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La hotte

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 SETHI
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Jacques Gilabert, alias le Père Jacques, colporteur, parcourt depuis de nombreuses années les régions de France. Il glane auprès des anciens les témoignages de vie, la particularité de certaines traditions ou métiers souvent disparus. Puis, il colporte, en tenue d'époque avec sa hotte aux mille objets sur le dos, son savoir recueilli auprès de tous et particulièrement des jeunes générations par des textes de sa composition, contes ou véritables poésies.
Il nous a fait le plaisir de nous rendre visite à l'école et de nous raconter le métier de colporteur tel qu'il était pratiqué autrefois. Voici le petit résumé qu'ont fait les enfants de la classe des grands...


Le colporteur était un marchand ambulant, qui allait à pied de village en village, vendre ce que contenait sa lourde hotte (environ 30/40 kg) : mercerie, couteaux, petits jouets, montres, verroterie, lunettes… souvent plus de mille objets au total. L’étymologie du mot colporteur vient du fait qu’il portait sa charge sur le col, le cou.

Le colporteur était un montagnard qui quittait sa famille en automne, souvent très nombreuse, quand le travail agricole était terminé à cause de la neige. Il revenait au printemps avec le produit de sa vente.





Il cheminait le plus souvent à pied mais parfois il était pris à bord d’une charrette par un paysan compatissant. Il avait un chapeau pour se protéger du soleil et du froid, un bâton aux usages multiples et des grelots sur sa hotte qui annonçaient sa venue aux paysans mais aussi aux chiens, pas toujours très accueillants. Il possédait une lampe constituée d’une bougie et d’une loupe. Il arrivait qu’il soit dévalisé par des voleurs et même ses propres collègues.


Quand il avait faim, il puisait dans son sac qui contenait du pain, du jambon, du saucisson ou d’autres salaisons. Quelquefois, il mangeait des truites, pêchées à la main ou un lapin attrapé au collet. S'il avait bien travaillé, il pouvait s’offrir un bon repas à l’auberge. De temps en temps, les fermiers qu’il visitait l’invitaient à leur table mais bien souvent, il dormait à la belle étoile, à l’abri d’un arbre, d’une haie ou d’un rocher. Quand il pouvait dormir dans les granges, il se devait de déposer briquets et allumettes sur la table de son hôte.

Le colporteur était aussi très attendu car il colportait les nouvelles qu’il glanait au cours de ses périnigrations, à une époque ou il n’y avait ni télévision, ni radio ni presse largement diffusée.

Ce métier saisonnier difficile a été pratiqué jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale, quand les magasins se sont multipliés avec l’amélioration des transports et notamment de l’automobile.

Colporteur de l'Oisans, spécialisé dans la vente de graines.
10 years ago.

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