Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Travail
Travail de force
| 29 Jan 2021 |
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Old-Delhi (Inde) - Cette photo a été prise à proximité de l'entrée principale de la mosquée Jama Masjid. Il règne toujours autour de l'édifice religieux une grande animation.
Je m'étais posté à un endroit afin de compléter une série sur les vélos-pousse. J'ai trouvé que cette scène illustrait la difficulté de cette profession où les deux passager en surpoids -bien que sympathiques- n'ont pas l'air de se rendre compte que le "driver" a un mal de chien à faire avancer son véhicule malgré le terrain plat.
En tout cas, lui, ne risque pas de souffrir d'un quelconque surpoids.
Agra
| 13 Dec 2020 |
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Agra (Inde) - Nous sommes encore et toujours dans les quartiers populaires d'Agra.
J'observais depuis quelques minutes ces manutentionnaires qui déchargeaient un camion. Renseignement pris auprès des gars, il s'agit d'un chargement de tissus pour un atelier de confection qui se trouve à proximité, dans une arrière-cour.
Ces ballots sont volumineux, donc ils sont difficiles à manipuler. "Ils sont impressionnants, mais ne sont pas trop lourds. Ça pèse à peine 90 kilo ! " m'a dit l'un des gaillards.
Moi, je veux bien, mais 90 kilos de pas grands chose, ça pèse toujours 90 kilos. Et l'homme qui les charge sur son épaule à l'aide d'un pic à glace, n'est pas bien épais.
- A voir en grand format (touche "Z").
Imprimerie de labeur
| 08 Nov 2020 |
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Jaipur (Inde) - Petite imprimerie de quartier trouvée au hasard des mes balades dans les rues de Jaipur. Des imprimeries comme celle-ci qui travaillent toujours au plomb, il en existe encore beaucoup en Inde. Seules les très grosses imprimeries industrielles sont passées à la photocomposition et plus récemment au numérique.
Comme on le vois sur la photo, les fontes de cratères en plomb, que l’imprimeur assemble manuellement, sont rangées dans les casses en bois (au premier plan), sans soin particulier. A l'indienne !
Chose étonnante, en 1994 (date de la prise de vue) cet imprimeur de quartier avait encore en sa possession de très gros caractères en capitales… sculptés dans du bois. De véritables pièces de collection qui datent du temps de son père qui lui a transmis l’entreprise familiale. Mais ces caractères ne servaient plus depuis longtemps. Il les gardait en souvenir. En tout cas, il avait l’air ravi que je m’intéresse à son métier et à cette technique d’impression.
Il faut dire qu'au début des années 1980, j’ai travaillé un an dans un hebdomadaire en Basse-Normandie, dont les pages étaient encore partiellement réalisées au plomb. Une première photocomposeuse venait d’arriver, mais deux linotypes étaient encore en activité. En revanche, l'impression était faite sur une rotative offset dans la banlieue de Caen (Basse-Normandie).
Comme souvent en Inde, l’atelier est ouvert sur la rue. Là, je suis entré dans l’imprimerie, car je voulais discuter avec l’artisan ; mais j’aurais très bien pu prendre la photo en restant à l’extérieur.
Nikon F90 - 20 mm AF f:2,8 - Ilford HP5 +
Déchargement
| 05 Nov 2020 |
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Pour prendre connaissance du commentaire général suivez ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50462170
Le sourire du petit ramendeur
| 25 Sep 2020 |
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Je poursuis ma promenade sur le quai de Prachap pour illustrer le travail du ramendage (réparation des filets) sur les chalutiers, lorsque je me retrouve face à cet enfant.
Il a l’air bien jeune. Renseignement pris (après avoir fait la photo), c’est le fils du capitaine. Beaucoup de pêcheurs travaillent en famille. Inutile de préciser que ce jeune garçon ne s’est pas souvent assis sur les bancs de l’école. Comme ses aînés, il passera sa vie sur un chalutier.
Il est toujours navrant pour des occidentaux, de voir des enfants travailler si jeune. Mais rien à voir avec ceux qui vieillissent prématurément dans les mines de charbon ou de pierres précieuses, comme j’ai pu en voir Inde ou à Madagascar ; ou ceux qui gagnent leur vie en ramassant les déchets. Je ne citerai pas toutes les activités auxquelles sont contraints les enfants de par le monde. Un livre n’y suffirait pas.
