Le train Fianarantsoa-Manakara

MADAGASCAR 2016


Le train Fianarantsoa-Manakara

06 Aug 2016 37 18 211
Madagascar - je suis rentré de mon dernier voyage en mars 2020 et j'ai déjà envie de repartir. Manque de chance, les frontières des destinations qui m'intéressent restent hermétiques. Alors je vais reprendre mes voyages sur Ipernity. Petit retour à Madagascar. La série que je propose cette semaine comptera des photos prises en 2016 lorsque j'ai pris le train de Fianarantsoa pour me rendre à Manakara, sur la côte Est de la Grande île. Ce voyage qui a pris 19 heures au lieu des 10 heures prévus est déjà une petite aventure, en raison de l'état du train et de la voie unique en piteuse état. On a l'impression que le convoi peut dérailler à tout moment. Moi, je suis arrivé à bon port. Mais il arrive qu'il déraille. Tout au long de la semaine qui s'annonce, je donnerai des détails sur ce train pas comme les autres. Cette photo a été prise lors d'un arrêt dans l'une des 17 gares desservies par le convoi ferroviaire. Il est pour ces villages éloignés de tout, le seul moyen de se ravitailler et d'expédier leurs productions. Sans ce train, pas de vie économique. A chaque arrêt, on charge et on décharge. Ça peut demander plus d'une heure. On est loin de la ponctualité des trains suisses. Quand l'opération déchargement-chargement est terminée, s'il reste de la place, ce sont les passagers qui s'entassent dans le wagons au milieu des sacs, des outils, des cages à poules ou des motos. Le wagon est considéré comme étant conforme aux normes de sécurité si le chef de gare parvient à fermer la porte coulissante. Ce qui n'empêche pas certains voyageur de s'accrocher aux wagon dès que le train démarre. Cette série a été prise essentiellement au Fuji X Pro 1 que je venais d'acheter. J'ai pu constater que malgré un nombre de pixels limité (16 MP), ce boîtier et son objectif sont de très grande qualité. Il y a bien une petite différence avec mon Nikon D 800 (326 millions de pixels) que j'avais également emporté lors de ce voyage. Mais il faut avoir l'oeil exercé pour voir la différence. Pour changer, j'ai mis un cadre noir sur cette photo. Je ne suis pas trop partisan d'intégrer artificiellement un cadre sur mes photos. Une photo doit s'apprécier pour sa qualité intrinsèque, pas pour sa mise en valeur. Une remarque qui ne vaut que pour moi. Mais exceptionnellement, par souci de cohérence, toute la série sera présentée sur le même modèle.

Le train Fianarantsoa-Manakara

06 Aug 2016 32 12 193
Madagascar - Pour rallier Fianarantsoa, ville des Hautes-Terres à Mankara, sur la côte Est, il existe une ligne ferroviaire. Si la distance est de 123 km, il faut savoir que l’on prend le risque de mettre plus de temps qu’en empruntant la route (254 km) avec un taxi de brousse. Mais prendre ce train insolite, héritage de la colonisation française, donne un sentiment d’aventure. Fait de bric et de broc, il est propulsé par une vieille motrice diesel poussive et polluante. Pire, l’unique voie construire entre 1927 et 1936, semble ne jamais avoir été entretenue. Ou si peu. Elle est sujette aux effondrements de terrains à la saison des pluies. C’est la raison pour laquelle la ligne est souvent interrompue. Quand ce n’est pas l’automotrice qui est en panne, c’est la voie qu’il faut réparer. Lorsqu’en 2016 j’ai pu prendre ce petit train, cela faisait 6 mois que la liaison était interrompue. Autant dire que lorsque le chef de gare de Fianarantsoa a donné le coup de sifflet du départ - avec deux heures de retard -, le convoi était plein à craquer dans lequel passagers et marchandises s’entassaient pêle-mêle. Sur cette photo les "passagers" accrochés aux voitures ont sauté sur le train, il n'y a qu'une dizaine de minutes à peine, alors que le convoi avançait lentement dans une côte. La région est montagneuse. Quand j'ai pris cette photo, nous entrions en gare. Les "passagers clandestins" onT juste profité du passage du train pour s'épargner quelques kilomètres à pied. Quand le train s'est arrêté en gare, ils sont descendus. ils étaient arrivés à destination. - A voir également en grand format

Le train Fianarantsoa-Manakara

06 Aug 2016 47 21 247
Madagascar - Pour lire le commentaire général, cliquez sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50156210 Quand j'ai pris cette photo, nous venions de quitter la gare de Fianarantsoa. Quelques kilomètres à peine dans la périphérie de la ville de départ et déjà le dépaysement ! Finalement sur l'ensemble du trajet, tout est sujet à photographie. La paysages sont grandioses. Des paysages où il y a souvent une présence humaine. Cette photo est l'une des toutes premières de la série. Comme c'est dans le train que l'on voit moins bien le train, j'ai profité d'un virage pour me pencher à l'extérieur et tenter d'avoir image d'une partie du convoi en l'intégrant dans son environnement. Je me tenais par la main gauche à une poignée en acier qui sert à monter et descendre du train. Le reste du corps était dans le vide, le bras doit tendu pour embrasser au mieux la scène et en tenant fermement mon boîtier. Pour une fois et dans ces conditions acrobatiques, je me suis servi de l'écran arrière de mon appareil pour tenter de faire mon cadre. Je ne prenais pas beaucoup de risques car le train devait rouler à 40 km/h, tout au plus. J'ai fais plusieurs photos dans cette position. Puis je suis rentré dans le wagon après m'être pris une feuille de bananier en pleine figure. Sans conséquence, mais ça m'a calmé... Pour quelques heures. - Voir le PIP - A voir également en grand format

Wagon restaurant à la malgache

06 Aug 2016 32 13 193
Madagascar - Cette photo a été prise deux gares plus loin que celle où la photo suivant a été réalisée. Cela faisait une demi-heure que le train était à l'arrêt. L'essentiel des ventes avaient été faites et nombre de vendeurs s'étaient écartés des wagons (dont la véritable appellation est "voitures"). Je me suis rapproché pour tenter de composer une photo qui ne soit pas trop "brouillonne". Ce qui arrive souvent lorsque l'on photographie une foule compacte. Il y a souvent un élément parasite qui vient réduire à néant l'équilibre de la composition.

Vente à la sauvette

06 Aug 2016 56 20 247
Madagascar - Cette scène des vendeurs à la sauvette qui tentent d'écouler leurs produits aux passagers du Train Fianarantsoa-Manakara, se reproduit dans les 17 gares où le convoi fait une halte. Pour certains commerçants improvisés, c'est l'un ; si ce n'est le seul moyen de gagner un peu d'argent pour améliorer l'ordinaire. Quand j'ai pris ce train, c'est la première fois que la ligne reprenait du service depuis 6 mois d'interruption. Inutile de dire que pour ces populations qui vivent le long de la voie de chemin de fer étaient particulièrement excitées à l'idée de se faire un peu de monnaie. Cela dit, cette scène on la retrouve dans de nombreux pays dits "en voie de développement" ou "émergents" comme l'Inde où certains pays africains. Quand j'ai pris cette photo, j'étais dans mon compartiment confortablement installé.Les touriste sont dans les deux "voitures" les plus récentes et les moins délabrées. Le train allait repartir. Selon moi, cette photo photo donne raison au principe que je me suis fait, et selon lequel il faut faire des photos jusqu'à la dernière minute. Il arrive parfois que l'ultime image qui soit la bonne. Et dans un tel voyage, on a quand même du temps pour se reposer. C'est toujours rageant de se dire qu'on a raté une photo parce qu'on avait la flemme de prendre son appareil. - A voir en grand et n'oublier pas de cliquer sur le PIP pour la seconde photo du jour.

Un petit coup de main mon ami ?

06 Aug 2016 30 9 178
Madagascar - Embarquer dans les wagons du train Fianarantsoa-Manakara est du genre sportif. Surtout si l'on est chargé de multiples colis. Certains transportent avec eux une bonne centaine de kilos. De quoi ? Je n'en sais rien. La plupart du temps, les marchandises sont dans des sacs ou des caisses. Mais ce que j'ai particulièrement apprécié chez les malgaches, c'est leur sens inné de la solidarité. Il y a toujours quelqu'un pour aider son compatriote, même s'il ne le connaît pas ; comme sur cette photo. A méditer.

Fermez les portières, le train va partir...

