La vie à la ferme.

Famille.



Imbs et Rauner. 1899.

J' ai longtemps hésité à poster des photos de famille. Puis je me suis rendu compte que les Ipernitiens ( tiennes) américains n' avaient pas nos pudeurs. Certainement à cause de leur histoire liée à l' émigration. C'est en visionnant les albums de Deborah Lundbech que m' est venu le désir de faire partager mes vieilles photos familiales. De ma famille, et de celle de ma femme. Je suis passionné de généalogie ; non pour me trouver des ancêtres célèbres (on en a tous...) ,mais pour me situer, moi , mes enfants, mes petits-enfants , dans un temps long. Nous ne vivons pas dans un éternel présent sans passé ni futur. Avant nous des êtres ont vécu, souffert, aimé... Avec cette première photo de la famille alsacienne de ma femme, j'ouvre un nouvel album qui sera dédié aux photos de famille. Cette photo est de 1899. Prise à Marmoutier (Alsace -Elsass ) . En effet l' Alsace était alors Allemande ( en réalité Prussienne ). On y voit Michel Imbs , l' arrière grand-père de ma femme , assis , seul, sur le banc du photographe. On y voit Eugénie Rauner, sa femme, assise loin de lui , sur une chaise qui devait être inconfortable. On y voit Célestine , juste derrière son père Michel, qui deviendra la grand-mère de ma femme en épousant un allemand du Pays de Bade , du nom de Schneider. On y voit toute la fratrie : celle qui sourit et qui s'expatria en Sarre en épousant un allemand , le fils garde-frontière, et certainement un oncle , militaire aussi. Les familles Imbs et Rauner étaient bien sûr protestantes. Les Rauner se sont établis à Marmoutier au moment de la Guerre de Trente ans. Ils venaient du Bade-Wurtemberg , de Erlenmoos précisemment. I have long hesitated to post family photos. Then I realized that American Ipernitians did not have our modesty. Certainly because of their history related to emigration. It was while watching the albums of Deborah Lundbech that it came to me the desire to share my old family photos. From my family, and from my wife's. I am passionate about genealogy; no to find me famous ancestors (we all have ...), but to situate myself, my children, my grandchildren, in a long time. We do not live in an eternal present without past or future. Before us, people have lived, suffered, loved ... With this first picture of my wife's Alsatian family, I open a new album that will be dedicated to family photos. This photo is from 1899. Taken at Marmoutier (Alsace-Elsass). Indeed Alsace was then German (actually Prussian). We see Michel Imbs, the great grandfather of my wife, sitting alone on the photographer 's bench. Eugenie Rauner, his wife, sits far from him on a chair that must have been uncomfortable. We see Celestine, just behind her father Michel, who will become the grandmother of my wife by marrying a German from Baden, named Schneider. We see all the siblings there: the one who smiles and who emigrates to Saarland by marrying a German, the border guard son, and certainly an uncle, also a soldier. The families Imbs and Rauner were of course Protestant. The Rauners settled in Marmoutier at the time of the Thirty Years War. They came from Baden-Wuerttemberg, from Erlenmoos precisely.

Mémoire....

Ouverture d'un nouvel album au fil des scans de mes nombreuses photos de famille.

Jeanne Esther Thomas.

Une photo, bien abîmée, de mon arrière grand-mère maternelle. Malgré un nom à consonance anglaise , elle était originaire de Franche-Comté , du département de la Haute-Saône précisément. A la fin du 19e siècle de nombreux provinciaux " montaient " à Paris pour y trouver du travail. Jeanne est parti du petit village d'Aubertans , avec ses parents, pour la capitale. On la retrouve blanchisseuse à Paris dans le 17e , lors de son mariage avec Jules Edmond, un clicheur ( travaille dans une imprimerie ) , puis propriétaire d'une petite blanchisserie à Levallois-Perret dans les années 1900. Cette photo a du être prise dans les années 1890 à Paris.

Tous les conscrits de la classe 6 / Chessy-les-Mines / Rhône / avril 2016.

