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Jardin d'essai

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24 Dec 2011 1 1 707
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

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23 Dec 2011 1 3 1008
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

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23 Dec 2011 1 1 688
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

Jardin d'essai

23 Dec 2011 2 1 1882
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

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23 Dec 2011 1 401
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

Jardin d'essai

23 Dec 2011 1 337
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

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23 Dec 2011 2 293
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

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23 Dec 2011 1 1 542
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

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23 Dec 2011 1 1023
Le Jardin d'Essai ou Jardin d'Acclimatation du Hamma : Naissance et vie… L’un des jardins les plus anciens d’Alger, célèbre pour le tournage de la première version du film TARZAN, qui s’y déroula du temps de la France, mais surtout pour la multitude d’espèces végétales et arboricoles qu’il abrite, espèces exotiques et parfois rarissimes, un vrai moment de plaisir pour les amoureux de la nature et un terrain magiquement différent pour les petits explorateurs, un air vivifiant et des images intemporelles quand on pense que certains arbres vivent depuis plus de 100 ans, conseil de Kherdja : ne ratez pas ce bout de nature à l’état originel ! Naissance : L'Autorité militaire décide en 1831, d'assainir quelques hectares de terrain marécageux, situés au pied de la colline des Arcades. La désignation de l'endroit sous le terme "Hamma", qui veut dire fièvre, traduisait son état d'insalubrité. …En 1832, le Haut Commandement Militaire installe un champ d'expérience pour acclimater et multiplier les espèces, pour peupler la campagne algérienne et sa mise en valeur. Centre de recherches : Le Jardin d'Essai manifeste son activité dans tous les domaines de l'agriculture, de l'Horticulture et devient un jardin botanique de renommée mondiale. Véritable musée végétal : La " Pépinière centrale du Gouvernement ", nom primitif et officiel du Jardin d'Essai, Il s'étend sur une superficie de 80 hectares et a été créé par Auguste Hardy. En 1832 : La superficie était alors de cinq hectares, celle-ci fut augmentée à diverses époques. En 1834 : Elle est portée à vingt-trois hectares. En 1845 : Le directeur Auguste Hardy proposait l'achat de terrains en colline depuis la rue de Lyon jusqu'au fort des Arcades pour y créer une école d'oliviers. En 1854 : Il proposait la location de huit hectares aux gorges de la Chiffa pour tenter la culture du thé et du quinquina. En 1863 : On procédait à l'achat du terrain situé à l'est de l'allée des ficus. En 1950 : La superficie du Jardin etait de quatre-vingt hectares, Il s'étend de la rue Sadi-Carnot au fort des Arcades, l'éperon du plateau dominait le Ruisseau jusqu'au ravin de la Femme Sauvage. C'est en 1842, que commença la direction d'Auguste Hardy : Direction que celui-ci assuma avec compétence et savoir pendant plus d'un demi-siècle. Sous sa direction furent effectuées les principales plantations et en particulier celles des grandes allées : bambous, platanes, chamérops Ces plantations, aujourd'hui sont plus que centenaires. Lorsqu'en 1867, le Jardin fut concédé à la Compagnie algérienne, Auguste Hardy y conserva ses fonctions de directeur, mais il dut quelque peu réviser les conceptions qui avaient prévalu jusqu'à ce jour dans la gestion de l'établissement. La Compagnie algérienne en se faisant concéder l'exploitation du Jardin entendait surtout faire des affaires, sans