J’habite une mansarde sous les toits.
Par la lucarne, les nues j’entr’aperçois.
Scintillantes, une poignée d’étoiles
Clignent au firmament sans voiles.
J’en ai choisi quelques-unes
Tout autour de Dame Lune
Pour illuminer le plafond voûté
De ma chambre si dépouillée.
Les plus dorées, les plus brillantes
Accrochaient leur douce clarté
Sur les poutrelles de la charpente.
Sur le plancher où l’ombre était couchée
Se profilaient les anneaux d’or
De ces petits soleils en essor.

Plus tard, je suis revenue encore
Chercher ces minuscules lueurs.
Par la lucarne où le ciel passe,
Elles n’étaient plus à leur place.
Dans l’immensité des nues,
Je crois qu’elles s’étaient perdues.
L’enfance a des rêves fait d’innocence
Sur laquelle on doit veiller avec bienveillance.
J’irais encore décrocher ces étincelles, ravie,
Mon enfant, pour orner le ciel de ton petit lit…

Valéri@ne