie de rue
| 17 Jan 2021 |
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Orchhâ (Inde) - En Inde, toutes les occasions sont bonnes pour consulter un astrologue. Les classes moyennes-supérieures ont un astrologue attitré ; comme nous, occidentaux, avons un médecin traitant. Les moins nantis eux, s’en remettent à des astrologues itinérants, comme sur ce marché d’Orchhâ.
L’Inde est l’un des pays les plus touchés par la pandémie du Covid 19. Les astrologues n’ont rien vu venir. Les astres sont aux abonnés absents ces derniers temps.
Bazar à l'indienne pour un au revoir
| 30 Oct 2020 |
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Pushkar (Inde) - Il était comme moi, il ne croyait en rien. Pas même à la réincarnation. Mon père n'avait pourtant pas peur de la mort. Il s'en est allé pour un ultime voyage ce matin à 5 heures.
Je suis arrivé 20 minutes plus tard. Vingt minutes trop tard pour lui dire au revoir. Mais je sais qu'il est parti doucement. Conscient. Sans souffrir.
Et je remercie Vanessa, l'infirmière qui lui a tenu la main quand, apaisé, il a rendu son dernier souffle.
Putain de covid !
Ecrivain public
| 29 Oct 2020 |
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Pushkar (Inde) - En attendant une issue inéluctable pour mon père, je tente de combler le grand vide dans lequel je me trouve en ce moment, en me forçant à publier une photo par jour sur ce site.
L'homme de dos, assis sur le sol, est un écrivain public. Il offre ses servicse aux paysans Rajputs. Les demandes sont principalement d'ordre administratif.
L'Inde est un pays très bureaucratique et les indiens croulent sous les démarches administratives. Et comme en 1991 (date à laquelle cette photo a été prise), les paysans étaient, pour la plupart, analphabètes, le métier d'écrivain public était très développé.
Cette photo est la même que celle publiée il y a quelques jours, mais prise sous un autre angle : www.ipernity.com/doc/1922040/50440530
Cadrage peu orthodoxe pour couple d'hindouistes
| 20 Oct 2020 |
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Pushkar (Inde) - Un cadrage peu orthodoxe. Un peu déstructuré, Je vous l’accorde. A l’époque, je cherchais à sortir des sentiers battus. Avec l’acquisition de mon premier appareil numérique, je pouvais faire tous les essais que je voulais, sans compter les films diapositives qui restaient dans mon sac pour savoir si j’en avais assez pour terminer mon voyage.
Et comme au temps de l’argentique, je doublais mes photos en couleur et en noir et blanc, il ne fallait pas faire n’importe quoi.
En raison du coût prohibitif des films -j’utilisais entre 50 et 60 films par mois-, j’étais condamné à photographier utile.
Le numérique m’a libéré de cette angoisse du manque… de films quand on est au bout du monde. Je n’ai pas pour autant multiplié à l’infini les vues d’une même scène. J’ai continué à travailler à l’économie.
Avec ce fichier numérique de ce double portrait, je me suis autorisé un cadrage inhabituel, me concentrant essentiellement sur les regard des deux personnages. Le cadrage passant au second plan. Comme ce couple sortait d’un temple hindou en compagnie de nombreux pèlerins, je me suis approché à quelques centimètres pour l’isoler de l’environnement.
Une fois de plus, ne vous fiez pas aux regards sévères du couple ; surtout celui de l’homme. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, les indiens -surtout les rajputs (qui signe « Fils de rois »)- aiment prendre un air sentencieux quand on les photographie. Ca leur rappelle leurs origines de redoutables guerriers.
De toute façon avec un tel regard, si l’homme n’avait pas voulu que je le photographie, il m’aurait fait avaler mon appareil photo. Et moi, sans leur consentement, je ne me serais pas approché si près.
Le soleil se couche sur Pushkar
| 14 Oct 2020 |
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Puskhar (Inde) - Une série sur Pushkar ne serait pas complète sans une photo du lac sacré. C’est pour le voir que des milliers de touristes viennent ici chaque année. C’est aussi pour lui que les hindous viennent en pèlerinage.