La Fête des conscrits était une tradition vivace dans beaucoup de régions françaises. A 20 ans les jeunes hommes étaient appelés au service militaire ( qui pouvait durer 5 ans sous le Second Empire) . A certaines époques le mode de recrutement pouvait changer ( tirage au sort...le fils de bourgeois ou de paysan aisé pouvant alors , moyennant argent , acheter un remplaçant....). Toujours est-il que ces fêtes de conscrits ont été toujours fort populaires. Souvent prétextes à charivaris et à beuveries. Puis , la fameuse modernité aidant, elles ont eu tendance à disparaître. Aujourd'hui elles revivent sous l'impulsion de municipalités qui ont flairé là un bon filon économique ( cf " La vague de Villefranche) . Mais ce serait faire injure aux populations de ces villes et villages d'imaginer seulement une motivation économique. Dans tous ces villages du Beaujolais , la Fête des Conscrits est une occasion de se rassembler. Chaque année on fête les conscrits de l' année de naissance. EXEMPLE ( plus facile pour moi..:-) Vous êtes né en 1906 ? vous serez de la classe 6. Vous êtes né en 1907 ? vous serez de la classe 7 ! et si vous êtes né en 2016 , vous serez toujours de la classe 6 ! et en 2017 de la classe 7. Donc cette année là ( 2016) c'était la fête des conscrits de la classe 6 , donc tous ceux nés (nées) avec le chiffre 6 à la fin de l' année de naissance. Il se trouve que ma fille et son mari ont donné vie à une petite fille en janvier 2016. Pour la photo de groupe de la Fête des conscrits de la classe 6 , en avril 2016, ma petite fille Romane ( tout en bas sur la photo) était sur les genoux de la vétérante de la classe 6 ; née, elle , en 1936. 80 années les séparent !

Généalogie familiale.

Pour aujourd'hui on va rester dans l 'argentique. Mon cerveau fonctionne beaucoup par association d'idées, d'images, de rencontres ; ce matin j' ai vu des photos de Betty ( la Loi de la jungle 2 ). En feuilletant machinalement mes dossiers Picasa et Google Photos ( ce qui reste de Picasa web ) , je suis tombé sur cette photo argentique de 1977 prise en forêt de Châteauneuf-en-Tymerais. En premier pan , flou, on peut voir Dali. C'était un croisé de berger beauceron que ma mère ( amoureuse inconditionnelle des bêtes) avait récupéré d'un voisin qui le laissait hurler à la mort dans sa niche , jour et nuit. Derrière lui c'est Sammy ! un bâtard , certainement de cocker, et d'autres races indéterminées. Ma mère l' avait aussi soustrait , non à des mauvais traitements, mais à l'indifférence des propriétaires qui le laissaient , l'hiver, dehors, au froid et sous la pluie. Argentique 1977 / Praktica B200 / Film ...indéterminé ...

Généalogie familiale.

Malgré l' apposition du nom du photographe sur la photo , ceci n'est pas une carte postale. Le dénommé Lépine venait chez les particuliers qui le demandait pour réaliser des photos de famille, souvent scénarisées , souvent retouchées. Ici, sur cette photo de 1911 , l' on peut voir Amélie , une soeur de ma grand-mère paternelle , née en 1866 . L'homme qui tient le cheval pourrait être son mari , Jules Léon Binet, qu'elle a épousé en 1887. Mais il semble bien jeune sur la photo. Jules était peut-être aux champs et Lépine a peut-être demandé à l'ouvrier agricole de tenir le rôle du maître...Par contre, les deux gamins sont ses neveux ( enfants d'un de ses frères) , Marcel et Pierre, déjà orphelins de leur père , décédé en 1905. Leur mère, Virginie , travaillait , avec tous les membres de la famille , dans une grande imprimerie normande qui existe toujours. Il est certain que le photographe a scénarisé la scène. On a nourri les poules, appelé le chien ( qui se colle à sa maîtresse) , bichonné le cheval, et habillé les enfants avec leur habit du dimanche... J' ai connu la fille d'Amélie et de Jules, Louise, lorsqu'elle était une vieille dame , elle est décédé en 1978. Elle avait épousé un ouvrier luthier ( il fabriquait , chez lui, des clarinettes) qui travaillait pour la firme prestigieuse Buffet-Crampon. J' ai connu Huguette leur fille qui a épousé un " rouge" , j'entends par là un communiste fervent, ce qui détonnait dans ce milieu , qui travaillait également dans la fameuse imprimerie , et je connais encore Pascale ma cousine, née la même année que moi , et qui par tradition familiale sans doute a donné naissance à une fille Marine. Ainsi vont les familles.... Despite the name of the photographer on the photo, this is not a postcard. The so-called Lépine came to private individuals who asked him to make family photos, often scripted, often retouched. Here, on this picture of 1911, we can see Amélie, a sister of my paternal grandmother, born in 1866. The man who holds the horse could be her husband, Jules Léon Binet, whom she married in 1887. But he looks very young in the picture. Jules was perhaps in the fields and Lépine may have asked the farm worker to take the role of the master ... By cons, the two kids are his nephews (children of one of his brothers), Marcel and Pierre , already orphans of their father, died in 1905. Their mother, Virginie, worked, with all the members of the family, in a large Normandy printing press which still exists. It is certain that the photographer has scripted the scene. They fed the chickens, called the dog (which sticks to his mistress), pampered the horse, and dressed the children in their Sunday clothes ... I knew the daughter of Amélie and Jules, Louise, when she was an old lady, she died in 1978. She had married a luthier (he made, at home, clarinets) who worked for the firm prestigious Buffet-Crampon. I knew Huguette their daughter who married a "red", I mean by that a fervent communist, which detonated in this environment, who also worked in the famous printing, and I still know Pascale my cousin, born the same year than me, and which by family tradition no doubt gave birth to a Marine girl. So are the families ....

