A la croisée des chemins, j’ai mis mes pas dans les siens,

Mais ils étaient faits de l’ombre des brumes du matin.

Je suis femme sans visage depuis et sans destin.

Mes rêves divaguent et n’ont pas de lendemains.


J’ourle de transparence et d’amertume ma prose d’azur

Brodant d’innocence mes rimes aux fines cambrures

Incertaines qui flottent dans un ciel vespéral.

Un monde s’est écroulé que je sens glacial.


J’élève aisément mon chant d’espérance

Vers Celui qui voit tout et qui entend

Pour que mon crayon ne se fige, agonisant,

Sur mes feuilles pâlies, contant mes errances.


Si la musique de mes mots soulève l’indifférence,

Je m’en irais alors vers d’autres horizons lointains,

Me fondrait, dans la masse, aux seuils d’incohérence

Comme une lueur qui luit et doucement s’éteint…

Valéri@ne