06 Aug 2016 55 20 265
Madagascar - Le train siffle trois fois ! C'est le signe du départ. Tout le monde se précipite dans les wagons. C'est la bousculade, mais il n'y a pas d'agressivité. Il y a même parfois de franches parties de rigolade dans cette cohue. Ça fait partie du quotidien des voyageurs. Alors comme tout malgache qui se respecte, on prend les événements avec philosophie. Si certains voyageurs poussent pour monter dans le train, c'est que les premiers arrivés tentent de garder leur place près de la porte. Pendant le voyage, c'est l'endroit le moins inconfortable. Pour cause, on coulisse la porte et on bénéficie de l'air frais. Les plus à plaindre sont ceux qui voyagent au milieu ou aux extrémité des wagons. Là, c'est la fournaise. Après avoir pris cette photo, il a fallu que je coure une centaine de mètres mon monter dans mon compartiment qui se trouvait vers l'avant du convoi ferroviaire, alors que le train commençait à avancer. Je ne vais pas me plaindre, j'avais une place bien confortable qui m'attendait. Et puis cette petite course m'a fait le plus grand bien. - N'oublez pas de regarder le PIP en passant la flèche de la souris sur la photo ou en allant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50160702 Appuyez sur la touche Z pour voir la photo en grand.

P... que c'est lourd !

06 Aug 2016 39 14 187
Madagascar - Photo prise une quinzaine de secondes après la précédente. La moto pèse "à peine" une centaine de kilos. Il n'empêche que la réceptionner avec des bras, même musclés comme le gars sur la photo, n'est pas une mince affaire. Il faut préciser qu'avant de récupérer la moto dans ses bras, le manutentionnaire avait passé une vingtaine de minutes à décharger les sacs de grains qui se trouvent derrière lui. Ensuite, il va participer au chargement des caisses de bananes. Tout ça, pour une cinquantaine de centimes d'euros. Ça fait pas cher de l'heure ! Et dire que pour me remercier de l'intérêt que je lui ai porté en le photographiant, il a voulu me payer une bière. Je n'aurais jamais pu accepter. Je lui ai expliqué que c'était à moi de le remercier et que de toute façon, c'était ma tournée !

Une moto dans le compartiment voyageurs

06 Aug 2016 45 20 266
Madagascar - Le train qui circule de Fianarantsoa à Manakara,transporte de tout. Même des motos. Ce qui est étonnant et qui ne facilite pas l'opération de déchargement c'est que ce 125 cm3 Suzuki d'occasion été entreposé dans une voiture pour voyageurs. De plus, pendant le voyage la moto a bloqué 'accès aux toilettes. Vu l'état des latrines, c'est peut-être préférable ! De toute façon, il n'y avait plus de place pour le deux roues dans les wagons de marchandises. Le wagon le plus proche, lui, était chargé de caisses de bière. Essentiel la bière ! Ce n'est pas parce que des marchandises arrivées à destination sont débarquées sur le quai de la gare qu'il y aura plus de place pour les voyageurs lorsque le train repartira. L'opération de déchargement terminée, on entreprend dans la foulée une opération de chargement. Les caisses de bières qui sont à l'arrière plan de la photo, seront remplacées par des centaines de caisses de bananes. Résultat, l'arrêt dans cette gare aura duré plus de deux heures. - N'oubliez pas d'aller voir le PIP en passant la flèche de la souris sur la photo ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50162472

Poussez pas !

06 Aug 2016 40 23 214
Fianarantsoa (Madagascar) - Retour en arrière par rapport aux précédentes photos. Nous sommes en gare de Fianarantsoa, ville de départ du convoi ferroviaire à destination de Manakara. Il est 6 heures du matin, passées de quelques minutes. D'où la lumière un peu froide du jour qui se lève progressivement. Cela fait plus d'une demi-heure que nous sommes arrivés de peur de rater le train dont le départ est prévu à 7 heures. Finalement, il partira avec deux heures de retard. Comme la ligne reprenait ce jour là après une interruption de plusieurs mois, il risquait d'y avoir de l'animation sur le quai. Je ne m'étais pas trompé comme l'atteste la photo. En temps normal, il y a deux départs par semaine de Fianarantsoa, le mardi et le samedi. Et deux au départ de Mankara, le mercredi et le dimanche. Nos places ont été réservées la veille. Les touristes doivent impérativement prendre leurs billets d'avance, sous peine de ne pouvoir embarquer. D'autant qu'on ne nous laisse pas voyager avec les malgaches dans les wagons de marchandises. Bien qu'inconfortable, je pense que c'est pourtant -pour un photographe-, un moyen idéal pour être au contact de la population. Les touristes eux, voyagent en "Première classe". Un terme un peu abusif, car les voitures sont celles de l'ancien tramway de Lausanne (Suisse). Bien que réformées par les Suisses, elles sont en meilleur état que le reste du convoi. Et chaque passager étranger bénéficie d'un siège attitré. Pour les locaux pas de réservation. C'est la foire à l'empoigne qui détermine les places dans le wagon.