Généalogie familiale.

Aujourd'hui je mets une photo supplémentaire de ma généalogie familiale. C'est une photo d'école de 1907. On y voit tous les enfants ( filles et garçons) de l' école publique ( loi de 1905 oblige) , du Mesnil/ l'Estrée ( Eure). On y voit surtout Cécile. Cécile ma tante chérie ( donc la soeur de mon père) , née en 1900 et décédée en 1994 à l' âge de 94 ans. Si vous partez du haut de la photo , elle se situe au second rang ; puis, à partir de la droite , c'est la seconde petite fille , la blondinette sérieuse en sarrau noir. Elle a eue une vie plutôt triste. A 14 ans sa mère ( ma grand-mère ! ) l' a obligé a 'entrer à l'usine ( une grande imprimerie). Cécile aurait voulu devenir institutrice. Elle adorait les enfants , mais n'en a jamais eu car elle s'est mariée seulement en 1949. Lorsque j' étais enfant j' allais souvent en vacances chez elle , en Normandie. Je l'aimais encore plus que ma grand-mère maternelle qui vivait avec nous dans le Perche...Aujourd'hui encore je me sens énormément redevable envers elle. Today I put an extra picture of my family genealogy. It is a school picture of 1907. It shows all the children (girls and boys) of the public school (law of 1905 obliges), Mesnil / Estrée (Eure). We see especially Cecile. Cécile my aunt darling (so the sister of my father), born in 1900 and died in 1994 at the age of 94 years. If you leave the top of the photo, it is in the second row; then, from the right, is the second little girl, the serious blonde in black lab coat. She had a rather sad life. At 14 his mother (my grandmother!) Forced him to enter the factory (a large printing house). Cecile would have liked to become a teacher. She loved children, but never had them because she married only in 1949. When I was a child I often went on vacation to her home in Normandy. I loved her even more than my maternal grandmother who lived with us in the Perche ... Today, I still feel very indebted to her.

Les deux cousines.

Argentique de 1990. CanonAE1 et film Agfacolor 100 ASA. Elles avaient 8 ans à l'époque.

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Généalogie familiale.

Je continue, jour après jour, d'alimenter mon album de famille. Nous pouvons voir René et Louise les parents de ma femme. René avait fait la seconde guerre mondiale , il avait été blessé très gravement dans les premiers jours de mai 1940 ( des éclats d'obus dans le crâne). Récupéré par les allemands , il avait été trépané dans des conditions difficiles , ce qui lui avait laissé le côté gauche paralysé. Son métier d'origine était maçon. Malgré son handicap , la guerre finie, il construisit sa maison de ses mains avec des amis italiens immigrés. A côté de lui, tenant les deux enfants dans ses bras, c'est Louise Schneider. Une alsacienne venu avec ses soeurs , à Paris, pour le travail. Si vous continuez dans mon album , vous verrez une partie de la famille de Louise en Alsace. Les deux enfants sont Sylvie et Christian , les plus jeunes des quatre enfants du couple. Ma femme qui devait avoir 6 ou 7 ans , n' est pas sur la photo. La photo a été prise dans les années 1957-58 à Vitry-sur-Seine ( 94). Elle a été prise par un oncle de ma femme qui était photographe au Parisien Libéré. I continue, day after day, to feed my family album. We can see Rene and Louise my wife's parents. Rene had made the second world war, he had been wounded very seriously in the first days of May 1940 (shrapnel shells in the skull). Recovered by the Germans, he had been trepanned in difficult conditions, which left him the left side paralyzed. His original job was mason. Despite his disability, the war over, he built his house with his hands with Italian immigrant friends. Next to him, holding the two children in his arms, is Louise Schneider. An Alsatian woman with her sisters in Paris for work. If you continue in my album, you will see part of Louise's family in Alsace. The two children are Sylvie and Christian, the youngest of the couple's four children. My wife, who must have been 6 or 7 years old, is not in the picture. The photo was taken in the years 1957-58 in Vitry-sur-Seine (94). It was taken by an uncle of my wife who was a photographer at Parisien Libéré.
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