Lumières de Thaïlande

THAILANDE 3


Lumières de Thaïlande

14 Aug 2013 52 18 489
UNE ERREUR DE MANIPULATION A FAIT DISPARAITRE TOUS VOS COMMENTAIRES ET SUPPRIME LA PHOTO DES DIVERS GROUPES. Bang-Saphang-Yai (Thaïlande) - Après le Mexique, direction la Thaïlande. Un pays où je suis allé à plusieurs reprises. La première fois, c’était au début des années 1980. Je débutais dans le journaliste et je réalisais un reportage sur les « camps de longue attente ». Sous l’égide de l’ONU, les « boats-peoples » et réfugiés Laotiens ou Cambodgiens, étaient rassemblés dans des camps en Thaïlande afin de déterminer leurs pays d’accueil. A l’époque, ce pays était en voie de développement. Lorsque j’y suis retourné après bien des années, la Thaïlande était transfigurée. C’était devenu un pays moderne. Mais en voyageant en dehors des sites touristiques, on parvient aujourd’hui encore à trouver des traces d’un mode de vie qui disparaît progressivement. Comme dans ce petit port de pêche de Bang-Saphang-yai. Une petite ville, au nord de Chumphon, qui fait face au golfe de Thaïlande. Un endroit en dehors des circuits touristiques, sauf le week-end où les thaïs domiciliés à Bangkok prennent le train pour venir se détendre ici. En tout cas, vous ne risquez pas de trouver un tourisme de masse. Pas d’hôtels de grandes capacité. Juste des guest-houses ou des bungalows A chaque fois que je voyage en Thaïlande, je fais ici une étape de quelques jours. Pas grand chose à faire, mais avec un scooter on peu découvrir la région en longeant la côte et les interminables plages de sable fin on peut passer de bons moments. Je loue toujours le même bungalow, car au bout du chemin, il y a un tout petit port de pêche où je n’ai jamais vu le moindre étranger. Ma série sera cette semaine consacrée à ce petit havre de paix et ses alentours immédiats. Au premier abord, on pourrait se dire qu’il ne se passe jamais rien. Pour découvrir la vie locale, il faut connaître les habitudes des pêcheurs et revenir plusieurs fois par jour. A commencer par le matin très tôt, au moment où le jour se lève… Ou en fin de journée, comme pour cette photo. La lumière est douce quand je gare mon scooter et me saisis de mon Nikon. En quelques instants un ciel menaçant apparaît. Il annonce un orage imminent. Le soleil darde ses derniers rayons lorsque je prends cette photo. Je n’ai pas le temps de ranger mon appareil q’une averse de mousson s’abat sur moi. Je dois trouver un abri pour protéger mon matériel photo malgré sa tropicalisation. Ne vous méprenez pas ! Le post-traitement n’est pour rien sur le rendu de la photo. Les nuages et la lumière sont très fidèles à la réalité. Ceux qui connaissent les pays du Sud-Est Asiatique ne me contrediront pas. Notez tout de même l’homme dans la barque qui se dépêche de rentrer vers le quai, car il sait que l’averse sera violente.

il est frais mon poisson !