souci des collections botaniques qui allaient péricliter un peu plus chaque jour. La ville d'Alger a tenu à honorer la mémoire d'Auguste Hardy en donnant son nom à une rue en bordure du Jardin, de la rue de Lyon à la rue Sadi-Carnot. En retirant en 1913, la gestion du Jardin d'Essai à la Compagnie algérienne, que celle-ci assumait depuis quarante-quatre ans l'administration de l'Algérie fit appel à M. Castet pour l'exécution du plan de rénovation qui avait été arrêté. Celui-ci apporta une activité sans limites et jamais lassée à la réalisation de la tâche qui lui avait été confiée. C'est à lui que l'on doit l'exécution des tracés, des reliefs ainsi que les plantations de l'esplanade " à la française " dont MM. les architectes Regnier et Guion avaient dressé les plans. Parmi les personnalités qui apportèrent leur concours à l'oeuvre de rénovation du Jardin d'Essai : Il faut signaler également M. le docteur Trabut, décédé en 1929 et auquel les " Amis des Plantes " ont érigé un buste dans le Jardin même, à l'intersection du boulevard périphérique et de l'allée des ficus. C'est en qualité de directeur scientifique que le docteur Trabut apporta sa collaboration. Début des années 1950, c'est à M. Paul Carra que sont confiées les destinées du Jardin d'Essai. Chacun a pu se rendre compte de l'effort fourni et des améliorations apportées depuis la fin de la dernière guerre. A l'est de l'allée des dracénas, deux grands carrés ont été aménagés, l'un en musée botanique où chaque variété de plantes est désignée par son nom scientifique, l'autre destiné plus spécialement à la culture des fleurs attire les regards des visiteurs par les coloris variés de celles-ci et ce, d'un bout à l'autre de l'année. En beaucoup d'endroits les sous-bois ont été débroussaillés, nettoyés, ce qui s'avérait d'une grande nécessité après les années d'abandon dues à la guerre, des arbres élagués, des allées élargies, de nouvelles plantations effectuées. Tout au long du boulevard périphérique, face au bureau du Jardin, à l'Ecole ménagère et à la basse-cour, une plate bande a été aménagée où toutes les plantes sont étiquetées et désignées avec soin sous leur nom scientifique. Le Jardin d'Essai est réellement devenu vers 1956 un musée botanique de premier ordre, justifiant le jugement porté en 1865 par le célèbre botaniste Martins, lorsqu'il écrivait : « La France possède en lui le plus beau jardin botanique des zones tempérées, le seul qu'elle puisse opposer aux jardins de Calcutta et de Batavia ». Dans le passé le Jardin d'Essai ne fut pas seulement un jardin botanique. Pendant plusieurs décennies, en même temps qu'y était tenté l'acclimatation d'espèces tropicales, il fut surtout ce qu'annonçait son titre primitif, une pépinière. Cela se conçoit si l'on se reporte aux premières années de l'installation française en Algérie, époque où les pépinières particulières étaient à peu près inexistantes. Le Jardin a apporté une contribution immense à la diffusion de quantités d'espèces végétales. Qu'on en juge : de 1832 à 1860 : 4 000 000 de plants d'arbres ont été expédiés à travers l'Algérie par la Pépinière centrale du Gouvernement - " Jardin d'Essai ", soit une moyenne de 140 000 plants par an. En même temps que régnait cette grande activité, les essais d'acclimatation d'espèces tropicales se poursuivaient nombreux : caféiers, papayers, canneliers, avocatiers, cacaoyers, tamariniers, etc. C'était à la fois charmant et poétique. Jamais on n'aurait pu supposer la ville bourdonnante d'activité, si proche et en même temps si lointaine. Le Jardin d'Essai, dans la belle ordonnance de ses allées rectilignes ou dans la partie quelque peu sauvage de sa colline, a été pour les Algérois un agréable dérivatif aux soucis de l'existence. « Il nous a procuré, comme certainement à beaucoup d'autres amis des plantes et des arbres, de pures et saines joies ». Adresse : Rue Hassiba Ben Bouali, El Hamma