J’ai bien observé cet enfant avant de me décider à faire deux ou trois photos. Les autres membres de l’équipage le traitaient avec affection.
Lorsque je me suis décidé à braquer sur lui mon appareil photo, il m’a vu et m’a souri. Un sourire d'enfant. Ni plus, ni moins.
Voir également le cadre vertical (PIP) ou en suivant ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50373602
Opération ramendage
| 22 Sep 2020 |
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Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Une version couleur d’une des photos publiées en N&B la semaine dernière. Si elle a pas le même jour, cette fois j'ai cadré plus serré sur le chalutier accosté directement au ponton.
Les marins sont restés deux jour amarrés à Prachap. Visiblement il y avait eu des dégâts sur les filets et il fallait bien les réparer avant de repartir pour une nouvelle action de pêche.
Heureusement qu’ils sont restés assez longtemps car il n’a pas été facile d'obtenir une photo correcte de cette scène de travail en plan serré.
Le premier jour, je suis arrivé un peu tard et la lumière commençait à décliner. Je suis donc revenu le lendemain un peu plus tôt, pour bénéficier d’un surcroit de luminosité.
Mais les conditions de prises de vues n’ont pas été faciles pour réaliser une image composée harmonieusement.
Les barres et cordages qui traversent le cadre en tous sens, offrent certes des éléments graphiques, mais ils obstruent la plupart du temps, tout ou partie des visages des marins.
La meilleure place était en hauteur pour embrasser toute la scène et il a fallu que je me contorsionne car barres métalliques et cordages gênaient la lisibilité de la photo. Il fallait aussi que je tienne compte de la position est de la gestuelle des ramendeurs.
J’ai fait plusieurs photos, toutes techniquement correctes, mais il y avait toujours un élément qui n’allait pas. Celle-ci n’est pas parfaite, mais c’est l’une qui résume le mieux cette scène de travail.
Pourquoi me prends-tu en photo ?
| 09 Aug 2020 |
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Kratie (Cambodge) - Encore des moines au travail. Cette fois, ils participent à une opération de débrouillage sur les rives du Mékong. Derrière nous, une route et de l'autre côté de laquelle se trouve le temple où résident les moines.
Comme à l'accoutumée, je suis parti très tôt de mon hôtel avec l'idée de longer le Mékong vers l'Est histoire de faire quelques photos du Cambodge qui s'éveille.
Peu après 8 heures, alors que j'ai déjà parcouru une bonne vingtaine de kilomètres, je tombe sur une brigade de moines qui se livrent à une opération désespérée de débrouillage. "Désespérée" dis-je ,car la tâche semble insurmontable. Et les moines, à une ou deux exceptions (voir le lien au bas de la légende), ne semblent pas enthousiasmés par la mission qui leur a été confiée.
On ne peut pas dire qu'il mettent de l'ardeur au boulot. Je pense que la méditation et les jeux sur leurs smartphones leur conviennent mieux.
Sur cette photo, le moines qui tient à la main une souche de palmier, me demande pourquoi je le photographie ? Il croit que j'en suis à ma dixième photo, alors que depuis une petite minute j'ai l'oeil rivé à mon viseur. Sans déclencher. En réalité, je cherche mon cadre en prenant mon temps et éventuellement une expression qui humanisera ma photo. Son geste et son sourire me donnent l'occasion d'appuyer sur le déclencheur.
Cette photo est issue d'une série dont une ou deux images ont été publiées ici, il y a plus d'un an maintenant : www.ipernity.com/doc/1922040/49293992/in/album/1229956
Travaux publics à la pelle et à la pioche
| 09 May 2020 |
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Himachal-pradesh (Inde) - La route, encore et toujours... Nous sommes sur un haut plateau (environ 4.000 m d'altitude). Il doit être 13 heures, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Nous nous sommes accordé une grasse-matinée ce matin car nous n'avons repris la route qu'à 8 heures.
