La corde du violon s’est cassée.

L’archet a glissé sur le côté.

Les bras ballants, elle a pleuré…

Une petite larme en perle de nacre

Doucement a coulé, âcre.

Temps confus aux aléas d’incertitudes

Au miroir brisé d’hébétude,

Des yeux attendris se posent en ultimes frissons

D’accords en lignes d’horizon.

L’invisible émotion du désir

S’envole en notes et en soupirs

Qui grincent aux sons déchirés

Des sanglots aux cordes torturées.

Mais Cassiopée veillait et l’enchanteresse est passée.

De sa lyre, elle a tout transformé.

Et dans l’air cristallin monte, enfin,

Le chant joyeux du vieux crincrin…

(c)Valériane