Les enfants du wagon

06 Aug 2016 44 11 234
Madagascar - Pas grand chose à dire sur cette photo, si ce n'est qu'elle a été prise en milieu de journée dans l'une des 17 gares desservies par le train. Après avoir arpenté le quai pendant une demi-heure, je suis remonté dans mon compartiment, pensant que le train n'allait plus tarder à repartir. Je me trompais. La vitre était ouverte et lorsque la jeune fille a vu que je braquais mon appareil, elle a immédiatement pris la pose avec un regard amusé, fixant mon objectif. Le wagon se trouvait sur la seule voie de garage que j'ai vu pendant le voyage. Cinquante mètres de voie où quelques wagons étaient stationnés. Selon les information recueillies plus tard, ces wagons étaient en attente de chargement de sacs de maïs. Ils seront accrochés au train, lorsqu'il reviendra demain de Manakara.

Un voyage en famille

06 Aug 2016 42 15 220
Madagascar - Pour la légende, reportez-vous sur le lien suivant : www.ipernity.com/doc/1922040/50167614

La nuit tombe sur le train Fianarantsoa-Manakara

06 Aug 2016 49 14 244
Madagascar - Cette halte du train malgache dans l'une des gares desservies va être la plus longue du voyage. Un "express" qui file à la vitesse de l'escargot. Cette lenteur contribue cependant au plaisir de circuler dans ce train issu d'une autre époque. Les voyageurs pressés sont priés de prendre un taxi de brousse. Le soleil ne va pas tarder à disparaître. Sous cette latitude la nuit tombe vite. Très vite. On passe de la lumière aux ténèbres en une demi-heure. Une fois de plus, en photographiant ces passagers qui montent dans le train, je pense que le départ est imminent. C'est sans compter sur un chargement de plusieurs tonnes de bananes dans les wagons de marchandises. Chargement opéré par des manutentionnaires aux bras musclés. Mais des centaines de caisses ne se chargent pas en un claquement de doigts. L'opération a pris tellement de temps que lorsque le train est enfin parti, je m'étais endormi. Nous devions parvenir à Manakara vers 18-18h30. Nous arriverons finalement après minuit. - N'oubliez pas d'aller voir le plan serré en PIP. Il suffit de placer la flèche de la souris sur l'image et de cliquer dans le cadre qui apparaît, ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50167608

La petite fille au bout du quai

06 Aug 2016 57 26 290
Madagascar - Je poursuis cette semaine ma série sur le train Fianarantsoa-Manakara. Mais je vais proposer des photographies moins didactiques sur le train. Ce genre de voyage est l'occasion pour moi de faire de nombreux portraits en plans plus ou mois serrés, parfois déconnectés du sujet principal. Ces photos sont cependant des compléments permettant de donner du relief au reportage dans le cas d'une mise en page dans un journal ou un magazine. Cette photo illustre justement mon propos. Je dois avouer que j'ai une affection particulière pour cette image. Le train allait repartir et la petite fille, chargée de garder son petit frère, avait tenté de récupérer quelques pièces auprès des touristes. Elle "travaillait" avec deux de ses soeurs (hors-champ) qui elles, avaient les mains libres pour faire la quête. Ne pouvant "travailler" correctement en raison de l'enfant dans ses bras, elle s'était mise en retrait avec l'accord de ses soeurs d'infortune.

Un peu d'air...

06 Aug 2016 37 11 222
Madagascar - Un portrait en situation qui s'intègre dans la série sur le train Fianarantsoa-Manakara. Contrairement à celle présentée hier, la photo situe parfaitement le sujet dans le reportage. Pour faire cette photo, il fallait épurer la scène en éliminant les éléments parasites en bas du cadre. Pour parler clairement : les passagers qui allaient et venaient sur le quai. Pour ce faire, je me suis rapproché du wagon et je suis monté sur une charrette à bras un peu bancale. Seule solution pour éviter les gens au pied du wagon. Pour parfaire la composition, je me suis accroupi et j'ai orienté mon objectif vers le haut pour obtenir un effet de contre-plongée. Cette photo n'était pas dans ma première sélection en raison des mains coupées - surtout la main gauche du principal sujet. Si je cadrais plus haut pour l'intégrer la photo n'était plus équilibrée. Ces mains coupées ne me posent plus problème aujourd'hui. Cette image reprend vie pour Ipernity. Et plus je la regarde, plus je trouve qu'elle n'est finalement pas dénuée d'intérêt malgré ses imperfections. Le regard de l'homme certes y est pour beaucoup, mais la barre en acier verticale et la partie droite du wagon coupe pratiquement l'image en deux, rééquilibrant l'ensemble car le sujet principal ne se trouve pas sur l'un des quatre "points forts". C'est la tête penchée du sujet secondaire qui est sur un point fort. Une composition peu orthodoxe mais qui, selon moi, fonctionne. L'effet diagonale renforce mon sentiment d'une image honorable.