Nous en sommes au troisième jour de voyage et malgré le spectacle grandiose de cette nature minérale himalayenne, je commence à somnoler malgré des amortisseurs fatigués et les secousses du véhicule sous l'effet de la piste chaotique.
Je suis tiré des ma rêverie par une forte odeur de goudron. Avachi sur la banquette arrière, je me redresse intrigué. Je me retrouve alors face à cette scène improbable.
Une brigade de terrassiers armés seulement de pelles et de pioches tentent de niveler la piste alors que certains de leurs collègues sont affectés à la fabrication du goudron dans les bidons de récupération.
Cette vision surréaliste qui semble issue d'une séquence d'un film de la série "Mad Max" me réveille immédiatement. Je suis de nouveau en pleine possession de mes sens. Un peu trop pour l'odorat en raison des émanations du goudron chaud, de plus en plus insistantes au fur et à mesure que nous approchons du chantier. Nous sommes obligés de nous recouvrir le nez et la bouche d'un foulard.
Les ouvriers eux, respirent ces fumées à plein poumon. Malgré l'odeur désagréable, je fais quelques photos. Mes compagnons de voyage ont bien compris que la scène est photogénique. Ils ne disent rien. Mais je sais bien qu'ils aimeraient que je termine au plus vite cette séance de prise de vue et que nous quittions ce lieu nauséabond et poussiéreux..
Nous reprenons le 4x4 et roulons lentement au milieu des ouvriers. Nous leur donnons plusieurs paquets de cigarettes. Je me demande si c'est une bonne idée car ils ont déjà les poumons bien chargés avec ces fumées toxiques.
Deux kilomètres plus loin, l'air est redevenu respirable.
- Avoir de préférence en grand format.
Nikon F 90 - 80-200 mm Nikkor f : 2,8 (calé sur le 200 mm) - Film Ilford HP5 +, développé dans du Microphen à bain perdu, dilué 1+3.
Lavage généralisé
| 15 Jan 2020 |
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Bombay (Mumbai) - Nous sommes toujours en compagnie des Dhobi-Wallahs de Bombay, ces blanchisseurs, issus d’une longue lignée familiale, dont la corporation est auto-gérée.
Ce qui est intéressant dans cette communauté, c’est qu'elle accueille en son sein, toutes les religions. Les hindouistes sont certes majoritaires, mais j’y ai croisé des musulmans, des bouddhistes et des membres de la minorité chrétienne identifiés grâce à de minuscule croix portées autour du cou. Et d’après ce que j’ai pu constater, ici, tout le monde cohabite et travaille en parfaire harmonie. Ce qui, en Inde, n’est pas toujours le cas. Surtout avec l'actuel premier ministre ultra-nationaliste qui attise les tensions entre les communautés religieuses.
Pour cette photo, je suis monté sur le bord d’un bassin en faisant bien attention de ne pas chuter car le béton ciré est extrêmement glissant quand il est mouillé. Même perché et visible de tous, les Dhobi-Wallahs ne faisaient plus attention à moi. Sauf le jeune homme à l’arrière plan sur la droite. J’avais remarqué sa présence, mais je n’avais pas réalisé qu’il m’observait. J’étais trop concentré à gérer mon cadre et mon équilibre.
Pour être totalement honnête, au moment où j’ai déclenché mon pied a légèrement glissé. Résultat ma photo est légèrement de travers. Il a fallu que je rétablisse mon équilibre sans retirer l’oeil du viseur. Finalement je trouve que ça lui donne un surplus de dynamique.
C’est la seconde photo prise à cet endroit. J’en avais fait une première où l’homme au milieu avait une attitude plus dynamique avec son morceau de textiles suspension au dessus de sa tête alors qu’il prenait son élan avec force pour le frapper le bord du bassin. Le problème, c’est que son visage était partiellement caché derrière le morceau de bambou situé au milieu de l’image. J’ai donc préféré sélectionner celle-ci.
Embouteillage
| 28 Oct 2019 |
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Agra (Inde) - J’inaugure aujourd’hui une nouvelle série sur les indiens au travail. Une série un peu particulière car elle a été réalisée en quelques heures dans un rayon de deux cents mètres. Unité de lieu, unité d’action.