MAGIQUE

24 Jul 2009 3 1 356
Machaa allah abdelart.canalblog.com/albums/calligraphie_arabe/index.html

Photo équestre de l'Emir Abd-Kader Alger

22 Jul 2009 1 426
L'Emir Abd-El-Kader et les prémices de l'Etat Algérien moderne La formation: Abd-El-Kader est né à la Guetna près de Mascara en 1808, élevé dans la zaouïa paternelle dirigée par si Mahieddine, il reçoit une éducation solide qu 'il complète auprès des maîtres éminents à Arzew et à Oran. Il apprend les sciences réligieuses,la littérature arabe, l'histoire, la philosophie, les mathématiques, l'astronomie, la médecine... Platon et Aristote, AI-Ghazâli, Ibn Rushd et Ibn Khaldûn lui sont familiers, comme en témoignent ses écrits. Toute Sa vie, il étudie et développe sa culture. Le pèlerinage: Il effectue le pèlerinage à la Mecque avec son père en 1826 et prend contact avec l'orient. Les pèlerins se rendent ensuite à Baghdad pour visiter le tombeau de Sidi Adelkader Djilâni, fondateur de la confrérie al-Qàdiriyya à laquelle se rattache la zaouïa de la Guetna. Ils échappent ainsi aux menaces du bey d'Oran qui a pris ombrage de l'autorité spirituelle de Si Mahieddine et de son fils en Oranie. L'engagement et la guerre: Après la prise d'Alger en 1830, Si Mahieddine et le jeune Abd-El-Kader participent à la résistance populaire, Abd-El-Kader se distingue par son courage et son intelligence. Les tribus de l'ouest se réunissent et veulent choisir un chef pour détendre le pays. Si Mahieddine , sollicité, s'excuse en raison de son âge et propose son fils Abd-EI-Kader qui fait l'unanimité, il est investi en qualité d'Emir par une grande assemblée réunie près de Mascara, le 21 novembre1832. L'Emir s'engage à diriger la guerre contre l'occupation étrangère, il organise l'Etat national, constitue le gouvernement, désigne les Khalifas pour administrer les provinces, mobilise les combattants, crée une armée régulière! lève les impôts et rend la justice. Il signe le traité Desmichels avec le général d'Oran le 24 février 1834, ce traité reconnaît son autorité sur l'Ouest et le Chelf. Ratifié par le Gouvernement français, il est mal appliqué. Insaisissable, l'Emir se montre partout et nulle part, son infanterie et Sa cavalerie sont mobiles et efficaces. Bugeaud et I'Emir : Le général Bugeaud nommé à Oran négocie un nouveau traité avec l'Emir, le traité de la Tafna est signé le 30 mai 1837. L'Emir contrôle désormais l'ouest, le Titeri et une partie de l'algérois. Il consolide l'état, bâtit des villes fortifiées, fonde des ateliers militaires, soumet les rebelles et les collaborateurs. Le traité donne lieu à des contestations avec le Gouverneur Valée et la guerre reprend en novembre 1839. Bugeaud nommé gouverneur, veut occuper tout le pays, il pratique la méthode de la "terre brûlée', détruisant toutes les villes, les récoltes, troupeaux... L'Emir résiste avec énergie, remporte de brillants succès comme celui de Sidi Brahim (23 septembre 1845). Mais le pays est ruiné, les tribus sont épuisées, le soutien du Maroc fait défaut. L'Emir décide d'arrêter la guerre et choisit l'exil (décembre 1847). Le Gouvernement français accepte de le transporter en Orient. La prison et l'exil : L'engagement français n'est pas respecté. L'Emir est conduit à Toulon, puis à Pau et Amboise. Il est considéré comme prisonnier d'état jusqu'à octobre 1852, date à laquelle Napoléon III vient enfin le libérer. Il s'embarque pour la Turquie et s'installe à Brousse, puis se fixe définitivement à Damas où il reçoit un accueil triomphal. En dehors de quelques voyages et d'un nouveau pèlerinage, il ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à l'enseignement et aux oeuvres de bienfaisance. En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l'occasion de s'illustrer comme un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d'Etat lui adressent des félicitations et des décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de France... Célèbre et honoré, il s'éteint à Damas le, 26 mai 1883. Une foule considérable assiste à ses funérailles. L'œuvre écrite : L'Emir a beaucoup écrit. On peut citer notamment : 1-Dhikrâ al-âqiI, traduit en 1856, puis de nouveau en 1977 cette seconde traduction de R. KhawAm porte le titre de 'lettre aux français' ( réedit. Rahma. Alger). L'Emir y fait preuve d'une grande culture. 2 - AI-miqràdh aI-hâdd (réed. Rahma. Alger). Il s'agit d'une réfutation de ceux qui s'attaquent àl'islam. 3 - AI-Sayra aI-dhàtiyya (autobiographie), éditée à Alger (Dar-al-Umma) 4 - AI-mawâqif (médiations mystiques) édit, de Damas et d'Alger (ENAG. 1996) 3 volumes. 5 -La correspondance dispersée dans plusieurs ouvrages ou dans les bibliothèques et qu'il faudrait éditer.

Le Palais du Peuple AlgerPrésidence

Préfecture d'Alger

palais du peuple

Riad El Fath ou Maqam El Chahid ou le Mémorial Alg…

palais du peuple

Musée du Bardot Alger

22 Jul 2009 1 1 689
Le Musée National du Bardo à Alger raconte l'histoire d'un peuple de légendes et d'épées, mais surtout un peuple d'une grande culture. La réalisation de Alain Melka témoigne d'un seul trait l'indélébile mémoire qui atteste de la présence humaine depuis un million d'années en Algérie. www.youtube.com/watch?v=rnARpQ_VREM

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