Authorizations, license

Visible by: Everyone
All rights reserved

338 visits

la capitale obscure ( 2011 )


LA CAPITALE OBSCURE

La capitale obscure du soleil
Étend ses ramification cruelles
Rien ne bouge si ce n'est le sourire
Entrebâillant la matière froide
Le venin aigre que je distille
Au fond d'mes veines colore mes lèvres
Je masque la mort quand je m'élève
Toute droite vers la colonne
Qui me contient. En outre de chair
Je suis pourvue mais mon squelette
Pointe ses dents quand le sourire
Revient flécher l'parcours morbide

Un corps céleste va s'alourdir
Aussi j'grimace l'astéroïde
L'alcool me plombe, je m'abandonne
J'attends perdue dans les vignobles
Que les méchants cessent leurs paroles.
Au fond d'ma tête ça ne s'arrête pas...
Qu'on vienne délivrer les serments
Qu'on m'avait faits dans le jeune âge
Tu s'ras heureuse si t'es bien sage
Or rien ne bouge c'est le sarment
Qui vrille l'ivresse en plein midi
Je ne veux plus monter au faîte
De l'immature pour voir pointer
L'naufrage du temps que j'ai laissé
Couler autour quand je méduse
Mes étonnements qui se flétrissent
Je laisse dénouer mes vieux cordages
J'étais pas faite pour ce carnage
Je me suis postée sur le chemin
Où j'entends les cigales bercer
La cruauté qui règne partout, partout maîtresse
La nuit m'absorbe dans ses travaux
Travaux d'aiguille où je rapièce...
Je me délivre lointaine avec mon ombre
Dans ce pays qu'a déserté
l'Soleil de face puis de profil
Je vois un chien tirer le fil
D'une chaîne qu'il a rongée
Pendant deux ans tout exténué
ll ne sait si la morsure ou la caresse
Auront raison de ses détresses
Ce sont des vacances où je me traîne
Je m'ennuie un peu, sinon ça va
Papa, maman, je vous adresse
Des gros bisous, votre fille chérie
(Karnauch/Nupin, int. E. Grangé)

Comments