Une réminiscence trotte parfois dans ma tête,

Pendant mon enfance. Je partis en quête

Pour la comprendre et en découvrir le mystère.

Je revois, sans cesse, les yeux ronds et jaunes

Du renard suspendu derrière une porte, à une patère

Me fixant d’un regard torve et atone.

Une fourrure longue de couleur rousse.

Et je dois dire que j’en avais la frousse.

Quand j’y pense encore ma peau se hérisse !

Et vite, au dos de ma mère, je me glisse.

J’avais cinq ans et quand cette porte plaquée

Au mur, était ouverte, cette chose y restait cachée.

Malheureusement quand elle était fermée,

Elle me regardait, cette bête inanimée

De ses yeux fixes en boutons dorés.

Pourtant, Grand’mère n’en avait pas peur

Puisqu’elle en entourait son cou avec douceur,

Ainsi la tête de l’animal, reposait sur son cœur.

Que d’émois, de frayeurs et de pleurs

Pour une enfant qui ne savait dominer sa terreur…

Valéri@ne