Jean-luc Drouin's photos with the keyword: men
Zébu façon puzzle
| 14 Sep 2021 |
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Antsibare (Madagascar) - Vous l'aurez compris, les manutentionnaires ne transportent pas des cuisses d'un lapin géant. De toute façon il n'y a jamais eu de lapins géants à Madagascar. Il s'agit de morceaux de zébu, qui sont arrivés au marché par charrette tirée par des... zébus.
On ne s'étendra pas sur les conditions sanitaires, puisqu'à Madagascar, il n'y a pas vraiment de normes sanitaires. S'il en existe, personne n'est au courant.
Quand la viande arrive, il y a toujours au moins un chien en embuscade au cas où un morceau de gras viendrait à tomber sur le sol.
Ça doit parfois arriver car sur ce marché, les chiens ont l'air plutôt bien nourris.
Sur la marché de Munnar
| 03 May 2021 |
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Munnar (Inde) - Photo prise sur le marché de Munnar sans autre raison que de tenter de capter la lumière difficile d'un matin fortement ensoleillé.
Munnar est une petite ville montagneuse du Kerala perchée au milieu des plantations de thé. Cette ville ne devait être qu'une étape de nuit sur la route qui me ramenait à Fort-Cochin. Finalement, j'y suis resté 5 jours. Malgré la fraîcheur nocturne et des petits matins, j'ai découvert une ville et une région très agréables où j'envisage de retourner un jour...
Dobi Wallah
| 28 Apr 2021 |
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Cochin (Inde) - Comme partout en Inde, à Cochin dans l'Etat indien du Kerala, la communauté Dobi Wallah est organisée en coopérative. Les membres de cette caste dite inférieure se chargent de laver le linge pour les hôtels, les restaurants ou les particuliers. En raison de cette organisation collective, cette communauté s'en sort plutôt bien économiquement.
A l'origine, la communauté a été créée pour les besoins de l'armée néerlandaise pour laquelle les Dobi Wallah lavaient, séchaient et repassaient les uniformes des militaires.
Les posters accrochés sur les murs de la blanchisserie à ciel ouvert, représentent l'une des plus grandes stars du cinéma indien dont c'était l'anniversaire le jour où j'ai pris cette photo. En Inde, les actrices et acteurs de Bollywood sont vénérés comme des dieux vivants.
Un petit matin sur Fort-Dauphin
| 06 Apr 2021 |
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Fort-Dauphin (Madagascar) - Il n'est pas 6h30 (ne vous fiez pas aux données Exif dont l'heure est restée sur celle de paris). J'ai RDV dans une demi-heure chez Mam Georges, le maire, avec qui je dois partir toute la journée dans les villages de brousse de la région. Comme j'ai un peu de temps et que la lumière est belle, je décide d'y aller à pied.
La mer est au bout de la route à moins de 500 mètres de mon hôtel. Il y a encore peu de monde dans la rue. Au loin, j'aperçois des pêcheurs en contre-jour qui se rendent au vieux port français abandonné où sont stationnées leurs pirogues. Je presse la pas et je parviens à faire cette photo.
J'ai légèrement accentué la densité au bas de la photo pour que l'inesthétique mur de brique le long duquel les pêcheurs marchent, ne réduise pas à néant l'ambiance de cette photo.
Marchands de tapis
| 21 Mar 2021 |
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Jaisalmer (Inde) - Je termine cette série consacrée à Jaisalmer et au Rajasthan par ce double portrait d'un père et de son fils. La photo a été prise dans la forteresse, alors que les deux hommes regardaient par la fenêtre du premier étage de leur demeure.
Ce sont des commerçants spécialisés dans le commerce de tapis artisanaux. Magnifiques ces tapis, mais aux tarif prohibitifs. Après avoir pris la photo, il m'ont proposé d'entrer chez eux où ils disposent une énorme stocks. J'ai aimablement décliné l'invitation car je connais par coeur ce genre de commerçants. On ne parvient jamais à s'en débarrasser et si j'avais accepté d'entrer "juste pour voir" comme ils me l'avaient suggéré, ils auraient essayé par tous les moyens de me vendre tout leur stock. Ils sont tellement insistants qu'il faut redoubler d'efforts pour rester poli.
Les Indiens sont des commerçants acharnés et persuasifs. Je sais de quoi je parle, je me suis fait avoir une fois. Pas deux ! De vrais marchands de tapis.
Le Gange : un fleuve sacrément sale
| 01 Mar 2021 |
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Varanasi (Inde) - Les pèlerins se lavant et priant dans les eaux du Gange pour s’y purifier est une image iconique de la cité la plus sainte de l’Inde. On en profite, comme sur cette photo, pour y faire sa lessive ou… se brosser les dents.
Personnellement, j’ai toujours refusé de me baigner dans le Gange. Nager au milieu des carcasses de cadavres mal incinérés ou de corps gorgés d’eau, faute d’avoir eu les moyen de payer le bois pour la crémation, ne m’a jamais tenté. Dans ma vie j’ai souvent pris des risques, mais ils étaient calculés. Mais je ne suis pas suicidaire.
Pas la peine d’avoir fait des études poussées pour voir que le fleuve sacré est sacrément sale.
La première fois que j’ai posé mon sac à dos à Varanasi, je me suis renseigné auprès des habitants pour savoir s’ils n’avaient pas peur d’attraper des cochonneries.
Nous sommes sous la protection du dieu Shiva m’a-t-on répondu en substance. Dont acte. Mais j’ai poussé l’enquête et découvert dans une étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) que la présence des cadavres dans le fleuve n’est rien, à côté de la triste réalité.
Malgré la présence de 3 usines de traitement des eaux usées, le taux de matières fécales présentes dans l’eau, serait entre 2 à 4000 fois supérieur à la limite recommandée par l’OMS pour une eau de baignade sans danger.
De plus, le rendement des usines de traitement ont une capacité de 102 millions de litres par jour pour une ville qui en génère 260 millions. Et petite précision qui a son intérêt, elles ne sont pas équipées pour traiter les matières fécales.
Shiva serait-il plus efficace que les usines de traitement de l’eau pour protéger ses adorateurs ? Que nenni ! Ce que ne disent pas les usagers du fleuve, mais que révèle l’étude de l’OMS, c’est que 66 % des habitants de Varanasi qui sont au contact avec le fleuve, souffriraient de gastro entérites aiguës , de dysenterie chronique ou d’hépatites voire du choléra. Excusez du peu.
Lors de mon prochain voyage dans la cité sainte, je peux vous assurer que je n’investirai toujours pas dans un nouveau maillot de bain.
Offrande du matin
| 28 Feb 2021 |
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Vanarasi (Inde) - J'ai souvent évoqué ici le rituel des ablutions matinales dans le Gange. Je ne vais donc pas trop m'y attarder.
Les trois hommes sont venus prier le dieu protecteur de la cité, Shiva, comme ils le font tous les matins. A cette occasion, de nombreuses offrandes sont faites au fleuve sacré avec des pétales et colliers de fleurs, jetés dans l'eau.
Le partage et la solidarité étant inscrits dans les textes sacrés, on assiste ici à une offrande faite à un autre pèlerin croisés par hasard sur les rives du fleuve. Il s'agit de boulettes de semoule. Celles qui restent dans le plateau seront ensuite livrées au Gange.
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