Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Fianarantsoa

Youpiiiii !

28 Sep 2021 55 18 749
Fianarantsoa (Madagascar) - C'est quand même plus agréable dans le sens de la descente / www.ipernity.com/doc/1922040/50990770 Mais attention, même si le Baramba est équipé d'un volant, la direction n'est pas assistée. Est-il nécessaire de le préciser ? Il y a aussi un système de freinage. Si vous regardez attentivement la roue arrière, il y a un bout de bois qui frotte sur la roue pour ralentir la vitesse. C'est une planche de bois actionnée par un levier placé sous le volant qui une fois tiré en arrière vient entraver les deux roues. Bien que rudimentaire, le système semble fonctionner à mon grand étonnement car les jeunes gens sur la photo dévalent la pente à près de 50/60 km/h. Et j'ai même assisté à des courses de Barambas au milieu d'une intense circulation. J'ai séjourné à deux reprises à Fianarantsoa et je n'ai jamais assisté au moindre accident. Pourtant, le Français qui tient l'hôtel dans lequel je descend quand je suis dans cette ville, m'a affirmé qu'il y a régulièrement des accidents mortels. Ça m'étonne à peine. Je devais retourner à Madagascar fin 2020 pour faire un reportage complet sur les barambas. Mais la pandémie en a décidé autrement. J'ai quelques images, mais je souhaite partager la vie de ces galériens modernes, ne serait-ce qu'une semaine. Et là, pour m'imprégner du sujet, il faudra bien que je les aide à pousser dans la montée et à redescendre à toute vitesse.

Pousseurs de baramba

27 Sep 2021 54 29 767
Fianarantsoa (Madagascar) - Ne vous y trompez pas, la pente est plus raide qu’elle n’y paraît sur la photo. Je suis devant mon hôtel, tranquille, un appareil photo à la main. J’attends les barambas. Il est très tôt car je veux éviter les images parasites liées à la circulation qui ne va pas tarder. Les barambas on en trouve partout à Madagascar. Ce sont des chariots de fabrication artisanale qui servent au transport de marchandises. Tous les manutentionnaires indépendants de la Grande-Île ont leur Baramba. Ils transportent tout ce qui peut se transporter ; des blocs moteurs de camions ou des cochons vivants… Le prix de la course est calculé sur la distance et au poids transporté. Quand la route est plane, ça peut aller. Mais ici à Fianarantsoa la route est très raide sur plus d’un kilomètre. Alors le pousseur de baramba se fait aider moyennant une part du prix de la course. Sur la photo le chariot est chargé d’ananas protégés par de la paille. Pas la peine de vous dire que c’est lourd et que c’est une profession qui n’est exercée que pas de jeunes hommes forts et en bonne santé. Mais avec un tel métier, le corps vieilli vite.

Poussez pas !

24 Jul 2020 40 19 511
Fianarantsoa (Madagascar) - Retour en arrière par rapport aux précédentes photos. Nous sommes en gare de Fianarantsoa, ville de départ du convoi ferroviaire à destination de Manakara. Il est 6 heures du matin, passées de quelques minutes. D'où la lumière un peu froide du jour qui se lève progressivement. Cela fait plus d'une demi-heure que nous sommes arrivés de peur de rater le train dont le départ est prévu à 7 heures. Finalement, il partira avec deux heures de retard. Comme la ligne reprenait ce jour là après une interruption de plusieurs mois, il risquait d'y avoir de l'animation sur le quai. Je ne m'étais pas trompé comme l'atteste la photo. En temps normal, il y a deux départs par semaine de Fianarantsoa, le mardi et le samedi. Et deux au départ de Mankara, le mercredi et le dimanche. Nos places ont été réservées la veille. Les touristes doivent impérativement prendre leurs billets d'avance, sous peine de ne pouvoir embarquer. D'autant qu'on ne nous laisse pas voyager avec les malgaches dans les wagons de marchandises. Bien qu'inconfortable, je pense que c'est pourtant -pour un photographe-, un moyen idéal pour être au contact de la population. Les touristes eux, voyagent en "Première classe". Un terme un peu abusif, car les voitures sont celles de l'ancien tramway de Lausanne (Suisse). Bien que réformées par les Suisses, elles sont en meilleur état que le reste du convoi. Et chaque passager étranger bénéficie d'un siège attitré. Pour les locaux pas de réservation. C'est la foire à l'empoigne qui détermine les places dans le wagon.

Wagon restaurant à la malgache

21 Jul 2020 32 10 526
Madagascar - Cette photo a été prise deux gares plus loin que celle où la photo suivant a été réalisée. Cela faisait une demi-heure que le train était à l'arrêt. L'essentiel des ventes avaient été faites et nombre de vendeurs s'étaient écartés des wagons (dont la véritable appellation est "voitures"). Je me suis rapproché pour tenter de composer une photo qui ne soit pas trop "brouillonne". Ce qui arrive souvent lorsque l'on photographie une foule compacte. Il y a souvent un élément parasite qui vient réduire à néant l'équilibre de la composition.