Se baigner dans le lac sacré est l’un des nombreux pèlerinages incontournables que tout hindou qui se respecte doit faire au moins une fois dans sa vie.
Pushkar signifie « lotus bleu » en sanscrit. Selon la mythologie, le dieu Brahma qui a pris la ville sous sa protection, aurait éliminé le démon Vajra Nabh à l’aide d’une fleur de lotus.
Le démon définitivement terrassé, les pétales se seraient envolés pour se poser en trois endroits d’où jaillirent trois lacs. L’un de ces lacs est celui de Pushkar.
Le soleil du matin n'arrête pas le pèlerin
| 13 Oct 2020 |
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Puskhar (Inde) - On a coutume de dire que l’Inde est le pays de la couleur. Cette photo prise alors que je venais à peine de sortir de mon hôtel semble le prouver. Mais les photographes professionnels eux, ont coutume de dire que l’Inde est le pays des lumières difficiles. Afin de ne pas être déçu par ses photos, il est nécessaire de connaître quelques principes de base sur la qualité de la lumière.
Là, j’ai eu la chance que le soleil soit légèrement voilé par un gros nuage diffusant une lumière douce. De la chance oui, car même s’il est à peine 8h30, habituellement à cette heure là, au Rajasthan, par jour de grand soleil, la lumière est déjà contrastée. C’est la raison pour laquelle je suis généralement dans la rue à partir de 7 heures.
Il faut cependant reconnaître que les capteurs des appareils numériques, même les plus anciens comme mon Nikon D80 avec lequel j’ai fait cette photo, encaissent mieux les forts contrastes qu’une diapositive.
A Pushkar, autour du lac dont l’eau sert de réflecteur et débouche les ombres (valable pour toute surface aqueuse), il est alors possible de photographier jusqu’à 10 heures par grand soleil.
Moi, partir de cette heure, je range mes boîtiers pour ne les ressortir que vers 16-17 heures. Bien entendu ces principes ne valent que si vous photographiez en couleur et que vous ne supportez pas le forts contrastes difficilement récupérables en post-traitement. En noir & blanc, les principes que je m’impose et que je recommande, sont moins stricts.
Pour en revenir à la scène ci-dessus, il s’agit de pèlerins qui sortent d’un temple situé à proximité. Ne me demandez pas où ils vont d’un si bon pas… Je n’en sais rien. J’ai pris la photo « à l’instinct » et je suis partis aussitôt dans l’autre sens pour faire des images autour du lac car je voulais bénéficier de la lumière douce. En photo, le temps est compté.
- J'ai déjà publié cette photo en version N&B quand je faisais des essais du logiciel Silver Efex Pro 2 : www.ipernity.com/doc/1922040/48241920/in/album/992948
Au coin de la rue
| 10 Jul 2020 |
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Varanasi (Inde) - Je vous avais bien dit que les rues du quartier de Varanasi, qui surplombe le Gange, ne sont pas larges.
Imaginez la pagaille aux heures d'affluence ? D'autant qu'ici, il n'y a pas que les piétons qui empruntent ces ruelles. Scooters, motos, vélos, charrettes de vendeurs ambulants, vaches... Tout le monde veut passer coûte que coûte.
Si les Indiens sont des gens plutôt sympathiques, ils sont têtus comme des buffles et n'hésiteraient pas à vous marcher dessus pour avancer plus vite. Ça fait partie du jeu.
Le tout est d'éviter de se mettre en colère. Un indien qui vous marche sur les pieds en vous bousculant sans ménagement, ne comprendra pas pourquoi on l'engueule. Il veut passer. C'est tout. Quand on est prévenu, on se met également à jouer des coudes. Question de survie.
Pour en revenir à la photo ci-dessus, je profite d'un moment où le quartier est calme pour faire des photos illustrant l'étroitesse des rues. Je porte mon oeil dans le viseur pour voir si j'ai un cadre intéressant ? La scène telle qu'elle se présente ne me convient guère car il ne se passe rien. J'ai vais abandonner lorsque j'aperçois ce bovin qui pointe son mufle au coin de la rue. Je n'ai plus qu'à déclencher.
