Mes pages d’écriture émaillent mes cahiers.

Elles sont les confidences sur mon oreiller.

Tant de pensées agitées à y coucher !...

Mes rimes prennent forme sous ma plume,

Poussée de vers torturés, effrénés,

Mélodie de la vie sur des feuilles noircies.

Je dis mes naufrages face à l’encrier

Quand mes yeux s’enflamment d’avoir trop pleuré.

Combien de fois ai-je raturé, recommencé

Pour que se profile ce songe imaginé

Afin que revienne ce chant émerveillé.

Que ferais-je de ce cœur inutile et nu

Si pour l’amour il ne battait plus ?

Il est tant de silences que je n’ai vécus…

(c)Valériane