Diegojack

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Posted on 07/14/2009


Photo taken on July 14, 2009


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A. Vinet

A. Vinet
Esplanade de Montbenon Lausanne.
Alexandre Vinet naquit en Suisse aux environs de Lausanne. Ayant fait des études pour devenir pasteur il ne fut cependant ordonné qu'en 1819, alors qu'il enseignait déjà la langue et la littérature françaises au gymnase de Bâle ; et tout le reste de sa vie il fut autant critique littéraire que théologien. La critique littéraire le mit en contact avec Sainte-Beuve, pour qui il obtint qu'on l'invitât à faire une conférence à Lausanne, ce qui l'amena à écrire son ouvrage célèbre sur Port-Royal.

La Chrestomathie française de Vinet (1829), ses Études sur la littérature française au XIXe siècle (1840-51) et son Histoire de la littérature française au XVIIe siècle, joints à ses Études sur Pascal, aux Études sur les moralistes aux XVe et XVIe siècles, à son Histoire de la prédication parmi les Réformés de France et d'autres travaux qui y sont rattachés, attestent d'une vaste connaissance de la littérature, d'un jugement sûr et d'une grande faculté de discernement. Il ajustait ses théories à l'œuvre qu'il étudiait et ne condamnait rien pour se conformer à ses standards littéraires.

Comme théologien Vinet a donné une impulsion nouvelle à la théologie protestante, particulièrement dans les pays francophones, mais aussi en Angleterre et ailleurs. Lord Acton l'a comparé à Richard Rothe. Sa philosophie s'appuyait d'abord sur la conscience, définie comme ce qui permet à l'homme de rester dans une relation personnelle directe avec Dieu ; c'est elle qui régit la morale et rien ni personne n'a le droit d'attenter à la conscience de l'individu. Il préconisait une liberté complète en matière de croyance religieuse et donc la séparation officielle entre l'Église et l'État (Mémoire en faveur de la liberté des cultes (1826), Essai sur la conscience (1829), Essai sur la manifestation des convictions religieuses (1842).

Aussi quand, en 1845, le pouvoir civil du canton de Vaud voulut s'en prendre à l'autonomie de l'Église, il conduisit la sécession qui prit le nom d'Église libre. Mais dès 1831, quand il publiait son « Discours sur quelques sujets religieux » (Nouveaux discours, 1841), son influence avait commencé à s'exercer au-delà des limites de son propre canton dans le sens de la libéralisation et de l'approfondissement de la pensée religieuse, car il apportait à la doctrine traditionnelle une expérience vivante et personnelle

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