Voir en grand format en appuyant sur la touche Z
Varanasi, la cité éternelle de l'Inde
| 05 Jul 2020 |
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Varanasi (Inde) - Une photo de Varanasi plus récente que les précédentes. Elle date de fin 2018. En 9 ans, rien n'a vraiment changé. Sauf mon matériel photo. En 2009, j'avais un Nikon D 300, un D 800 en 2016 et un D 750 en 2018. Et lors de mon premier séjour en 2006, j'étais encore équipé d'un F. 90, un boitier argentique
En Octobre 2018, j'étais venu à Varanasi pour les besoin d'un livre au profit d'Action Bénarès, une petite ONG médicale qui soigne gratuitement les "Intouchables" ou toute personne n'ayant pas les moyens financiers de bénéficier d'un suivi sanitaire : www.ipernity.com/doc/1922040/49665518//in/album/1261506
J'ai passé plus d'un mois en immersion dans les bidonvilles et les léproseries de la ville. Un travail journalistique intense, épuisant physiquement et psychologiquement.
De sorte que j'avais parfois besoin de prendre une journée pour me vider la tête des scènes parfois terribles que je photographiais au quotidien. Le photos les plus dures n'ont d'ailleurs pas été sélectionnées pour figurer dans le livre.
Pendant les moments de détente que je m'autorisais, j'en profitais pour... faire des photos.
Ce genre d'images aux alentours du Gange, j'en ai des centaines. Mais il est toujours intéressant pour un photographe d'actualiser ses archives.
Pour le traitement de cette photo, j'ai testé pour la première fois le logiciel DXO PhotoLab 3.
Il semble avoir un bon potentiel, mais je lui reproche d'intégrer le cadre noir à l'intérieur de la photo et d'imposer une marge blanche. Ce qui modifie la cadrage initial, donnant au tirage un aspect légèrement panoramique. Je rappelle que je suis partisan d'un cadrage définitif à la prise de vue. A l'ancienne.
- Je recommande par ailleurs le zoom Nikkor 70-200 f : 4 aux possesseurs d'un boîtier Nikon. Certes, il lui manque un diaphragme par rapport au 2,8, mais il est nettement plus compact (idéal pour la photo de voyage) et il est plus de deux fois moins cher pour une qualité identique, selon les tests publiés par les magazines spécialisés.
Plongeon dans une eau sacrée
| 30 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) Il faut chaud à cette heure de la journée. Très chaud. Le ciel est au zénith. On frise les 40°. Le gros des troupes de pèlerins sont partis avec regret des rives du Gange pour tenter de trouver ailleurs un peu de fraîcheur.
Quelques uns, les plus jeunes, sont restés pour s'amuser et tenter de se rafraichir en plongeant dans les eaux du fleuve sacré.
Une eaux terriblement polluée où il n'est pas rare pour le nageur de croiser des corps flottants. Des corps d'un blanc étrange gorgés d'eau qui stagnent souvent coincés entre deux coques de barques.
Personne ne s'en inquiète. On les laissera se décomposer naturellement. Ici, plus qu'ailleurs, la mort fait partie de la vie.
Sâdhu en méditation
| 25 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) - La lumière dans laquelle baigne ce sādhu, est naturelle. Il est à peine 7h30 et la lumière rasante venant de l'Est, plonge les rives du Gange dans une étrange couleur orangée, lui conférant quelque chose de magique.
En, tout cas pour le photographe que je suis cette ambiance est du pain béni, si je puis m'exprimer ainsi.
Ce Sādhu qui semble méditer (bien qu'il dispose d'une feuille devant lui), se trouve non loin du "Burning gath" où les corps des défunts sont incinérés. Pour mémoire, les "gaths" sont des marches en pierre (très visibles sur la photo) qui permettent d'accéder au Gange.
