BASILIQUE CATHEDRALE DE SAINT-DENIS. Nécropole des rois de France.
Les vitraux ont beaucoup souffert. Les vitraux du XIIIe s. ont disparu, il reste quelques vitraux de Suger (XIIe s.) : les six fenêtres des chapelles rayonnantes (l’arbre de Jessé, la vie de Moïse, les allégories de St-Paul, l’enfance du Christ). Ceux de la nef et du transept et du choeur ont été réalisés au XIXe s., à la demande de Viollet-le-Duc. Les vitraux de la crypte sont de facture moderne, commandés en 1972, par le ministère de la Culture.
Elle est construite sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain qui abrite la tombe de Saint-Denis, premier évêque de Lutèce (Paris), martyrisé par les Romains vers 250. Lieu de pèlerinage, elle est construite au Ve s. ; au VIe s ., le roi Dagobert, en sera le bienfaiteur. Abbaye royale, elle a été une des abbayes bénédictines les plus puissantes du Moyen-Âge. C’est l’une des principales nécropoles des aristocrates et rois Mérovingiens. Dès le VIe s., sous les Capétiens, elle devient le lieu de sépulture des Rois de France (c’est un musée de la sculpture funéraire), un des hauts lieux de la mystique royale, avec Reims, où les rois vont recevoir l’onction du sacre. La basilique de Saint-Denis est le premier témoignage monumental de l’art gothique, dû à l’abbé Suger, au XIIe s., qui en fait un monument-clef de l’histoire de l’architecture gothique. Il reconstruit l’édifice selon de nouvelles techniques architecturales : rose, voûtes sur croisée d’ogives notamment, qui inondent l’édifice de lumière colorée. L’aspect actuel de la basilique sera achevé au XIIIe S., sous Saint-Louis, qui conserve le chevet de Suger et la façade occidentale. La crypte est un ensemble complexe, avec la crypte de Suger, la crypte archéologique (crypte de Fulrad), la crypte d’Hilduin (IXe s.) (où sont placés les tombeaux des Bourbons). La basilique abrite plus de 70 gisants et tombeaux richement sculptés (43 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 grands serviteurs du royaume : Clovis, Dagobert, Bertrand du Guesclin, François 1er, Anne de Bretagne, Catherine de Médicis, …. Louis XVI). Les guerres et la Révolution précipitent le déclin de l’abbaye. Napoléon la rend au culte. Restaurée au XIXe s., notamment par Viollet-le-Duc, elle devient cathédrale en 1966.
La façade de la basilique a une répartition tripartite de la structure et des portails. La tour Nord a perdu ses étages et sa flèche en 1846.
Une revue sur ce sujet : Dossiers d’Archéologie. N° 261. Mars 2001. SAINT-DENIS. La basilique et le trésor.118 p., 9,50 €
SAINT DENIS BASILICA CATHEDRAL. Necropolis of the kings of France.
The basilica stands on the site of a Gallo-Roman cemetery with the tomb of Saint Denis, thought to have been the first bishop of Lutèce (Paris), who was martyred circa 250 AD. This place of pilgrimage was bilt in the 5th century. Dagobert was a benefactor to it in the 7th century. It became one of the most powerful Benedictine abbeys in the Middle Ages. Most of the kings and queens of France was buried here from the 6th century onwards (42 kings, 32 queens, 6 3 princes and princesses and 10 great men of the realm where burried here, a unique collection in Europe). In the 12th century, Abbot Suger turned the abbey into a masterpiece of what came to be known as early gothic art. He rebuilt the structure using new architectural techniques, including the rose window and cross-ribbed vault, bathing the building in coloured light. More work was done in the 13th century, during the reign of Saint-Louis, giving the basilica its present appearance. However the abbey was plunged into decline by wars and the Revolution. It twas restored in the 19th century, particularly by Viollet-le-Duc, before becoming a cathedral in 1966.
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Maria W. says:
papydiesel says: