Jean-luc Drouin's photos with the keyword: N&B
Travail de force
| 15 Jul 2022 |
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Agra (Inde) - J'observe depuis quelques minutes ces manutentionnaires qui déchargent un camion. I s'agit d'un chargement de tissus pour un atelier de confection dans une arrière-cour du bâtiment sur la photo.
Ces ballots sont volumineux, donc ils sont difficiles à manipuler. "Ils sont impressionnants, mais ne sont pas trop lourds. Ça pèse à peine 90 kilo ! " me dit l'un des gaillards.
Moi, je veux bien, mais 90 kilos de pas grands chose, ça pèse toujours 90 kilos. Et l'homme qui les charge sur son épaule à l'aide d'un pic à glace, n'est pas bien épais. Il est content que je le prenne en photo et demande à ses camarades de le laisser porter seul l’énorme ballot. Pour la photo ! Comme je ne veux pas qu’il se fatigue ou se blesse inutilement, après avoir pris cette photo, j’ai rangé mon appareil. Heureusement, car il a trébucher et finalement accepté l’aide de ses collègues.
Transport écologique
| 10 Jul 2022 |
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New-Delhi (Inde) - Où que l’on se trouve en Inde (ici à new-Delhi) le cyclo-pousse est le mode de transport le plus économique le plus écologique. Même si aujourd’hui, le pays a commencé à se doter de rickshaws équipés de moteurs électriques. Mais pour le vélo-pousse, il faut avoir une excellent résistance physique car ces vélos ne son pas équipés de dérailleurs. Quand le livreur en vélo-pousse se trouve en bas une côte, il doit la plupart du temps descendre de son engin pour le tirer. Parfois une âme charitable vient à son secours pour le pousser. Mais la plupart du temps, il ne doit compter que sur ces muscles.
Frère et soeur
| 02 Apr 2022 |
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Talatamaty (Madagascar) - J'ai choisi exceptionnellement cette photo en N&B car la version couleur était trop difficile à tirer correctement et mes compétences en post-traitement ont leurs limites. Comme vous pouvez le constater, le petit garçon est en plein soleil alors que sa "grande" soeur est à l'ombre. La photo originale avait une forte dominante orangée que je ne suis pas parvenu à équilibrer. Cette photo N&B vaut ce qu'elle vaut, mais elle est moins mauvais que la couleur. Et si j'ai décidé malgré tout de la publier, c'est que je trouve merveilleux ces regards et ces sourires.
Le dromadaire entretenu
| 01 Dec 2021 |
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Jaipur (Inde) - Marché de gros à Jaipur dans l'Etat du Rajasthan. A l'époque où cette photo a été prise, il n'y avait jamais le moindre touriste qui s'aventurait ici. J'ai découvert ce lieu en discutant avec le gérant de ma Guest-house. Comme je voyageais avec mes deux enfants qui étaient petits à l'époque,(la troisième est née plus tard), j'avais décidé de leur montrer des dromadaires au travail. Manque de chance quand nous sommes arrivés, vers 11 h, il n'y avait plus d'activité. Les chameliers dorlotaient leur dromadaires qui avaient passé une partie de la nuit et la matinée à tirer de lourdes charges. Je leur ai demandé s'ils voulaient revenir le lien,demain, mais en se levant à 4 h du matin. Refus catégorique et unanime.
Jusqu'à ce jour cette photo n'a jamais été montrée car la tête du dromadaire aurait dû être de profile. Malgré ce défaut, je lui offre une cession de rattrapage. Et depuis que la photo a été prise, il y a prescription.
- Nikon F 90 Nikkor 35-70 mm f : 2,8. Film Ilford HP5 +
Ombres chinoises laotiennes
| 29 Nov 2021 |
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Vientiane (Laos) - Cette photo correspond parfaitement à mes idées noires du moment.
Cette scène a été photographiée à Vientiane, en fin de journée au mois de septembre 1991. Le lendemain, je m'envolais pour Hanoï au Vietnam. Mais à ce moment là, je me promenais sur les rives du Mékong pour finir un film N&B.
La ligne de flottaison est pour le moins hasardeuse. Je ne me serais pas aventuré dans cette pirogue avec mon matériel photo. Cela dit, l'embarcation est arrivée à destination sans encombre.
Nikon F 2 - 300 mm IFED Nikkor f : 4 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen dilué à 1+3.