01 Aug 2015 62 18 542
Bang-Saphang-Yai (Thaïlande) - Je suis toujours dans le petit port de pêche thaï préféré. Hier la photo prise en 2013 montrait une lumière orageuse de fin de journée. Aujourd’hui, c’est une photo matinale. Plus calme. Quand je reviens en 2015, je décide de passer au moins 5 jours sur place. Cela me donne la possibilité d’aller régulièrement voir les pêcheurs en fonction des horaires des marées. Le lendemain de mon arrivée, je me lève très tôt pour rejoindre le petit port , situé à moins d’un kilomètre. Je ne sais pas ce que je vais trouver. Je ne fais me guère d’illusions A cette époque de l’année, le jour se lève très tôt et malgré l’heure matinale, il fait déjà jour. Mais le soleil est juste au-dessus de la ligne d'horizon. La lumière est douce. Quand j’arrive sur place, je suis surpris de l’animation qui règne sur l’eau. La marée est basse et piétons et pêcheurs sont déjà à pied d’oeuvre. Ce n’est pourtant pas l’hystérie. Tout le monde vaque à ses occupations tranquillement. Les marins qui viennent de rentrer de la pêche, réparent et rangent cordages et filets en attendant les « clients ». Les clients, sont les villageois -et quelques restaurateurs- qui viennent directement au bord des bateaux pour acheter du poisson qui n’est pas débarqué sur le quai. Il reste dans les navires et les villageois entrent directement dans l’eau pour les rejoindre et faire leurs achats. C’est bien la première fois que je vois une telle scène qui me paraît pour le moins surréaliste. Cette photo ne montre qu’une petite partie de l’activité qui règne ce matin là sur l'eau. Des scènes comme celle-ci, j’en ai plus d’une douzaine à ma disposition. Avec cette photo, je n’ai pris qu’une petite part de la réalité. Comme une lumière douce et rasante est au rendez-vous, je ressens une véritable jubilation. J’ai le sentiment que ma pêche photographique, elle aussi sera bonne.

Chiens de pêche

01 Aug 2015 55 21 669
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - Ceux qui connaissent ma galerie reconnaîtront cette photo. Je l’ai publiée il y a un peu plus d’un an. Mais je ne pouvais faire une série dédiée au port de Bang-Saphan-Yai sans remettre cette image qui, pour moi, symbolise ce petit port Thaïlandais, même si les infrastructures ne sont pas visibles. Je venais de faire une série de photos intéressante des petites embarcations artisanales qui avaient pêché toute la nuit. Je m’imprégnais de ce somptueux paysage et j’allais repartir. C’est à ce moment que j’ai aperçu cette femme est ses chiens. Elle se dirigeait vers une embarcation pour acheter du poisson. Devant cette scène, la sérénité du moment à immédiatement fait place à une surexcitation. Je sentais que je pouvais obtenir une bonne photo. Tout était là : la lumière douce et l’atmosphère bleutée, cette femme et ses chiens avançant dans l’eau. Une scène originale qu’il ne fallait pas rater. J’ai pris fébrilement quatre photos... Manque de chance, trop excité, j’ai fait des erreurs de débutant. Je me suis trop précipité. Deux sont légèrement floues. La troisième est techniquement acceptable, mais je n'ai qu'un chien dans le cadre. Heureusement, la dernière est la bonne. J'aurais préféré que le chien de tête soit un peu moins près du cadre, mais en photo documentaire, il faut parfois se satisfaire de ce que l’on a. Surtout quand on a failli rater une scène qu’il fallait réussir à tout prix. Je suis quand même impardonnable ! On a pas tout les jours une telle scène qui se présente. J’avais tout le temps pour réussir cette série de quatre photos. Il y a des jours on ferait mieux de rester coucher. Cela dit, si j’étais resté couché, je n’aurais pas obtenu cette image. La morale de cette histoire ? Rien n’est jamais acquis. Mais avec un peu d’expérience on sait si la photo sera bonne et malgré les aléas, on arrive toujours à s’en sortir. Sur ce coup je ne suis pas rentré totalement bredouille. Ce qui pour des photos de pêche est l’essentiel. Malgré le titre de la photo, ces chiens ne pêchent pas. Ils accompagnent leur maîtresse dans l'espoir de récupérer quelques têtes de poissons que les pêcheurs vont rejeter à l'eau. PS : je ne suis pas pleinement satisfait du tirage. Je pense qu'il est possible d'obtenir un meilleur rendu. Elle aurait mérité d'être plus saturée, mais Ipernity encaisse mieux les photos "claires".

Arrivé à bon port

14 Aug 2013 39 17 427
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - Cet homme est le pêcheur qui est sur la photo précédente, alors qu'il est dans son embarcation à l'entrée du port. Après avoir pris la photo précédente, je suis parti en courant pour rejoindre le port. Je suis arrivé juste à temps pour déclencher au moment où il sautait du bateau. Il fallu être réactif. Problème, j'ai dû privilégier l'action à la composition de l'image.