Pour les non-hindous, Le sâdhu est l'une des images iconique de l'Inde. Ils sont considérés comme des saints hommes car ils ont renoncé à toute attache matérielle pour se consacrer essentiellement à la recherche de la spiritualité. Une recherche qui doit tendre à la "fusion avec la conscience cosmique".
Bon, cette explication n'est qu'un vague résumé d'un processus très complexe. Mais en Inde, rien n'est simple.
Il est à noter que certaines personnes qui souhaitent se soustraire à la justice prennent l'apparence d'un sâdhu. Ils obtiennent ainsi (illégitimement), une certaine immunité car la police n'importune jamais un sâdhu, sous peine de s'attirer les foudres des divinités.
Cette photo a été prise alors que je me trouve dans une barque sur le Gange. L'emploi d'une longue focale a été nécessaire.
Pour la photo, j'ai volontairement cadré le Sâdhu sur la gauche afin d'en faire éventuellement une "photo d'ouverture" pour une publication. La partie droite pouvant accueillir un titre voire un texte.
Sâdhu en méditation
| 25 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) - Pour prendre connaissance de la légende, reportez-vous sur ce lien:
www.ipernity.com/doc/1922040/50089480
Ablutions matinales
| 24 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) - Quand il fait beau de bon matin à Varanasi, il est difficile de photographier autre chose que la foule multicolore des pèlerins. Pour essayer d'obtenir des scènes plus "intimistes", j'ai dû demander à mon piroguier de remonter longuement le Gange, en direction de gaths (escaliers qui mènent au fleuve) moins fréquentés. Certains gaths sont plus célèbres que d'autres et attirent immanquablement une foule compacte.
Le rameur a dû naviguer en amont une bonne demi-heure afin que l'on parvienne à la hauteur de gaths plus tranquilles.
C'est là que j'ai pu saisir cette scène que, je dois l'avouer, j'apprécie particulièrement.
J'ai deux vues où la vieille dame qui est sur les pierres, est totalement nue, alors qu'elle sort de l'eau. Elle a vu que je la photographiais mais se n'est pas offusquée pour autant. Heureusement, car ce n'est pas elle que je cadrais, mais la scène dans son ensemble. Et j'étais surtout concentré sur le chien que je voulais intégrer dans ma photo.
Cette image plus pudique, plus respectueuse et finalement mieux composée, est ma préférée de la série. C'est toujours celle-ci que je présente. Les autres, personne ne les a jamais vues.
Le Gange : un sacré fleuve !
| 23 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) - Cette cité sacrée pour tous les indiens est une ville de l'État de l'Uttar Pradesh. Fondée au XIe siècle av. J.-C. sur les rives du Gange, elle est la capitale spirituelle incontestée de l'Inde.
Chaque année les pèlerins venus de tous le pays et même de l'étranger, convergent ici par millions pour se baigner dans les eaux boueuses, mais sacrées, du Gange. Certains, en fin de vie, viennent également ici dans l'espoir d'y être incinérés.
Les rues de la ville sont jalonnées d'environ 2000 temples dont les plus importants sont dédiés à shiva, le dieu protecteur de Varanasi.
Cette photo et surtout la suivante (PIP), donnent une petite idée de la ferveur religieuse suscitée par le fleuve.
Au centre de la photo on voit une femme vêtue de bleu qui achète de petits colliers de fleurs fraiches à un vendeur assis sur les marches en pierre. Ces fleurs seront jetées dans le Gange en l'honneur d'une divinité de son choix afin de s'attirer ses bonnes grâces.
Au moment où j'ai pris cette photo, il régnait une ambiance située entre le recueillement et l'atmosphère d'une fête foraine. Les hindous ont la spiritualité joyeuse.
En principe à cette heure matinale, je préfère louer les services d'un piroguier car c'est la seule façon d'avoir les pèlerins de face avec le recul nécessaire. Et puis sur terre, c'est un éternel embouteillage de piétons.
Il y a longtemps que je ne mitraille plus, préférant désactiver le moteur de mon appareil. Cependant, lorsqu'on se retrouve face à de telles scènes avec un tel éclairage, il ne faut pas hésiter à multiplier les vues, en tendant de maîtriser au mieux se qui se passe dans le viseur.