Cérémonie des offrandes à Luang-Prabang
| 23 May 2020 |
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Luang-Prabang (Laos) - Photo prise tôt le matin lors de la cérémonie quotidienne des offrandes. Pour la légende détaillée, veuillez cliquer sur ce lien :
www.ipernity.com/doc/1922040/49940828
Voir également PIP : www.ipernity.com/doc/1922040/49967310
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + (poussé à 3.200 iso), développé dans du Microphen.
Cour de récréation pour moinillons
| 23 May 2020 |
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Luang-Prabang (Laos) - Fin de journée dans l'annexe d'un temple bouddhiste à Luang-Prabang. Ces jeunes moins ont passé la journée à apprendre les textes sacrés. Ils attendent l'heure du dîner en profitant des premières fraîcheurs de la journée.
Je n'avais pas retenu cette photo en raison d'un cadrage trop serré sur le moinillon situé à gauche. A l'époque, comme je travaillais souvent sur des sujets d'actualité, j'avais tendance à photographier trop vite, même lorsque j'avais largement le temps de peaufiner la composition de l'image. Mais cette photo présente un second défaut qui se voit en grand format : les jeunes moines au premier plan, manquent un peu de netteté. La mise au point a été faite sur l'enfant au centre de l'image.
Comme nous sommes en fin de journée, la nuit ne va plus tarder, j'ai poussé mon film à 800 iso. Je suis à pleine ouverture (f : 2) et au 1/30è de seconde. Résultat ma profondeur de champ est réduite malgré l'utilisation du 35 mm. Mes réglages n'ont pas suffit à compenser le manque de lumière. Ca s'est traduit par un négatif légèrement sous-exposé, rendant difficile le tirage qui n'est pas satisfaisant.
Aujourd'hui, si je trouve toujours le cadre de cette photo, étriqué - et que le pied du jeunes moine de droite est coupé -, je suis plus indulgent avec cette image en raison de l'ambiance sereine qu'elle dégage.
De toute façon, il est toujours utile de laisser "reposer" une photo et de la reprendre un peu plus tard. Le regard lui aussi évolue. Bon, là, j'ai mis 30 ans pour ressortir cette photo. N'attendez pas aussi longtemps.
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + (poussé à 800 iso), développé dans du Microphen à bain perdu, dilué à 1+3.
Bonze en méditation
| 22 May 2020 |
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Luang-Prabang (Laos) - Bonze rencontré à l'écart d'un temple délabré. J'ai cru au début que la cabane étaient des toilettes publiques. Erreur d'occidental matérialiste. Cette baraque faite de tôles et de morceaux de bambous est la "résidence" du moine bouddhiste qui méditait probablement sur sa terrasse avant mon arrivée.
Le religieux parlait anglais. Ce qui était rare à l'époque. Il m'a dit qu'avant de se tourner vers la religion, il avait été enseignant une dizaine d'années en Thaïlande où il était réfugié. Il avait fui le Laos pendant la guerre du Vietnam, alors qu'il était encore jeune et avait appris l'anglais auprès des forces américaines basées en Thaïlande.
C'est de ce pays que décollaient les B.52 américains pour bombarder la piste Hô Chi Minh qui traversait le Laos, vers la "Plaine des Jarres". Il était revenu depuis peu au Laos alors que le pays commençait à s'ouvrir.
J'ai également rencontré à Luang-Prabang, un médecin qui venait être libéré d'un camps de rééducation où il avait passé une quinzaine d'années.
La discussion qui s'en est suivie avec le moine, sur l'état de délabrement avancé du temple, situé à une centaine de mètres de la cabane, m'a confirmé que les bouddhistes ne sont pas attachés aux choses matérielles. Lui, il aurait préféré que l'on rase le vieux temple en bois et "qu'on en reconstruise un neuf en pierres et béton" (sic)
Heureusement, n'en déplaise au saint-homme, depuis, l'Unesco est passé par là en classant Luang-Prabang et ses trésors architecturaux au Patrimoine mondial. Les vieux temples et les maisons d'inspiration coloniale qui caractérisent Luang-Prabang ont été sauvés.
Si le vieux temple en bois de notre moine a été restauré. En revanche, je ne suis pas certain que la cabane du bonze ait quant à elle, bénéficié d'une aide financière à la réhabilitation.
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu, dilué à 1+3.
Les enfants du fleuve n°2
| 21 May 2020 |
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Laos - Toujours face aux célèbres grottes sacrées de Par-Ou, dans la région de Luang-Prabang.