Retour de pêche

14 Aug 2013 67 21 589
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - Des bateaux amarrés et des piétons dans l’eau c’est bien. Mais une série sur un petit port de pêche ne saurait se passer au moins d’une image d’une barque de pêche en mer, même si cette embarcation artisanale rentre au port. Quand je retournerai en Thaïlande, je compléterai cette série en embarquant sur une de ces embarcations. Mais comme on dit chez les reporters-photographe : « c’est sur le bateau que l’on voit moins bien le bateau ». Cependant, ce genre d’image est indispensable pour une série digne de ce nom. Ne serait-ce que pour voir les pêcheurs en action. Cela dit, lorsqu’à l’époque j’ai fait ces photos, ce n’était pas un reportage. Je n’ai réalisé qu’une petite série d’images documentaires, sans autre prétention que de faire de la photo de ce « peuple de la mer ». C’est maintenant que je réalise que l’ensemble de ces images pourraient constituer une série cohérente. Pour être finalisée, elle mériterait l’ajout de photos complémentaires (gros plans sur les poissons et pêcheurs au travail en mer). Cette photo a été prise en 2013. La lumière était déjà sublime. Petite précision : l'ouvrage en béton à l'arrière plan est un brise-lames. - N'oubliez pas d'aller voir la photo suivante où ce pêcheur met le pied à terre (PIP) ou : www.ipernity.com/doc/1922040/50343692

La pêche est finie

14 Aug 2013 53 13 513
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - Cette photo a été prise dans l'embouchure du port , à quelques dizaine de mètres de celle prise hier. Les couleurs ne divergent guère. En revanche en m’écartant du chenal et en m’approchant du rivage, j’ai pu éviter le brise-lames en béton. Non que cet élément artificiel qui structure et protège le port, ne puisse par apporter un élément graphique. Mais en photographie documentaire lorsque l’on réalise une série, il faut éviter de présenter deux photos qui se ressemblent trop. Sur ces deux images, la colorimétrie est sensiblement la même, ce qui apporte une certaine unité quand même. Si on avait vu le brise-lames, nous étions dans le redondance. Le choix des photos (editing) pour une série et à fortiori pour un reportage, est un savant dosage afin que l’ensemble soit cohérent. Un travail qui peut se révéler fastidieux, mais qui peut être aussi passionnant si on a une idée assez précise de ce que l’on veut montrer.

En attendant la marée - 2

31 Jul 2015 33 5 422
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - La lumière de cette photo n'est pas flamboyante, bien que la scène me paraisse intéressante. Je pense qu'elle mériterait un traitement N&B. Comme la série est en couleur, il ne serait pas cohérent d'y intégrer un N&B par facilité. La photo qui précède a été prise 3/4 d'heure plus tard et le ciel commençait à se dégager ; d'où une photo un peu plus lumineuse que celle-ci. Notez que la femme au chapeau de paille au premier plan est celle que j'ai eu la chance de photographier le lendemain avec une lumière plus favorable : www.ipernity.com/doc/1922040/50341314

En attendant la marée - 1

31 Jul 2015 63 17 519
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - Depuis le début de cette série consacrée au petit port de pêche Thaïlandais de Bang-Saphan-Yai, je n’ai présenté que des photos avec un ou deux éléments. Il fallait bien que je propose des plans plus larges pour illustrer l’un de mes précédents commentaires où je précisais qu’il y avait dans la crique une concentration de navires. C’est fait, avec les deux photos (voir PIP). Ces photos ont été réalisées la veille de celle qui représente une femme qui marche dans l’eau avec ses deux chiens www.ipernity.com/doc/1922040/50341314 où je bénéficiais d’une lumière fabuleuse. Pour les deux images d’aujourd’hui, malgré un ciel intéressant, le soleil est voilé et l’ambiance est plus fade. Ce qui ne m’a pas dissuadé de faire des photos, tellement cette scène des bateaux attendant la marée haute pour repartir en pêche, me semblait intéressante. Et puis, n’étant pas devin, je ne pouvais pas deviner que le ciel me serait plus favorable le lendemain. Voir également le PIP ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50346570