Pas facile avec une telle foule. Il y aura très souvent un élément parasite qui réduira à néant l'harmonie de votre cadrage. Surtout si vous êtes sur une barque qui manque de stabilité. Alors n'hésitez pas : photographiez ! Vous aurez tout le temps, plus tard, de sélectionner les meilleures clichés.
Le Gange : un sacré fleuve !
| 23 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) - Cette photo représente la même scène que celle qui précède, mais avec un angle plus large. Elles ont été prises à 10 secondes d'intervalle.
J'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, l'Inde est un paradis pour photographes. Les gens adorent être photographiés. J'y suis allé souvent avec des amis qui au début n'osaient pas photographier directement les indiens. Au bout de quelques jours devant les demandes incessantes, leur inhibition avait vite fait de disparaître.
A noter que le "orange" est la couleur des pèlerins.
Une seule chose est interdite à Varanasi : photographier les incinérations des corps en plein air. Mais si vous être prêts à lâcher plusieurs milliers de roupies, on vous laissera "immortaliser" les bûchers. A de très rares exceptions, je me suis toujours refusé de payer pour une photo. On autorise, ou on interdit, mais on ne transige pas pour une poignée de billets ; même si en Inde, "les marchands" sont aussi dans les temples.
Comme cet interdit est à géométrie variable et qu'un reportage sur Varanasi ne serait pas complet sans une photo de ce rite funéraire, j'en ai quelques unes, le plus souvent confortablement installé à bord d'une barque... A distance.
Pour prendre connaissance du commentaire général cliquez sur ce lien :
www.ipernity.com/doc/1922040/50082656
Salle de bain à ciel ouvert à Varanasi
| 21 Jun 2020 |
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Varanasi (Inde) - Après Malana, changement de monde ; même si l'on reste en Inde. Ce pays a de multiples aspects. C'est ce qui, pour moi, le rend passionnant.
Varanasi aussi appelée Bénarès du temps de la colonisation Britannique, est la ville la plus sacrée et la plus vénérée de l'Inde. Par les hindous bien entendu, mais aussi par les autres religions. Une cité sainte, située sur les rives du Gange est placée sous la protection de Shivâ.
On y vient en pèlerinage de tout le pays. L'acte suprême étant de se faire incinérer ici et de voir ses cendres répandues dans les eaux du fleuve pour espérer mettre un terme au cycle infernal des réincarnations.
Mais pour atteindre définitivement le nirvana, la dispersion de ses cendres dans le fleuve sacré n’est pas suffisante. Ce doit être l’aboutissement de toute une vie de dévot. Il faut notamment avoir eu un comportement irréprochable et avoir accompli tout au long de son passage sur terre, un nombre incroyable de pèlerinages dans tous les lieux saints de l'Inde. Et ils sont nombreux.
Sur cette photo, je suis dans une barque pour assister aux ablutions matinales des habitants de la ville et des pèlerins-touristes. Malgré l'importante pollution des eaux du fleuves et les cadavre mal incinérés qui flottent, les indiens n'hésitent pas à s'y laver quotidiennement. ils sont sous la protection de Shivâ.
J'étais partis à 5 heures du matin alors qu'il faisait encore nuit. Quand j'ai pris cette photo, j'étais sur le "chemin" du retour et la lumière matinale était particulièrement douce. J'étais satisfait car deux ans auparavant, lors de mon précédent passage, j'avais fait cette balade sous une pluie diluvienne. J'étais encore avec mon Nikon argentique F 90. Je n'avais retenu aucune photo de la série. Ce jour de Juillet 2009, je me suis largement rattrapé.
Nikon D 300, zoom 80-200 mm f : 2,8. Ne pas se fier aux données EXIF car le D 300 n'est pas un plein format (format DX). Le 200 mm indiqué correspond en réalité à un 300 mm au format 35 mm.
