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Quelle fut sa surprise lorsqu’il vit apparaître une charmante jeune fille et qu’il s’aperçut soudain que c’était tout simplement Gwendoline, habillée tout de blanc avec son petit tablier noir très strict. Luc se sentit pris d’un sentiment de joie et de stupéfaction, elle s’approchait de lui en lui faisant un gracieux sourire et ne tarda pas à dire : « Que notre monde est petit, vous verrez, ici nous vivons dans une sorte de microcosme, depuis ce matin j’ai longuement pensé à notre prochaine rencontre sans pourtant y croire. Mais quand j’ai entendu que quelqu’un approchait de la terrasse, par la fenêtre entrouverte j’ai soudain pensé à vous... »

Luc, qui était le premier surpris ne savait que dire ,et commença à s’égarer dans des explications des plus anodines : son installation à la pension de famille, sa chambre qui lui convenait parfaitement, sa ballade interrompue par la chaleur ...Puis ses yeux revinrent vers Gwendoline qui lui tendait une sorte de carte : « Le menu du jour, annonça-t-elle. »

Luc était heureux, cela se lisait sur son visage et les sourires échangés avec Gwendoline montraient clairement la naissance d’une sincère amitié entre eux. Pourtant ils ne s’étaient vus pour la première fois que quelques heures auparavant et à les voir on pouvait penser qu’ils s’étaient toujours connus.

Elle revint prendre la commande, en apportant la traditionnelle carafe d’eau et le panier de pain tout frais coupé, ils échangèrent quelques propos sur le lieu et Luc lui demanda :

« depuis combien de temps travaillez-vous ici dans ce restaurant ? »

« c’est la deuxième saison que je fais ici, et dans cette région le travail n’abonde pas, répondit-elle, vous comprenez, nous sommes quand même à l’écart des grands axes . »

« bon alors, j’hésite repris Luc en ouvrant pour la troisième fois son menu, je prendrai bien une soupe de pays mais il fait si chaud, et bien allons pour une soupe de pays et le reste du menu du jour : crudités, salade et poulet basquaise et puis un quart de vin rosé du pays si vous avez ? »

« Bien sûr que l’on a du vin rosé, ce serait malheureux avec toutes les vignes que nous avons aux alentours, allez un rosé bien frais, cela vous remettra du coup de chaud que vous avez eu en venant ici. Et puis, après mon service, si vous le désirez, j’aimerais parler un peu avec vous, ce n’est pas tous les jours que nous avons de nouvelle tête au pays, comme je vous le disais ce matin, on a un peu l’impression de tourner en rond ici. » puis elle parti de nouveau chercher la commande, alors que plusieurs personnes venaient d’entrer dans la salle en faisant un vacarme un peu inhabituel dans ce lieu si calme. Luc était tellement occupé par sa conversation qu’il ne les avait même pas vu arriver.

Elle lui apporta un pichet de terre cuite pour garder sans doute la fraîcheur au vin et une grande soupière ancienne toute décorée et très chaude et lui souhaita un bon appétit



Elle devait être très occupée par sa grande table, depuis plus d’un quart d’heure on ne l’avait vue réapparaître et la table restait embarrassée par la soupière et l’assiette sale. Elle arriva soudain avec un grand plateau de crudités, qui à première vue, paraissait gargantuesque . Cela faisait sans doute partie du menu. Elle disparut de nouveau alors qu’un jeune couple arrivait avec un petit bébé, ils s’installèrent à l’ombre d’un gros arbre de la terrasse en recherchant un peu de fraîcheur. Ils avaient l’air très pressé et passèrent commande dès la remise de la carte par Gwendoline.

Luc, faisait son premier vrai repas, libre comme vous et moi, il avait quelque chose de plus dans son appréciation, à chaque fourchette qu’il mettait à sa bouche, c’était un plaisir que seules, les personnes ayant connu cette phase difficile par laquelle il était passé, peuvent comprendre. Il rêvait, oui tout simplement il rêvait et n’avait même pas vu que l’on venait de lui retirer son assiette et déjà remis une cocotte en terre avec son plat de poulet basquaise. Il en souleva délicatement le couvercle et un fumet délicieux s’en échappa. Il pensa soudain que vraiment aujourd’hui il avait de la chance, tout lui souriait. Le temps était magnifique, il est vrai que nous nous trouvions quand même dans l’extrême sud du pays et que l’Espagne n’était pas loin. La région lui paraissait hospitalière, ses habitants, pour le peu qu’il en connaissait ,sympathiques, il pourrait sans nul doute envisagé de s’y implanter, de recommencer une vie nouvelle, voir même d’y recréer une famille, ce mot il ne l’aimait pas car pour lui, il y avait bien longtemps qu’il ne savait plus ce qu’il voulait dire. Et puis à quoi bon se faire du mal quand tout peut être simple, tout du moins apparemment simple.

A suivre bientôt le 8ème épisode ici même...



Mais avez vous lu le premier et les 6 premiers épisodes...?????

C'est ICI le premier.... https://www.ipernity.com/blog/d.diversity/236305

Alors attendez et retournez en arrière...



Merci.