Le train Fianarantsoa-Manakara

19 Jul 2020 37 16 538
Madagascar - je suis rentré de mon dernier voyage en mars 2020 et j'ai déjà envie de repartir. Manque de chance, les frontières des destinations qui m'intéressent restent hermétiques. Alors je vais reprendre mes voyages sur Ipernity. Petit retour à Madagascar. La série que je propose cette semaine comptera des photos prises en 2016 lorsque j'ai pris le train de Fianarantsoa pour me rendre à Manakara, sur la côte Est de la Grande île. Ce voyage qui a pris 19 heures au lieu des 10 heures prévus est déjà une petite aventure, en raison de l'état du train et de la voie unique en piteuse état. On a l'impression que le convoi peut dérailler à tout moment. Moi, je suis arrivé à bon port. Mais il arrive qu'il déraille. Tout au long de la semaine qui s'annonce, je donnerai des détails sur ce train pas comme les autres. Cette photo a été prise lors d'un arrêt dans l'une des 17 gares desservies par le convoi ferroviaire. Il est pour ces villages éloignés de tout, le seul moyen de se ravitailler et d'expédier leurs productions. Sans ce train, pas de vie économique. A chaque arrêt, on charge et on décharge. Ça peut demander plus d'une heure. On est loin de la ponctualité des trains suisses. Quand l'opération déchargement-chargement est terminée, s'il reste de la place, ce sont les passagers qui s'entassent dans le wagons au milieu des sacs, des outils, des cages à poules ou des motos. Le wagon est considéré comme étant conforme aux normes de sécurité si le chef de gare parvient à fermer la porte coulissante. Ce qui n'empêche pas certains voyageur de s'accrocher aux wagon dès que le train démarre. Cette série a été prise essentiellement au Fuji X Pro 1 que je venais d'acheter. J'ai pu constater que malgré un nombre de pixels limité (16 MP), ce boîtier et son objectif sont de très grande qualité. Il y a bien une petite différence avec mon Nikon D 800 (326 millions de pixels) que j'avais également emporté lors de ce voyage. Mais il faut avoir l'oeil exercé pour voir la différence. Pour changer, j'ai mis un cadre noir sur cette photo. Je ne suis pas trop partisan d'intégrer artificiellement un cadre sur mes photos. Une photo doit s'apprécier pour sa qualité intrinsèque, pas pour sa mise en valeur. Une remarque qui ne vaut que pour moi. Mais exceptionnellement, par souci de cohérence, toute la série sera présentée sur le même modèle.

Une petite pause pour les bovins

17 Apr 2020 51 14 788
Madagascar - Nous sommes sur la route nationale 7 à la sortie de Fianarantsoa. J'ai loué un taxi pour un départ matinal pour bénéficier de la météo qui s'annonce favorable. Objectif : photographier des scènes agricoles, trop négligées jusqu'ici. Il faut dire qu'à Madagascar, tout est sujet à photo. Il est donc parfois nécessaire de s'organiser des séances thématiques. Sinon on peut vite tout photographier et n'importe quoi. Des scènes agricoles j'en avait vu beaucoup depuis mon arrivée dans la Grande-Île. Mais souvent, j'étais dans un taxi de brousse qui m'emmenait d'un point à un autre. Et dans ces conditions, pas question de demander au chauffeur de s'arrêter pour une photo. D'autant que lorsque je fais une halte pour photographier, ça peut me prendre 20 minutes, parfois plus. Dix kilomètres à peine après la ville de Fianarantsoa, je tombe sur ces paysans qui travaillent dans une rizière (voir photo en PIP). Je suis resté une bonne demi-heure au abords de la rizière car s'il y avait du soleil, la lumière était très changeante en raison de la présence de gros nuages. Alors, il faut prendre son mal en patience attendre le bon vouloir du soleil. Quand je prends cette photo, il est 7h45 (voir données exif). Le paysan et son fils viennent de mettre au repos les deux bovins qui, selon leur propriétaire, triment depuis 5h30 du matin. Visiblement il prend soin d'eux. Et en plus, chose rare à Madagascar, les deux zébus semblent plutôt bien nourris. Sur les deux photos présentées aujourd'hui, celle-ci est plus travaillée dans sa composition. La seconde (PIP) est juste documentaire.

Travail en rizière

17 Apr 2020 44 10 615
Madagascar - Le paysan et son fils passent dans la rizière pour détasser et aérer le sol. L'engin tiré par les deux zébus racle la surface du sol. Un plan de riz sur deux est couché par le "racloir", mais si j'en crois les explications qui m'ont été données, ils ne sont pas détruits et se redresseront au bout de quelques jours. Le jeune garçon ne fait pas du ski nautique en rizière, mais son poids permet de lester l'engin en bois qui, sans lui, ne s'enfoncerait pas assez profondément..