Jean-luc Drouin's photos with the keyword: madagascar

En attendant le client

26 Jan 2026 27 14 175
Diego Suarez (Madagascar) - Au détour d'un virage à l'extrèmité sud de la ville de Diego Suarez, des hommes et leurs zébus attendent qu'on leur confie du matériel à transporter. Ici, les charrettes tractées par des bovins sont encore très utilisées car nettement moins chères que des véhicules consommant des énergies fossiles. Un marché quotidien n'étant pas loin, on va probablement faire appel à leurs services. Quand une heure plus tard, je suis repassé à cet endroit, tous les attelages n'étaient plus là. Ici, les affaires marchent bien. A détailler en grand "Z"

Plantation du riz

11 Jan 2026 30 13 162
Andrakiba (Madagascar) - Scène rurale prise sur la route qui mène d'Antsirabe au lac d'Andrakiba. Il est temps de planter le riz, mais la saison des pluies est en retard. Il a bien plu la nuit précédente mais pas suffisamment. La terre entre les femmes et les femmes au centre de la photo, aurait dû être inondée. Cette photo fait partie de la dernière série réalisée à Madagascar. Le lendemain, j'étais alité à l'hôtel avec un fièvre de cheval. Une bactérie me grignotait les poumons, mais à l'époque je ne le savais pas encore.

Ils vivent comme des chiens

27 Nov 2025 28 17 361
Antsirabe (Madagascar) -Est-ce ainsi que les hommes vivent ? chantait Léo Ferré, sur un texte de Louis Aragon. Le poète parlait des bordels et de la prostitution, mais cette question qui revient en refrain dans la chanson, on peut se la poser en voyant cette scène. Hier, mon attention a été attirée par des chiens tentant de trouver de la nourriture sur un tas d’ordure www.ipernity.com/doc/1922040/53159984 . Dans ma vie, j’en ai vu des choses portant atteinte à la dignité humaine. J’ai le cuir tanné et il en faut beaucoup pour me choquer. Cependant, voir d’un côté un groupe d’humains et de l’autre, des chiens, fouillant à l’unisson les entrailles d’un tas d’ordures pour leur survie respective… Les mots me manquent pour décrire ce que j’ai ressenti à ce moment. Une photo ne vaut-elle pas cent mille mots comme le disait en substance Albert Einstein ? C'est rare, mais il m'a fallu un certain temps avant de trouver le courage d'aller prendre cette photo. * A voir en grand (Z)

Saucisses artisanales

26 Nov 2025 29 16 295
Antsirabe (Madagascar) — Après avoir connu les villes les plus chaudes de Madagascar comme Diego Suarez ou Hell-Ville sur l’île de Nosy Be, nous sommes à Antsirabe, la citéréputée la plus froide du pays. Ici, il gèle à certaines périodes de l’année. Mais pas en ce moment. En revanche, les éclaircies sont entrecoupées d’averses. Ça fait du bien. Nous sommes arrivés à minuit. Le mati à 8 h30, nous étions partis en tuk-tuk pour l’aéroport. Décollage de l’avion à midi. Une heure quarante cinq de vol jusqu’à Antananarivo, la capitale. Moins fatiguant que les 30 h de taxi de brousse à l’aller. De là, taxi classique pour trouver une compagnie de taxis de brousse qui nous emmène au plus vite à Antsirabe. Deux heures d’attente. Départ à 17h pour une arrivée à minuit. Cent soixante quinze kilomètres parcourus en… Six heures trente. Autrefois, ce trajet se faisait en 2 h 30, mais c’est comme tout ; ici, tout se dégrade, surtout les routes. Cette portion de la Nationale 7 est devenue une piste. L’asphalte a été retiré, car il y avait trop de trous. Il n’a toujours pas été remplacé. J’ai déjà évoqué la situation du transport malgache, je n'y reviens pas. Dernière semaine à Antsirabe. Ville que nous apprécions. Des hôtels et des restaurants corrects pour passer ces derniers jours. Sans oublier le marché couvert où je ne manque jamais une occasion d’aller faire des photos. Ici, les gens sont très accueillants. Un peu plus que dans le nord, notamment à Nosy Be, où on a le sentiment que le tourisme de masse a fait de gros dégâts sur les mentalités. Cette scène a été prise ce matin sous le marché couvert en plein centre-ville. Ces charcutiers fabriquent de la saucisse malgache, sans le moindre souci des normes sanitaires. De toute façon, ici, ce concept est inconnu. En revanche, tout se fait dans la bonne humeur.