Hier, sous ma photo j'ai décris dans le détail comment j'avais réalisé l'image. J'ai précisé que j'avais pris une seconde photo, mais que je la trouvais trop statique par rapport à la première ou le jeune garçon plonge dans l'eau. www.ipernity.com/doc/1922040/49961110
Si cette photo ne démérite pas, force est de constater que par rapport à la précédente, elle s'élimine d'elle-même dans le processus de sélection. Dans mers choix éditoriaux, je n'aime pas présenter des images trop similaires. C'est à moi que revient la sélection, pas à ceux qui les regardent. il est vrai que le travail de sélection est aussi essentiel que fastidieux parfois.
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu, dilué à 1+3.
Les enfants du fleuve
| 20 May 2020 |
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Laos - Cette photo telle qu'elle est (déjà publiée sur Ipernity), je l'ai voulue... A 90 %.
En face, les grottes sacrées de Pak-Ou dont les ouvertures ne sont pas visibles de la berge où je me trouve. Derrière moi, le village des Chasseurs-Cueilleurs dont une photo a été publiée hier.
Je viens de quitter le village pour rejoindre la rive du fleuve afin de photographier les enfants qui se baignent. Je suis à 300 mètres du fleuve, quand j'aperçois une pirogue qui s'approche et les enfants qui, un à un, plongent dans l'eau.
La pirogue bénéficie du courant et vogue assez vite. Il faut que je me dépêche pour tenter de saisir un enfant en plein plongeon, sur fond de pirogue.
Je me mets à courir tout en changeant mon 105 mm équipant mon Nikon, pour le remplacer par un 35 mm, plus adapté à la scène que j'ai en tête. J'en profite -toujours en courant-, pour caler la vitesse au 500 è/seconde, afin de figer un enfant en plein plongeon.
Quand j'arrive à bonne distante, un gamin remonte sur la berge. Mais la pirogue, elle, se rapproche un peu trop vite à mon goût. Il faut que l'enfant se dépêche de plonger, sinon, je rate ma photo.
Ayant démonté depuis longtemps les moteurs de mes boîtiers, je n'ai pas le droit à l'erreur. Quand l'enfant saute enfin dans l'eau, par chance, la pirogue est au bon emplacement. Je déclenche. J'avance manuellement le film, puis déclenche une seconde fois. Mais je sais que si une photo est réussie, c'était la première. La seconde est trop statique. Sympa, exotique ; mais statique.
Dans mon idée, l'enfant devait avoir la tête dans l'eau les jambes dressées à l'extérieur, le tout dans une belle gerbe d'eau. Ce n'est qu'à mon retour en France et après avoir développé le négatif que j'ai réalisé que j'avais déclenché un millième de seconde trop tôt.
Si ma vitesse a figé le plongeur (1/500è), il est presque en suspension sur l'eau. Finalement je n'ai pas été trop déçu car sa position donne une petit côté "étrange" à cette photo. De toute façon on comprend bien qu'il plonge.
Ce que je n'aI pas vu avant de faire un tirage, c'est le chien au milieu de la pirogue. En position dynamique.
Dans mon viseur j'étais concentré sur la progression de la barque, l'enfant qui plongeait et l'agencement qui s'organisait très vite dans mon viseur. Ce chien apporte un supplément de vie à cette image. Image, je dois l'avouer que j'apprécie particulièrement.
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu, dilué à 1+3.
Village de chasseurs-cueilleurs
| 19 May 2020 |
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Laos - Ce petit village situé à une trentaine de kilomètres de Luang-Prabang, n'existe plus. En tout cas, plus sous cet aspect qu'il avait en 1991, date à laquelle cette photo a été prise.
Il se situe en face des célèbres grottes de Pak-Ou et sont séparés par le Mékong et de la rivière Nam-Ou qui se rejoignent à cet endroit.
Les grottes de Pak-Ou sont creusées dans la paroi calcaire qui surplombe le fleuve et abrite plus de 4.000 statues et statuettes à l'effigie de Bouddha.
Depuis mon premier voyage, la région est devenue très touristique en raison de ces grottes sacrées. Le village tout en restant bouddhiste s'est progressivement converti au commerce. Les chasseurs-cueilleurs qui vivaient ici, sont devenus restaurateurs ou vendeurs de souvenirs.
A l'époque, il n'y avait qu'une vague piste en terre pour se rendre au village. La meilleures façon d'y parvenir était de prendre une pirogue à moteur et de remonter le fleuve pendant trois-quart d'heure.
Aujourd'hui les pirogues ont fait place au bateaux-charters.
Encore une photo qui témoigne d'un passé révolu.