Un zébu ? Je n'ai pas ça dans mon wagon !

06 Aug 2016 27 10 223
Madagascar - Sur la ligne ferroviaire Fianarantsoa-Manakara, on a immédiatement un sentiment d'une grande pagaille. Mais en s'intéressant au fonctionnement du convoi, derrière les apparences, on décèle un semblant d'organisation. Cet homme par exemple, n'est pas un voyageur, mais le "chef" du wagon. Il est chargé de restituer au bon destinataire, les marchandises transportées. Souvent, on lui tend un simple bout de papier avec une écriture manuscrite. Il s'en saisit et disparait dans le wagon pour en ressortir quelques secondes ou minutes plus tard avec un paquet ou un gros sac en toile de jute. Si le colis est plus volumineux (comme une moto par exemple), il fait appel à des manutentionnaires qui attendent sur le quai qu'on les sollicite. C'est aussi au chef du wagon, que l'on confie les marchandises qui seront acheminées par le train vers l'une de gares suivantes. L'homme semble avoir une bonne mémoire car je ne l'ai pas vu prendre la moindre note écrite tout au long du voyage. Et comme tout est chargé pêle-mêle, sans méthode, il ne doit pas être aisé de retrouver quoi que ce soit... Ces informations sont issues de ma simple observation. Les arrêts étant suffisamment longs, je ne passe pas tout mon temps à photographier. L'observation est ma principale occupation. Observer pour comprendre se qui se passe et saisir des scènes qui ont un sens avec un contenu informatif. Ce qui ne m'empêche pas d'aller également chercher des explications plus précises en allant discuter avec le chef de train, un contrôleur ou un passager. Des éléments qui me seront utiles pour la rédaction de mon article. Si j'avais voulu faire une véritable photo documentaires, j'aurais dû attendre que l'homme remettre le colis à la personne, hors champ, qu'il regarde. Mais des photos didactiques, j'en avais déjà un certains nombre. A ce moment, je cherchais à saisir des regards et des expressions.

Train sous protection

06 Aug 2016 30 9 181
Madagascar - Ce militaire armé fait les cent pas le long du train. Il assure plus ou moins la sécurité du train. Mais en cas d'attaque d'une bande armée, je ne sais pas si sa puissance de feu serait réellement dissuasive. C'est la raison pour laquelle ce n'est pas la véritable raison de sa présence. Si le trajet était risqué, je pense qu'une unité entière accompagnerait le convoi, comme j'ai pu le voir dans le sud de l'île où les militaires faisaient la chasse au voleurs de bétail. La théorie d'une possible attaque du train est d'autant moins crédible que cet unique soldat voyage dans le wagon postal -anonyme-, en compagnie d'un postier. Ce wagon aux portes renforcées transporte le courrier et probablement de l'argent.

Wagon secret

06 Aug 2016 52 25 271
Madagascar - J'ai mis du temps à découvrir -par hasard- ce compartiment secret inséré dans le convoi ferroviaire qui relie les Hautes-Terres à la côte Est de Madagascar. A chaque arrêt en gare, il y avait un homme qui ne s'éloignait jamais de son wagon. Quand le train repartait, il était rejoint par un militaire armé d'une Kalachnikov. Personne d'autre ne montait avec eux. Je savais que le train disposait d'une protection armée car des bandes armées sévissent à Madagascar. Des brigands qui s'en prennent généralement aux troupeaux de zébus ou à certains bus qui circulent dans les grandes zones désertiques du sud de l'île. Une réalité que les journaux locaux relatent régulièrement. Il semblerait qu'autrefois, des brigands de grands chemins poussés par la misère, auraient tenté de s'en prendre au moins une fois au train. Une information à prendre au conditionnel car je n'ai pas pu recouper cette information. Surtout pas auprès des autorités officielles qui se contentent de nier pour ne pas effrayer les étrangers. Toujours est-il qu'en voyant ce militaire accompagner le convoi, je commençais à penser que cette rumeur était peut-être fondée. Finalement, en offrant une bière à cet homme qui hésite à sortir du wagon, j'ai appris qu'il était affecté au wagon postal. Un wagon en acier qui transporte du courrier et probablement de l'argent qui, à lui seul, mérite une protection rapprochée (voir PIP). Sur le PIP ou en cliquant sur ce lien : www.ipernity.com/doc/1922040/50180190 vous verrez une photo sans grand intérêt photographique, mais qui illustre mon propos.

21 items in total