Lorsque mon stylo plume sèchera, délaissé au fond d'un tiroir et qu’il ne sera plus que le halo de mon esprit torturé, je découperai alors le ciel étoilé d’un silence de velours. Je raserai mes cheveux de nuages trop lourds, et j’écumerai les rives des océans d’ivresse.
Lorsque je me sentirai faner sous mon masque de lumière et que de voltiges affolées, je deviendrai cet oiseau blessé, dans les olympes de mes délires les plus fous, je laisserai mon âme se perdre dans l’incendie sans fin.
Lorsque l’hiver se nichera dans mon cœur monotone et que mon ombre se brisera sous le poids de mes maux,…si je sombre alors dans la démence…je flirterai sans fausse honte avec l’inconscience, et je rêverai alors en éphémère.
Lorsque ma vie deviendra solitude, je déciderai d’aller danser et, comme une griffure dorée par de petits cailloux vagabonds, dans le silence du chemin, j’irai cueillir les fleurs de songes.
Je quitterai alors l’estuaire sur un tapis de velours, et je prendrai la direction d’un autre embarcadère, pour voyager sur le canevas de l’amour. J’inonderai la mer en vague sécheresse, pour que mes sourires apaisent les peines et que ma voix caresse les cœurs……


le voltigeur des mots