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu, dilué à 1+3.
Livreur de bambous, sur fond de coucher de soleil
| 18 May 2020 |
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Vientiane (Laos) - Cette photo est la toute dernière prise lors de mon premier voyage au Laos en 1991. Le négatif porte le numéro 36 A.
J'allais rejoindre mes collègues avec qui je réalisais une série de reportages pour les pages "voyages" d'un magazine grand-public quand j'ai aperçu cet homme se saisissant de bambous acheminé par voie fluviale. Il les transportait sur la route -à quelques mètres de la rive- où un antique camion attendait le chargement.
J'ai compris qu'en passant devant le bambou cassé, planté à la verticale, il y avait une chance d'obtenir une photo plus ou moins graphique. Je n'avais pas le droit à l'erreur. Je savais qu'il ne me restait qu'une seule et unique photo. J'ai attendu que l'homme adopte une position dynamique et j'ai déclenché.
Cette image que je n'avais ni envisagé, ni attendu, j'en ai quand même fait un tirage de travail à mon retour en France. Histoire de voir ce qu'elle pouvait donner en grand format.
Quelques années plus tard, Thierry (1956-2013), mon meilleur ami avec qui j'ai fait plus d'une demi-douzaine de voyages à travers le monde, en tombé en arrêt devant cette photo, alors qu'il consultait mes archives. C'était un artiste (dessinateur, sculpteur et passionné de photo). Plein d'enthousiasme, il a analysé ce tirage. Il y voyait des choses que je n'avais même pas imaginé. Pourtant cette photo n'est qu'une image d'opportunité. Pas une image que je cherchais.
J'étais plutôt étonné car je ne trouvais rien d'exceptionnel à cette scène, dont le soleil se résumait en un aplat blanc avec un léger flare sur le bras du personnage. Amusante en raison de la croix formée par mes bambous. Sans plus. En tout cas, pas de quoi déchaîner un tel enthousiasme.
Alors je lui ai donné ce tirage 30X40. J'ai eu l'impression de lui avoir donné mon Nikon tellement il semblait satisfait de ce cadeau. Je savais que mon ami pouvait se montrer exubérant.
Sept ans après sa disparition, ma photo trône toujours en bonne place sur le mur de son bureau, désormais investi par Aude, son épouse.
C'est l'intérêt que mon ami portait à cette photo qui, à mes yeux, en fait sa vraie valeur.
Nikon F 2 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu dilué à 1+3.
Fin de journée sur le Mékong
| 17 May 2020 |
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Vientiane (Laos) - Cette photo silhouettée d'un piroguier sur le Mékong je ne l'ai pas faite au hasard. J'avais remarqué qu'en fin de journée il y avait souvent une belle lumière et toujours de l'activité sur le fleuve. Principalement des pêcheurs. Je suis donc revenu plusieurs jours de suite pour tenter d'obtenir au moins une photo satisfaisante.
La photo a été prise à proximité du marché dont j'ai présenté deux photos il y a deux jours. Je lui tourne le dos.
En, fait, ici, il s'agit d'un bras du Mékong. En face, c'est une bande de terre qui cache le reste de fleuve qui fait office de frontière avec la Thaïlande.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le piroguier n'est pas de face, mais de dos. Il est placé à la proue de son embarcation pour la manoeuvrer. L'homme est un pêcheur qui relève ses filets. J'ai passé une bonne heure à l'observer aller et venir. Juste pour le plaisir.
J'ai fait quelques photos bien entendu. N&B et couleur. Mais la lumière déclinait très vite. J'ai rangé mon boitier chargé avec du Kodachrome 64 pour ne conserver que l'appareil équipé en N&B. La sensibilité (400 asa) poussée à 800 me permettait encore de photographier avec cette lumière.
Mais même avec un film à 800 asa, je ne pouvais pas avoir de détails sur le sujet. Je n'avais qu'une solution chercher un rendu "ombres chinoises" en calculant l'exposition avec une mesure sur les hautes lumières.
J'arrête là la démonstration technique, ça risque de devenir imbuvable. D'autant que l'électronique embarquée dans les appareils modernes s'occupent désormais de tout. Les seules choses que ne font pas encore les numériques : le café et le cadrage.
Nikon F 2 - 180 mm Nikkor f : 2,8 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu dilué à 1+3.
* J'ai présenté cette photo dans un album à mes débuts sur Ipernity. Elle était mal traitée car je commençais à numériser mes négatifs avec un banc de reproduction de ma fabrication. Et surtout, je maitrisais très mal la conversion des négatifs en positifs avec des logiciels de post-traitement. Je ne suis toujours pas un expert en la matière, mais il y a du mieux.
