Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Chalutier

Le retour !

18 Sep 2020 67 24 718
Prachap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Voir les bateaux à quai c’est bien, mais les voir voguer, c’est mieux. Même si c’est plus convenu que de voir les marins travailler sur le pont. Ce chalutier n’est pas en haute mer, il s’apprête à accoster la jetée de Prachuap-Khiri-Khan. Mais de l’endroit où je me trouve, je peux quand même photographier les chalutiers en approche avec ces magnifiques collines boisées qui délimitent la crique. Sur la photo suivante, le chalutier vient d’accoster et l’un des hommes d’équipage monte sur le quai pour amarrer solidement le navire. www.ipernity.com/doc/1922040/50357730

Que la couleur soit… Et la couleur fut !

21 Sep 2020 76 31 760
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Certains voulaient voir les chalutiers et les marins-pêcheurs de Prachap, en couleur… Et bien en voilà de la couleur ! Il est vrai que contrairement à la série précédente en noir & blanc, nous sommes de plain-pied dans la réalité des lumières Thaïlandaises. Le noir & blanc, selon moi, offre une vision plus onirique du monde, teintée d’une certaine dramatisation. Cette semaine je ne mets pas la version couleur de la série N&B déjà publiée. Chaque photo sera plus ou moins différente, mais elles auront toutes été prises dans les mêmes circonstances. Comme je n’aime pas me répéter, cela évitera d’avoir le sentiment de revoir les mêmes photos. Sur l’image proposée aujourd’hui, on voit un peu moins les marins au travail, contrairement à la semaine dernière. Rassurez-vous, ces forçats de la mer nous les reverrons dans les jours qui viennent. En plans larges, moyens et serrés. Il y en aura pour tout les goût. De toute façon, plus que les bateaux - que j’aime bien par ailleurs -, ce sont ces hommes de la mer qui m’intéressent au plus haut point.

La pêche aux céphalopodes

19 Sep 2020 68 19 707
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Entendons nous bien, les rayons du soleil qui traversent le ciel ne sont pas dus à un quelconque filtre prédéfini de post-traitement. Pour obtenir cet effet, j’ai juste mesuré la lumière sur ce ciel. Ce qui a eu pour effet de me faire fermer l’ouverture de mon objectif, mettant en évidence tous les détails de ce ciel de fin de journée. Ce choix a bien entendu entrainé une sous exposition du bateau et du marin au premier plan. Là, en revanche, j’ai éclairci cette partie en post-production, afin de récupérer des détails. Ce que j’ai fait en retraitant la photo, c’est ce que je faisais autrefois sous mon agrandisseur quand je réalisais des tirages argentiques N&B en 30X40. Ni plus ni moins. Ce qui est très facile lorsque l'on travaille en RAW. Si la technologie permet de changer la réalité à volonté, je m’y refuse. J’utilise les logiciels de retouches comme j’utilisais autrefois les filtres de densité pour renforcer ou adoucir les contrastes. Même chose pour le « masquage manuel» destiné à éclaircir ou assombrir une ou plusieurs zones d’un tirage argentique. A l’époque, dans mon laboratoire photo, je pouvais passer jusqu’à 8 heures sur une photo afin d’obtenir un tirage satisfaisant. Avec l’informatique, c’est réglé en une dizaine de minutes pour les fichiers les plus compliqués. En règle générale, à la prise de vue, je mesure avec précision la lumière de mes photos numériques ; ce qui facilite le post-traitement.. Ce long préambule étant fait, pour que l’on ne pense pas que j’ai obtenu cette photo d’un simple clic de souris, j’en reviens à cette scène photographique. Sur ce chalutier qui s’amarre au ponton en béton, on distingue de grosses lampes. Ce type d’éclairage équipe les bateaux spécialisés dans la pêche au calamar ou à la seiche. Une pêche qui se pratique essentiellement la nuit. La technique est simple. Arrivé sur la zone de pêche, le capitaine allume ces puissantes lampes pour attirer le phytoplancton qui est l’alimentation de base des céphalopodes. Il n’y a plus qu’à attendre que les seiches et calamars remontent du fond en suivant leur nourriture. Ensuite, il suffit de mettre les filets à la mer pour capturer tout ce qui se présente.

Retour de marée - 1

14 Sep 2020 69 31 710
Prachuap-Khiri-Khan (Tahïlande) - Je poursuis le voyage au Royaume de Siam avec une nouvelle série qui trouve sa cohérence dans son traitement en noir et blanc et du fait que toutes les photos ont été prises en Thaïlande. Certes, cet Etat du Sud-Est asiatique, comme toute l’Asie, est le pays de la couleur. Cependant, j’ai remarqué que certaines photos avaient plus de force en noir et blanc. Ces images, je les avais vues en couleur. Je vois le monde en couleur. Mais pour des lumières difficiles, je cède cette fois à la facilité (je n’ai pas envie de passer plus de temps qu’il n’en faut en post-traitement) en vous proposant cette semaine une vision monochrome. Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup les N&B, mais pour moi une photo décidant toute une gamme de gris, doit avoir été pensée en N&B. De toute façon, une mauvaise photo en couleur ne donnera que rarement un bon monochrome. J’ouvre cette série avec deux photos d’une même scènes, prises à quelques minutes d’intervalle. Elles démontrent si besoin en était, qu’une même scène, sous des angles différents, peuvent donner des photos différentes. Voir le PIP ou cliquer sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50350662 Le contexte - En cette fin de journée à Prachap Khiri Khan, un chalutier rentre au port à l’issue d’une marée de 24 heures. En réalité, c’est une grande jetée en béton qui sert de lieu d’accostage et de débarquement. C’est aussi un lieu de promenade pour les thaïs. De port proprement dit, il n’y en a pas dans la crique. Prachap Khiri Khan est une petite ville d’à peine 28.000 habitants. Elles se situe à 281 km au Sud de Bangkok et au Nord de Bang-Saphan-Yai. Il est facile d’y accéder par le train. L’intérêt de cette ville relativement moderne ; qui n’est pas pour autant dénuée de charme, est qu’elle n’est pas asphyxiée par le tourisme comme sa voisine un peu plus au Nord : Hua Hin. Je suis allé à Hua Hin, justement. Par curiosité. Les guides en disaient du bien. J’ai vu ! Et je suis revenu le lendemain à « Prachap », par le premier train. Inutile de dire que la cité balnéaire de Hua Hin est à éviter à tout prix. Ici, côté tarifs on se croirait sur le Champs Elysées, alors que la Thaïlande est l’un des pays les meilleurs marchés qu’il m’ait été donné de visiter. Si on voyage comme moi, sac au dos et en choisissant de petites guest-houses pour l’hébergement. Comme de nombreuses villes en Asie, Prachap-Khiri-Khan offre un marché de nuit où l’on peut se restaurer pour une poignée de baths. Un lieu que je recommande chaudement.