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The Marathon Boy

The Marathon Boy
The National Archaeological Museum of Athens

M@rie ♥ ♥, Elbertinum have particularly liked this photo


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 Demetrius Chryssikos
Demetrius Chryssikos club
L’éphèbe de Marathon est une statue en bronze découverte en 1925 en baie de Marathon, d'où elle tire son nom. Elle est communément rattachée à la sculpture grecque du second classicisme, c'est-à-dire du ive siècle av. J.-C. Elle est actuellement conservée au Musée national archéologique d'Athènes sous le numéro d'inventaire X 15118.
La statue a été tirée des eaux en juin 1925 dans les filets de pêcheurs travaillant en baie de Marathon1, sans qu'elle puisse être rattachée à un naufrage particulier. Une exploration menée en 1976 par une équipe franco-britannique n'a pas permis d'identifier d'épave de vaisseau sur le lieu de découverte. Il est possible que la statue ait simplement orné la villa d'Hérode Atticus qui donnait sur la baie.
La statue représente un jeune homme nu, debout, de taille plus petite que nature — il mesure 1,3 mètre. Son attitude est assez complexe. Il s'appuie sur la jambe gauche ; le pied de la jambe libre est en retrait, posé sur la pointe, conformément aux règles du contrapposto de Polyclète. Le balancement des hanches est toutefois plus accentué que chez ce dernier, et le dessin des muscles — saillie des pectoraux et bas de l'abdomen — est moins marqué. La tête, penchée vers la gauche, est ceinte d'un bandeau auquel est attaché un ornement en forme de feuille ou de corne. Le regard semble se diriger vers la main gauche mais flotte en fait dans le vague, au-delà, comme c'est souvent le cas pour les œuvres du second classicisme. La stabilité de l'ensemble est assurée par une coulée de plomb à l'intérieur de la jambe gauche ; le canal de coulée est encore visible dans le gros orteil. Les traces d'arrachement sur la plante du pied et les trois premiers orteils montrent également que l'aplomb portait uniquement à gauche. La pointe du pied droit, manquante, a été restaurée à l'époque moderne.
Le bras droit légèrement plié est levé au-dessus de la tête alors que le bras gauche est collé le long du torse, l'avant-bras replié à angle droit. Un examen attentif du bronze montre que la main droite ne tenait rien et qu'elle n'était pas étayée, pas plus que l'avant-bras droit. En revanche, la paume de la main gauche est mortaisée et le tenon subsistant conserve des traces de plomb. La surface interne du majeur et de l'avant-bras gauches présentent des traces d'aplatissement montrant que l'éphèbe tenait un attribut de forme plate et long d'environ 20 centimètres, puisqu'il arrivait jusqu'au creux du coude.
Le travail du bronze a été particulièrement soigné : la jonction des différentes sections est invisible, à l'exception de celle des bras. Ceux-ci ont été rapportés à des niveaux différents, ce qui a fait penser qu'ils avaient tous deux subi des restaurations antiques, ou du moins le bras gauche9. Cependant, ce fait en lui-même n'est pas incompatible avec les techniques de fonte employées à l'époque : la différence de hauteur de la jonction pourrait s'expliquer par la différence de position et de poids de chaque bras. En l'absence d'une analyse technique poussée du bronze, il n'est pas possible de conclure avec certitude.
Les yeux sont formés d'une pierre blanche où l'iris est figuré par un disque de pâte de verre jaune clair ; la pupille est perdue. Ils ont été insérés après l'adjonction des cils le long des paupières. La pointe des seins est une incrustation de cuivre pur.
5 weeks ago.

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