Jean-luc Drouin's photos with the keyword: Mékong

Extraction des granulats

15 May 2023 31 13 576
Champasak (Laos) - Si vous allez dans des lieux essentiellement tournés vers le tourisme, vous ne verrez pas de telles scènes. On sait que partout dans le monde, pour les besoins de la fabrication du béton, on pille sans vergogne le sable sur les plages et dans les rivières. La construction des bâtiments et des infrastructures routières participent ainsi à la destruction de nombreux écosystèmes. Et en Asie, plus qu'en Europe, le béton reste le roi des matériaux. Il y a belle lurette que les traditionnelles maisons en bois ont été remplacées par des blocs en béton. Ce que l'on sait moins c'est que les graves de terre et de mer, sont également pillés à grande échelle, dont l'industrie du BTP est très consommatrice. Pour mémoire les graves ou granulats issus des roches naturelles, servent à la fabrication du gravier. Si on agrandit la photo, on voit dans la barge au milieu de l'image, que ce sont ces "cailloux" qui sont récoltés dans les eaux du Mékong. Eux aussi serviront à l'industrie du BTP. Pillons, pillons nos ressources naturelles, il n'en restera... rien !

Un petit air de paradis perdu

13 May 2023 40 15 603
Don-Khône (Laos) - Les eaux du Mékong, fleuve mythique, une barque colorée à la peinture écaillée, quelques palmiers, des enfants qui se baignent... On n'est pas loin de l'image du paradis. On y serait presque, si le long de cette rivière, il n'y avait pas de nombreuses Guest-houses pleines de touristes. Cela dit, ce n'est quand même pas l'enfer des lieux adaptés à l'accueil du tourisme de masse qui participe à la destruction de l'environnement. Heureusement, on n'arrive pas ici en bus ou en taxi. On accède à l'île en barque à moteur ou en pirogue. Ça limite le publique. Plus qu'aux touristes, sur l'île de Don-Khône, on a plutôt affaire à des voyageurs qui se déplacent sac au dos. D'anciens routards à la retraite ou des jeunes à la recherche d'une certaine authenticité. Don-Khône a su trouver un compromis acceptable entre un confort raisonnable pour des occidentaux et une certaine préservation de son environnement. Seules ombre noire au tableau, on vient aussi ici pour aller embêter les derniers dauphins d'eau douce, aussi appelés dauphins du Mékong. Ils étaient 200 en 1997 et ne seraient plus que 80 aujourd'hui. Ils sont en sursis car les Chinois viennent d'engager la construction d'un barrage en plein cœur de leur lieu de reproduction. • A voir en grand de préférence