
(la photo est pas de moi dsl)
ALEGRIA
Le matin s’éveille avec moi, une journée
nouvelle ; dehors la nuit toujours présente, mais en mon coeur
la lumière fait place aux ombres nocturnes.
La chaleur de mon dernier rêve qui faisait vivre mon sommeil
réchauffe mon ardeur et me fait voir des rayons de couleurs
dans un monde parfois trop gris.
Et ce matin encore, elle occupe chaque parcelle de mon
imagination
Ce qui fait qu’elle entame mon esprit, avec le vibrant son de
son rire, c’est qu’à travers lui je sais qu’elle n’a rien a perdre et
tout à gagner, à choisir la carte de l’aventure.
Ce matin je l’attends pour avec elle avoir une conversation de
coeur à coeur, où l’essence même de ce qui nous compose
entre une fois de plus en symbiose …
Elle a son petit visage en forme d’oeuf sur lequel vient se poser
un petit chapeau d’un autre temps qui me rappelle la beauté
des femmes que je lis dans un Agatha Christie … ça me plait de
vivre pour voir ça.
Ca me plaît de vivre pour que demain soit encore un
renouveau.
Aujourd’hui encore je passerai ma journée à tout faire pour lui
offrir sa dose de sourire béat qu’elle aime tant.
Pour les gens il existe deux choses primordiales : la richesse et
le pouvoir ; ma richesse c’est d’amasser les pépites de son
bonheur ; mon pouvoir ? Etre président de son coeur, élu avec
un baiser diplomatique mais ferme.
Un jour de passion qui pointe, c’est le premier rayon à l’Est, et
qui jamais n’atteindra l’Ouest de la quelconque raison qui n’a
jamais fait partie de moi…
Au loin la silhouette d’un enfant qui viendra au monde, un
doux matin comme celui-là, au loin la promesse faite par une
fée au creux de mon oreille : « Un jour viendra ou tu auras ta
vie à raconter, alors ne cherche pas d’alternative à la joie, elle
est partout. »
Et si la fée avait raison ? Si la joie naissait dans une fleur de
cerisier au printemps, pour vivre une année sur terre et se
déposer sur les joues des bambins comme des petits vieux, des
pauvres comme des riches, des libertins comme des curées... ?
En tout cas j’ai envie d y croire
Toi, là bas, au fin fond d’une Afrique pauvre tu te lèves aussi le
coeur léger, malgré ta pauvreté, car comme moi tu as l’espoir
que ce jour sera le tien et celui de demain aussi.
Il n y’a pas d’échappatoire, c’est une prison faite de milliers de
fleurs, où les barreaux ne ferment jamais et où l’on ne veut pas
s’évader.
Alors je veux être condamné à perpétuité sur Alegria …