Jean-luc Drouin's photos with the keyword: portrait

Viki, mon ami !

14 Nov 2021 30 8 435
New-Delhi (Inde) - Ce jeune chauffeur de rickshaw et mon copain. Je le connais depuis des années. Si vous voulez connaître son histoire suivez ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50573224 Une photo est par définition, faite pour être vue. Le nombre de visites se réduisant de façon importante ces derniers temps, je ne publierai plus une photo par jour, mais tous les deux jours. Merci de votre compréhension.

Envoie la monnaie !

31 Mar 2021 55 25 693
Ambositra (Madagascar) - Cette femme croisée sur un marché en fin de journée à Ambositra en 2016 me dit : "Envoie la monnaie". En français dans le texte. Chez nombre de malgaches dans le besoin, demander de l'argent est un réflexe. "Donne moi de l'argent..." c'est la phrase préférée des enfants qui voient arriver un "vaza" (ce qui signifie étranger). Ces demandes ne sont jamais faites de façon agressive, ni insistante comme dans d'autres parties du monde. Il suffit d'afficher un sourire et les demandes s'arrêtent instantanément. J'ai pour principe de ne jamais donner d'argent pour une photo quand on me le demande. Je peux donner quelques billets, mais ce sera à mon initiative et rarement quand j'ai pris une photo. Sauf pour les mendiants. C'est leur gagne-pain. J'estime qu'il s'agit là, d'un échange et non d'une aumône. Cette femme qui me demande de lui "envoyer la monnaie" parce que je la photographie a eu droit à mon sourire en échange. Sa tenue vestimentaire qui n'a rien de guenilles et le smartphone (hors champ) qu'elle tient à la main, démontrent qu'elle n'est pas dans le besoin. Je réserve ma générosité à ceux qui en ont réellement besoin. Et souvent, ceux-là, ne demandent jamais rien.

Marchands de tapis

21 Mar 2021 61 28 831
Jaisalmer (Inde) - Je termine cette série consacrée à Jaisalmer et au Rajasthan par ce double portrait d'un père et de son fils. La photo a été prise dans la forteresse, alors que les deux hommes regardaient par la fenêtre du premier étage de leur demeure. Ce sont des commerçants spécialisés dans le commerce de tapis artisanaux. Magnifiques ces tapis, mais aux tarif prohibitifs. Après avoir pris la photo, il m'ont proposé d'entrer chez eux où ils disposent une énorme stocks. J'ai aimablement décliné l'invitation car je connais par coeur ce genre de commerçants. On ne parvient jamais à s'en débarrasser et si j'avais accepté d'entrer "juste pour voir" comme ils me l'avaient suggéré, ils auraient essayé par tous les moyens de me vendre tout leur stock. Ils sont tellement insistants qu'il faut redoubler d'efforts pour rester poli. Les Indiens sont des commerçants acharnés et persuasifs. Je sais de quoi je parle, je me suis fait avoir une fois. Pas deux ! De vrais marchands de tapis.

Portrait Rajput

20 Mar 2021 49 13 607
Jaisalmer (Inde) - Ce portrait a tété pris dans une petite boutique de la vieille basse de Jaisalmer. Cet homme n'est pas le commerçant qui tient la boutique, mais un membre de sa famille. Il exploite quelques parcelles agricoles dans la région. Il est venu en ville pour acheter quelques outils. Il n'était pas hostile à ma volonté de le photographier, mais était terriblement intimité. Aussi, n'ai-je pris que deux photos, vite fait, pour ne pas l'indisposer plus longtemps. Lorsque j'ai pris congé, il a retrouvé son sourire. Soulagé.

La femme du chamelier

13 Mar 2021 61 19 771
Rajasthan (Inde) - Cette photo a été prise dans le hameau, aux portes du désert, où réside le propriétaire des dromadaires (sur la photo d'hier) et sa famille. Il possède une vingtaine de dromadaires. Et en cas de besoin, il lui arrive d'en louer une dizaine d'autres. Un cheptel qui fait de cet homme ; un homme riche. Dans la plupart des déserts du monde, on estime la fortune d'une famille au nombre de dromadaires ou de chameaux qu'elle possède. Le chamelier réside pourtant dans une minuscule maison en brique en forme de cube, mal construite. Elle fait plutôt penser à une baraque de bidonville. S'il a une vieille télévision à tube et un téléphone portable de la première génération, il n'a pas l'eau courante, ni de sanitaire. Juste un puit. Il vit comme le faisaient ses ancêtres nomades. Sa fortune, son capital, c'est son cheptel. Le portrait de cette femme est celui de sa jeune épouse, mère de trois enfants.