Les cinq soeurs
| 21 Jul 2019 |
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Rameswaram - Cinq soeurs. Je les avais photographiées alors qu’elle priaient dans la mer avec leurs parents. En raison de la foule, elles ne m’avaient pas repéré, d’autant que pour une fois, je travaillais avec un confortable téléobjectif me permettant de rester à distance. J’avais fait ce choix car au début, je ne savais pas si ma présence serait acceptée dans les eaux sacrées.
Malgré une foule toujours compacte sur la plage, je les ai retrouvées par hasard une heure plus tard. Elles venaient de se sécher et changeaient leurs saris. Leur excellente humeur faisait plaisir à voir. Je me suis de nouveau saisi de mon appareil pour reprendre quelques photos. L’une des jeunes filles m’a finalement aperçu. Elle a dû le dire à ses soeurs qui se sont immédiatement tournées vers moi. Clic-Clac !
Lire aussi l'article généraliste sur Rameswaram :
www.ipernity.com/blog/1922040/4725834
La vache, reine de la fête
| 20 Jul 2019 |
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Rameswaram - Impossible de passer sous silence le rôle de la vache dans le quotidien des Indiens. Pays officiellement laïc, la religion n’en est pas moins omniprésente. Pour les hindous (+ 80% de la population) la vache est vénérée, au même titre qu’une divinité, même si elle n’en a pas le statut. Dans la mythologie, Shiva et Krishna, les deux divinités les plus puissantes et les plus vénérées, sont toujours représentées accompagnées de vaches. Krishna, confié par ses parents à un couple de vachers aurait passé sa jeunesse entouré de vaches.
Dans l’hindouisme, la vache est le symbole de la vie (la mère nourricière). Elles donne cinq produits sacrés : le lait et ses dérivés : le lassi (beurre fermenté), le ghi (beurre fondu), mais également l’urine et la bouse. Le mélange de ces cinq éléments que les hindous ingèrent est considéré comme un purificateur très puissant pour l’âme et le corps. Cette divine mixture associée au riz, devient alors une offrande de choix pour les divinités.
La bouse que l’on étale à l’entrée des maisons ou sur les murs, est considérée comme un puissant désinfectant et un répulsif contre les insectes et les scorpions.
Dans la plupart des Etats indiens, tuer une vache et consommer sa viande est un crime. Mais quelques Etats comme le Kerala autorisent l’abattage de ces bovins. De sorte que, contre toute attente, l’Inde est devenu le premier pays exportateur de viande bovine. Allez comprendre ! En Inde, rien n’est simple.
Sur cette photo, les pèlerins ne manquent pas une occasion de caresser les vaches qui circulent librement. L’homme vétu de blanc, s’apprête à sortir un billet de 10 roupies qu’il va donner en offrande en le posant sur le dos du divin bovin.
A voir sur fond noir de préférence.
Hommage à Rama
| 19 Jul 2019 |
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Rameswaram - A force de parler depuis le début de la semaine du « bain rituel », il fallait au moins une photo de cette cérémonie. Une autre suivra probablement demain. Ici, la jeune femme prie le dieu Rama dans les eaux sacrées et polluées. Les milliers de pèlerins, adultes et enfants en font de même, avant de se livrer, sans transition, aux joies du bain de mer en cette journée ensoleillée.
Je vais poursuivre cette série car en replongeant dans les archives de ce reportage, je réalise que j’ai des dizaines de clichés qui n’ont jamais été montrés. Généralement, quand je monte un reportage, je sélectionne un maximum de vingt photos qui illustrent systématiquement un texte. Assez pour raconter une histoire en images et pas trop pour ne pas rendre trop difficile le travail des iconographes de mon agence photo, chargés de diffuser mes photos.
L’ « editing » est un art difficile. Résultat, j’écarte souvent des photos intéressantes pour éviter les redondances. D’où l’intérêt de replonger régulièrement dans ses archives.
Précision. J'ai pris cette photo avec une "vieux" 180 mm f : 2 IF-ED car mon 80-200 mm était tombé en panne avant mon départ. Avec mon Nikon D 300 au format DX, on obtient un 270 mm. Ce qui ne m'a pas empêché de me mouiller les pieds.
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