Mon âme porte en elle tous les rêves blessés,

L’espérance à la faim toujours inassouvie.

Sans le Verbe tous mes élans seraient effacés.


Dans un moule d’airain, je coule mes pensées.


Sur le socle du temps, en mon cœur se nourrit

La flamme inextinguible de croire et d’espérer.


Au clair des déchirures, il reste le velouté


D’une présence amie qui m’aide à avancer


Vers la voix qui m’appelle en cris désordonnés.


J’écarte la brume qui me cachait ton visage.


Enfin je t’aperçois, indécis, cris en cage.

Tes bras se tendent vers moi et je fais le voyage.


J’expire l’immensité, suspendue à ton souffle

De tes murmures éperdus, sur des vagues cabrées.

Tu m’as retrouvée, doux songe de mon passé !


Je dérive au présent et je bats la campagne.


Des cascades d’étoiles ont chu dans mes yeux.

Tu me prends par la main et je t’accompagne.


Il y aura m’as-tu dit, des fraises et du champagne !


Ce sera donc Byzance ! Nous serons vêtus de pagnes

Pour parcourir ensemble les chemins de ta montagne…


Valéri@ne