Chamelier rajput

12 Mar 2021 57 20 706
Rajasthan (Inde) - A chaque fois que je fais un bout de voyage avec des natifs du bout du monde, je ne manque jamais de leur tirer le portrait en guise de souvenir. Là, c'est l'un des chameliers rajput, avec qui j'ai fait un petit méharée dans les villages éloignés du désert de Thar. J'avais rencontré et sympathisé avec son père lors d'un précédent voyage. C'est par son intermédiaire qu'il m'avait confié à son fils pour participé à une petite caravane de ravitaillement dans les villages alentours. Je lui ai par la suite transmis les photos prises lors de cette petite expédition sur son compte face book. Depuis, nous avons gardé le contact par internet dans l'attente d'une prochaine rencontre. J'ai récemment appris la disparition de son père des suites du Covid. Rani (c'est son prénom) reste désormais mon seul lien avec cette région proche de la frontière pakistanaise.

Coup de balai à Rameswaram

15 Jul 2019 44 20 1132
Inde - Rameswaram est l’un des lieux saints les plus importants de l’Inde, au point que cette ville de l’Etat du Tamil Nadu est parfois surnommée la Bénarés du Sud. Je suis tombé tout à fait par hasard sur un important pèlerinage le lendemain de mon arrivée. J’en ai tiré une série plutôt intéressante, notamment grâce à une lumière étonnante. J’y reviendrai. Mais pour ouvrir cette série, j’ai choisi une photo prise le jour de mon arrivée. La ville était déserte et rien ne laissait présager l’arrivée de milliers de pèlerins dans la nuit. Je me suis écarté de la rue principale pour me perdre dans le quartier des pêcheurs. Visiblement, les touristes ne doivent pas s’aventurer dans cette partie de la ville car l’accueil chaleureux était emprunt d'une grande curiosité. J’ai pu photographier sans la moindre restriction. Et comme je l’ai souvent vécu en Inde, les mères de familles venaient me voir pour que je photographie leurs enfants. Pour qui connaît l’Inde, la photo est un vrai vecteur de communication. L’image que je présente ici, en est la démonstration. Pas un seul instant je n’ai crains me prendre un coup de balai, que la dame maniait pourtant avec dextérité. Essayez sur fond noir.

Inde

31 Mar 2019 26 15 1102
Ce sympathique "marchand de soupe" a été photographié à quelques secondes d'intervalle, après la photo qui sert de bandeau à ma page d'accueil. La version initiale est en couleur, mais ce test en N&B n'est pas déplaisant. La lumière qui illumine le regard, vient de la rue. Pas d'appoint flash. Nikon D 300 - 17-55 mm f : 2,8.

Portrait indien à Ahmadabad

15 Mar 2019 54 23 900
Photo extraite de mon album "Portraits indiens", dont la version originale est en couleur. Je pense qu'elle illustre parfaitement la nécessité de se rapprocher pour réussir un "portrait de rue". J'attendais que la circulation se calme pour reprendre mon chemin. L'homme se trouvait devant moi et me tournait la tête. J'ai braqué mon objectif pour cadrer sa nuque. Machinalement, sans avoir vraiment l'intention de faire une photo. Juste pour voir ce que ça donnait. Il s'est retourné et j'ai pris la photo instinctivement. Je ne le regrette pas. Son regard à l'air dur. Mais quand il a réalisé que je venais de le photographier, il m'a fait un petit sourire. J'ai déclenché une seconde fois et lui ai montré le résultat. On s'est quittés avec une bonne poignée de main. La photo où il sourit n'est pas mal, mais je préfère ce regard apparemment dur. Souvent sur les photos posées les gens sourient. Ca change. Nikon D 300 / 17-55 mm f : 2.8

Portrait indien

15 Oct 2015 3 2 411
Village de pêcheurs à Rameswaram