Embuscade musicale

17 Dec 2023 25 11 493
Fort-Dauphin (Madagascar) - Ces deux jeunes musiciens ne donnent pas un concert pour les touristes sur la plage. Fort-Dauphin n'est pas une destination touristique. Les rares touristes qui fréquentent les belles plages de la ville sont essentiellement les volontaires des ONG qui travaillent pour les populations défavorisées de la région et quelques ingénieurs qui viennent travailler plusieurs mois dans la mine située à proximité. J'ai rencontré ces jeunes alors que j'accompagnais une ONG qui venait voir des sanitaires collectifs qu'elle avait financé. Des sanitaires au profit des habitants d'un village de pêcheurs implanté au bord de la plage. Si le site est magnifique, les pêcheurs n'ont pas de sanitaires individuels. Ils ont quand même l'électricité, grâce aux dons de l'ONG pour l'achat de petits panneaux solaires. A ce qu'ils m'ont dit, ces deux jeunes guitaristes et le batteur (hors champ), étaient là pour répéter leur prochain concert prévu dans la salle des fêtes de la ville. J'ai été étonné car pour répéter avec des guitares électriques, il faut des amplificateurs et de l'électricité. Rien de tout ça sur la plage ce jour-là. Quand j'ai appris qu'Eric, le responsable des affaires culturel de la mairie que je connais bien, était l'auteur des textes de leurs chansons, j'ai compris. Ils avaient été informés qu'un journaliste (moi) accompagnerait la délégation et qu'avec un peu de chance, il les prendrait en photo. Ce que j'ai fait, même si je n'ai compris que plus tard qu'ils étaient là pour mon appareil photo. Bien joué les gars !

L'heure de la pose pour les vélos-pousse

09 Dec 2023 32 14 575
Antsirabe (Madagascar) - Le soleil décline. C'est la première fois que je viens à Antsirabe, ville réputée comme étant la capitale du vélo-pousse. A l'angle d'une rue, non loin du marché couvert et de mon hôtel, je tombe sur ces "vélos-pousseurs" qui s'offrent une pause casse-croute. Je m'approche ; ils me sourient. Je comprends immédiatement que je vais pouvoir les photographier sans la moindre difficulté. La relation avec l'appareil photographique est un peu le même pour les malgaches que pour les Indiens : ils aiment être pris en photo. Mais contrairement à l'Inde, ici, on prend un peu moins la pose systématiquement. A ce moment, je comprends que je vais aimer ce pays. Depuis j'y suis retourné 4 fois. Et je m'apprête à y faire un séjour supplémentaire fin février 2024.

Conversation de rue

04 Dec 2023 35 14 489
Talatamaty (Madagascar) - Je photographiais de la rue le jeune garçon endimanché qui n'allait pas tarder à se rendre à la messe, quand cette femme avec son enfant dans le dos lui a demandé amicalement s'il se prenait pour un star, pour qu'un vaza le photographie. Vaza en malgache signifie "étranger blanc". Je n'ai pu résister à photographier cette scène en faisant la mise au point sur le sourire de la jeune femme. Heureusement que j'avais un diaphragme assez confortable (f : 10), pour que le jeune homme ne soit pas trop flou et que la scène soit lisible immédiatement.

