Diegojack

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Posted on 07/06/2011


Photo taken on July  5, 2011



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Jacques Schmid


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L'île de Peilz

L'île de Peilz
Jadis simple rocher émergeant à peine des eaux du lac, il aurait été surélevé en 1797 par des habitants de Villeneuve. Le mur de soutènement a été plusieurs fois réparé au cours du siècle passé et une maison en bois aurait été construite.
L'origine de l'arbre de Peilz remonte au XIXe siècle. En 1851, trois platanes sont mis en terre. En 1944, un des arbres est sec. En 1970, il reste un monumental platane et un marronnier malade. Actuellement, le marronnier a disparu et l'arbre séculaire règne sans partage au-dessus de quelques petits buissons.
L'île a été décrite en 1816 par Lord Byron dans Le Prisonnier de Chillon, poème narratif dont l'action se déroule au XVIe siècle dans le château de Chillon voisin : « Vis-à-vis de moi, il y avait une petite île qui semblait me sourire ; la seule que je pusse voir ; une petite île verte ; à peine me paraissait-elle plus grande que ma prison ; mais il y croissait trois grands arbres ; la brise des montagnes y soufflait ; les ondes se brisaient doucement sur son rivage, et elle était émaillée d'une multitude de fleurs de couleurs brillantes et d'un parfum ravissant. ».
Une histoire circule à Villeneuve sur la création de l'île : vers le milieu du XIXe siècle, deux jeunes fiancés anglais séjournaient à l'hôtel Byron, près du château de Chillon. Au cours d'une baignade, le jeune homme se noya et, à l'endroit où le corps fut retrouvé, la fiancée fit édifier en sa mémoire l'« Île de Paix », dont le nom se serait déformé en « île de Peilz ». Cette « possession anglaise » aurait été offerte quelques années plus tard par le Conseil fédéral à la reine Victoria qui séjournait dans la région. Selon les versions de cette histoire, soit la reine aurait par la suite découvert que la Suisse lui demandait des impôts en vertu de cette possession, si bien qu'elle aurait rendu l'île ; soit elle aurait transmis ce patrimoine à ses descendants jusqu'à nos jours.
L'île tire son nom de la commune de La Tour-de-Peilz, qui bien que située de l'autre côté du Léman, possédait autrefois des terrains sur la rive droite de l'embouchure du Rhône, dans le sillage duquel se trouve l'île ; « peilz » vient du latin « pilosus » signifiant « poilu », ce qui renvoie de manière métaphorique à l'existence passée d'une importante forêt dans la région de La Tour-de-Peilz.
L'île a une superficie comprise entre 40 m2 et 77 m2selon les sources.

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