===
Enfants ethnie quechua de l’Amazonie durant la marche au Congrès National pour réclamer l’accomplissement de leurs droits sociaux, culturels et éducatifs. Quito 22/11/2005. ANPE.
Principalement localisée dans les régions Andines du Pérou, de la Bolivie, et de l'Équateur, on rencontre également l'ethnie quechua au sud de la Colombie, ainsi qu'au nord de l'Argentine et du Chili, ce qui correspond à l'ère d'extension maximale de l'Empire Inca dont le quechua était la langue véhiculaire.
Photo : Patricio Realpe
Wikimedia Commons
===
Au Pérou, le président Alberto Fujimori (1990-2000) a été accusé de génocide et de crimes contre l'humanité en raison du programme de stérilisation mis en place. Le Pérou avait alors mis en place un programme de stérilisations forcées contre des Amérindiennes - essentiellement des Quechuas -, au nom d'un « plan de santé publique », présenté le 28 juillet 1995. Le plan était financé principalement par l'USAID (36 millions de dollars) et, loin derrière, le Fonds de population des Nations Unies (UNFPA). Le 9 septembre 1995, Fujimori présente un projet de loi modifiant la « loi générale de la population », afin d'autoriser la stérilisation. Des méthodes de contraception sont aussi légalisées, toutes sortes de mesures auxquelles s'opposent fortement l'Eglise catholique ainsi que l'Opus Dei. En février 1996, l'OMS elle-même félicite alors Fujimori pour son plan de contrôle démographique.
Le Ministre de la santé Luis Solari institue en septembre 2001 une Commission spéciale sur les activités d’anti-conception chirurgicale volontaire (AVQ), tandis qu'une commission parlementaire chargée d'enquêter sur les « irrégularités » du programme est mise sur pied. En juillet 2002, le Rapport final commandé par le ministère de la Santé montre qu'entre 1995 et 2000, 331 600 femmes ont été stérilisées, tandis que 25 590 hommes subissaient une vasectomie. Le plan, qui avait comme objectif de diminuer le nombre de naissances dans les secteurs pauvres de la société péruvienne, visait essentiellement les indigènes des zones déshéritées. Selon l'accusation de la députée Dora Núñez Dávila en septembre 2003, 400 000 Amérindiennes auraient ainsi été stérilisées dans les années 1990. Des documents prouvent que le président Fujimori était informé, mois par mois, du nombre d'interventions réalisées, par les services de ses ex-ministres de la santé, Eduardo Yong Motta (1994-96), Marino Costa Bauer (1996-1999) et Alejandro Aguinaga (1999-2000). Une enquête de la sociologue Giulia Tamayo, "Nada Personal" (Rien de personnel), montre que des quotas avaient été fixés aux médecins. Selon "Le Monde diplomatique", des « festivals de ligatures des trompes » (sic) étaient organisés dans les campagnes et les pueblos jóvenes (bidonvilles). En 1996, il y eut, selon les chiffres officiels, 81 762 ligatures de trompes, le pic étant atteint l'année suivante, avec 109 689 ligatures, pour seulement 25 995 en 1998.
Source : Wikipedia.
===
===
Send a message
Search for members



Javier Melendez says:
Salvatore says:
Flocon de neige says:
guenievre says:
michel says:
Serge Langletpro says:
Amneris GmrT says:
merci daniela
j'aime beaucoup