Vue sur mer

30 Jul 2015 73 21 602
Bang-Saphan-Yai (Thaïlande) - Pour clore cette série sur mon petit port de pêche préféré en Thaïlande, une photo monochrome. On est dans le minimalisme ; plus proche de l’épure que de la photographie. Plus proche du N&B que de la couleur. Ce n’est pas un effet post-traitement, la lumière est naturelle. Je suis pratiquement arrivé au port lorsque je réalise que le brouillard qui recouvrait la mer et l’horizon, il y a encore quelques minutes, a disparu. Une scène proche d’un dessin au fusain s’offre à moi. Pas d’hésitation. J’arrête mon scooter et je prends trois photos. Non sans avoir attendu que la barque soit au bon endroit. Les pêcheurs s’approchent des poteaux en bois planté dans le sol. Cette barricade -très graphique- sert à obstruer la route aux poissons qui restent ainsi au même endroit. Enfin, la plupart du temps car cette technique de piégeage n’est pas une science exacte. L’homme à l’avant de la barque a déjà jeté son filet et s’apprête à le remonter. Moi, je n’attends pas car cette opération totalement manuelle, prend un certain temps. Je remets le cap sur le port.

Retour de marée - 2

06 Aug 2015 39 16 577
Pour le commentaire veuillez suivre ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50350666

Retour de marée - 1

06 Aug 2015 69 31 573
Prachuap-Khiri-Khan (Tahïlande) - Je poursuis le voyage au Royaume de Siam avec une nouvelle série qui trouve sa cohérence dans son traitement en noir et blanc et du fait que toutes les photos ont été prises en Thaïlande. Certes, cet Etat du Sud-Est asiatique, comme toute l’Asie, est le pays de la couleur. Cependant, j’ai remarqué que certaines photos avaient plus de force en noir et blanc. Ces images, je les avais vues en couleur. Je vois le monde en couleur. Mais pour des lumières difficiles, je cède cette fois à la facilité (je n’ai pas envie de passer plus de temps qu’il n’en faut en post-traitement) en vous proposant cette semaine une vision monochrome. Ne vous méprenez pas, j’aime beaucoup les N&B, mais pour moi une photo décidant toute une gamme de gris, doit avoir été pensée en N&B. De toute façon, une mauvaise photo en couleur ne donnera que rarement un bon monochrome. J’ouvre cette série avec deux photos d’une même scènes, prises à quelques minutes d’intervalle. Elles démontrent si besoin en était, qu’une même scène, sous des angles différents, peuvent donner des photos différentes. Voir le PIP ou cliquer sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50350662 Le contexte - En cette fin de journée à Prachap Khiri Khan, un chalutier rentre au port à l’issue d’une marée de 24 heures. En réalité, c’est une grande jetée en béton qui sert de lieu d’accostage et de débarquement. C’est aussi un lieu de promenade pour les thaïs. De port proprement dit, il n’y en a pas dans la crique. Prachap Khiri Khan est une petite ville d’à peine 28.000 habitants. Elles se situe à 281 km au Sud de Bangkok et au Nord de Bang-Saphan-Yai. Il est facile d’y accéder par le train. L’intérêt de cette ville relativement moderne ; qui n’est pas pour autant dénuée de charme, est qu’elle n’est pas asphyxiée par le tourisme comme sa voisine un peu plus au Nord : Hua Hin. Je suis allé à Hua Hin, justement. Par curiosité. Les guides en disaient du bien. J’ai vu ! Et je suis revenu le lendemain à « Prachap », par le premier train. Inutile de dire que la cité balnéaire de Hua Hin est à éviter à tout prix. Ici, côté tarifs on se croirait sur le Champs Elysées, alors que la Thaïlande est l’un des pays les meilleurs marchés qu’il m’ait été donné de visiter. Si on voyage comme moi, sac au dos et en choisissant de petites guest-houses pour l’hébergement. Comme de nombreuses villes en Asie, Prachap-Khiri-Khan offre un marché de nuit où l’on peut se restaurer pour une poignée de baths. Un lieu que je recommande chaudement.

