Salon de thé malgache

AMBALAVAO (Madagascar)


Cuisine malgache

03 Aug 2016 64 23 773
Ambalavao (Madagascar) - Madagascar est l'un des pays les plus pauvres du monde. Nous vous y trompez pas, ces deux femmes qui font la cuisine devant leur porte ne sont pas particulièrement pauvres. Elles ont un toit et les moyens de cuisiner. Un indice qui démontre qu'elles ne sont pas nécessiteuses est le grand sac de charbon de bois qui se trouve à droite de la photo. A Madagascar l'énergie domestique le plus répandu est justement le charbon de bois. Malgré sa rusticité cette énergie est relativement chère au regard du pouvoir d'achat moyen des malgaches. Nombreux sont ceux qui l'achètent quotidiennement en toute petite quantité. Juste de quoi faire cuire une gamelle de riz par jour. Et pour finir de vous convaincre si besoin en était, sachez que la femme qui me fait un petit signe amical est une institutrice qui rend visite à sa mère. Le salaire de cette enseignante d'environ 60 euros la place dans la classe moyenne-inférieure. Nombreuses sont les familles de 4 ou 5 personnes voire plus, qui pour vivre, disposent de moins d'un euro par jour.

En attendant les zébus

03 Aug 2016 56 15 604
Ambalavao (Madagascar) - Cette photo est un peu la même que celle publiée il y a deux jours ( www.ipernity.com/doc/1922040/50664640 ). Seule différence, celle-ci a été prise en 2016 et il faisait beau. A voir en grand format.

Tu as des puces ?

25 Feb 2020 60 23 1019
Ambalavao (Madagascar) - Si la plupart des mes photos ces 15 dernières années sont essentiellement réalisées dans la cadre de séries, je ne m'interdis jamais d'immortaliser une scène qui ne rentre pas dans ce cadre thématique. Là je trouvais la scène touchante. L'enfant, tout en restant à distance du chien, voulait attirer son attention. Mais il était trop concentré sur ses puces. Si l'enfant lui avait tendu un biscuit, je pense que l'animal aurait été plus intéressé. Malheureusement, le gamin n'avait qu'un bouchon de bouteille de soda dans la main.

En route vers le marché

25 Feb 2020 54 16 708
Ambalavao (Madagascar) - Photo prise alors que je me rendais à pied au centre-ville d'Ambalavao. Une scène banale du quotidien, comme on en voit des dizaines chaque jour à Madagascar. Cet homme fait la route en sens inverse et se dirige vers le marché où il va vendre son cochon à un boucher. Le cochon, lui, ne sait pas encore qu'il n'en a plus pour longtemps.

La fin du voyage pour les animaux de boucherie

04 Aug 2016 43 10 697
Ambalavao (Madagascar) - C'est dans l'un de ces commerces du marché permanent d'Ambalavao que finissent les animaux de boucherie, comme le cochon de la photo d'hier. J'ai vu des cochons se faire égorger dans cette boucherie, mais aussi sur la bord d'une route. Je suis allé voir l'homme qui tenait le couteau pour lui demander pourquoi il tuait son cochon sur le bas-côté de la route. Il m'a répondu que l'animal était trop nerveux et comprenant ce qui l'attendait, il ne voulait plus avancer. Deux minutes plus tard, sur un signe de la main de l'homme, un taxi de brousse s'arrêtait à notre hauteur. Deux personnes en sont descendues et ont sans plus attendre, entrepris de charger le cochon dégoulinant de sang sur la galerie. La boucherie à laquelle il envisageait de vendre son animal se trouvait à moins de 3 km. Mais un porc de 80 kilos inerte sur l'épaule ce n'est pas facile à transporter. Un autre monde !

"Drive in" malgache

03 Aug 2016 43 15 438
Ambalavao (Madagascar) - Les commerces multi-services sont nombreux à Madagascar. Ils font épicerie, restaurant, boulangerie-pâtisserie, bar, bougnat et un peu de quincaillerie... Le chien lui, a tout compris. Il ne s'intéresse pas au rayon quincaillerie.

Salon de thé malgache

25 Feb 2020 51 14 776
Ambalavao (Madagascar) - Il n’est pas 8 heures et je vais repérer le lieu où demain, doit se tenir le grand marché aux zébus. J’arrive à la hauteur de cette échoppe qui ouvre ses portes. La patronne sort et garnit son étale. Je pense qu’en attendant un peu, je pourrais peut-être faire un photo pour ma série sur les commerces de proximité malgaches. Au début, il me semble que c’est une petite épicerie. Mais non ! Quelques personnes passent, certains s’arrêtent et se font servir un café. Pas de chaises. On consomme debout. Certains achètent l’une des madeleines et petites brioches locales qui se trouvent sur les plateaux. Sur celui de gauche, il y a même des beignets de bananes. Finalement, je comprends que ce magasin est une sorte de « salon de thé ». Hormis les gâteaux sur les plateaux, le café au lait sucré dans la grande gamelle en aluminum, une pastèque et un ananas, il n’y a rien d’autre à vendre. En discutant avec la sympathique commerçante, j’apprends qu’elle peut aussi proposer -pour quelques centimes d’euros-, une assiette de riz à ceux qui en font la demande. Mais ces extras on lui en fait la demande essentiellement le jour du marché aux zébus. « Ce jour là il y a beaucoup de monde. C’est le jour où j’ai le plus de clients ». Je n’en saurai pas plus sur son chiffre d’affaires. En revanche, elle me dit que cette activité commerciale n’est qu’un complément de revenus car son mari (l’homme qui a les bras croisés) est chauffeur de taxi de brousse sur le trajet Ambalavao-Fianarantsoa.

Joindre l'utile à l'agréable

03 Aug 2016 54 13 717
Ambalavao (Madagascar) - Comme il y a très peu d'usines d'incinération à Madagascar, on utilise les porcs pour éliminer les déchets. Une technique utilisée aussi dans beaucoup de pays du Tiers-monde. Comme quoi, le cochon est un animal utile. L'homme sur la photo est le propriétaire des cochons. En les nourrissant dans cette petite déchèterie de quartier, il fait des économies tout en participant à une opération sanitaire. C'est ce qu'on appelle joindre l'utile à l'agréable.