Marché paysan à Vientiane
| 15 May 2020 |
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Vientiane (Laos) - Si vous allez au Laos, ne cherchez pas ce petit marché typique, situé face au Mékong (hors-champ). Il a disparu. La petite route qui longeait le légendaire fleuve - où j'aimais me promener en fin de la journée, lorsque la chaleur commençait à décroitre -, a été victime des bulldozers chinois qui ont tout rasé pour construire une grande artère asphaltée à quatre voies.
En 1991, lors de mon premier voyage au Laos, les paysans venaient ici chaque soir pour vendre leurs productions. La clientèle était essentiellement constituée de laotiens résidant dans la capitale.
Ici, j'étais plus intéressé par l'activité des pêcheurs sur Mékong et des buffles qui se prélassaient dans la vase. Des photos de marchés locaux j'en avais des dizaines, prises notamment à Luang-Prabang. Et puis un soir, je me suis dit que quelques photos de ce marché typique seraient peut-être un jour utiles. Aujourd'hui, ces images sont les vestiges d'une époque disparue. (Voir également le PIP en passant le pointeur de la souris sur l'écran).
Quand je revois ces photos, je réalise que déjà à l'époque, je n'avais aucun complexe à photographier les gens de très près. Là, mon Nikon est équipé d'un antique 28 mm f : 3,5.
En examinant le négatif, j'ai cru un instant avoir utilisé un 20 mm. Impossible, puisque je n''ai fait l'acquisition de mon premier 20 mm qu'en 1993.
Nikon F 2 - 28 mm Nikkor f : 3,5 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu dilué à 1+3.
Marché paysan à Vientiane
| 15 May 2020 |
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Vientiane (Laos) - La même photo que la précédente sous un angle légèrement différent. Cette fois je suis accroupi pour être à la même hauteur que ces sympathique commerçantes. Elles étaient amusées de mon intérêt et par ma présence, mais probablement légèrement intimidées car elles n'ont pas une seule fois regardé dans ma direction.
Nikon F 2 - 28 mm Nikkor f : 3,5 - Film Ilford HP5 + développé dans du Microphen à bain perdu dilué à 1+3.
Travaux publics à la pelle et à la pioche
| 09 May 2020 |
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Himachal-pradesh (Inde) - La route, encore et toujours... Nous sommes sur un haut plateau (environ 4.000 m d'altitude). Il doit être 13 heures, si ma mémoire ne me fait pas défaut. Nous nous sommes accordé une grasse-matinée ce matin car nous n'avons repris la route qu'à 8 heures.
Nous en sommes au troisième jour de voyage et malgré le spectacle grandiose de cette nature minérale himalayenne, je commence à somnoler malgré des amortisseurs fatigués et les secousses du véhicule sous l'effet de la piste chaotique.
Je suis tiré des ma rêverie par une forte odeur de goudron. Avachi sur la banquette arrière, je me redresse intrigué. Je me retrouve alors face à cette scène improbable.
Une brigade de terrassiers armés seulement de pelles et de pioches tentent de niveler la piste alors que certains de leurs collègues sont affectés à la fabrication du goudron dans les bidons de récupération.
Cette vision surréaliste qui semble issue d'une séquence d'un film de la série "Mad Max" me réveille immédiatement. Je suis de nouveau en pleine possession de mes sens. Un peu trop pour l'odorat en raison des émanations du goudron chaud, de plus en plus insistantes au fur et à mesure que nous approchons du chantier. Nous sommes obligés de nous recouvrir le nez et la bouche d'un foulard.
Les ouvriers eux, respirent ces fumées à plein poumon. Malgré l'odeur désagréable, je fais quelques photos. Mes compagnons de voyage ont bien compris que la scène est photogénique. Ils ne disent rien. Mais je sais bien qu'ils aimeraient que je termine au plus vite cette séance de prise de vue et que nous quittions ce lieu nauséabond et poussiéreux..
Nous reprenons le 4x4 et roulons lentement au milieu des ouvriers. Nous leur donnons plusieurs paquets de cigarettes. Je me demande si c'est une bonne idée car ils ont déjà les poumons bien chargés avec ces fumées toxiques.
Deux kilomètres plus loin, l'air est redevenu respirable.
- Avoir de préférence en grand format.
Nikon F 90 - 80-200 mm Nikkor f : 2,8 (calé sur le 200 mm) - Film Ilford HP5 +, développé dans du Microphen à bain perdu, dilué 1+3.