Il y a des jours où l’on ne fait qu’une ou deux photos correctes, voire pas du tout. En revanche, parfois, on tombe sans l’avoir cherché sur des scènes qui s’offrent à vous. Des scènes évidentes où tout est là. Cadeau ! C’est ce qui s’est passé ce jour là vers le fort d’Agra, ville où l’on vient habituellement pour visiter le Taj Mahal..
Bien entendu, j’étais dans cette ville afin de retrouver pour la seconde fois de ma vie, le célèbre mausolée. Pour faire plaisir à ma femme qui ne l’avait jamais vu, alors que nous en étions à notre douzième voyage en Inde. Le lendemain du passage obligé au Taj, nous nous sommes partis à la recherche du grand marché local dans le quartier du fort rouge, situé à dix bonnes minutes en rickshaw du célèbre monument.
Ne pouvant plus circuler, le chauffeur nous a déposé à quelques rues du marché. Nous étions au beau milieu d’une opération de livraisons à l’indienne dans une rue où se trouvent les hangars de stockage. C’est ici que les marchandises arrivent des tous les coins de l’Inde. Certaines resteront ici, d’autre repartiront vers d’autres régions du pays. L’anarchie fonctionnelle indienne dans toute sa splendeur.
Quand je suis descendu du rickshaw je n’ai eu qu’à braquer mon appareil photo pour saisir l’ambiance étourdissante et bruyante.
J’ai une affection particulière pour cette photo malgré quelques imperfections. Imperfections qui à mon avis contribuent à la restitution de la folie qui régnait dans cette rue.
Les deux hommes en haut du cadre à gauche, entrent dans la photo, alors que celui qui a un sac sur la tête -sur le bord-droite du cadre- va en sortir. Le sac est certes coupé, mais ce qui habituellement pourrait passer pour une erreur de composition, ne me gène aucunement. Je trouve qu’au contraire, cette « coupe » apporte une certaine dynamique dans l’image et une information : Il est déjà parti !
Quant au « chauffeur » du cyclo-pousse chargé comme un mulet (qui manque peut-être un peu d’air en bas de la photo) et le manutentionnaire, situés au au centre, ils apparaissent comme le sujet principal, tout en participant à la diagonale formée avec les personnages secondaires de l’arrière plan.
L’ensemble correspond à cette folie qui caractérise ce pays et qui le rend si attachant.
Travail acrobatique
| 05 Oct 2019 |
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Cambodge - Pour cette photo d’un atelier de fabrication de pains de glace, je ne vais pas me lancer dans un commentaire technique. Pace que les deux salariés qui font tourner l’entreprise ne parlaient pas un mot d’anglais. Et que les explications trouvées sur internet sont totalement incompréhensibles.
Pour faire simple, je suis tombé sur cette petite usine artisanale de la proche périphérie de Battambang, alors que je longeait le fleuve en scooter sans destination particulière. Je me suis arrêté dans un petit hameau pour faire le plein de mon deux roues. L’épicière qui vendait de l’essence dans des bouteilles de coca, était en face de l'atelier.
Au début je n’ai pas compris ce qu’il fabriquait, mais il y avait probablement matière à photo. J’ai commencé à photographier sans demander l’autorisation. Finalement les deux salariés semblaient ravis de ma présence. Trop occupés à vider les cuves en aluminium contenant l’énormes pains de glace et à les découper à la scie électrique, ils ont continué à bosser. Il faut dire que la patronne était assises à son bureau au milieu de l’atelier pour encaisser l’argent des clients venus chercher leur provisions de glace.
Cette photo ne résume pas à elle seule l’activité de l’atelier. Cependant, je trouve intéressant de voir comment le « technicien », chaussé de simples tongs, sur une surface glissante, utilise ses pieds pour faciliter le basculement des lourds caissons en aluminum contenant la glace. Caissons qui seront amortis par les pneus visibles sur la photo.
Il est à noter que l’eau servant à la fabrication de la glace est directement pompée dans le fleuve situé derrière l’atelier.
A noter également l'excellente plage dynamique du capteur moyen-format (51 millions de pixels), car cette scène était particulièrement contrastée. A 1250 iso et à pleine ouverture le rendu est tout à fait honorable.
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