Un rayon de soleil au coin de la rue

12 Nov 2022 37 24 422
Antsirabe (Madagascar) - Comme tous les matins je suis devant "Chez Jeannette", une boulangerie française où je prends mon petit-déjeuner. Le boulanger est français, son épouse, malgache. Dans deux heures, je prendrai un taxi de brousse pour Morondava, à 15 heures de route. Mais en attendant l'ouverture de la boutique, j'observe la circulation encore modérée à cette heure matinale. Soudain le soleil traverse les nuages et réchauffe une partie du carrefour. J'attends un peu pour qu'une scène s'organise dans mon viseur. Mais je réalise que l'intensité du soleil faiblit et que dans quelques secondes la rue va être replongée dans une ambiance froide bleutée, alors je déclenche avant d'avoir pu obtenir complètement la photo que j'avais imaginée. Le rickshaw, le cyclo-pousse et le piéton (entre le poteau électrique et le volet en fer du magasin à droite) sont bien placés. En revanche, le vélo à gauche n'est pas encore totalement caché par le rickshaw. Quant à la petite fille à droite, elle a la jambe coupée. J'aurais préféré quelle soit un mètre en retrait du bord-cadre ou qu'elle soit sortie complètement de ma composition. Malgré ces imperfections, j'aime bien cette ambiance matinale qui mélange la lumière froide des parties dans l'ombre et le centre de ce carrefour réchauffé par les rayons du soleil.

Fin de journée sur l'allée des baobabs

07 Oct 2022 55 30 594
Madagascar - Comme je publie une nouvelle photo, vous aurez deviné que nous sommes rentrés vivants de notre périple en pirogue à voile sur le canal de Mozambique. Je n'ai pas eu le temps de sauvegarder les photos relatives à cette série, il faudra attendre un peu pour en savoir (et en voir) plus sur cette aventure en mer du sud. Il y a de quoi raconter. J'envisage d'écrire un article spécifique. Mais ne vous attendez pas à un exploit surhumain ; nous ne sommes pas allés sur la lune. Il ne faut pas exagérer. En attendant, je publie une des photos (un peu en contre-jour) prises la veille de notre départ à l'occasion d'une balade incontournable sur la célèbre allée des baobabs (à 18 km de Morondava). Je n'y étais jamais allé, alors comme je ne veux pas mourir idiot... Ne vous fiez pas à la photo car pour assister au coucher de soleil, les touristes sont légion. Il y en a partout. C'est la raison pour laquelle je suis arrivé deux heures en avance. S'ils le pouvaient on en trouverait tout en haut des baobabs. Ils arrivent en 4X4 et se plantent en plein milieu de l'allée pour se prendre en selfies. J'ai passé plus de temps à essayer des les virer des mes cadres qu'à photographier. Dès je j'avais une scène intéressante avec des autochtones, il y avait toujours un blaireau de touriste qui rentrait dans le champ de prise de vue en faisant le pitre dans l'espoir de faire le buzz sur face book ou autres réseaux sociaux. Bref, ça a été une vraie partie de cache-cache.

Les premiers clients attendent l'ouverture de la b…

18 Aug 2021 44 14 584
Ambalavao (Madagascar) - Je ne resiste pas au plaisir de présenter une nouvelle fois, l'une de mes photos préférées. Elle a été prise lors de mon dernier voyage à Madagascar, juste avant que la pandémie ne deviennent mondiale et nous bloque dans nos déplacements. Je pense que cette photo parle d'elle-même et pourrait se passer de légende. Mais si vous voulez en savoir plus, vous pouvez retourner sur la page où elle a été publiée pour la première fois, il y a plus d'un an : www.ipernity.com/doc/1922040/49839180/in/album/1263092

Portrait sur un marché de Tananarive

27 Feb 2019 30 14 831
Je suis rentré hier de Madagascar, mais le voyage continue devant mon écran.