Cavalerie indienne en altitude
| 08 May 2020 |
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Himachal-pradesh (Inde) - Col du Rothang (3.978 mètres), première étape sur la route Manali-Meh. Pour moi, c'est la dernière étape, puisque cette photo a été prise à mon retour du Ladakh.
A l'aller, nous étions arrivés en pleine nuit. Le temps de manger une assiette de riz et de boire un thé sous l'une des gargotes faites de pierres et de bâches, avant de repartir pour dormir dans le 4x4, à une trentaine de kilomètres plus loin.
Mon guide et ami indien estimait que le lieu n'était pas sécurisé. Je pense que Pappu était un peu Paranoïaque.
Certes, les visages des camionneurs et des ouvriers qui travaillaient sur la route qui s'apprêtaient à passer la nuit au Col du Rothang, n'étaient pas très engageants sous l'éclairage blafard des lampes à pétrole. Et comme dans ces contrée la vie est très dure, les gens n'ont pas souvent l'occasion de sourire.
Comme j'étais accompagné d'un ami cameraman free-lance qui gardait en permanence sa caméra bétacam avec lui, j'admet qu'un tel matériel ait pu susciter certaines convoitises.
Personnellement, j'aurais bien passé la nuit sur place, en raison justement de l'ambiance étrange qui régnait.. Ma femme, elle non plus n'était pas d'accord. J'étais minoritaire.
Une bonne dizaine de jours plus tard, nous étions de retour au col du Rothang. En plein jour cette fois et sous la pluie. L'endroit était toujours animé, mais le côté "coupe-gorge" du lieu avait disparu.
Je reste convaincu qu'il n'y avait aucun danger. Il est vrai que je suis assez friand des ambiances "borderlines". Ca donne souvent des photos intéressantes. Je me suis toujours fié à mon instinct qui, jusqu'à ce jour, m'a rarement trahi.
La photo de ces cavaliers à pied a été prise alors que j'étais sur la "terrasses" d'une gargote comme celles qui se trouvent sur la photo. Je n'ai jamais su s'ils avaient trouvé des clients pour une expédition en montagne ?! Nous étions les seuls occidentaux sur place.
A l'époque (1995) le tourisme indien commençait à peine à émerger. Enfin, s'ils étaient là, c'est qu'ils y avait probablement des candidats pour des randonnées à cheval en altitude.
Nikon F 90 - 35 mm Nikkor f : 2 - Film Ilford HP5 +, développé dans du Microphen à bain perdu, dilué 1+3.
Partie de campagne
| 01 Sep 2019 |
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Roumanie (1991) - Aujourd’hui, une image inhabituelle dans ma production. Oui, il m’arrive de faire des photos de paysages, pour peu qu’elles offrent une présence humaine. J’en fait plus pour des raisons essentiellement documentaires, que par intérêt pour cette discipline. Je sais pourtant apprécier un beau paysage, bien cadré, bien composé avec une belle lumière. Nombre de photographes sur ce site ont une réelle compétence pour ce type d’image. Ils y prennent plaisir et ça se voit. Moi, je trouve du plaisir à photographier mes semblables. Chacun son truc.
Bref, j’ai retrouvé cette photo en consultant mes archives. J’en ai fait une horizontale et un autre verticale. J’ai utilisé un 300 mm pour cette vue, en marge du reportage sur des artistes franco-belges en Roumanie.
Le convoi était arrêté sur le bord de la route pour une pause, après plusieurs heures de conduite. Je me suis écarté du groupe pour monter sur un talus en contre-bas duquel, cette scène m’est apparue. Je suis revenu en courant au véhicule, pour me saisir de mon téléobjectif. Il n’était pas sorti une seule fois de mon sac depuis notre arrivée en Roumanie. Mais là, cette focale était adaptée, car la scène se passait assez loin et il fallait "tasser" la perspective.
La photo est un peu granuleuse et on distingue difficilement les deux hommes assis en bas du cadre, à gauche. Dommage, car ils renforçaient la présence des laboureurs. C’est sans doute en raison de ce « manque de lisibilité », même sur un tirage 30X40, que je n’avais jamais tiré cette photo, qui aujourd'hui, retrouve de l'intérêt à mes yeux.
Nikon F 2 - 300 mm IF-ED. f / 4 (à mise au point interne) - Ilford HP 5 + développé dans du microphen.
Négatif numérisé sur banc de reproduction avec un Nikon D 750.
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