Diegojack

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Posted on 06/02/2009


Photo taken on June  1, 2009


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Funiculaire Fribourg

Funiculaire Fribourg
A la station supérieure, perchée à 610 mètres d’altitude, trois minutes suffisent à faire le plein du réservoir logé dans le wagon. L’odorant «carburant» est puisé dans une cuve contenant plus de 100000 litres. Celle-ci est située à l’abri des regards, sous la place Python voisine. Mille cinq cents litres suffisent à tirer vers le haut la voiture qui attend 60 mètres plus bas. Gargouillis, cliquetis de la crémaillère et grincements divers agrémentent le trajet. Une minute et 50 secondes plus tard, le wagon lesté de liquide se soulage déjà dans l’égout public.
Relique de la Belle Epoque, témoin du développement industriel de la ville et de l’architecture métallique, c’est aussi un trait d’union nécessaire à cette ville déchirée entre le haut et le bas. Avec le collège d’un côté et la prison de l’autre. Tout un symbole! Cette curiosité historique reste d’ailleurs le moyen le plus rapide de passer d’une partie à l’autre de la ville. Mais la centenaire a subi l’irrésistible concurrence de l’automobile et de l’ouverture d’une ligne de bus desservant les deux quartiers de la vieille-ville, la Neuveville et l’Auge.
Bref, le funi ne revivra plus son pic d’affluence de 630000 passagers en 1964. Selon les Transports publics fribourgeois (TPF), qui en assurent la gestion, il a véhiculé 163000 voyageurs l’an dernier, contre 175000 en 2001. Les comptes de la «ficelle» fribourgeoise ont logiquement été bénéficiaires jusqu’en 1968, avant de plonger ensuite dans le rouge. La ligne a aussi traversé une période de pannes dans les années nonante. La rupture d’un essieu en 1996 a même failli être fatale à cette véritable survivante, l’une des rares non électrifiées d’Europe. On songea à l’automatiser ou carrément à la remplacer par un ascenseur…

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