Le petit nettoyeur de coque

08 Aug 2015 64 20 751
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Nous sommes toujours à Prachap-Khiri-Khan. La jetée sur laquelle je me trouve et à laquelle les chalutiers viennent s’amarrer, est une véritable mine d’or pour les photographes. Photographes humanistes, paysagistes, portraitistes etc. Ici, tout les passionnés d’images trouvent leur bonheur. Tout est question de regard et d’observation. Après les deux photos en plan large d’hier, retour à ma spécialité : « l’humain ». Ce jeune garçon est un membre de l’équipage du chalutier dont on ne voit que la coque. Ce bateau est armé par un équipage familial. Du père à la mère aux enfants, en passant par les oncles et tantes, tout le monde est sur le pont. Ils ont voué leur vie à cet exigeant métier de la pêche. De vrais gens de mer. Si je connais un peu leur vie, c’est que je suis curieux. J’ai donc passé un peu de temps avec eux. Le père parle quelques mots d’anglais. Il a travaillé quinze ans dans la marine marchande sous des pavillons de complaisance. C’est là qu’il a acquis quelques notions d’anglais et qu’il a pu économiser pour se payer son propre chalutier. Ce jour là, le rêve de toute une vie est devenu réalité. L’enfant sur la photo, l’un des fils du capitaine, a une douzaine d’années. Armé d’un couteau il plonge depuis une demi-heure pour gratter la coque et la débarrasser des coquillages qui s'accochent régulièrement au bois. Si ce travail n’est pas effectué, les coquillages ont vite fait à se multiplier. Ce qui a pour effet de ralentir la progression du bateau. Et un bateau qui est freiné, consomme plus de gas-oil. Et le gas-oil, ça coûte cher. Alors le petit garçon est chargé de nettoyer la coque quand le navire est à l’arrêt. Ce travail n’est pas facile pour un enfant, il faut bien le reconnaître. Mais c’est lui qui est volontaire pour cette mission. Il préfère être dans l’eau, plutôt que de ramender les filets. La réparation des filets endommagés, après chaque marée, ce sont ses frères aînés et ses cousins qui s’en chargent. Un autre travail fastidieux, sans lequel les poissons passeraient entre les mailles du filet.

Même pendant la pause, le service continue

05 Aug 2015 65 19 634
Prachap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Le soleil ne va pas tarder à disparaître. Il n’a pas fallu plus d’une heure pour que tous ces chalutiers viennent les uns après les autres s’amarrer à la jetée en béton. Pas un seul n’a débarqué le moindre poisson. Renseignement pris, la débarque se fait dans un autre port de la côte qui dispose d’une criée, susceptible d’écouler de grosses quantités. A Prachap-Khiri-Khan, seuls les petits bateaux mettent à quai quelques caisses de poissons et de crustacés pour les vendre sur les marchés de la ville. Pas un seul membre d’équipage n’a mis un pied à terre, à l’issue de l’amarrage. La manoeuvre terminée, ils se sont mis pour la plupart, à ramender les filets sur le pont en attendant la prochaine sortie en mer. Quelques uns se sont mis à faire la cuisine. Au menu ? Du poisson bien entendu. Tapez sur la touche « Z » pour voir les détails de l’activité sur les ponts des chalutiers.

En attendant la prochaine marée

05 Aug 2015 34 8 515
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - cette photo est un plan serré de celle publiée hier. On y voit mieux les marins qui travaillent sur le pont. J'avais un zoom 70-200 mm et j'tais à fond de focale. Pour le commentaire général reportez vous sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50355742

Un amarrage musclé

05 Aug 2015 41 9 569
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Sur cette photo le marin est monté à toute vitesse sur la jetée pour amarrer son chalutier. Ce qui traduit une excellente condition physique. Ici, pas d’échelle. On monte à la force des bras et des jambes en s’accrochant à de simples cordages. Aucune commodité. Rien n’est épargné à ces marins qui ne semblent pourtant pas se plaindre de leur condition. Un boulot en plein air et un salaire supérieur à la moyenne, pour peu qu’ils ne comptent pas leurs heures de travail, semblent suffire à leur « bonheur ». En tout cas il ne sont pas plus à plaindre que les travailleurs des Travaux publics (TP) qui travaillent à l'asphaltage des routes européennes sous un soleil de plomb en plein mois d'Août. Pour cette photo, je n’ai pas eu le temps de soigner mon cadrage car le marin est monté en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je dois avouer qu’il m’a pris de vitesse.

