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Black & white portrait

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(black background = big size)

ParisPhoto 2010

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Bernard Lévèque
Bernard Lévèque
La photo du fond est de Edgar Martins, "Entre réel et fictionnel"

Paris, Fondation Gulbenkian
http://www.gulbenkian-paris.org/fr/edgar_martins_la_ligne_volage
Du 20/10/10 au 18/12/10


À seulement 33 ans, Edgar Martins est un artiste prolifique. Sept de ses séries sont en effet présentées dans le très bel hôtel particulier de la Fondation Gulbenkian autour de la notion d’indétermination en photographie. On se pose beaucoup de questions en découvrant les magnifiques séries dont la dernière « A Metaphysical Survey of British Dwellings » (« Une cartographie métaphysique d’habitats britanniques ») réalisée dans un Centre d’entraînement pour la Police britannique et reproduisant une ville fictive, qui explorent le réel et le
fictionnel. Avec des temps de poses très longs Edgar Martins a photographié des architectures reproduisant à l’identique les rues et les commerces que l’on trouve habituellement en Angleterre avec toutefois une ambiguïté dans le rapport à la réalité. Martins figure plus la métaphore de la ville associale moderne que la seule architecture. Il n’y a pas de mouvements, d’échanges ou bien de circulations dans ses images. Un calme sourd règne comme après un grand cataclysme. Le sentiment reste identique devant la série « This is not a House » (« Ceci n’est pas une maison ») dans laquelle Martins a choisi de photographier les maisons en construction abandonnées au moment de la crise des subprimes aux Etats-Unis. Vidés de leurs propriétaires, les lieux deviennent hantés par une présence/absence figurées par les objets et outils oubliés et laissés sur place. La photographie d’Edgar Martins maintient un dialogue subtil entre la tradition de la photographie topographique et architecturale tout en employant des références littéraires. En s’appuyant sur le concept du miroir, cher à Baudrillard, Edgar Martins rappelle ainsi que ce que l’on voit n’est pas ce que l’on croit. Béatrice Andrieux.

“La ligne volage/ The Wayward Line, Photographies d’Edgar Martins », Fondation Gulbenkian, 51, avenue d’Iéna, 75116 Paris. 01 53 23 93 93. Du 20/10/10 au 18/12/10. (Image, "old street", courtesy Edgar Martins)

Les paysages urbains sont les thèmes privilégiés de l'imaginaire photographique d'Edgar Martins. Ses images explorent les transformations radicales du territoire, de l'espace naturel et l'aliénation de l'homme dans son environnement.

L'artiste s'approprie les lieux banals et les transforme en espaces oscillant entre le factuel et le fictionnel, entre le concret et le métaphorique. Une cité industrielle, une autoroute déserte, une plage nocturne, une piste d'aéroport ou un horizon urbain se métamorphosent ainsi en scènes abstraites où le temps semble suspendu. Ces images évoquent un vide inquiétant. La vie est absente.

Edgar Martins est actuellement l'un des photographes portugais les plus remarqués et prolifiques, reconnu aussi bien au Portugal qu'à l'étranger. Cette première exposition individuelle dédiée au photographe en France est également la plus grande en date.

du lundi au vendredi de 9h00 à 17h30
le samedi de 13h00 à 18h00
2 years ago.

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