Le retour !

05 Aug 2015 68 24 611
Prachap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Voir les bateaux à quai c’est bien, mais les voir voguer, c’est mieux. Même si c’est plus convenu que de voir les marins travailler sur le pont. Ce chalutier n’est pas en haute mer, il s’apprête à accoster la jetée de Prachuap-Khiri-Khan. Mais de l’endroit où je me trouve, je peux quand même photographier les chalutiers en approche avec ces magnifiques collines boisées qui délimitent la crique. Sur la photo suivante, le chalutier vient d’accoster et l’un des hommes d’équipage monte sur le quai pour amarrer solidement le navire. www.ipernity.com/doc/1922040/50357730

La pêche aux céphalopodes

06 Aug 2015 68 19 630
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Entendons nous bien, les rayons du soleil qui traversent le ciel ne sont pas dus à un quelconque filtre prédéfini de post-traitement. Pour obtenir cet effet, j’ai juste mesuré la lumière sur ce ciel. Ce qui a eu pour effet de me faire fermer l’ouverture de mon objectif, mettant en évidence tous les détails de ce ciel de fin de journée. Ce choix a bien entendu entrainé une sous exposition du bateau et du marin au premier plan. Là, en revanche, j’ai éclairci cette partie en post-production, afin de récupérer des détails. Ce que j’ai fait en retraitant la photo, c’est ce que je faisais autrefois sous mon agrandisseur quand je réalisais des tirages argentiques N&B en 30X40. Ni plus ni moins. Ce qui est très facile lorsque l'on travaille en RAW. Si la technologie permet de changer la réalité à volonté, je m’y refuse. J’utilise les logiciels de retouches comme j’utilisais autrefois les filtres de densité pour renforcer ou adoucir les contrastes. Même chose pour le « masquage manuel» destiné à éclaircir ou assombrir une ou plusieurs zones d’un tirage argentique. A l’époque, dans mon laboratoire photo, je pouvais passer jusqu’à 8 heures sur une photo afin d’obtenir un tirage satisfaisant. Avec l’informatique, c’est réglé en une dizaine de minutes pour les fichiers les plus compliqués. En règle générale, à la prise de vue, je mesure avec précision la lumière de mes photos numériques ; ce qui facilite le post-traitement.. Ce long préambule étant fait, pour que l’on ne pense pas que j’ai obtenu cette photo d’un simple clic de souris, j’en reviens à cette scène photographique. Sur ce chalutier qui s’amarre au ponton en béton, on distingue de grosses lampes. Ce type d’éclairage équipe les bateaux spécialisés dans la pêche au calamar ou à la seiche. Une pêche qui se pratique essentiellement la nuit. La technique est simple. Arrivé sur la zone de pêche, le capitaine allume ces puissantes lampes pour attirer le phytoplancton qui est l’alimentation de base des céphalopodes. Il n’y a plus qu’à attendre que les seiches et calamars remontent du fond en suivant leur nourriture. Ensuite, il suffit de mettre les filets à la mer pour capturer tout ce qui se présente.

En attendant la prochaine marée

05 Aug 2015 33 7 536
Prachuap-Khiri-Khan (Thaïlande) - Vue générale de la jetée de Prachap, prise de la plage, au sud de la ville. il est intéressant de noter que les chalutiers sont amarrés les un aux autres à l'extrémité de la jetée. La raison ? S'ils s'avancent vers la plage, le tirant d'eau ne sera pas suffisant et les navires risquent de s'échouer.

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